BELLUM PATRONUM


Version 27
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take a breath, ignore the rust as the stars fall down your throat (emeraude)
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Répartition : 01/03/2015
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Message take a breath, ignore the rust as the stars fall down your throat (emeraude)
par H. Thorun Mortensen, Ven 2 Déc - 0:49 (#)
thorun//emeraude + Between midnight and morning, drifting along the edges of dreams, I am learning to be gentle, and to silence the storms raging in my head.I am hoping to get lost in the forests of my memories and only hear the trees whispering to me, “You are home.”

Gandalf était logé contre ma poitrine, et sentir le battement de son corps à travers le tissu qui me couvrait, désormais. Je n’avais pas cédé. Je ne pouvais pas. Parce qu’il y avait une fille qui me ressemblait, plus loin. Parce qu’il y avait Freyja, parce que si jamais je cédais, elle allait le sentir. Elle me regarderait avec ses sourcils froncés, ceux que je possédais mais qui ne rendaient pas aussi bien sur moi. Elle serait ennuyée, la main sur la hanche. Tu ne peux pas te laisser tomber, Thorun. Pas après tout. Souris. Fais le pour moi si tu n’arrives pas à le faire pour toi. Je n’avais pas cédé. Malgré leurs tortures, malgré leurs incitations. Malgré les changements qu’ils maintenaient sur Gandalf. Je n’avais pas cédé. J’étais restée la même. Un peu cassée, un peu rafistolée, un peu souffrante, mais la même. Je ne m’étais pas affolée lorsque je m’étais réfugiée dans le coin de ma chambre pour dormir hier soir. Les draps étaient trop confortables, et le matelas trop mou. Le coin était agréable, lui, avec ses deux murs qui m’offraient refuge. Gandalf se transformait en bête sauvage, énorme et bourrue, et m’encerclait, m’apportant toute la chaleur nécessaire. Je n’avais besoin de rien d’autre ici, uniquement Gandalf. Et Sirrush. Et Freyja. Ils étaient loin, mais en sécurité. Ils devaient l’être. Je n’étais restée forte que pour eux. Parce qu’ils croyaient en moi, qu’ils m’appelaient sol, et que Freyja était ma månen et que Sirrush stjerners. Quelques mois auparavant, les étoiles avaient cessé de s’intéresser au soleil, et ce dernier était resté seul avec la lune. Cela lui allait parfaitement; il n’avait pas besoin de cette multitude de points lumineux qui lui reprochaient d’être unique, de donner la vie. La lune était restée, parce que ce n’était qu’une fatalité. La lune, le soleil, Mani et Sol, rien ne pouvait les empêcher d’interagir si ce n’était Ragnarok. Mais les étoiles me manquaient tellement. Elles me paraissaient si loin, si inaccessible. Et je n’avais pas réussi à me rapprocher d’elles, tout simplement parce que j’avais été enlevé, arrachée. Ils m’avaient enfermée dans une pièce en compagnie de deux autres personnes, et il avait torturé Gandalf, puis Philip, puis Hera, puis moi, puis tous. Quand je fermais les yeux, je voyais les détraqueurs et leurs sourires de mort. Je ressentais la peine et la tristesse - celles qui ne m’avaient pas quitté depuis la mort de Thea- qu’inspiraient ces créatures. Mais je ne pouvais plus pleurer et me refermer sur moi même.
Ce n’était pas moi, ça.
Et pour me soigner, il fallait que je me retrouve, que je me plonge à l’intérieur même de mon coeur pour savoir qui j’étais, et qui j’allais devenir. Et cela allait faire mal. Cela allait m’arracher les côtes, m’étriper le ventre, et exposer au soleil mes organes. Mais je n’étais pas seule dans ce cas, et chaque occupant de ce manoir se mouvait avec le même boulet de canon derrière lui. Cette même peine. Ces mêmes côtes saillantes par manque de nourriture, et cette même peau trop blanche.
« Tu te souviens de Vanir? » Le chat secoua la tête contre mon torse et je restai avec la tête levée contre le soleil qui venait de se lever. Je m’étais levée trop tôt, tout simplement parce que mon corps avait appris à survivre sans peu de sommeil. Sans peu de luminosité. J’avais oublié à quoi le soleil ressemblait, et je désirais plus que tout le voir monter dans le ciel. « Comment pourrais-je oublier? Tu parles de ce vieux tas tous les jours. » J’éclatai de rire, caressant le pelage blanc de mon patronus. Oui, je parlais de lui tous les jours. Mais je parlais de tous les autres dragons. Pour préserver ma santé mentale, je faisais tous les jours la liste des dragons dans les enclos, leur date de naissance et leurs liens de parenté. Je leur trouvais des nouveaux surnoms tous les jours. « Tu te souviens de son vol? C’est le plus gracieux de tous, Vanir. Quand il vole, il déplace l’air. Il devient l’air, comme s’il dansait. Comme s’il mettait l’air à son service un peu plus à chaque battement d’aile. » Je fermai les yeux un moment, me perdant dans mes souvenirs. Je me souvenais d’avoir suivit la course folle de Vanir dans les airs avec Sirrush. Je te parie qu’il va aller à droite! Je perdais tout le temps. Sirrush les connaissaient si bien que j’en avais été longtemps jalouse. Je m’étais sentit si seule entre Hannah dont les yeux étaient des perles d’intelligence et Sirrush qui avait ce don si réputé au sein de ma famille. Moi j’étais rien, uniquement l’excitée de service, celle trop naïve, celle qui parle trop, celle dont le rôle était encore trop indécis. Ce n’était que maintenant que je réalisais que j’avais quelque chose de spécial aussi. Et c’était Gandalf. Il était plus qu’une partie d’âme à mes yeux, et j’espérais tellement qu’il le sache, au sein de notre lien dont les émotions passaient si peu. Mes pensées s’infiltraient de manière grossière dans les siennes, mais toujours en surface, et chacune de ses transformations maintenant devenues presque douloureuses le plongeait un peu plus dans le retrait. « Pousse tes mains, Thorun. » Je fis ce que me demandait Gandalf, et je me levai lorsqu’il sauta pour se transformer en albatros pour voler au dessus de ma tête. J’applaudissais, sautant à mon tour, les cris de joie passant l’ouverture de ma bouche avant de me retourner lorsqu’un bruit attira mon attention.
Emeraude arrivait, les yeux tirés par les cernes qui marquaient les visages de tous les rescapés. Je lui offris un sourire. En un sens, nous avions survit la même chose, nous étions une partie de l’autre aussi. Je lui attrapai gentiment la main, et avec un sourire je lui fis comprendre qu’elle n’avait pas besoin des mots si elle le souhaitait. Je comprenais. Je savais. Elle n’avait qu’à écouter Gandalf, et la liberté qui agitait ses ailes.
Un jour nous serions toutes les deux libres, et nous pourrions sourire sans tenter de cacher nos cicatrices.
(c) cosmic dust






with one glance into her eyes, you'd think you were returning home

there is a fire there, in her eyes, but it holds no malice or pain, it’s flames belong on firewood, it’s warmth fogging the windows of a living room, flickering to the beat of laughter and sighs. she is the warming of one’s heart and the widening of their soul, and she is the one that whispers to the people of this world that they deserve something to call their own, and to know that it will not always be beautiful.
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Répartition : 26/11/2015
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Message Re: take a breath, ignore the rust as the stars fall down your throat (emeraude)
par Emeraude A. Prewett, Lun 15 Mai - 19:13 (#)
Ç
Message take a breath, ignore the rust as the stars fall down your throat

Emerùn
Elle avançait doucement à travers la demeure, toujours un peu aux aguets, toujours un peu sur le qui vive. Sa main ne cessait de frôler la poche où, tous les matins quand elle se levait elle prenait le temps de ranger soigneusement sa – toute nouvelle, si étrange et différente et étrangère – baguette magique. Après tout, n’était-ce pas son manque de vigilance qui l’avait amené là où elle était désormais ? Non correction, il fallait qu’elle se le mette dans la tête maintenant, il le fallait où elle avait été. C’était différent, là où elle était désormais, c’était grâce à l’obstination et au courage de sorciers qui croyaient encore en leur survie – si on pouvait appeler ça survie. Là où elle avait été, elle y était atterrie parce qu’elle n’avait pas fait attention, parce que bêtement – oh tellement bêtement, elle se sentait si stupide – elle s’était cru en sécurité à Pré Au Lard. Mais ils n’étaient en sécurité nulle part et elle l’avait appris cruellement à ses dépens, comme tout ceux présents ici. Alors, tous les matins, elle prenait sa baguette parce que peu importait que leurs sauveurs leur avaient assuré qu’ils n’avaient plus rien à craindre ici, désormais elle ne le croyait plus. Elle ne croyait plus personne et serait toujours, toujours prête à réagir. Même si elle ne connaissait pas son nouvel artefact, même si elle n’était pas sûre d’arriver à se défendre. Au moins essaiera-t-elle et peut-être alors que l’amertume d’être prisonnière sera moins forte.
Easpa était à ses côtés, attentif mais pas aux même choses qu’elle, pas complètement. Lui il était attentif à elle parce qu’il savait combien il était facile, maintenant, pour sa sorcière de se perdre en elle-même. De s’égarer dans ses propres pensées et de ne laisser derrière elle qu’une coquille vide qui n’agissait et ne bougeait que par réflexe et non plus par sa propre volonté. Elle partait si loin, parfois, qu’elle ne l’entendait plus alors maintenant il essayait toujours de la rappeler avant qu’elle ne dépasse ce cap et qu’elle ne le laisse tout seul à nouveau. Être seul était insupportable pour lui, tout comme se sentir impuissant. Elle lui offrit un sourire léger, peut-être plus sincère que tout ceux qu’elle s’était entrainé à faire, seule face au miroir quand elle essayait de se convaincre que tout allait bien maintenant. Peut-être parce qu’elle l’offrait à quelqu’un. Quand il prit le chemin des jardins, elle le suivit sans broncher, appréciant l’idée de s’aérer l’esprit. Et puis, beaucoup de ses camarades d’infortune étaient à l’intérieur avec leur patronus alors ça n’était pas plus mal de s’éloigner de ce qui était pour le moment qu’un grésillement désagréable au fond de son esprit. L’air était pur et le soleil chauffait la nature, tirant un sourire encore plus sincère à la jeune femme. C’était toujours un spectacle, toujours quelque chose qu’elle savourait. Elle n’avait eu que les murs gris et la fausse fenêtre pendant un trop long moment alors revoir l’herbe, les arbres et les fleurs… C’était un peu comme renaître à chaque fois, un peu comme si elle revivait un peu plus à chaque fleur qu’elle pouvait observer, admirer. C’était bête, mais elle ne s’en lassait jamais. Ça lui était devenu presqu’aussi indispensable que le simple fait de respirer.

« Pousse tes mains, Thorun. » Elle tressaillit et releva vivement les yeux, souriant doucement en reconnaissant Thorun et son patronus si spécial, si unique, Gandalf. L’albatros volait, libre et vif, témoignage qui hurlait à la face du monde qu’ils n’avaient pas réussi. Qu’ils ne les avaient pas détruit et qu’il y avait encore une chance, une petite chance de s’en sortir et de survivre à tout ça. Aux yeux d’Emeraude, Thorun semblait forte mais elle savait qu’elle était comme elles, comme eux, qu’elle aussi avait été brisée et qu’elle aussi cherchait à recoller les morceaux. Mais elle était forte, et la jeune blonde l’admirait pour cela. Quand sa main attrapa la sienne, elle lui offrit une légère pression et la laissa là, appréciant la chaleur et la sensation que quelqu’un la retenait accroché fermement à ce monde, l’empêchant de partir à la dérive. Elle leva les yeux et observa avec fascination le vol de l’oiseau, ses ailes fendant l’air, son plumage reflétant le soleil. Elle resta quelques instants ainsi, apaisée, profitant simplement et quand un murmure franchit le silence relatif qui les entourait, elle fut surprise de constater qu’il venait d’elle, « C’est amusant, je suis jalouse de ses ailes. » Elle cligna doucement des yeux et les baissa, les posant sur la jeune femme. A côté, Easpa avait le nez en l’air lui aussi et, parfois, il se dressait sur ses pattes arrière et tentant d’attraper l’autre patronus, joueur. « Je veux dire… J’ai jamais aimé volé et j’ai peur dès que je quitte le sol alors… » Mais elle était jalouse, d’une certaine manière. Jalouse de cette capacité à simplement partir d’un battement. « J’aime bien sa voix. » Elle rajouta, dans un changement de sujet imprévu qui reflétait parfaitement l’instabilité de ses pensées et réflexions. Mais c’était vrai, elle aimait bien sa voix, à son patronus. Elle était vivante, elle voulait vivre et la jeune femme pouvait l’entendre.
acidbrain


 

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