BELLUM PATRONUM


Version 27
Une nouvelle version a été installée sur le forum, accompagnée de son lot de nouveautés.
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Nous n'accepterons désormais plus de sang-purs inventés,
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Message I'm here, if you need ...[Kai]
par Ethan Williams, Mar 29 Nov - 7:25 (#)
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Kai et Ethan



Fugitif. Voilà ce qu'il était à présent. Il était passé du statut d'auror, à celui de professeur et maintenant, c'était un fugitif. L'ironie de la situation le faisait sourire, sauf que cela n'avait rien de drôle. Il avait laissé son boulot, ses filles et Orpheus derrière lui. Il n'avait pas le choix, mais c'était dur à assumer. C'était trop d'un coup. Il n'avait jamais voulu de cette marque et en voulait encore moins depuis qu'il avait été au Complexe. Depuis qu'il avait retrouvé ceux qui avaient disparus. Aujourd'hui, il n'avait d'autre choix de se cacher. Et tout c'était passé tellement vite qu'il avait du mal à réaliser ce qui se passait vraiment. Il avait à peine eut le temps d'en parler à Orpheus, mais ce dernier avait clairement compris depuis le début qu'il ne prendrait jamais cette marque. Plutôt mourir. Il avait juste eu le temps de le dire à Morrigan, histoire qu'elle ne pense pas qu'il l'abandonne encore une fois. Et il était parti. Tout le monde savait qu'il se trouvait à Poudlard l'année, il n'était donc pas si difficile à trouver. Lui qui avait défendu les valeurs du Ministère, lui qui avait été si fier d'être au Ministère, était aujourd'hui traqué. Et cela n'avait rien d'amusant. Parce qu'il connaissait la quasi-totalité des auros, parce qu'il en avait formé pas mal. Aujourd'hui, ils étaient chargés de le retrouver. Bon courage, il ne se laissera jamais faire. Pas en sachant ce qu'il sait, pas en ayant vu ce qu'il avait vu. Pas en voyant ce qu'ils avaient fait dans ce complexe. Il savait que c'était une mauvaise chose que d'avoir mis Rosier à la tête du gouvernement. S'il n'était pas l'un des leurs, il devait forcément y trouver un intérêt quelconque. Mais, ce qui l'inquiétait le plus, c'était la situation d'Orphe. Ce dernier ne voulait pas non plus de la Marque et s'il avait pu, il l'aurait bien emmené avec lui, mais ce n'était pas possible. Ethan faisait parti de l'Ordre et ils pouvaient l'aider a ce cacher. Lui, mais pas l'allemand. Ethan lui avait laissé les clefs de sa maison, au cas-où il décidait de partir. Personne n'ira le chercher dans le monde moldu. Du moins, il l'espérait. Il espérait, que ce ne soit pas le cas, parce qu'il risquait gros à ce jeu. En même temps l'idée n'était pas sotte, bien au contraire. Connaissant l'oiseau, c'était bien le dernier endroit qu'ils allaient chercher. Il ne pouvait que l'espérer. Il eut une pensée pour Morrigan et Bethany. Sa cadette devait être au courant( du départ de son père et pour elle, c'était une absence de plus tout au mieux. Il n'était pas sûr de savoir comment faire pour se racheter. Sachant qu'Abigaël va lui voler dans les plumes quand elle le verra. Les choses n'étaient pas censées finir de la sorte. Mais, il n'était plus seul, son patronus était présent à ses côtés. Sonas ne comprenait pas réellement l'ampleur de ce joyeux bordel. Seulement, il n'arrivait pas à regretter son choix." Tu sais comme moi que tu n'avais pas le choix." " Je ne voulais pas que... Enfin, on ne peut plus faire machine arrière." Sonas soupira. Il avança vers la grande bâtisse qui lui servirait d'abri pour le moment. L'Ordre avait accepté qu'il reste pour veiller sur les Rescapés. Comme ça, il sera lui aussi en sécurité. Ethan emboîta le pas de son patronus. Il savait que maintenant et pour plusieurs semaines, ce lieu allait être son chez lui. Il espérait simplement que les choses se calment. Mais, il en doutait fortement. C'était vraiment du délire ce qui se passait dans le monde sorcier en ce moment. Il avait du mal à croire qu'il en était à ce point. Ce n'était pas la première fois qu'il venait entre ces murs. Il était venu voir Kai à plusieurs reprises, histoire de s'assurer que son mentor et ami se rétablisse bien. Il n'avait plus de famille, où alors, il ne lui en avait jamais parlé et après ce qu'il avait vécu, il pensait que sa présence lui ferait du bien. Avoir un ami avec qui parler, de tout, de rien, du temps qui fait. On s'en fiche, tant qu'il ne reste pas seul. Il passait un peu de temps avec Quinn également et s'en voulait. Parce que dans le fond, s'il ne lui avait pas appris les base pour devenir oblamens, elle n'aurait peut-être pas disparu, elle n'aurait sans doute jamais foutu les pieds dans cet enfer. Ethan avait vu les cellules, il avait traversée les pièces, il avait vu ce qu'ils y faisaient, mais ne l'avait pas vécu. Dire qu'il pouvait compatir serait mentir, il ne pouvait même pas imaginé la souffrance que cela à dû représenter pour elle, pour eux. Ces enfants, ces jeunes qui étaient marqués et changés à vie. Aucun d'entre eux ne pourra reprendre sa vie exactement au moment où ils l'avaient laissé. Ce n'était pas possible. " Tu n'es pas responsable. Tu ne pouvais pas prévoir ce qui allait arriver." " Peut-être pas, mais si je ne l'avais pas poussée..." " Tu sais comme moi qu'elle aurait été chercher de l'aide ailleurs." Ne sachant pas vraiment quoi faire, vu l'heure, il se dirigea vers le salon, sachant qu'il trouverait une grande cheminée. Il pourra se réchauffer comme ça. Une partie de ses affaires étaient déjà arrivées, sachant qu'il avait laissé plein de choses à Poudlard. Orphe s'occuperait de Chaton et Mini-Ethan. Ethan était membre de l'Ordre en plus d'être fugitif, donc il n'aura sans doute pas de réel temps libre. Dieu que son petit-ami lui manquait. Il aurait tellement aimé qu'il soit là, avec lui. Mais, ce qu'il avait sur le bras... Il secoua la tête, remarquant qu'il n'était pas le seul à profiter de la chaleur de la cheminée. Il eut un sourire en remarquant son mentor. Kai. Il s'était beaucoup inquiété pour le vieil homme qu'il respectait même s'il était devenu son égal avec les années. Ils étaient tous les deux de bons aurors, même si Ethan n'était plus en activité depuis quelques années. Il eut un sourire et s'approcha de lui. " Bonsoir Kai." Il laissa son regard se perdre dans les flammes, ne sachant pas vraiment quoi lui dire. Au bout de quelques secondes, il rompit le silence qui s'était installé. " Il semblerait que je sois beaucoup dans le coin les prochaines semaines, donc si tu as besoin de quoi que ce soit... n'hésite surtout pas." Il réalisa qu'il était un putain de fugitif. Il se rendit compte qu'une fois de plus, il ne contrôlait plus rien. Et sa vie de simple professeur lui manquait déjà..Orpheus lui manquait déjà beaucoup trop. Ses filles aussi. Il poussa un long soupir et ferma les yeux quelques secondes, le temps d'assimiler une bonne fois pour toutes ces informations.

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Message Re: I'm here, if you need ...[Kai]
par Kai D. Blumenthal, Lun 26 Déc - 20:12 (#)
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ethan & kai

Déjà un mois qu'il était là. Un mois qu'il était revenu à la vie, à la civilisation, à la lumière. Un mois qu'il avait l'impression d'évoluer dans un rêve éveillé. Comme c'était étrange, de dormir dans une chambre, de pouvoir différencier le jour de la nuit, d'être libre de ses mouvements, de n'avoir de comptes à rendre à personne, d'être entouré de gens qui le considéraient comme un être humain doué de conscience et de sentiments. Il se rappropriait lentement son corps, il recommençait à parler, à manger, à marcher. Il réapprenait à vivre, petit à petit. Il n'aurait jamais cru que toutes les petites choses qu'il avait autrefois considérées comme une perte de temps, ou bien auxquelles il ne prêtait tout simplement pas attention, deviendraient autant d'indicibles plaisirs desquels il se délectait dès que l'occasion se présentait. Prendre une douche brûlante. Se rouler en boule au creux d'un lit tiède. Caresser son chat. Savourer un café sucré. Sentir la chaleur du soleil hivernal et la caresse de la brise marine contre ses joues. Humer le parfum des fleurs et de la terre dans les jardins. Écouter de la musique. Regarder le soleil se coucher et le ciel se peindre de nuances dorées, puis rouges, puis bleues. Observer les étoiles. Lire. Écrire. Utiliser la magie. Il réalisait maintenant à quel point tout ce qu'il avait toujours pris pour acquis était précieux.
Il avait encore du mal à y croire et il lui arrivait bien souvent de faire des crises d'angoisse et de se retrouver submergé par la terreur profonde que, peut-être, tout cela n'était qu'un rêve et qu'il allait se réveiller sur le matelas dur et glacé de sa cellule, dans l'un des souterrains du complexe. Mais il se réveillait toujours dans un lit moelleux, emmitouflé dans un édredon, son chat lové contre lui. C'était fini, l'enfer était derrière lui. Bien entendu, il était parfaitement conscient que cette paix et ce confort retrouvés n'étaient que momentanés. Il savait que sa vie avait irrémédiablement basculé, ce soir de juillet, lorsqu'une personne non identifiée était entrée chez lui par effraction et l'avait stupéfixé alors qu'il était en train de somnoler sur son canapé. Il se disait que s'il avait eu sa baguette à portée de main, il aurait peut-être eu une chance de se défendre. Mais il n'avait rien vu venir, rien entendu. On l'avait pris par surprise, le sortilège l'avait frappé dans le dos. Lâchement. Salement. Ça leur ressemblait bien, dans le fond. Il avait depuis longtemps compris qu'il ne pourrait pas retrouver sa vie d'avant, pas après ça, pas avec ce qui se passait dans le monde sorcier en ce moment. Il sentait une sourde angoisse monter du fond de ses entrailles et s'enrouler lentement autour de ses os. Mais ce n'était pas le moment de songer à cela. Il était en vie, en sécurité, libre, c'était suffisant pour l'instant.
Il commençait à faire froid, sur cette île au large de l'Irlande, battue par les flots. L'hiver s'installait doucement mais sûrement et les premiers flocons de neige avaient fait leur apparition quelques jours plus tôt, occasionnant chez Kai un émerveillement presque enfantin. Il était allé s'asseoir dans un coin des jardins, le regard rivé vers le ciel cotonneux, laissant les minuscules cristaux de glace se poser sur ses joues osseuses et fondre lentement, comme une caresse éthérée sur sa peau frissonnante. Il était resté comme cela plusieurs heures, ignorant les remontrances du personnel soignant qui prétextait qu'il était trop faible pour rester ainsi dans le froid. Et puis jour après jour, le manteau blanc recouvrant le domaine s'était fait plus épais et le froid plus mordant. Kai ne sortait presque plus. Trop maigre, trop fatigué. Il se sentait vieux et faible et ça le mettait hors de lui.
Cet après-midi là, pour la première fois depuis son arrivée à Earystane Bay, il était venu s'asseoir dans le salon, près de la cheminée. Un épais plaid en laine écossais couvrait ses épaules et ses jambes et il serrait au creux de ses mains une grande tasse où fumait un lait de poule. Il ne parlait pas, il ne regardait personne. Ses yeux bleus semblaient voilés, lointains, son regard perdu dans la contemplation des volutes de vapeur qui dessinaient des arabesques devant son visage. Sur ses genoux, serrée contre lui, Mittens s'appliquait à pétrir consciencieusement l'estomac de son maître, du bout des griffes, en ronronnant aussi fort qu'elle le pouvait. Depuis que l'un des membres de l'Ordre avait eu la gentillesse de la ramener lorsqu'il avait été chercher les affaires de Kai, elle ne le quittait plus. Elle le suivait comme son ombre et il était devenu de notoriété publique au manoir que lorsque l'on voyait arriver l'un, cela voulait dire que l'autre n'était jamais bien loin.
L'auror sursauta violemment et manqua de lâcher sa tasse lorsqu'il entendit des bruits de pas s'approcher de lui et perçut, du coin de l'oeil, une silhouette indistincte entrer dans son champ de vision et s'asseoir près de lui. Un soupir de soulagement lui échappa lorsqu'il se rendit compte qu'il s'agissait simplement d'Ethan. Il laissa passer quelques secondes, le temps que ses mains cessent de trembler et que les battements de son coeur ralentissent, puis esquissa un semblant de sourire. Du moins, il pensait que c'était un sourire. Il avait oublié comment on faisait.
« Bonsoir Kai. » La voix d'Ethan était douce, si douce qu'il en fut très perturbé, l'espace d'un instant. Cela faisait partie de la longue liste des choses auxquelles il devait se réhabituer. Kai. C'est moi ? Cela lui semblait tellement étrange, que l'on s'adresse à lui avec respect, avec gentillesse, avec amitié, même. Que l'on dise son nom. Oui, c'était étrange, d'être humain, d'être une personne, à nouveau. Plus une chose, un souffre-douleur, un numéro, une expérience. « Bonsoir. » répondit-il simplement, la voix rêche, avant d'essuyer une légère quinte de toux. Parler demandait du courage. Dire bonjour semblait incongru. Les seuls sons qui avaient su se frayer un chemin jusqu'à ses lèvres, ces derniers mois, avaient été des hurlements.
« Il semblerait que je sois beaucoup dans le coin les prochaines semaines, donc si tu as besoin de quoi que ce soit... n'hésite surtout pas. » avait ajouté son ancien collègue et ami. Il était resté silencieux pendant de longues secondes. « Merci. » Mais je n'ai besoin de rien. Je n'ai envie de rien. Ethan avait tourné la tête, contemplant les flammes qui dansaient dans l'âtre d'un air absent. L'Allemand en profita pour lever les yeux vers lui et scruter son visage. Il souriait toujours, mais quelque chose n'était pas normal, cela se sentait. « Est-ce que ça va ? » demanda-t-il finalement. Ethan avait risqué sa vie pour venir le chercher, lui et les autres disparus ; et à en juger par ce qu'il venait de lui dire, pour lui aussi, sa vie venait de prendre un tournant radical.
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Message Re: I'm here, if you need ...[Kai]
par Ethan Williams, Ven 6 Jan - 22:51 (#)
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Sa vie changeait une fois de plus et pour une fois, ce n'était pas entièrement de sa faute. Il allait devoir apprendre à vivre avec ces changements. C'était si différent de la dernière fois. Du moment où il avait dû se rendre à l'évidence qu'il ne pourrait plus être auror, de ces longues semaines à ruminer du noir, à s'en prendre à sa femme. Du divorce. De la décision de devenir professeur parce que dans le fond, il n'avait pas le choix. Ce n'était pas pareil, mais au fond, le même sentiment d'impuissance dominait. Il était parti, laissant son poste, ses filles, ses amis, son petit-ami. Tout ça à cause du fait qu'il ait un patronus et qu'il refuse cette marque. Non, il ne la prendra pas, il n'en voulait pas. Parce qu'il ne voulait pas finir en sujet d'expérimentation, comme ceux que lui et ses collègues de l'Ordre avaient sauvés. Parce qu'il ne voulait plus jamais remettre les pieds dans un endroit aussi glauque que celui-là. Et il était là, sur cette île, non loin de l'Irlande. Pour le moment à l'abri, mais il sait qu'il ne supportera pas cette situation bien longtemps. Il avait juste, besoin d'un peu de temps pour se retourner, savoir ce qu'il allait pouvoir faire, ce qu'il pouvait faire. Il n'était pas le seul à avoir déserté, à être un fugitif, mais pour le moment, il attendait. Sonas lui disait d'attendre que les choses se tassent un peu, mais au fond, ce n'était pas pour lui qu'il était inquiet, mais bel et bien pour l'allemand qui partageait sa vie. Ce dernier était seul, probablement dans sa maison, entouré d'êtres impurs qui ne connaissent absolument pas la magie. Et en plus, ils ne parlent pas la même langue... Dans un autre contexte, cela l'aurait peut-être fait sourire, mais pas là. Et, ses pas le portèrent jusqu'au salon du domaine. Et il croisa la route de Kaï. Ethan s'était fortement inquiété pour l'homme qui était assis non loin de lui. Sans doute parce qu'il avait toujours un profond respect et qu'il entretenait une amitié sincère avec celui qui l'avait formé des années auparavant. Sans cet homme, peut-être qu'il n'aurait pas eu la carrière qu'il avait eue. Enfin. Il le salua d'une voix douce, ne voulant pas lui faire peur. Ethan était capable d'être tantôt brusque et un peu violent quand la situation l'exigeait, tantôt doux. Ce qu'il avait été obligé de faire au complexe, les sorts qu'il avait été obligé de lancer pour se couvrir et couvrir les autres, il ne les regrettait pas. Comment pouvait-il en être autrement ? Et encore, il avait été un enfant de coeur, parce qu'après avoir vu les détenus, une rage et une colère sans nom s'était emparé de lui. Comment pouvait-on faire cela à des enfants ? Ou à des êtres humains, tout simplement ? Il aurait voulu en frapper un ou deux, il aurait voulu lancer des sorts plus dévastateurs, mais Sonas le lui avait interdit. Parce que c'était se rabaisser au même niveau qu'eux. Aujourd'hui, il croisait ces enfants et il ne voyait que cette peine, cette incompréhension dans leur regard. Sonas sentait la douleur des patronus. Une situation délicate. Il y avait aussi des adultes, Aslan, Daphné, Eli et Kaï. Et d'autres dont il ne se rappelait plus le prénom. Ils avaient été trop nombreux. Beaucoup trop. Lorsque son ami fut pris d'une quinte de toux après l'avoir salué, il porta son regard vers lui. Il aimerait lui demander si ça va pour lui, mais la réponse lui paraît tellement évidente qu'il ravale sa question. Il laisse le silence s'installer entre eux. Ce n'était pas un sentiment de malaise, mais plutôt un silence agréable. Bien-sûr, il avait des millions de choses à lui dire, sur tout, sur rien, mais ce n'était peut-être pas le moment. Ethan regardait les flammes et se perdit une fois de plus dans ses pensées, après lui avoir dit que s'il avait besoin de quoi que ce soit, il pouvait compter sur lui. Et il était sincère. C'était bientôt Noël et il ne pourrait même pas être auprès des siens pour cela. Il se demandait si Morrigan et Bethany allaient s'en sortir. Pourvu qu'aucune des deux ne décident de sortir des clous pour le moment. Elles étaient en sécurité relative à Poudlard et aucune des deux n'étaient prêtes pour affronter ce qui allait arriver. Parce que la tempête ne fait que de se lever, le pire était à venir, il en était certain. " Ne t'inquiète pas pour elles, Abi veillera sur elles en ton absence." Il eut un léger sourire aux lèvres. Abigaël devait être au courant que son ex-mari était devenu un fugitif et elle ne devait pas être particulièrement enchantée, même si cela ne l'étonnerait qu'à moitié. Après tout, ils se connaissent depuis tellement longtemps que plus rien ne l'étonne quand ça vient de lui. Même s'il n'y a plus de sentiments, il reste toujours une certaine affection et une complicité qui les liera jusqu'au bout. Il faudra qu'il la mette au courant et note dans un coin de sa tête à lui envoyer un hibou dès qu'il le pourra. Puis, il revint au moment présent quand Kai lui demanda si ça allait pour lui. Il eut un léger sourire aux lèvres, ne sachant pas vraiment quoi répondre, ni même dans quel sens commencer. " Aux yeux de la loi, je suis devenu un fugitif. Je suis recherché par la moitié des aurors que j'ai formé..." Il eut un léger soupir. Il n'aime pas cette situation, il n'aime pas être contraint de se cacher, mais pour le moment, il doit attendre. Sonas se presse contre sa jambe et il caresse le haut de son crâne. " Tout cela parce que j'ai un patronus.." Et il ne regrettait pas ce choix. Pour rien au monde. Il avait choisi de l'avoir en toutes connaissances de causes. En pleine peste en plus. Dire qu'il aurait pu se retrouver à la place de son mentor ou de n'importe quel de ces gosses n'était pas exagéré. Il aurait très bien pu y être. Et un frisson lui dévala l'échine, tandis que les images du complexe lui revenait en mémoire. " Du coup, j'ai tout laissé derrière moi. Mes filles, mon poste, mon..." " Ethan !" Sonas l'avait arrêté à temps. Non pas qu'il avait peur que son ami le juge, mais il ne voulait pas trop ébruité le fait qu'il soit avec un Von Sachsenheim. On ne sait jamais comment cela peut-être interprété. L'allemand n'est pas comme le reste de sa famille, il le sait à présent, mais ce n'est pas forcément le cas de tout le monde. Il se reprit. "... chaton." " Pas crédible, mais c'est vrai que Chaton est tout seul !" " Les filles s'en occuperont, ne t'inquiète pas." " Tu crois ?" Ethan hocha la tête et reporta son attention sur son ami avec un léger sourire aux lèvres. Il valait mieux en rire qu'en pleurer..

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Message Re: I'm here, if you need ...[Kai]
par Kai D. Blumenthal, Sam 11 Mar - 7:07 (#)
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Les lèvres d'Ethan s'étaient étirées en un sourire triste et fatigué. « Aux yeux de la loi, je suis devenu un fugitif. Je suis recherché par la moitié des aurors que j'ai formé... » maugréa-t-il. Kai dodelina de la tête. Il ne comprenait que trop bien la colère et la déception que devait éprouver son ami. C'était pareil pour lui. « Tout cela parce que j'ai un patronus.. » acheva l'ancien professeur en soupirant. Il avait toujours su que cette énorme bourde du Ministère finirait par leur retomber dessus un jour ou l'autre. Seulement, il n'aurait jamais cru se retrouver mêlé à cela, et surtout pas de cette manière. « Du coup, j'ai tout laissé derrière moi. Mes filles, mon poste, mon... » Ethan marqua un arrêt soudain, hésita de longues secondes, avant de reprendre. « ... chaton. » L'Allemand haussa les sourcils, dubitatif. Il baissa les yeux vers Mittens, toujours pelotonnée contre lui, et passa une main dans son pelage épais. Il ne pourrait jamais assez remercier la personne qui avait eu la gentillesse de la lui amener ici, à son arrivée sur l'île.
« Et puis Orpheus. N'est-ce pas ? » acheva le vieil auror, esquissant l'ombre d'un sourire, avant de boire une petite gorgée de son lait de poule. Il garda les yeux rivés sur son chat, n'osant croiser à nouveau le regard de son ami. Il n'avait pas prévu d'aborder ce sujet avec Ethan, mais il n'avait su résister à la tentation en sentant l'hésitation de ce dernier. Ce n'était pas pour se moquer de lui, bien évidemment, il n'avait jamais jugé qui que ce soit sur son orientation sexuelle. Les autres pouvaient bien aimer qui ils voulaient, cela lui était égal.
En réalité, c'était plutôt ses propres sentiments et désirs qui lui causaient du souci. Il n'avait jamais connu personne qui partage son attirance pour les hommes, il s'était toujours senti isolé et n'avait jamais réussi à l'assumer. Alors il l'avait caché du mieux qu'il avait pu, pas par honte, mais par peur. Peur de décevoir sa tante qui souhaitait tant le voir fonder une famille et avoir des enfants, peur de la haine sous-jacente qu'il sentait ramper dans les mots de ses collègues, de ses supérieurs. Ils l'avaient méprisé pour son sang impur, il n'avait osé imaginer en quel monstre se serait transformée leur condescendance doucereuse, s'ils avaient su qu'il aimait les hommes. Il n'avait pas voulu risquer son poste et ses galons si durement acquis. Personne ne s'était jamais douté de rien, il pouvait au moins s'enorgueillir de cela. Pas même Jacob, dont il avait été si proche, à qui il avait failli plus d'une fois avouer ses sentiments. Mais la peur l'avait toujours retenu, viscérale, filet dont il n'avait jamais su se défaire.
Son histoire avec Clarice avait eu la douceur de la paix retrouvée, la simplicité d'un amour qu'il n'aurait jamais à taire. Il s'était cru tiré d'affaire, il avait pensé qu'il n'aurait plus à se battre contre ces pensées qui revenaient sans cesse. Il s'était trompé. La mort de sa femme avait mis un terme définitif à tout espoir qu'il avait eu de fonder une famille, d'être ce qu'on attendait de lui. Alors il s'était détourné de tout cela, s'était donné corps et âme à son métier. Il était devenu Kai le limier, le meilleur auror de sa génération, énigmatique, inatteignable, Kai le solitaire, Kai au cœur de pierre, celui dont le simple nom faisait trembler les mages noirs.
Et puis il avait tout perdu. Envolé, le poste d'auror haut-gradé, la dignité, la reconnaissance si durement obtenue, tout était parti en fumée. Il n'était plus rien, rien qu'un nom que l'on prononce à mi-voix avec dégoût, un fantôme aux cheveux de paille et au corps trop maigre. La réalisation que sa vie et tout ce qu'il avait bâti ces quinze dernières années appartenaient désormais à un passé vers lequel aucun retour n'était possible se frayait petit à petit un chemin dans son esprit ; et sa convalescence à Earystane Bay amenait son lot de réflexions. Il pensait souvent à Oliver et Angelo, avec lesquels il échangeait régulièrement par hibou depuis son arrivée sur l'île, à sa mésaventure avec le Gryffondor au début de l'été – en était-ce réellement une ? Il ne la regrettait pas. Il songeait à ce qu'il avait surpris entre Ethan et Orpheus, un soir de ronde, au détour d'un couloir. Ce secret qu'il avait percé à jour sans le vouloir attisait sa curiosité – et sa jalousie, il devait l'avouer. Pas qu'il appréciât spécialement Von Sachsenheim, c'était même plutôt l'inverse, mais il enviait inconsciemment la situation d'Ethan.
« Ça fait longtemps que vous êtes ensemble ? » se hasarda-t-il à demander dans un murmure. De tous les points communs qu'il avait avec Ethan, il n'aurait jamais pensé que celui-ci ferait partie de la liste. Leur situation était semblable, ils avaient tous deux profondément aimé une femme et n'avaient tous deux pu finir leur vie avec elle. La seule différence résidait dans le fait que Kai, lui, n'avait jamais eu l'occasion de voir grandir son enfant. Savoir qu'Ethan avait réussi à refaire sa vie, avec un homme qui plus est, ravivait en lui ce qu'il avait tenté d'étouffer. Peut-être y avait-il, quelque part, un peu d'espoir pour lui aussi. Après tout, il avait perdu sa place au Ministère et était désormais un fugitif, il n'avait plus de comptes à rendre à personne, alors pourquoi se le refuser plus longtemps ? « Comment tu as fait pour.. » Il ne finit par sa phrase, incapable de trouver les mots pour exprimer ce qu'il voulait dire. Ses joues se teintèrent de rouge et il se racla la gorge, embarrassé par sa propre audace.
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Dernière édition par Kai D. Blumenthal le Sam 15 Juil - 9:52, édité 1 fois
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Message Re: I'm here, if you need ...[Kai]
par Ethan Williams, Mer 3 Mai - 2:15 (#)
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Ethan avait marqué un arrêt avant la fin de sa phrase, pour la finir de manière un peu incongrue. Il avait beau apprécié son mentor et être content de le voir en vie, il y a certaines choses qui sont mal vu par la société en générale. Et le fait qu'un homme, puisse en aimer un autre, faisait partie de ces choses qui ne sont pas vraiment tolérées. Ethan ne s'était pas attendu à cela, à ressentir cela, mais c'était là et il ne changerait cela pour rien au monde. Pas après tout ce qu'il avait vécu avec l'allemand, pas après tout ce temps nécessaire pour comprendre que ce dernier était plus qu'un collègue et ami. Aujourd'hui, il avait besoin de lui dans sa vie, même si actuellement, ce dernier était loin, mais c'était sans doute mieux ainsi pour leur sécurité respective. Ethan eut un regard surpris quand Kai mentionna son prénom. Il se mordit un peu les lèvres, un peu mal à l'aise. Inutile de nier de toute façon, s'il était au courant... Il resta silencieux, cherchant toutes les façons possibles de justifier ce qui les unissait, lui et Orpheus, alors que de base, ils n'avaient pas grand-chose en commun. " Je...oui.Orpheus fais partit de ce que j'ai dû laisser derrière moi." Et c'était bien à contre-coeur. Il prit place dans un fauteuil en face de lui. Il n'y avait pas grand monde dans leur entourage qui savait pour cette relation. Ses filles, ainsi que la fille d'Orpheus n'en savaient rien. Et c'était mieux comme ça pour le moment, même s'il savait de sources sûres que les rumeurs sur la raison de son départ courraient dans les couloirs et que l'une d'entre elles, les concernaient justement tous les deux. Tant pis. De toute manière, il faudra bien que les choses se sachent un jour ou l'autre. Mais, le plus tard possible. Ses pensées dérivèrent de nouveau sur Orpheus. Il espérait que ce dernier s'en sorte en Irlande. C'était loin, trop loin de lui, mais faute de mieux, c'est tout ce qu'ils avaient trouvé. Ethan faisait partie de l'Ordre et pouvait donc compter sur eux, ce qui n'était pas le cas de son bien-aimé. Ce dernier était un mangemort, sans doute le moins actif de tous, mais il avait cette foutue marque sur le bras et cela l'empêchait d'être là avec lui aujourd'hui. Que ne donnerait-il pas pour qu'il soit près de lui. Enfin, cela faisait partit du jeu et les règles étaient celles-là. Il ira le retrouver plus tard, quand les choses se seront un peu calmées. En admettant que cela se calme. Il faut espérer en tout cas. Ethan était septique, après ce qu'il avait découvert au Complexe, il n'arrivait pas à croire que quelque chose de bon ressortira de tout cela. Parce que des temps sombres arrivent. Parce que plus rien n'est sûr. Parce qu'il était devenu un fugitif et qu'il ne devait compter que sur lui et une poignée de gens bien. Sa survie sera due à la chance et à son expérience. S'il quittait les murs de ce Manoir, il allait être seul. Ethan eut un léger sourire et reporta son attention sur Kai, lorsque ce dernier lui demanda si ça faisait longtemps qu'il était en couple avec l'allemand. Il mit quelques secondes à répondre. " Plusieurs mois. Je crois même que ça fait bien plus d'un an." Il n'était pas vraiment doué avec les dates, mais il s'était passé tellement de choses entre eux que définir une date serait problématique. La seule chose qui comptait, c'est qu'il soit ensemble. Le reste n'avait pas d'importance. Il posa le regard sur son mentor et réalisa qu'ils avaient quelques points en commun concernant leurs vies respectives. Ethan avait été au courant pour la mort de sa femme et il avait vu à quel point cela l'avait ébranlé. Lui, avait divorcé et Abigaël était encore en vie. Mais, depuis qu'il avait dix-sept ans, depuis qu'elle avait accepté de sortir avec lui, il s'était toujours imaginé qu'il finirait sa vie avec elle. Ce qui n'avait pas été le cas. Son travail, les avait éloignés progressivement l'un de l'autre, avant que les aléas de la vie leur imposent cette rupture. Parce que les disputes étaient nombreuses, parce que ce n'était pas la vie qu'il voulait pour ses filles. Ils avaient décidé cela d'un commun d'accord, mais encore aujourd'hui, elle reste l'unique femme de sa vie. Celle qu'il a tant aimée et qu'il aimera sans doute jusqu'à la fin de sa vie. Elle restait la mère de ses filles, elle restait bien présente dans sa vie. Abigaël avait refait sa vie, tout comme lui. Mais, il y avait encore beaucoup d'affections entre eux et cela ne gênaient personne, c'était naturel. Après tout, il avait passé les dix-sept dernières années de sa vie à ses côtés. Cela ne s'efface pas d'un coup de baguette magique. Ethan eut de nouveau un sourire aux lèvres quand ce dernier lui demanda comment il avait fait. Kai n'avait pas fini sa phrase, mais il en avait compris le sens. " Les choses... n'ont pas été faciles." Et c'est le moins que l'on puisse dire. Il avait longuement été indécis, ne sachant pas dans quelle direction aller. Faire un pas en avant, puis deux en arrière. Et finalement, il s'était laissé aller, il avait assumé ce qu'il ressentait, l'avait dit à Orpheus et les choses s'étaient faîtes naturellement. Il ne prétendait pas que c'était facile d'aimer un homme dans une société qui condamnait ce genre de chose, mais il était heureux et bien avec l'allemand, et c'est tout ce qu'il demandait. Avoir sa part de bonheur, même si ce n'était pas rose tous les jours. " J'ai mis du temps pour accepter mes sentiments." Il eut un léger sourire. Ça, il ne pouvait pas le nier. " Je sais que... cela peut vraiment paraître étrange, mais je me sens bien avec lui. Vraiment bien." C'était la première fois qu'il en parlait avec quelqu'un d'autre et cela faisait du bien. Il avait toute confiance en Kai. " Je sais que tu ne portes pas Orpheus dans ton coeur, tout comme moi au départ, mais... C'est quelqu'un de bien au final." Il suffit juste de gratter sur la surface pour voir qu'en dessous, l'allemand n'est pas aussi froid et détestable qu'il le laisse croire. Et il avait pris la peine de le faire. Il n'avait pas été déçu du résultat. "
Dis, tu n'as jamais pensé à...refaire ta vie ?"
Ethan l'avait toujours vu seul après la mort de sa femme et du bébé qu'elle portait. Ethan avait de la chance, il avait vu ses filles grandir, malgré ses absences. Il ne savait pas quel effet aurait sa question sur son mentor, mais la dernière chose qu'il souhaitait, c'était bien de le mettre dans l'embarras..

 

I'm here, if you need ...[Kai]

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