BELLUM PATRONUM


Version 27
Une nouvelle version a été installée sur le forum, accompagnée de son lot de nouveautés.
Vous pouvez la commenter ici.
Merci de privilégier les serdaigle
Afin de rééquilibrer les maisons, merci de considérer la maison Serdaigle
dont les élèves ne sont pas nombreux.
Fermeture des sang-purs
Nous n'accepterons désormais plus de sang-purs inventés,
merci de vous rediriger vers les familles de la Saga ou les familles de membres.

Mischief managed
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Mischief managed

Répartition : 26/04/2013
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Message let's get down to business - (topic commun)
par No one, Sam 24 Déc - 12:59 (#)
Cours d'auto-défense
happiness can be found even in the darkest of times
19 décembre 1982 - « Placez votre bras un peu plus à gauche…voilà, comme ça. » Le membre de l’Ordre hoche la tête avant de passer à autre rescapé, pour rectifier sa posture et lui donner des conseils sur les mouvements à accomplir. Ils sont plusieurs à être rassemblés dans la salle d’entraînement pour ce cours d’auto-défense, qui vise surtout à réhabituer les muscles longtemps ankylosés. Les enchaînements sont simples et ont été expliqués au début du cours : mais si tous avaient pu aisément les faire dans le passé, tout est plus difficile depuis ce qui s’est passé. Les rescapés doivent réapprendre à avoir confiance en leurs capacités, en leur corps. Certains n’ont pas voulu venir au cours. Personne ne sait si c’est parce qu’ils surestiment leurs forces ou parce qu’ils craignent de ne plus être à la hauteur. Leurs camarades leur raconteront ce qui s’est passé. L’ambiance n’est pas tout à fait à la rigolade, mais se veut malgré tout légère. Si plusieurs rescapés prennent le cours au sérieux, l’Ordre essaie de les encourager, de leur faire comprendre qu’il est normal que leur corps n’obéit plus aussi bien qu’avant et qu’il faut du temps pour que leurs muscles se réhabituent. Pas de pression. La baguette est rangée dans la poche arrière de chaque sorcier, afin que seule la force physique soit sollicitée. Ils s’entraînent depuis vingt minutes déjà, placés en rangée, face à face. Des rires fusent parfois, à travers une conversation générale et les conseils prodigués de temps à autre.


Hors-Jeu

- Ceci est un topic commun ouvert aux rescapés et aux membres de l’Ordre. Il n'y a pas d'ordre de passage, mais veillez à ne pas monopoliser le topic.
- Vos personnages ont appris les enchaînements au début du cours. Ce n’est rien d’extravagant, mais ils permettent aux Rescapés de réhabituer leur muscle et de reprendre confiance en leurs capacités.
- Vous êtes placés en rangée, face à face. Des membres de l’Ordre passent fréquemment derrière les rescapés pour leur donner des conseils et les encourager.  

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Message Re: let's get down to business - (topic commun)
par Invité, Ven 30 Déc - 22:57 (#)
let's get down to business
LE CLUB DU TROISIÈME ÂGE

✻✻✻ D’abord le bras, puis la jambe, on reculait d’un pas, puis encore le bras et, enfin, le coude. Si elle ne se souvenait pas avoir fêté ses dix-huit ans plus tôt dans l’année, les courbatures ayant assouvit son corps encore marqué auraient suffit à la convaincre qu’elle était en réalité une grand-mère arrivant sur sa soixantaine. Encore une idée débile du livre de développement personnel que lui avait offert Caïn : si vous avez le cœur lourd, faites donc une petite course, vous y verrez plus clair. Ou plus rien. L’air hivernal lui avait glacé les poumons, ses cheveux fouettés ses joues écarlates et son cœur exténué l’avait supplié de mettre un terme aux hostilités. Requête qu’elle s’était empressée d’exécuter puisqu’elle s’est évanouie à la foulée suivante. Loin de l’image de guerrière invincible qu’elle tentait de se donner.

On les mettait maintenant en ligne, pour s’entraider, sûrement. « Dommage que les autres ne soient pas trop chiants, vous auriez pu en profiter pour vous défouler un peu… » « Arrête… T’as vu nos muscles saillants ? De vrais athlètes. » Elle ravala son ricanement, de peur de donner mauvaise impression. Un seul coup d’œil à leur petit groupe suffisait pour voir qu’ils étaient loin d’être en grande forme. La moindre gifle et ils passeraient une semaine cloués au lit. « Je dis juste que ça manque d’action, c’est vrai ! A quand une petite bagarre ? On se fait chier… » « Mais quelle merveilleuse idée ! Je vais te balancer dans la fosse, ça te fera du bien. » Il se tut enfin, elle se recentra sur son corps. Ce corps douloureux, fatigué. Bras. Jambe. Pas en arrière. Bras. Coude. Encore. Et encore. Et encore. C’était répétitif, ennuyeux, parfait. Ses articulations criaient de moins en moins fort leur souffrance, ce qui était plutôt bon signe. La grand-mère commençait à se réveiller, et elle n’allait pas tarder à coller une beigne à la personne à sa droite si elle continuait de faire d’aussi grands mouvements. Exaspérée, elle lui attrapa le poignet au vol, avant que celui ne manque de lui atterrir en pleine face. « Eh toi ! T’es peut-être pas très doué niveau coordination, mais y’a des gens ici qui aimeraient bien ressortir entiers tu vois. »

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
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Résistante au gouvernement rosier

Répartition : 26/11/2015
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Message Re: let's get down to business - (topic commun)
par Emeraude A. Prewett, Sam 31 Déc - 1:41 (#)
L’ancienne Serdaigle lève le bras, la main tendue, effectuant le mouvement demandé avant d’enchainer sur un autre, puis un autre, et encore un… C’est mécanique, mais la douleur dans tout son corps la force malgré tout à rester concentré sur ce qu’elle fait au lieu de laisser son esprit vagabonder aux quatre vents comme elle en a pris la mauvaise habitude, depuis quelques temps maintenant. Depuis qu’ils avaient été libérés… Ou bien le faisait-elle déjà quand elle était là-bas ? Elle ne s’en souvenait plus réellement. Elle inspire profondément de manière tremblante, aussi tremblante que le reste de son corps alors que pourtant, ils n’ont pas commencé depuis si longtemps que ça… Elle relève les yeux et croise le regard encourageant d’un des membres de l’ordre qui leur enseigne et, timidement, avec la triste impression de ne plus savoir comment faire, elle esquisse un sourire. Faible, qui disparaît presqu’aussi vite qu’il est apparu, mais au moins il a été présent, même un bref instant. L’idée de leur faire pratiquer des techniques de défenses est plutôt bonne, quelque part. Oh, bien sûr, la blonde sait bien que contre des sorciers, ça ne servira peut-être pas, la baguette magique tenant généralement les combattants à distance, mais… Mais malgré tout. Malgré tout, elle se dit que ça ne sera pas un enseignement perdu. S’ils avaient su ça avant, auraient-ils réussi à se défendre ? A empêcher qu’ils soient… Kidnappé ? Ou, à défaut, à leur permettre de se libérer, de maîtriser leurs ravisseurs, au début, quand ils étaient encore en forme ? Elle ne peut pas répondre à cette question… Et elle ne préfère pas. Elle a l’impression que ça lui laisserait un gout trop amer dans la bouche. Elle n’a pas besoin de ça actuellement, elle qui se perd bien trop souvent dans sa tête pour que ça soit réellement sain. Pour que quelque chose ne se soit pas débloqué, dans son esprit. Contrairement à ce qu’elle pensait en découvrant sa Legianima, elle n’était pas folle à l’époque. Mais il est bien possible que maintenant, elle le soit. Le psychomage lui a parlé, plusieurs fois, il a dit des mots, posé un début de diagnostique. Elle n’a pas retenu. Elle n’est pas sûre de le vouloir. Elle a peur, au final. Terriblement peur.
Un murmure doux provient de quelque part dans son esprit et elle sourit faiblement, sans répondre. Elle sait qu’Easpa veille attentivement, que même si elle est brisée à l’intérieur, dans sa tête et dans son corps, il sera toujours là pour l’empêcher de se perdre trop loin. Pour la garder près de lui, la rappeler si elle s’en va encore. Et pour son corps, eh bien… Eh bien, elle y travaille, là. Elle y travaille.
Mais elle y travaillerait sans doute plus facilement si son don ne perturbait pas ses sens comme il le fait. Elle ne sait toujours pas le contrôler – bien qu’elle a l’impression d’arriver à le… Diriger, quand elle se concentre – et il semble n’en faire qu’à sa tête maintenant qu’ils sont sortis de leur Enfer. Soit elle entend à faible dose, soit comme avant, soit elle entend bien trop de chose, que ça soit les patronus proches que ceux plus éloignés, dont la distance faisait qu’avant tout ça elle ne les entendait pas. Là, aujourd’hui, ça semble être un jour où elle entend beaucoup trop de chose. Les patronus de la salle, comme ceux à l’extérieur, et elle à du mal à s’en détacher, tressaillant à chaque parole, son estomac se retournant à chaque fois qu’elle entend une autre voix que celle d’Easpa. Les voix lui font terriblement peur quand elles sont là, et leur absence la perde, la faisant se perdre plus loin encore en elle-même, à leur recherche. Complètement instable. « Je dis juste que ça manque d’action, c’est vrai ! A quand une petite bagarre ? On se fait chier… » Elle tressaille et jette un œil nerveux vers sa voisine, déglutissant difficilement. Elle a appris à plus ou moins savoir quel patronus parle, ne sachant pas réellement comment, mais réussissant à le repérer. Peut-être que, comme ils disaient, au Complexe, elle formait des sortes de… Liens, à sens unique, avec les patronus étrangers à cause de son empathie trop développée. Du mouvement brusque à ses côtés la font s’écarter légèrement, s’interrompant dans ses mouvements alors qu’elle se tourne vers les deux responsables. Skylar – la sorcière du patronus en manque d’action – et quelqu’un a qui elle a saisit le poignet. « Eh toi ! T’es peut-être pas très doué niveau coordination, mais y’a des gens ici qui aimeraient bien ressortir entiers tu vois. » La jeune femme grimace doucement, ses pupilles bleues s’élargissant sous l’angoisse. Les tensions la stressent et elle a encore les mots du patronus parfaitement en tête. Il veut de la bagarre. Et elle ne sait pas ce qu’elle lui a répondu suite à ça. « On peut peut-être changé de place, Skylar, si tu veux… » Elle propose ça dans l’espoir que personne ne s’emporte, qu’il n’y ai pas de bagarres, pas de combats, pas de blessés. Elle adresse un faible sourire d’excuse à l’autre personne, « Comme ça tu ne risqueras plus de te retrouver assommée ? » Ça ne la gêne pas de devoir esquiver les possibles coups involontaire. Elle veut juste que personne ne soit plus jamais blessé dans leur groupe. Plus jamais. Même si c’est irréalisable.
Professeur de poudlard
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Répartition : 08/06/2015
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Message Re: let's get down to business - (topic commun)
par Jawhar A. Shafiq, Sam 31 Déc - 15:04 (#)
Ses yeux observèrent les jeunes autour de lui, le regard plus vieux que ses traits laissaient présager. Jawhar sourit légèrement. Il savait mieux que quiconque ce qu’ils vivaient tous. Il connaissait l’impression d’être dans un corps qu’on ne reconnaissait pas, il savait ce que se détester par le biais de sa fragilité voulait dire. Son propre corps restait marqué de ses deux ans d’enfermement. Son esprit était encore brisé, et il enviait ses jeunes qui souriaient encore, qui étaient ensemble pour essayer de gravir la montagne qui les attendait. Jawhar avait toujours l’impression d’escalader la dune de sable devant lui, glissant à l’envers dès qu’il s’approchait du sommet.
Alors quand on lui avait demandé s’il voulait animer cette activité il avait dit oui très rapidement. Inventer une excuse pour sa tante et la directrice n’avait pas été compliqué, pas quand il avait le poids de la famille Shafiq pour l’épauler, et que sa tante le regardait avec les mêmes yeux que les autres. Elle pensait qu’il s’évanouissait dans la nature pour oublier, pour boire jusqu’à croire qu’enfin, il n’avait plus peur de l’eau. Il la laissait penser ce qu’elle voulait, car c’était utile. Et il savait que s’il n’était pas membre de l’ordre, il aurait effectivement effectué plusieurs visites dans des auberges, afin de se fondre dans un autre corps pour oublier qu’il ne reconnaissait toujours pas le sien. Pourtant, avec les mois qui le séparaient de sa libération, il avait repris une certaine contenance, et son corps avait retrouvé sa musculature délié, celle qui avait fait de lui un duelliste rapide et un poursuiveur agile. Il avait repris confiance en ses talents, en ce qu’il savait faire, et c’était ce qu’il venait faire ici, offrir une chance à ces gamins de pouvoir avoir confiance en ce qu’ils pouvaient faire. Ré-apprendre à se connaître, à s’accepter. A se rendre compte qu’un jour, ils pourront passer la page, ne jamais oublier, mais ne plus se briser.
Il passa dans les rangs, échappa à un poing lancé trop rapidement en reculant d’un pas. Il leva les mains doucement et échangea un sourire avec la jeune fille en question. Jawhar attrapa son bras pour le placer correctement et bougea son corps afin qu’elle puisse imiter les mouvements qu’il mettait en pratique. Une voix attira son attention et il tourna la tête pour voir la gamine qu’il avait sauvé du complexe, Emeraude, en compagnie d’une gryffondor, qui comme toutes les personnes de son ancienne maison, ne savait pas faire preuve de silence et de tact.
Jawhar soupira et passa une main dans ses boucles brunes en prenant la direction des deux filles. Il comptent les remarques de la jeune fille. Il sait ce que c’est de ne plus avoir les mêmes réflexes, d’avoir perdu sa force. Il avait passé des années à la mettre en avant, cette force, cette brutalité qu’il avait dans le sang, cette intensité qu’il avait imposé à tous. Il n’aimait pas le silence, il détestait la quiétude. Il voulait le rouge, le feu, l’explosion. Il voulait la confrontation. Puis il avait été enfermé, et il s’était retrouvé avec les cadavres d’amis à ses côtes, et il s’était rendu compte que le silence avait du bon, et la cruauté de ses poings et de ses lèvres s’était doucement assoupie, et la nonchalance était devenue sa meilleure amie.
« Vu ta propre coordination, tomber ainsi sur lui est assez mal placé, tu ne trouves pas ? Et lâche son poignet s’il te plaît. » Jawhar se tourna vers le jeune garçon qui regardait Skylar avec les mêmes yeux qu’Emeraude. Il avait du être effrayé par le geste rapide de Skylar qui lui avait peut-être rappelé les propres gestes des disciples. Jawhar était toujours sur le qui vive dès qu’un geste brusque venait en sa direction après tout. « Orion est en train d’expliquer un peu plus à d’autres, tu peux aller le voir si tu veux profiter de ses explications, » dit-il au garçon qui se déplaça rapidement entre les rangs. Jawhar mit une main, doucement, sur l’épaule d’Emeraude pour la replacer à sa place d’origine. « Ici vous avez toutes les deux assez de place. » Il lança un regard interrogateur à Emeraude, ayant remarqué qu’elle semblait tendue, stressée par quelque chose.



i wonder how long you’ve been undone look at those teeth, those eyes, those bones, you’ve never been anything but sharp teeth and lies and hands that never stopped shaking. you can’t breathe, how can you with knives in your lungs, with your own nails tearing away at your flesh, i don’t know anymore if you’re searching for the edge of the unknown where your heart and ribcage settle or if there is anything left to tie back together
recherché par les autorités
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recherché par les autorités

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Message Re: let's get down to business - (topic commun)
par Cicéron R. Hawke, Lun 23 Jan - 0:27 (#)
Let's get down to business
Topic commun



Il ne se souvenait pas à quel point faire des exercices faisaient aussi mal. Il n'était pas un grand sportif, mais jamais il n'avait eu aussi mal. Mais, on lui avait dit que c'était nécessaire, qu'il fallait qu'il réapprenne à contrôler son corps. Si au début l'idée l'avait fait sourire, il avait compris qu'il avait perdu le contrôle. Et que s'il voulait pouvoir maîtriser de nouveau sa magie, il allait devoir en passer par là. Mais bordel ! Qu'est-ce que ça fait mal ! Il avait longuement hésité, avant de s'y rendre. On lui avait dit que ce n'était pas obligatoire, mais fortement recommander. Ce qui sous-entendait qu'il fallait qu'il y aille. De toutes façons, faute de mieux à faire pour le moment autant se réapproprier ce corps qui est le sien. Il ne compte pas rester éternellement entre les murs de ce manoir. Il a une vie à mener, des études à faire, des amis à voir. Il ne voulait pas rester avec l'étiquette "rescapé" coller au dos toute sa vie. Il voulait prouver à tout le monde qu'il était capable de se relever, mais il avait avant tout besoin de se le prouver à lui-même. Et la visite d'Alexis n'avait que renforcer ce besoin d'être de nouveau ce qu'il était, ce qu'on lui avait arraché. Il avait perdu son insouciance dans l'histoire, ce petit quelque chose qui faisait ce qui se passait dans le monde sorcier en général ne le touchait pas vraiment. Il avait perdu cette envie de faire rire les autres, parce qu'il avait oublié comment on faisait. Mais, il avait décidé de se relever. Il ne restera pas à terre, pas question. Le psychomage qui s'occupait d'eux, avait vite remarquer cet élan d'enthousiasme que lui avait insuffler la visite d'Alexis. Il s'était rendu compte à quel point elle lui manquait. Et à quel point ses sentiments pour elle étaient confus. Il en avait donc profité pour le motiver en lui disant qu'à la prochaine visite de la jeune femme, ils pourraient peut-être se voir en dehors de ces murs, s'il n'était plus aussi faible. Et c'est pour ça qu'il était dans cette salle, à faire des étirements qui lui arrachaient une grimace de douleur. Il tourna la tête et remarqua Quinn, il était venu avec elle. Et il semblerait qu'elle galérait au moins autant que lui. " Je sais pas pour toi, mais mon corps refuse de coopérer..." Ce n'étaient que des enchaînements simples et pourtant, quand il regarda autour de lui, il semblerait qu'ils avaient tous du mal. Ce qui était normal, vu l'expérience subit. Cicéron faisait de son mieux pour chasser ses images, pour enterrer ses souvenirs douloureux au fond de lui. Il ne voulait plus y penser, mais le mutisme de Mushu le renvoyait tout le temps au complexe. Et à ce qu'ils avaient vécus tous les deux. On lui avait dit que le mutisme de son compagnon serait temporaire, mais il commençait à croire que c'était définitif. Il avait beau se battre pour aller mieux, dès qu'il posait les yeux sur l'alpaga, il avait la sensation de se battre pour rien. Et c'était rageant. C'est alors que la voix de Skylar se fit entendre. Son amie n'en ratait pas une. Il leva les yeux et l'observa quelques secondes. S'il ne la connaissait pas suffisamment, il penserait qu'elle était complètement cinglée. Skylar était son amie et sa colocataire. Bien qu'il sache parfaitement qu'ils n'arriveront sans doute jamais à revenir dans cet appartement où ils avaient vécus de bons moments. Il serrait les poings. Encore une chose qu'on lui avait enlevée. Et il se jura que plus jamais cela ne recommencerait. Plutôt mourir que de revivre cela une deuxième fois. Il se concentra donc sur ses exercices et sa respiration sous le regard attentif de son patronus.

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résistante au Gouvernement rosier

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Message Re: let's get down to business - (topic commun)
par Quinn L. Warren, Jeu 23 Mar - 20:01 (#)
Let's get down to business
Quinn & le reste du monde
What about the world today, what about the place that we call home? We’ve never been so many and we've never been so alone.

Etait-on vraiment obligés d’assister à ces séances d’entraînement ? subir serait un terme plus juste. Il était clair que je n’avais aucune envie d’être là, par conséquent je ne faisais aucun effort. Je n’avais pas besoin de beaucoup me forcer, j’étais désespérément apathique, incapable de réagir aux stimuli extérieur. Mon regard vide scrutait mes camarades d’infortune sans vraiment les voir, tout était mécanique, jusque dans les mouvements que je faisais. La mécanique, par ailleurs, était salement rouillée. Chaque geste était douloureux, mettant mon corps affaibli par des mois de captivité mais aussi par la maladie au supplice . Déjà que ma condition physique n’était pas optimale, mon séjour au complexe n’avait rien arrangé, bien au contraire. Je découvrais bien malgré moi des muscles dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Je ne savais plus ce que c’était d’avoir des courbatures après une séance d’entraînement intensif, J’avais arrêté le sport il y a bien longtemps et les rares fois où j’ai essayé de reprendre n’étaient guère glorieuses. Alors je subissais en silence, sans me plaindre et sans râler, ce qui pouvait ressembler à un exploit quand on me connaissait un tant soit peu. Je n’avais pas décoché un mot de tout l’entraînement, plongée dans un mutisme qui était la conséquence directe de mon indifférence. Plus rien ne semblait pouvoir m’atteindre tant j’étais loin dans mes pensées. Je n’avais écouté que d’une oreille les instructions, seul l’enchaînement, pourtant simple, s’était imprimé sur mes rétines. Dans ma tête, il y avait des flash, des images qui défilaient sans queue ni tête. Je n’étais plus moi-même, je ne le serai plus jamais et pourtant je devais faire semblant, au moins pour cette fois.

Mes prunelles glacées ricochèrent incidemment sur Cicéron, avec qui j’étais censée faire équipe aujourd’hui. Sa voix m’avait brutalement ramenée à la réalité, j’avais arrêté de planer. Hébétée, je clignais lentement des yeux. Des tâches noires commençaient à fleurir dans mon champ de vision alors que mes tempes bourdonnaient un peu. Une sensation de vertige s’emparait tout doucement de moi et je me sentis totalement déséquilibrée. Heureusement, le sol ne se déroba pas sous mes pieds, je ne vacillai même pas. Je me contentai simplement de cligner les yeux. Une goulée d’air plus tard, il n’y paraissait plus rien. Ça aussi c’était nouveau. Ou peut-être que c’était un des nombreux symptômes de la maladie. Je n’en savais rien. Au fond, est-ce que cela avait une quelconque importance ? corps comme esprit, j’étais irrémédiablement endommagée de toute façon, tout juste bonne à flanquer à la casse. Cicéron venait de parler, mais je réalisai que je ne l’avais pas vraiment écouté. Je me sentais tellement étrangère à tout ce qui se passait, j’étais à côté de mes pompes.

« Hein ? » bredouillai-je, en guise de réponse.

J’aurais pu me sentir gênée de ne pas avoir de réponse concrète à lui offrir mais je ne pouvais pas faire mieux. Je n’avais rien écouté et je n’avais rien à dire. C’était un raisonnement qui tenait la route, même si c’était foutrement impoli. Je n’étais plus à ça près, n’est-ce pas ? je n’étais certes pas une brute épaisse mais je n’étais pas non plus un modèle de délicatesse et de savoir vivre. Chassez le naturel et il revient au galop. Ça se vérifiait encore une fois. Mes lèvres se tordirent en une moue désabusée quand Cicéron voulut reprendre l’entraînement.

« On est vraiment obligés ? » grognai-je en regardant vraiment le garçon pour la première fois depuis que nous étions arrivés. « J’ai l’impression d’être ridicule, même un pantin désarticulé aurait plus de classe. Ça m’emmerde, j’en ai assez de faire ces enchaînements débiles. » je tremblais un peu, tandis que la colère s’insinuait en moi comme un poison. « je sais me battre. Paraît que je cogne comme un homme. »

Peut-être allais-je me faire gronder mais je n’en avais cure. Leurs discours, je les connaissais par cœur. Tout ceci avait été mis en place pour notre bien. Et alors ? qu’est-ce que ça change, hein ? j’étais en rogne, au bout du rouleau, j’en avais ras le bol d’être enfermée ici et je ne me gênais pas pour le faire savoir à qui voulait l’entendre. Pauvre Cicéron. Il n’y était pour rien dans mes tourments, comme moi il subissait les évènements et il essayait de faire de son mieux, c’était injuste de lui imposer ma mauvaise humeur mais il était actuellement la seule personne à laquelle je pouvais parler. Alors, je parlais et au ton de ma voix, c’était évident que j’étais remontée comme une horloge.
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