BELLUM PATRONUM


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the darkness killed the stars in his heart and turned them into black holes in his mind. / emeraude & romy
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Pensionnaire d'earystane bay

Répartition : 26/01/2013
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Message the darkness killed the stars in his heart and turned them into black holes in his mind. / emeraude & romy
par Hunter F. Wolfe Jr., Sam 3 Déc - 15:38 (#)
EMERAUDE, ROSEMARY AND HUNTER (oh, that sweet, innocent boy, he deserved every star in the sky. but all he got was the remaining stardust of a life that could have been. the darkness killed the stars in his heart, and turned them into black holes in his mind. he’s been drowning in an empty universe for so long, he’s not sure what’s real anymore. you miss it, don’t you? the warmth of a star you don’t remember.) Souviens-toi. Souviens-toi de la cause, souviens-toi que nous souhaitons simplement sauver l’humanité. Souviens-toi. Souviens-toi que nous avons les bonnes raisons, souviens-toi qu’il n’y a que nous qui comprenons. Qu’il n’y a que nous qui sommes prêts à faire des sacrifices. Souviens-toi.
Souviens-toi.

Mais, sans prévenir, tout d’un coup, je ne me souvenais plus.
Ce qui ressemblaient le plus à des souvenirs me frappèrent de plein fouet. Mon esprit ne parvenait plus à gérer l’afflux d’images qui percutaient ma tête ; je voyais mes mains couvertes de sang, des éclats argentés exploser en mille-et-une poussières d’étoile, j’entendais cette voix me susurrer des mots à l’oreille et les hurlements de gamins oubliés.
Alors, je ne pouvais rien faire d’autre qu’hurler avec eux.
Je me souvenais, j’avais oublié, je ne me souvenais plus et j’avais cessé d’oublier.
Souviens-toi. Je ne l’entendais plus. Souviens-toi. Mon esprit cherchait sans cesse à entendre cette voix pourtant si rassurante, si réconfortante. Souviens-toi. Mais je ne m’en souvenais plus.
Ou, alors, je me souvenais des mauvaises choses.
Le monde avait disparu autour de moi. Je ne sentais même plus le sol sous mes pieds ; à vrai dire, en cet instant, j’aurais probablement aimé ne même plus sentir ce coeur qui tambourinait dans ma poitrine. Il battait, encore et encore. Il battait trop fort, trop vite.
Comme ces souvenirs qui se battaient dans mon crâne.
Je voyais du sang, je voyais des morts, je voyais le sourire d’Octavia et la veine jugulaire de son fiancé, cette veine que j’avais sectionné. Je voyais mes mains sales, je voyais mes gestes, je me rendais compte de ce que je faisais. Et j’hurlais. J’hurlais pour m’empêcher de les faire. J’hurlais parce que ces souvenirs appartenaient au passé ; j’hurlais parce que je savais, au fond de moi, qu’il ne s’agissait pas d’invention de mon esprit.
J’hurlais parce que je me souvenais.
Je me souvenais des mauvaises choses.
On me faisait avancer. Alors j’avançais. N’était-ce pas ce qu’il fallait que je fasse, désormais ? Obéir aux ordres, obéir aux voix, faire ce que l’on attendait de moi. On me faisait avancer. Alors j’avançais. Pourtant, mettre un pied devant l’autre m’avait jamais semblé aussi dur. Avait-ce été aussi compliqué d’enfoncer un scalpel dans le cou du fiancé d’Octavia ? Dans le cou de cet ami d’enfance ? Dans le cou de ma soeur ? Je ne savais pas, je ne savais plus, je ne m’en souvenais pas, je ne m’en souvenais plus. Les souvenirs se confondaient aux horreurs de mon subconscient, mon esprit tentait en vain de se noyer dans les informations mais il ne parvenait pas à en finir.
Et, en cet instant, la voix me manquait. La voix me manquait parce que je souhaitais en finir, la voix me manquait parce que j’étais persuadée que si elle me disait d’enfoncer le scalpel dans mon propre cou je le ferais.
On me faisait avancer. Alors j’avançais. On ne m’avait pas demandé de me tuer. Alors j’étais encore vivant.
Et ces deux choses étaient contre mon gré.
Souviens-toi. Je pouvais encore entendre son timbre, je pouvais encore me rappeler de chacune des intonations de son spectre vocal. Souviens-toi. Pourtant, elle n’était plus là, alors je ne me souvenais plus. Je ne me souvenais plus de ma cause, je ne me souvenais plus pourquoi je sauvais l’humanité. Souviens-toi. Et elle me manquait.
Elle me manquait, oui. Parce que c’était si simple lorsqu’elle était là. Parce que je savais ce qu’il fallait faire, parce que je savais ce qu’il fallait penser, parce que je n’avais pas cet esprit qui s’emballait seul et qui perdait le contrôle.
Peut-être avions-nous le contrôle de nous-même seulement lorsque nous obéissions à quelqu’un d’autre.
Peut-être.
On me faisait avancer. Alors j’avançais.
Souviens-toi. Je me souvenais de la brocante. Je me souvenais du noir, je me souvenais de ma cellule, je me souvenais de toutes les personnes avec moi et de toutes ces personnes qui avaient fini par ne plus jamais revenir. Je me souvenais de chacun de mes meurtres. Je me souvenais de mes mains, de mes mains pleines de sang. Je me souvenais de leur cri.
Je me souvenais de chacun de leur voix. De chacun de leurs douleurs.
Je me souvenais de tout. Sauf de la chose dont je voulais vraiment me rappeler.
Souviens-toi. Mais je ne me souvenais pas d’elle.
On me dit d’attraper quelque chose. Alors j’attrapai. Puis, j’eus l’impression d’être tiré par le nombril et le sol se déroba réellement de sous mes pieds ; lorsque nous arrivâmes à destination, je tombai à terre.
Et j’y restai. J’y restai les mains sur les oreilles, face contre terre. J’y restai en attendant les instructions supplémentaires. J’y restai en l’attendant, elle.
En attendant la voix.
Souviens-toi. Mais je ne me souvenais plus. Plus de quoi, du moins.


ALONE WITH THOUGHTS OF WHAT SHOULD HAVE LONG BEEN FORGOTTEN, I LET MYSELF BE CARRIED AWAY INTO THE SILENT SCREAMS OF DELIRIUM  ≈
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Message Re: the darkness killed the stars in his heart and turned them into black holes in his mind. / emeraude & romy
par Emeraude A. Prewett, Ven 24 Fév - 21:16 (#)
  the darkness killed the stars in his heart and turned them into black holes in his mind.

Huntyraude
Elle courrait, ses pieds frappaient le sol de manière désordonnée. Elle courrait, si vite. Trop vite. Cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait pas fait le moindre exercice. Marcher de sa cellule a la partie commune ou au laboratoire, ça ne comptait pas vraiment, n’est-ce pas ? Non, bien sur que non. Son souffle était court, les points de côté semblaient s’enchainer dans sa poitrine douloureuse. Il va falloir qu’on aille vite, tu penses que ça va aller ? Alors elle allait vite. Il le fallait. Elle allait le plus vite qu’elle pouvait. Elle allait plus vite qu’elle avait jamais été, le plus vite que son corps épuisé, maltraité, pouvait le supporter. Ses pas s’enchainaient, les murs du couloir aussi. Des marches. Des cris, des sorts partout. Et les corps. Il y avait tellement de corps. Amis, ou ennemis ? Etait-ce normal de ne rien ressentir d’autre qu’un grand, qu’un immense vide à l’intérieur ? De ne pas être capable de ressentir l’horreur du combat ? Elle courrait, elle courrait simplement. Il faut qu’on y aille. Maintenant. Alors elle était partie. Elle l’avait suivi. Sa sauveuse ? Elle était celle qui avait ouvert la porte. Elle était celle qui avait pris sa main. Sa sauveuse. Tout était si noir, si vide, elle avait ramené de la lumière. Elle avait ramené de l’espoir. L’espoir de pouvoir partir. De pouvoir s’en sortir. De ne pas crever ici. De redevenir humain et non plus rat de laboratoire. Et pourtant elle douta, elle douta si fort. Quand elle s’arrêta, quand elle coinça cet homme, cet homme dont elle ne connaissait que trop bien le visage pour l’avoir vu entre ses larmes brulantes, pour l’avoir supplié d’arrêter, supplié de laisser Easpa, de les laisser tous les deux. Cet homme qu’elle avait connu avant, qu’elle avait cherché à aider et qui avait agi comme si elle n’était strictement rien. Cet homme dont elle revoyait le visage dans ses cauchemars, baguette pointée vers elle et sorts s’enchainant au rythme des tests, au rythme de leurs corps subissant la douleur, subissant le moindre de leur caprice. Elle douta tellement fort, un haut le cœur manqua de la faire s’écrouler quand la baguette qui lui avait fait tellement de mal se retrouva au creux de sa paume et sa main ne put s’arrêter de trembler alors qu’elle observait sa sauveuse, sans comprendre ses paroles, ses oreilles bourdonnant bien trop fort pour qu’elle capta quoique ce fut. Elle douta mais ne put se résoudre à abandonner l’espoir. C’était la première fois que quelqu’un lui en offrait depuis trop longtemps. Elle n’arrivait pas à le lâcher, alors, quand elle lui fit signe elle se contenta de repartir, ses doigts enroulés autour d’une baguette étrangère et agressive qui semblait provoquer en elle des flash back des expériences passées sous celle-ci, ne voulant que la jeter au loin et ne pouvant que l’agripper un peu plus fort. Parce qu’il fallait qu’elle l’a suive. Parce qu’elle représentait sa lumière et qu’elle était trop lâche, trop désespérée pour s’en détourner. Elle obéit à toutes ses indications, fonctionnant comme un automate, la bile remontant en sachant l’un de ses tortionnaires juste dans l’ombre de ses pas. Elle ne réfléchissait plus, ne pensait pas, elle suivait la voix de la jeune femme et se voyait vaguement lever la baguette pour prononcer des incantations qui ne marchaient pas toujours. Elle se figea, un brève seconde, lorsque sa sauveuse fit sauter un mur, ensevelissant un ennemi qui se trouvait là. La teinte carmine du sang lui donna envie de vomir mais les sentiments ne suivaient pas, le dégout, l’horreur ne venait pas et elle hocha simplement la tête lorsqu’elle lui demanda d’avancer. Il faut avancer. Oui. Oui il faut. Etait-elle cassée ? Elle aurait pu en rire si elle avait encore eu le souffle qu’il fallait pour ça.
Elle était brisée, oui. Elle faillit s’arrêter, pourtant, quand elle sentit l’air frais, quand elle vit l’extérieur. Elle ne voyait pas la bataille, elle voyait la liberté, une liberté devenue utopie depuis longtemps, une liberté prenant une forme effrayante. Elle n’avait pas vu le vrai dehors depuis trop longtemps, la fenêtre ensorcelée les trompant constamment. C’était intimidant, une telle liberté après tant de temps à être contrôlée. Cela faisait peur. Cela donnait presqu’envie de faire demi-tour parce que, hey, si elle n’arrivait plus jamais à se sentir libre ? Si elle avait perdu ça ? Pourquoi partir ? Peut-être devrai-elle rester. Elle faillit s’arrêter, l’angoisse envahissant le vide dans son corps, mais ce fut à cet instant que sa sauveuse glissa sa main dans la sienne et elle continua, accélérant, se jetant dehors comme jamais elle aurait cru capable pour voir le faire, ses doigts se crispant sur ceux qui l’aidait à continuer, qui la poussait à ne pas abandonner. Qui faisait reculer la peur pour ramener l’espoir en première position. Elle trébucha, plusieurs fois, son corps ayant de plus en plus de mal à suivre l’effort demandé mais la main était toujours là pour la soutenir, alors elle ne tomba pas. Aurait-elle été capable de se relever, ou aurait-elle attendu qu’on en finisse avec elle, là, sur le sol gorgé du sang de la bataille ? Elle ne savait pas, mais ça n’était pas grave puisque la main était toujours là, son esprit étant entièrement concentré dessus. Sur elle et sur sa propriétaire qui la – les – guidait. A trois. Elle hocha la tête, tressaillant presque douloureusement lorsqu’elle la relâcha. Un. Elle sentit qu’on venait se presser contre l’arrière de ses jambes presque violemment, Easpa les ayant rejoints. Le rouge sanglant goutant de sa gueule était un indice suffisant sur ce qu’il avait fait durant leur course folle. Elle préféra ne pas y penser. Deux. Elle tendit la main, ses yeux s’écarquillant lentement. Elle ne se retournerait pas. Elle ne voulait pas voir le complexe. Elle ne voulait pas voir à quoi il ressemblait vu de dehors. Elle voulait avoir le moins d’image possible de lui. Elle voulait… Elle voulait….Trois. Elle voulait partir. Elle posa la main sur le vieux miroir et elle ne fut plus là. La sensation pas si familière que ça de se faire attraper par le nombril s’estompa, ses pieds heurtant le sol, la faisant trébucher puis tomber réellement. Elle ne put que relâcher le miroir, ses doigts s’écorchant sur la surface brisée, avant que ses genoux ne heurtent le sol, ses jambes étant trop faibles pour continuer à la supporter avec tout ce qu’elle venait de leur faire vivre. Easpa se recroquevilla, tremblant violemment de tous ses membres et la jeune femme avait l’impression de gouter le sang qu’il avait fait couler pour tailler leur chemin à travers leurs bourreaux. Elle ne put le supporter et ne put que basculer en avant, une main au sol, l’autre – tenant toujours la baguette – crispée contre son ventre, le peu que son estomac contenait finissant sur le sol. Elle toussait et pleurait et hoquetait, incapable de respirer correctement, ayant l’impression de basculer dans la pire crise de panique possible alors même qu’elle était enfin libre. L’œsophage douloureux sous la brulure de l’acide gastrique elle manqua de s’étrangler brutalement lorsqu’elle perçu du coin de l’œil la présence de l’autre, se souvenant trop vivement de qui exactement elles avaient ramené. Elle s’écarta violemment, sa jambe décochant un coup de pied pas complètement involontaire envers l’autre, levant la baguette ennemie contre son propre propriétaire, sa main tremblant comme jamais alors que sa voix s’élevait, hystérique. « Qu’est ce qu’il fait là ?! Pourquoi tu l’as amené, pourquoi tu l’as amené ? » Sa voix dérapait, se brisait, rauque et cassée, lourde des pleurs qui n’avaient pas cessés. Devant ses yeux, les flashback revenaient en force, douloureusement, les tests, la douleur, les cris des autres patronus, les supplications – les siennes ou celle des autres ? – tout revenait face à l’un de ceux qui les avait provoqué. « Tu sais pas… Tu sais pas ce qu’il a fait. Tu sais pas ce qu’il peut faire. Pourquoi tu l’as amené ? »  elle gémissait maintenant, la sensation de trahison audible dans sa voix, incapable de lâche l’ennemi du regard pour fixer sa sauveuse, terrifiée à l’idée qu’il puisse en profiter pour se jeter sur elle, incapable de voir qu’il n’y avait pas un bourreau et une victime mais bel et bien deux victimes, écroulés sur le sol. Brisés.
acidbrain


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Message Re: the darkness killed the stars in his heart and turned them into black holes in his mind. / emeraude & romy
par Rosemary T. Lestrange, Lun 8 Mai - 14:32 (#)
Hunter Wolfe & Emeraude Prewett & Rosemary Lestrange + it’s been bad. the year breaks electric. i flinch and twist into obscurity, not wanting to be seen. i can no longer be resourceful amongst all this misery. unsettling, how intricate this catastrophe has been, how we used to be better.

Elle sentait son corps commencer à la lâcher. Ses mains qui se voulaient assurées étaient secouées de tremblements involontaires, les muscles de ses jambes étaient traversés d'une douleur aigüe et de manière générale, elle se sentait prête à s'écrouler d'une seconde à l'autre. Pourtant, lorsqu'elle posa sa main sur le portoloin qui les emmèneraient en sécurité, elle savait qu'ils étaient loin d'en avoir fini. Elle devrait encore gérer sa décision impulsive, qu'elle espérait ne pas être une tout simplement erreur de jugement. Ses pieds heurtèrent le sol de l'île irlandaise mais ses genoux cédèrent immédiatement et à l'instar des deux sorciers à ses côtés, Rosemary rejoint le sol avec lourdeur. La tête baissée, elle chercha à reprendre sa respiration et finit par libérer le peu de cheveux qui étaient encore retenus par son élastique, laissant ses mèches orangées lui tomber dans les yeux. Elle jeta un œil à ses vêtements, encore tâchés, trempés de son propre sang et même si ses plaies s'étaient refermées, elle eut un frisson en repensant à la douleur qu'elle avait ressentie lorsque sa peau s'était déchirée sous les sorts de ses ennemis, à la peur qu'elle avait eu de ne plus jamais se relever. Ses actions après cet instant, après qu'on l'ait soignée, avait été plus irréfléchies, plus maladroites, son corps entier lui criant de s'arrêter. Mais en voyant la sorcière qu'elle avait sortie de sa cellule se relever soudainement, un éclair de terreur dans son regard, elle su que la nuit ne s'achèverait pas aussi simplement. Le ciel commençait à légèrement s'éclaircir mais elle avait encore quelques heures devant elle avant de devoir retourner à Poudlard pour assurer ses cours, probablement sans dormir. Elle n'essaya pas cependant de penser au moment où elle devrait rentrer chez elle, où elle serait confrontée à son mari. Elle ne voulait pas penser aux mots qui sortiraient de sa bouche, aux mots qu'elle serait bien incapable de retenir, cette fois-ci. « Qu'est ce qu'il fait là ?! Pourquoi tu l'as amené, pourquoi tu l'as amené ? » demanda brusquement la jeune femme, qu'elle reconnut à présent qu'elle détaillait son visage comme Emeraude Prewett. Son visage, comme tous ceux des autres disparus, était apparu dans le journal, avant d'être bien vite oublié. Son visage et celui de l'autre sorcier, encore au sol, encore perdu. Doucement, Rosemary se remis sur ses pieds, essayant de rassembler ses pensées. Emeraude avait toutes ses raisons de réagir ainsi et la Lestrange eut du mal à trouver une manière de formuler des paroles rassurantes, alors elle ne dit rien. « Tu sais pas... Tu sais pas ce qu'il a fait. Tu sais pas ce qu'il peut faire. Pourquoi tu l'as amené ? » Les larmes coulaient sur les joues de la plus jeune, la baguette que Rosemary lui avait donnée pointée sur son propriétaire, au sol. Elle déglutit et fit un pas en avant, levant une main mais prenant soin cependant de ne pas la toucher, sachant qu'elle n'apprécierait surement pas son geste dans un moment pareil. « Emeraude, » commença-t-elle, en s'avançant jusqu'à elle avant de s'arrêter à quelques mètres. « Emeraude Prewett, c'est ça ? Je m'appelle Rosemary Londubat. » Un sourire qui se voulait rassurant traversa ses lèvres, espérant que la jeune femme reconnaisse sa famille, alliée sur bien des plans à la sienne. Elle savait que se présenter comme une Lestrange n'était sans doute pas la meilleure idée dans cette situation. Elle ne mentait pas, après tout. Elle était née Londubat et porterait ce nom en elle jusqu'à sa mort, peu importe ce que ses papiers diront. Elle n'avait pas honte du nom de son mari, cependant elle savait que pour une Prewett qui avait traversé autant d'épreuves qu'Emeraude, entendre ce nom dans un moment pareil n'était pas rassurant. « Je vais te demander de baisser la baguette et de me faire confiance quelques minutes, s'il-te-plaît, le temps que j'interroge cet homme. » Son plan inexistant auparavant se former peu à peu dans son esprit et elle espérait que la jeune femme l'écoute. « Tu te souviens peut-être des premières disparitions. Cet homme, Hunter Wolfe, en faisait partie. » Elle jeta un oeil à ce dernier et malgré ses cheveux plus longs, elle notait sans mal les similitudes avec les photos qu'elle avait vu à l'époque. « Je pense qu'il a subi le sortilège de l'Imperium pour aider ceux qui t'ont fait du mal, contre son gré. Tu veux bien que je vérifie ? Il n'est plus armé, il ne peut pas te faire de mal mais s'il y a le moindre doute pour ta sécurité, je le neutraliserai. » Rosemary savait cependant que son corps fatigué et sa magie épuisée ne lui permettraient pas des exploits et elle espérait sincèrement ne pas avoir à le faire. Elle espérait sincèrement ne pas s'être trompée, alors qu'elle s'approchait de nouveau d'Hunter et qu'elle s'abaissait à son niveau, sortant sa baguette mais la dissimulant pour pas qu'il prenne peur. Elle scruta son visage avec attention, notant sans mal l'agitation qui ébranlait sans doute son esprit. Elle avait vu son regard vide quelques minutes avant qu'il ne perde pied, elle avait vu ses actions contrôlées, trop automatiques pour être naturelles. Aucun des sorciers qui se battaient à ce moment-là n'avait agi comme lui, avec autant de détachement et de froideur. Et elle avait vu, bien sûr, cet instant où il s'était arrêté, où quelque chose dans son esprit avait changé, au même moment où un mangemort s'écroulait, tué par un membre de l'Ordre. La théorie de l'Imperium lui semblait solide mais elle pouvait se tromper, son esprit trop fatigué pour analyser avec précision ce qui se passait autour d'elle. « Est-ce que tu te souviens de ce que tu as fait ? Est-ce que tu te souviens de ce qui s'est passé depuis que tu t'es enfui ? » Plusieurs mois plus tôt, Hunter Wolfe était réapparu dans la nature et pourtant, personne n'avait su ce qui lui était arrivé, puisqu'il avait fait profil bas, redisparaissait presque immédiatement de l'œil public. S'il avait été sous Impero depuis, cela expliquerait beaucoup. S’il ne l’avait jamais subi, cependant, elle devrait se débrouiller pour l’emmener hors de l’île et lui lancer un oubliettes. Elle espérait en être encore capable.
(c) cosmic dust


I FELL IN LOVE WITH A LIGHTNING STORM. I FELL IN LOVE WITH A FALLING STAR. I FELL IN LOVE WITH YOU, AND IT HURTS EVEN MORE. a boy with a smile like lightning. the way it strikes through your spine, electrifying. too easy, to fall in love. too hard, to realize you’ve always been. a boy with a heart like a mosaic, shattered pieces glinting golden in the sunlight, and you, cupping it in your hands, praying you won’t drop it. too hard to be in love, too easy to ignore it, too much, too soon, too fast, too fast, too fast – and then, like lightning, he is gone. turns out the mosaic in your hands was your heart, instead.

 

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