BELLUM PATRONUM


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Quelques minutes d'or - Eliott&Aleksandar
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Eliott Stuart-Crownwel
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Eliott Stuart-Crownwel
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Message Quelques minutes d'or - Eliott&Aleksandar
par Eliott Stuart-Crownwel, Ven 25 Aoû - 17:41 (#)
Eliott détestait le mardi matin. Son responsable le forçait à faire des consultations générales, et il n'aimait pas ça. S'il avait choisi d'être potionniste, en omettant son don inné pour la discipline, c'était parce que le contact avec les patients était minime. D'un naturel peu empathique, les jérémiades des malades et des blessés, avaient plus souvent tendance à l'énerver qu'à l'émouvoir. Sauver des vie, oui, supporter les pleurs, non. Mais ce matin là, comme tous les autres matins où il prendrait son tour de garde, il afficherait son sourire le plus artificiel, et accomplirait sa mission, parce qu'il avait choisi cette voie, qu'il avait accepté ce poste, et qu'il ne pourrait jamais suffisamment remercier le médicomage qui l'avait pris sous son aile à son arrivée. Plus que de devoir supporter les plaintes, il ne pouvait se résoudre à être inutile et à ne rien faire. Il en était incapable. Soigner les petits bobos quotidiens était une maigre contrepartie pour pouvoir exercer sa passion et passer du temps dans son laboratoire.

C'est cependant morose qu'il prit la direction du cabinet médical, il ne fallait pas non plus lui demander d'être enthousiaste. Il s'était éclipsé plus tôt du cottage des Thomassin ce matin là, échappant ainsi au sourire mutin de Prudence, et au plaisanteries bien moins subtiles de Gary, le fantôme de la maison, tous deux savaient que le jeune homme n'était jamais très emballé par ses tâches du mardi matin. Il ronchonnait un peu pour la forme, sans doutes qu'Edwin déteignait un peu sur lui, c'était typiquement le genre de réaction qu'il lui connaissait. En réalité il aimait passé du temps avec eux tous, il se sentait bien avec eux. Un peu comme s'il était en famille. Un peu. Parce qu'ils n'étaient pas sa famille, et parce que tous les membres de sa famille n'étaient pas morts, il l'aurait lu dans les journaux. Sans doute. Il profitait néanmoins de ces instants à faire semblant de ne plus être seul et isolé, et priait chaque jour pour retrouver les siens.

Les patients aux petits bobos s'étaient enchaînés. Une vilaine toux, des oreilles bouchées, une morsure de doxy, une cheville foulée. Et d'autres petits choses insignifiantes. Qu'il avait soigné. Malgré ses réticences, Eliott était un sorcier très appliqué qui s'investissait dans son travail. Même dans ce qu'il n'aimait pas. Il jeta un regard à l'horloge qui lui indiquait que la matinée était presque terminée, et la corvée avec elle. Un dernier patient, peut-être deux tout au plus et il pourrait aller s'enfermer dans la chaleur rassurante de son antre. Quand la porte s'ouvrit il désigna le fauteuil de consultation sans regarder tout de suite qui entrait, occupé à noter quelques informations sur les médicaments qu'il avait utilisé. Il releva la tête pour finalement croiser son regard. Le sourire artificiel qu'il s’apprêtait à lui offrir s'effaçant derrière un sourire plus timide mais plus sincère.

Salut, je peux faire quelque chose pour toi ?

Il savait toujours pas comment il s'appelait. Les papillons pointaient le bout de leur nez.
Les mardis matins n'étaient pas si affreux.


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Message Re: Quelques minutes d'or - Eliott&Aleksandar
par Invité, Sam 26 Aoû - 23:52 (#)

Godric's Hollow ✻✻✻ La première fois qu'Elizabeth avait évoquée l’idée de l'accompagner chez le médecin, Aleksandar en avait ri. Il avait cru à une blague et s’était attendu à voir le visage de la brune s'élargir en un de ses petits sourires qu'il affectionnait tant. Mais son visage était resté on ne peut plus sérieux et le jeune homme s'était simplement contenté de disperser ses doutes d'un mouvement de la main. La deuxième fois, ce fut au tour de Charlie de lui proposer après une énième nuit passé à chercher un sommeil absent. Il s'était contenté de grogner une réponse à moitié compréhensible. Mais les questions et les regards inquiets avaient fini par avoir raison de ses nerfs.
Oui, il avait était au complexe. Oui, il avait evité les traitements des medicomages du domaine lorsqu'ils n'étaient pas nécessaires. Préférant laisser le temps le soigner au lieu de faire subir un énième sort à lui et son patronus. Oui, sa main lui faisait encore mal et ses nuits n'étaient pas complètes. Et pourtant il ce sentait très bien même si Il n'en avait peut-être pas l'air, il se devait de l'être , il se devait de continué . Pour lui reconnaître sa douleur venait à reconnaître sa faiblesse face à son corps, face à la situation. Le bulgare ne voulait plus de ça, ne pouvait plus le supporter. Il voulait être fort, normal. Pourtant, lorsque même les grands-parents de Jill se mirent à lui poser la même question, il se décida. Si un aller-retour chez le médecin devait être le prix à payer pour leur prouver à tous qu'il allait bien. Ainsi soit-il.

C'est avec une moue renfrognée et un pas traînant qu'il avait quitté le domicile des Peverells pour se rendre jusqu'à la clinique. Son patronus sous forme de bull terrier sur ses talons, ricane à l’attitude hostile de son sorcier « Bah alors K , t’as peur des piqûres » le taquine t-il gentiment alors qu’ils arrivent devant le bâtiment transformé en clinique de consultation par la résistance. Un bref, regard a l'intérieur lui indique une salle vide, il se décide à entrer. Les restes de sa cigarette touche le sol avant de l'écraser de son talon sans un autre regard. Il enroule ses doigts autour de la poignée et fait son entrée sans plus de cérémonie . Aleksandar avait déjà envie de tourner les talons.
À la place de quoi il fait ses premiers pas dans la salle de consultation. Il pose un regard presque énervé au docteur qui lui indique le tabouret en face de lui sans lui prêter plus d’attention, son expression se radoucis automatiquement.

Aleksandar le reconnaît, les deux garçons s’étaient déjà rencontrés au détour des rues de Godric’s Hollow. Et le bulgare mentirait s'il affirmait que l’autre homme ne lui faisait pas de l’effet. Un sourire en coin maintenant collé sur le visage, il se laisse tomber - non sans une certaine grâce - sur l’escabeau. L’autre relève finalement la tête de ses papiers et le brun s’assure de soutenir son regard. Il le salue, lui demande la raison de sa venue et pendant un instant, il se voit lui répondre qu’il était la seule raison de sa venue. Cependant, il en décida autrement, ses mains remontent le long de son coup afin de trouver sa nuque.
Avec un soupir, il finit par prendre la parole « Apparemment, j’ai l’air d’avoir besoin de l’aide d’un professionnel, tout le monde semble persuadé que je vais m’effondrer d’un moment à l’autre… » un autre soupir, son bras retombe, son avant-bras vient trouver ses cuisses. Il se rapproche « Pour résumé, je suis venu pour que tu me dises que tout va bien et qu’on puisse passer à quelque chose de plus intéressant » finit-il en lui lançant un sourire à peine suggestif.

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Message Re: Quelques minutes d'or - Eliott&Aleksandar
par Eliott Stuart-Crownwel, Dim 10 Sep - 19:43 (#)
Eliott passa la langue sur ses lèvres, la bouche soudainement un peu sèche. Il ne pouvait définitivement pas cacher que l'autre garçon produisait un certain effet sur lui. Et il ne pouvait définitivement pas se convaincre que ses avances ne présentaient aucun intérêt à ses yeux. S'il s'était écouté, il se serait jeté sur lui. Mais, la petite voix de King, assis sur son bureau l'empêchait de laisser libre cour à ses pulsions hormonales. Il l'avait vu plus en forme. C'était évident qu'il était ici pour une bonne raison. Même si l'idée qu'il soit venu rien que pour le voir lui plaisait beaucoup, il semblait évident que quelqu'un l'avait poussé à franchir les portes du cabinet médical pour qu'il prenne soin de lui. Les sorciers qui ne s'occupaient pas de leur bien-être étaient légion à Godric's Hollow. Mais le potionniste était justement là pour y remédier. Entrant dans son jeu, les yeux plein d'une malice équivoque, il se pencha vers lui, rapprochant considérablement leurs lèvres, laissant échapper les mots dans un souffle.

La proposition est tentante.

Sans lui laisser le temps d'une quelconque réaction, il se redressa sa baguette en main, faisant voler à côté de lui ses outils de consultation d'un moulinet du poignet, prêt à l'examiner. Il prit d'abord une languette de bois qu'il lui enfonça dans la bouche en le forçant à tirer la langue.

Les gens ne rentre jamais ici parce qu'il n'ont rien. Ce sera à moi d'en décider, après.

Il enchaîne ses examens de gestes experts et maîtrisés.

Mais tu es mon dernier patient de la matinée, on peut déjeuner ensemble si tu veux.

Si son sourire semblait timide, ses yeux exprimaient quand à eux toutes les possibilités envisageable durant ce « déjeuner ».

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Je peux savoir ce que tu as encore foutu ?

L'amant avait laissé la place au médicomage, et son énervement était palpable. Il se fréquentaient depuis quelques semaines, un mois peut-être, Eliott ne comptait pas. Ce n'était pas comme s'ils étaient ensemble, ils partageaient simplement des moments ensemble. Ils se réconfortaient en quelques sorte. Les temps étaient difficile et le peu de chaleur humaine accessible était bonne à prendre. C'était comme un accord tacite entre eux. Ils partageaient la douceur de certains instants sans rien attendre ou exiger de l'autre. Et cela semblait plutôt leur convenir, du moins cela convenait au serpentard. Mais Aleksandar avait la mauvaise manie de se fourrer dans des situation qui mettaient en rogne le soigneur. Comment pouvait-on prendre aussi peu soin de soit ? C'était invraisemblable.

La nuit était déjà bien avancée et à la lueur d'une bougie le blond appliquait un onguent de sa fabrication sur les petites plaies sur son visage, avec une délicatesse étonnante quand on sentait sa colère gronder en lui.

Tu dors, au-moins, en ce moment ?

Même s'il refusait de l'admettre, le jeune homme, derrière le médecin, était aussi inquiet.



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Message Re: Quelques minutes d'or - Eliott&Aleksandar
par Invité, Dim 24 Sep - 11:12 (#)

Godric's Hollow ✻✻✻ Siccario grogne aux paroles de son sorcier, qui peut très clairement sentir son agacement au travers de leur lien. Malheureusement pour l’animal, le bulgare n’en a que peut de chose à faire. Toute son attention est maintenant posée sur l’homme en face de lui. Aleksandar se plaît à observer l’effet de ses avances sur l’autre sorcier. Il regarde sa langue sortir pour humidifier ses lèvres. Ses lèvres qu’il n’aurait aucun mal à recouvrir des siennes si l’occasion se présentait. Ses lèvres qu’il ne perdait pas une occasion de faire gémir son nom. Le brun souris de plus belle à cette idée, alors qu’il entend son patronus déblatéré des profanités sans importance à son adresse. Il se rapproche de lui, ne cachant aucunement ses attentions qui n’avait rien d’honorable. Ça ne semblait pourtant pas gênée le médicomage en face de lui, qui rentra facilement dans son jeu alors qu’il pénètre son espace vital. . Elliott s’approche et Aleksandar décroche de ses yeux pour poser son regard sur les lèvres de l’ancien élève. Il ne suffirait à Aleksandar que de se pencher de quelques centimètres pour initier, ce qu’il sait être le début d’une excellente soirée. Pourtant, il ne fait rien et remonte son regard vers les pupilles brillantes d’un amusement certains du médecin.
Les deux hommes se défient du regard, il avoue la tentation représentée par son offre et Aleksandar peut presque déjà le voir entre ses bras. Mais Eliott ne semble pas avoir la même vision puisqu’il se redresse sans plus de formalités pour commencer son auscultation.
Aleksandar se prend à suivre le mouvement, mais fut rapidement et désagréablement coupé par une palette en bois incérémonieusment enfoncé dans sa bouche. Siccario ricane derrière lui « Avoue que t’aurais préféré autre chose, Aleks » les yeux du bulgare se lève vers le ciel alors qu’il se tourne vers son patronus et le fusille du regard « Tu ne veux pas garder ta gueule fermée et nous laisser parler » pensa t'il en sa direction avant de se retourner vers l’autre sous les gloussements de son patronus.

Les gens ne rentrent jamais ici parce qu'ils n'ont rien. Ce sera à moi d'en décider, après. Aleksandar ne peut se retenir de pousser un grognement ennuyé à sa réponse. Il se redresse, pour se laisser aller en arrière, accrocher au rebord du tabouret dans une attitude bien trop enfantine pour son âge. Il n’avait que faire du ridicule, clairement passé au-dessus du jugement des autres depuis bien longtemps. Agacé, il se laisse pourtant manipuler sans un mot par le jeune docteur. Qui lui propose un déjeuner après son examen. Immédiatement le sourire triomphant remplace la moue enfantine et le jeune hoche doucement la tête. La journée avait décidément pris une tournure intéressante.

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La voix d’Eliott s’élève dans le calme de la pièce. Aleksandar peut clairement entendre le ton de reproche omniprésent dans la voix du jeune homme. Il retient de peu un soupir ennuyé. Il détestait quand l’autre sorcier se mettait à le lecturer sur sa condition physique. Dans un monde idéal, le médicomage soignerait ses diverses blessures sans plus de cérémonies et s’empresserais de lui faire un bisou magique. Il pouvait même facilement se voir prendre l’initiative, se penchait pour réduire les quelques centimètres les séparant de l’autre homme et diriger son attention vers quelque chose de bien plus agréable pour chacun d’entre eux. Mais la réalité était, à son grand regret, très loin de se fantasme, il ne bouge pas et laisse le plus jeune s’occuper sans broncher.
Les doigts d’Eliott appliquent la crème avec une précaution que le bulgare aurait pu qualifier d’inutile. Après tout il avait supporté bien plus durant les derniers mois, il n’allait pas se briser en mille morceaux sous les mouvements un peu trop brusque d’un médicomage. « C’est pas une raison pour te faire encore plus mal, non? » Grogne le petit chiot couché à ses côtés. Il lève les yeux au ciel, agacé par la remarque de son patronus qui apparemment désapprouvé son comportement.
Encore une fois, Eliott, brise le silence « Tu dors, au moins, en ce moment ? » Aleksandar hoche la tête indolemment en humant une approbation « Comme un bébé » ment il avec une facilité déconcertante avant de s’emparer des lèvres maintenant familière de l’homme en face de lui. Dans l’espoir que l’adolescent laisse facilement tomber ce sujet dont il n’avait absolument aucune envie de discuter avec lui. Slaine et Charlie pour ne citer qu’elles étaient déjà constamment sur son dos. Leurs intentions étaient louables, mais ne faisaient qu’agacer le jeune homme constamment rappelé de cette condition qu’il essayait d’oublier.
Sans lâcher les lèvres du plus jeune, il enlève l’onguent de ses mains et rentre un peu plus dans son espace vital « Laisse ça de côté et occupe toi plutôt de quelque chose de plus urgent » murmure t'il finalement contre ses lèvres.

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Tout son corps crie douloureusement alors qu’il traîne sa carcasse vers le village résistant. Ou plutôt que Greer le traîne comme elle peut. Il peut l’entendre le maudire encore une fois alors que ses muscles se contractent péniblement afin de ne pas le laisser tomber dans la neige. Il lui en est reconnaissant, mais il est bien trop occupé à lutter pour pouvoir la remercier comme il se doit. Après ce qui semble être une éternité passé à ce trainer dans le paysage enneigé, des maisons apparaissent enfin une par une comme une poussée salvatrice. Il était enfin en sûreté. Le peu de poids qu’il s’était évertuait à soutenir retombe lourdement sur l’épaule de Greer, manquant de les faire chavirer. « Désolé » chuchote le bulgare sans savoir si les mots ont réellement passé ses lèvres ou s'ils ont simplement étaient avalé dans un autre soupir.
La terre gelée fait graduellement place au pavement des ruelles de Godric’s Hollow. Personne n’est encore vraiment levé et les rues sont désertes, la voix de Greer s’élève facilement dans ce silence pourtant Aleksandar peine à l’entendre. Elle semble lui demander ou trouver un médicomage dans ce patelin, un seul nom lui vient à l’esprit. « Eliott » lui répond t'il tout simplement. Comme si c’était la chose la plus logique du monde. Pourtant, cette réponse semble agacer la brune de plus belle, comme le bulgare pouvait en juger par ses grognements. Il lui fallu tout de même un petit moment de plus pour en venir à la réalisation de l’infamiliarité de la brune avec le jeune homme, le bulgare s’empresse de lui indiquer l’adresse de sa résidence.
La suite ne fut qu’un flou incohérent pour le bulgare, mais très sûrement une tache pénible pour la sorcière brune qui dut le trainer jusqu’à la maison des Thomassins. Après un voyage d’une éternité indicible, ils arrivent enfin à destination, Aleksandar libère Greer de son fardeau pour se laisser tomber contre la porte sur lequel il trouve un équilibre plutôt acceptable. Jusqu’à ce que le battant se dérobe sous son poids pour le laisser se rattraper à un corps chaud et pris de surprise.
« Salut Chéri » il lui sourit alors qu’il laisse tout son poids reposer sur son amant. Il sent la tension dans les épaules de l’autre sorcier et peu facilement imaginer le mélange de colère et d’inquiétude qui prenait sûrement place sur le visage de l’autre homme.
« Fais pas cette tête «  lui chuchote t'il a l’oreille « C’est moins grave que ça en à l’air » Il se recule de la présence pourtant laisse retomber sur le mur de l’entrée une main tentant vainement d’enlever la mèche de cheveux qui semblait constamment entravé sa vision. Il entend vainement Greer prendre congé alors qu’il garde son regard sur son homme.  


Dernière édition par Aleksandar S. Kavinsky le Lun 4 Déc - 16:02, édité 1 fois
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Message Re: Quelques minutes d'or - Eliott&Aleksandar
par Eliott Stuart-Crownwel, Lun 4 Déc - 11:05 (#)
Il sentit sa conscience professionnelle s'étioler petit à petit jusqu'à disparaître sous les assauts de ses lèvres. Les quelques égratignures n'allaient pas le tuer, et ils auraient bien le temps de reparler de son sommeil plus tard.
Oui, profiter de la douceur de l'instant semblait bien plus important.

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Enroulé dans une légère couverture de laine, il profitait du silence de la maison pour lire et se reposer. Il ne prenait que peu de temps pour lui, pour dormir et se détendre, et les tiraillements de son corps lui réclamaient un peu de répit. Le cottage était presque vide, seule Prudence était présente, et quand il n'y avait qu'elle, tout semblait devenir plus doux. L'atmosphère de la demeure en était perceptiblement changé. Comme si un nuage de coton moelleux et réconfortant se répandait dans l'air. Il se sentait bien et profitait de la chaleur du feu de la cheminée, enfoncé dans trop de coussin, sur le fauteuil trop mou devant la fenêtre. Elle donnait sur le jardin, à l'opposé de l'entrée. Aussi n'entendit-il pas les pas lourds sur le gravier. Il releva la tête en entendant les coups sur la porte, et c'est en croisant le regard inquiet de la maîtresse de maison, jusque là penchée sur son ouvrage, qu'il pris conscience que la guerre n'était pas terminé, et que s'ils n'attendaient personne, cette visite n'était pas forcément de bonne augure. Il empoigna sa baguette et se précipita vers l'entrée où il ouvrit le lourd battant de bois prêt à tout. Sauf à recevoir ce corps à la chaleur familière dans les bras. Il sentit immédiatement le sang battre ses tempes sous l'effet de la colère. Il détestait cette façon qu'il avait de toujours minimiser ses blessure. Cette manie stupide de prendre soin des autres, avant de prendre soin de lui. Sa nonchalance dans ces moments de tension. Il serra les dents, les mâchoires crispées.
Il détestait par dessus tout s'inquiéter autant pour lui.

Je crois que tu peux au moins me laisser le diagnostique. Je suis peut-être pas encore médicomage ,mais je le suis toujours plus que toi.

Il remercia d'un hochement de tête la jeune femme qui s'éloignait déjà, manifestement aussi exaspérée que lui. Il le traîna comme il pouvait jusqu'à un fauteuil du salon, ce havre de paix qui avait disparu pour laisser place au champ de bataille toujours plus grand, toujours plus envahissant. Prudence revenait déjà avec une bassine d'eau chaude et des linges propres. Elle les regardait avec la douceur d'une mère et sous son coup d’œil plein de chaleur il sentit la rage retomber un peu. Elle s'éclipsa discrètement, ferma la porte derrière elle, et il entendit le craquement des marches de bois l'accompagner jusqu'à sa chambre. Il resta quelques minutes à regarder son amant, dans le silence, puis il attrapa l'un des chiffons qu'il plongea dans la cuvette. Il tamponna avec autant de douceur que possible les quelques plaies apparentes, avant de jeter quelques sorts de diagnostiques. Ce n'était effectivement pas grand chose, du moins rien qui ne pouvait être soigné avec un peu de temps, de repos, et quelques potions.

Il s'est passé quoi cette fois ? Et je veux pas la version du conte pour les enfants. Je ne veux plus que tu me mentes ou que tu me caches les choses dangereuses dans lesquelles tu te lances avec insouciance. J'ai le droit de tout savoir, maintenant.

Il le regardait droit dans les yeux, sans ciller, avec une détermination qu'il n'avait jamais engagé pour un autre être humain. Même avec sa sœur, ses parents. Même avec Silas.

S'il te plaît.

Il posa sa main contre sa joue et la laissa descendre dans sa nuque où ses doigts glissèrent dans ses cheveux. Il se pencha en avant vers lui et colla leur deux fronts avant de murmure.

J'en ai assez, des mensonges.

Sa vie, semblait être un mensonge.


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Assis derrière son bureau, il regardait la pénombre prendre peu à peu possession de la pièce. Ce n'était pas une bonne journée, ça n'avait strictement rien d'une bonne journée. Plus tôt il s'était rendu jusqu'à la petite maison qu'occupait sa sœur, dans le cœur du village. Comme à son habitude il était entré juste après avoir frappé, Evelyn ne semblait plus capable d’interagir avec le reste du monde. Mais il ne l'avait pas trouvée assise au milieu de son lit, mais allongée sur le sol de la chambre. Malgré tous ses efforts pour la réveiller, il n'avait pas réussi et il avait dû appeler Bonnie, de passage dans le village pour l'aider à la transporter au centre médical pour essayer d'établir un diagnostique. Mais rien. Ils n'avaient rien trouvé. Elle était juste endormie. Simplement endormie. Et rien ne pouvait la réveiller. Elle avait mis une autre barrière entre elle et le reste de monde.

Alors il était resté des heures à son chevet à attendre. Seul. Il avait tout juste remarqué la main de Charlie qui s'était posés sur son épaule, il n'avait pas entendu les mots de Bonnie lui conseillant de manger. Il s'était imaginé attendre pour toujours, et aurait pu s'y résoudre, tout abandonner à son tour et ne plus bouger de cette chaise de paille trop dure. En réalité il y avait songé très sérieusement, pendant plusieurs minutes. Le sentiment d'abandon qu'il ressentait à nouveau, une fois de plus, le terrorisait. L'impression de solitude qui s'accrochait à lui horrifiait. Tout semblait aller de travers et plus que jamais il n'arrivait pas à se remettre de tout ça. Rien ne pouvait redevenir comme avant, mais c'est ce qu'il voulait le plus au monde.

Toujours perdu dans ses pensées il entendit tout juste la porte s'ouvrir dans un grincement. Il sentit juste les bras s'enrouler autour de son corps et le souffle chaud dans son cou. Il reconnut l’odeur familière d'Aleksandar et le monde redevint tangible autour d'eux, petit à petit. Il s'accrocha à lui autant qu'il pouvait. Il avait trouvé une ancre sur laquelle se reposer dans cette tempête tumultueuse. Il ne voulait plus jamais le lâcher.

S'il te plaît, ne m'abandonne pas, toi aussi.

Une complainte qu'il ne s'était jamais autorisé avec qui que ce soit, jamais.


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Message Re: Quelques minutes d'or - Eliott&Aleksandar
par Invité, Jeu 28 Déc - 21:57 (#)

Godric's Hollow ✻✻✻ La porte s’ouvre et la seule chose qui tenait Aleksandar s’évapore, laissant le Bulgare impuissant et inexorablement attiré par la gravité terrestre. Il tombe de tout son poids sans pouvoir se retenir jusqu’à rentrer en contact avec un corps chaud. Un corps qu’il connaît bien. Qu’il reconnaît comme celui du médicomage malgré le fait qu’il n’a aucun moyen de s’en assurer. Fussent était tout autre personne cette salutation aurait pu très rapidement devenir gênant. Mais le corps qu’il sentait sous lui était ben celui d’Eliot dont il pouvait très clairement ressentir la colère.  
Aleksandar tente vainement de le rassurer à moitié pour calmer l’angoisse de son amant, et en partie pour calmer cette colère que le jeune homme éprouvé à chaque fois que le bulgare mettait sa santé de côté. Énervé par cette nonchalance qu’il portait comme un badge d’honneur. Caché dans son épaule, il ne put s’empêcher de sourire à la remontrance à peine voilé d’Eliott, qui semblait vouloir faire passer son professionnalisme avant son agacement. Aleksandar lui en est reconnaissant, la douleur ressentit quelques minutes auparavant résonné encore dans sa tête ainsi que dans tout les membres de son corps alourdit par la fatigue.
Aleksandar lui en est reconnaissant, la douleur ressentit quelques minutes auparavant résonné encore dans sa tête ainsi que dans tout les membres de son corps alourdit par la fatigue. Et c’est sans la moindre nuance de grâce, il se laissa tomber avec un grognement. Soulagé, il laisse ses yeux se refermer pendant quelques instants, se laissant aller dans cette douleur fantôme qui se plaisait à le consumer, mais qui faiblissait graduellement. Il pouvait aussi sentir la lente réapparition de Siccario à ses côtés. Après une ou deux minutes passé immobile dans un silence de plomb, il ouvre un œil pour croiser le regard d’Eliott fixé sur sa personne. Une dizaine de répliques sarcastique lui viennent en tête, mais il préfère les garder pour lui, craignant de raviver la colère à peine calmé du jeune sorcier. Il opte pour le laisser faire son diagnostique, l’observant silencieusement, un léger sourire aux lèvres.
Le médicomage se met ensuite au travail en silence, réalisant les premiers soins et diagnostiques avant de poser la question qui semblait le tracasser depuis un moment. La vérité, quelque chose qu’Aleksandar ne peut décemment pas lui refuser. « Tu vas trouver ça con comme histoire…» Commence t-il d’une voix un peu trop rauque. Il détourne le regard soudainement honteux de la suite d’événements qui l’avait mener à cet état. Mais cette fois Eliott est déterminée et ne semble pas être enclin à laisser le bulgare édulcoré la réalité un peu plus longtemps. Avec une certaine douceur, il sent la main de l’autre sorcier glisser jusqu'à sa nuque pour coller leurs deux fronts. Dans cette position, Aleksandar ne peut plus fuir et n’a plus d’autre choix que de lui dire la vérité. Doucement, il lui raconte « J’ai voulu aller m’entraîner aux alentours du village, puis deux mangemorts me sont tombés dessus" « C’est vraie que dis comme ça c’est pas particulièrement brillant » intervient son patronus, de retour sous sa forme immatérielle. Aleksandar se doutait bien que cette réponse ne satisferait pas Eliott, mais la suite ne risquait pas de lui plaire non plus « J’ai essayé de me battre contre eux…» Il laissa échapper un ricanement sans humour « … Mais sans l’aide d’Elie et de Greer, je ne pense pas que j’aurais était capable de revenir » Il ferme ses yeux « Mais avant que tu commences ton sermon, je tiens à te faire remarquer que je suis quand même revenu en un seul morceau » intervient il finalement en lui avec une expression à peine navré collé aux visages. Les deux savaient bien que le bulgare n’était pas désolé.

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Aleksandar se réveille de son coma artificiel. Le jeune homme ayant profité de l’absence de sa colocataire pour fumer un joint et laissais la fumer médicinal l’emporter dans un sommeil sans interruption. Il savait pertinemment que cette solution n’était pas la bonne et que le sentiment de relaxation apporté par la drogue n’était que temporaire, que bientôt les cauchemars et le stress qu’il ressentait reviendrait aussitôt. Mais au fond, il s’en foutait, si la drogue n’était pas le remède parfait à ses terreurs, elle avait le mérite de marché. Ce n’était pas la seule solution à son problème de stress post-traumatique, la « routine » installée du village et la présence de Charlie ainsi que des personnes proches de lui avait aidé. Et pourtant, l’instinct du bulgare n’était toujours pas convaincu d’être en sécurité. Malgré toute la volonté que le bulgare mettait pour laisser le passée derrière lui, cette anxiété semblait toujours le rattraper. Et cette angoisse avait le don de l’agacer.
Elliott avait aussi aidé avec son problème au-delà d’être une distraction pour le moins agréable le jeune homme savait comment rassurait le bulgare. Comment dissiper toutes les angoisses stupides que sont cerveaux créer, mais le jeune homme était rester introuvable. Aleksandar s’était donc rabattu sur sa solution de secours.
Après une bonne dizaine de minutes de plus gaspillé à fixer le plafond, il finit par finalement se lever pour partir à la recherche du garçon. Il ne mit pas longtemps à trouver le jeune médicomage, absent de son laboratoire en pleine journée, il n'y avait qu'un autre endroit ou le sorcier pouvait se trouver.

Sans attendre une invitation, il finit par entrer dans la maison et comme il s’y attendait Eliott était prostré au chevet de sa sœur. Le bulgare ne prit pas la peine d’annoncer sa présence et se dirigea directement vers Eliott pour l’entourer de ses bras dans une salutation muette. Eliott s'y accroche désespérément, Aleksandar le laisse faire. Il le laisse prendre tout le confort dont il a besoin de cette étreinte, resserrant sa prise sur le corps tremblant du jeune homme. Il se laisse tomber à genoux derrière lui. Depuis cette nouvelle position, il pose sa tête dans le creux de l’épaule du garçon et essaie tant bien que mal de la calmer par sa présence. Sans dire un mot, il pose un regard inexpressif sur le corps endormi de la sœur du garçon. Immobile et pale, semblable à tout les corps qui l’avait vu durant les combats. Et cependant toujours bien vivante, juste endormis telle blanche neige dans l’attente d’un futur plus charitable. Une sorte d’hibernation de laquelle elle finirait par se réveiller. Rien de final, comme il avait pu voir sur le champ de bataille. Sans dire un mot, il pose un regard inexpressif sur le corps endormi de la sœur du garçon. Peut-être qu’il aurait était dans le même état si le corps de Slaine était celui allongé sur le matelas. Le bulgare n’en avait aucune idée, il n’arrivait pas à s’inquiéter pour la jeune femme en face de lui ou bien même à compatir à son sort. Il n’en avait pour ainsi dire pas grand chose à faire.
La seule chose qui semblait l’affecter à ce moment précis, était le désarroi de l’homme présent entre ses bras.
Bien qu’il se refuse encore à accepter l’étendue de ses sentiments pour l’autre sorcier, il ne pouvait nier que l’attirance qu’il ressentait pour le jeune homme était plus que physique. Il l’embrasse sur le coup et resserre un peu plus son étreinte en entendant le timbre désespéré de sa voix. Elliott habituellement si en contrôle de la situation et sure de lui en était maintenant réduit à le supplier. Aleksandar détestait ça et à ce moment précis, il serait prés à faire n’importe quoi pour le faire revenir à la normale. Malgré cette envie, sa fierté l’empêche de rassurer le médicomage de façons trop conventionnel.

« Tu ne peux déjà plus te passer de moi, Eliott ? » L’interroge t-il d’une voix feutré qu’il voudrait sensuel « Je sais que je suis un dieu au lit, mais de là à te rendre accro à ce point » Il dépose un autre baiser sur son oreille, une sorte d’excuse pour son comportement indolent presque immature. C’est aux creux de son oreille qu’il se décide finalement à dévoiler une partie de ses sentiments « T’inquiète pas bébé, je compte bien rester prés de toi encore un moment » Ce n’était pas l’aveu réel de ce que ressentait Aleksandar pour l’autre homme. Ce n’était pas la confession de l’équilibre qu’il lui apportait, ni celle de la sûreté qu’Elliot lui donnait. Ce n’était aucune de ces belles déclarations seulement c’était le mieux qu’il pouvait faire.


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