BELLUM PATRONUM


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It's nothing. <Ayden>
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Message Re: It's nothing. <Ayden>
par Invité, Lun 11 Sep - 19:43 (#)
Ayden était né dans le monde moldu. Mais comme sa mère l’avait abandonné en bas âge, il n’y avait pas grandi, il avait grandi avec son père et sa famille de son côté sorcier. Il n’avait donc pas apprit le peu de cuisine qu’il connaissait avec eux. C’était Matéo, le seul petit ami de sa mère avec qui il avait tissé des liens, qui lui avait appris ce qu’il savait. Et il ne savait pas faire grand-chose, mais le petit peu qu’il faisait, il le faisait bien. Comme toujours, il s’appliquait et s’investissait dans ce qu’il entreprenait. Ce qu’il savait de l’art de la pizza, c’était les similitudes qu’il y avait entre la chirurgie et la cuisine. Du doigté et de l’instinct. Car il fallait bien le dire, même magique, la chirurgie demandait de la minutie et un souci des détails. L’exécution des sorts utilisés dans cette discipline était délicate.

« C ’est-à-dire… Que même avec ma baguette, je ne le fais jamais. »

Il souleva une épaule, comme si ce qu’il allait dire allait être une évidence. Il n’eut même pas besoin de réfléchir. Elle savait faire des autopsies, elle saurait mettre des ingrédients sur une pâte, ce pouvait bien être sorcier puisqu’elle en était une. Elle n’avait donc clairement aucune inquiétude à se faire.

« Je suis certain que tu y arriverais, c’est plus facile que la chirurgie alors. Et comme les autopsies, il n’y a pas de risque de tuer quelqu’un, enfin, presque pas. »

Il y avait bien les empoisonnements alimentaires, mais Ayden n’était pas certain si c’était possible chez les sorciers. Comme la plupart d’entre eu maitrisait les bases de l’alchimie, n’importe quel étudiant de premier cycle connaissait les remèdes de base. Après avoir elle aussi, pris un temps pour admirer le menu, elle le posa à son tour devant elle.

« Ce que tu veux. De toute manière je ne comprends rien à la carte. Tu travaillais ici ? »

Il hocha la tête en signe de négation. Il fut tout de même soulagé de savoir qu’elle ne lui demanderait pas un truc difficile à prononcer dont il n’était même pas certain des ingrédients. Puis l’autre côté positif c’est qu’il aurait la chance de lui faire découvrir quelque chose puisqu’elle ne connaissait pas les pizzas et que c’est tout ce qu’il savait faire. Enfin, ça et du pain grillé.

« En fait c’est l’ancien petit copain de ma mère. Longue histoire. Mais en sommes, nous avons conservé un bon lien. Il m’a appris à faire des pizzas. C’est d’ailleurs le seul truc que je sache faire, enfin, comme un moldu. Mais c’est trop long à la main et comme, nous sommes seuls… »

Il sortit sa baguette et en quelques coups la cuisine se mit à remuer. La pâte à pizza se préparait seule et les bacs d’ingrédients se remplissaient au rythme du couteau qui les tranchait.

« J’avait un peu peur que tu prennes un truc super compliqué, mais comme tu ne sais pas ce que c’est une pizza, je vais te montrer. C’est simple. Surtout avec une baguette. »

Il se gratta l’arrière de la tête. Il aurait bien pu tenter d’exécuter un osso buco, mais le résultat aurait probablement été lamentable. Même pour la cuisson d’un steak, il ne savait trop s’il était en mesure d’y parvenir. Il prit la main de la jeune femme et l’amena dans la cuisine qui était active grâce à la magie. À l’arrière du restaurant, il y avait un comptoir avec des contenants remplis de différents légumes, fromages et type de viande. Il commença par se laver les mains à l’évier puis attrapa une boule de pâte qui s’était formée dans un bol. Le couteau et la planche à découper allèrent se glisser seuls dans un grand évier. Il divisa la pâte en deux et en plaça une devant la jeune femme. Il commença à pétrir sa pâte avant de lui donner une forme arrondie avec ses points. La texture était agréable et la levure dans la pâte dégageait une douce chaleur. Il jeta un regard à la jeune femme qui se tenait timidement devant sa boule de pâte.

« Attend je vais t’aider, tu permets ? »

Il se plaça à proximité de la jeune femme et approcha la pâte près d’elle. Il sentait le doux effluve de son parfum et la chaleur de son corps. Il ressenti un courant électrique parcourir l’ensemble de son corps. Il avait envie de la toucher. Elle. Passer sa main dans sa longue chevelure d’ébène. Soudainement il en oubliait même qu’il avait faim.

Delliha McLeod
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Message Re: It's nothing. <Ayden>
par Delliha McLeod, Mar 12 Sep - 1:47 (#)
« C’est plus facile que le chirurgie. » Tout était plus facile que la chirurgie… sauf les mensonges qu’elle se tissait lentement autour d’elle. Ces toiles gigantesques dans lesquelles elle se promenait sans cesse. Elle laisser passer ses fils autour des gorges de quiconque l’approchait un peu plus. A toi bientôt le tour. « Il n’y a pas de risque de tuer quelqu’un, enfin, presque pas. » Un petit sourire se glissait sur ses lèvres en t’entendant. La poupée se fichait un peu ce que tu lui racontais. Ce qu’elle avait compris c’est qu’elle allait rentrer dans la cuisine avec toi. Sa curiosité était malsaine, elle ne devrait pas être aussi pressée que de voir ce qui se cachait derrière cette porte.

Elle t’écoutait sans faire de commentaire sur tes histoires de famille ou même de cuisine moldue. Tu semblais être fier de tout cela et elle ne comprenait pas pourquoi. Elle ignorait toujours ce qu’était ce que tu désirais manger et préparer. Trop de mystère pour si peu, surtout si c’était d’origine moldue.

La poupée frémit lorsque tu attrapes sa main, mais elle te suit. Elle te suit dans les cuisines sans broncher et son regard balaie les alentours. Un univers soudainement métalique, asseptisé, qui ne lui plait pas vraiment. Elle trouvait même cela très laid contrairement au charme de l’autre pièce.
Son regard s’accrochait à tous ces objets qu’elle ne connaissait pas, sûrement véritablement barbares ou démoniaques.

Enfin, elle s’intéressa à ce que tu étais en train de faire. Elle retirait lentement les bijoux de ses doigts et poignet pour se laver les mains aussi. Mais elle resta immobile face à la pate à pizza, t’observant simplement faire. Elle haussait parfois un sourcil en te voyant faire alors qu’elle observa le rouleau à pâte léviter jusqu’à toi, ainsi que la roulette. Elle restait figée jusqu’à frémir à ton approche. Elle réalisait soudainement que tu étais proche d’elle pour l’aider.

Son frisson la dévorait pleinement et la fit fermer les yeux quelques secondes, avant de pencher un peu la tête en avant. Te savoir à côté d’elle et presque dans son dos avait quelque chose de terriblement dérangeant… et grisant aussi. Elle devinait ta chaleur. Elle devinait ton parfum qui gravitait autour de toi. Elle déglutissait sans un mot. Elle ne pouvait pas rester immobile… Elle ne le pouvait pas. Alors sans prévenir, elle se hissa légèrement sur la pointe des pieds et commença à travailler la pate, en imitant tes précédents mouvements.

Tes mains s’ajoutaient pour l’aider, contre l’épaisseur de la pate.

Son cœur s’emballait un peu plus, son souffle se faisait court.

Elle sentait ses joues s’emballer sous cette proximité un peu trop malsaine.

Et puisque la pate lui collait un peu aux doigts, elle ajouta de la farine sous tes indications. Elle se mordit la lèvre inférieure un instant avant de jeter ce qui lui restait de farine entre les doigts au-dessus de son épaule, certainement en plein dans ta face.

Delliha pivota un peu sur le côté pour jeter un coup d’œil à ton visage, en retenant son léger rire. Elle souffla tout bas : « Tu as déjà vu un fantôme tatoué… ? » Elle se mordit la lèvre, amusée par sa propre bétise.  


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Message Re: It's nothing. <Ayden>
par Invité, Mar 12 Sep - 3:33 (#)
Il n’avait pas du tout l’impression de savoir ce qu’il faisait. Où il s’en allait avec tout ça. Il avait la sensation de marcher constamment sur des œufs qui pouvaient s’écraser à tout moment sous le poids de leur vision diamétralement opposée du monde. Il ne savait pas jusqu’où il pourrait pousser son audace. Elle pouvait tourner les talons n’importe quand et ne plus jamais vouloir lui adresser la parole. Il préférait se dire qu’il sentirait, quand ce serait trop pour elle. Il n’avait pas l’habitude de se laisser guider par la peur, pourtant il craignait au fond de lui d’en faire trop et de ne plus pouvoir rattraper ce qui se passait. Après tout, on l’avait éduqué dans l’idée que tout le monde moldu était diabolique, barbare, et à détruire.

Il se concentra à nouveau sur la jeune femme qui s’était mise à l’action après qu’il se soit approché d’elle. Elle pétrissait la pâte comme il l’avait fait juste avant elle. Ayden souris en se disant qu’elle s’en sortait plutôt bien pour quelqu’un qui n’avait jamais levé autre chose qu’une baguette en cuisine, mais si il l’a laissait faire de cette façon elle aurait de la difficulté à manger sa pizza. Sans crier gare, il ajouta ses mains à la pâte afin de lui donner un coup de pouce. Ses mouvements étaient lents. Précis. Délicat. Il caressa la main de Delliha au passage. Le contact le fit frissonner. Il n’arrivait toujours pas à comprendre comment quelqu’un pouvait éveiller une flamme comme celle-là pour si peu. Pourtant il était impensable qu’elle ait du sang de vélane. Il avait d’abord pensé à cela, mais c’était ravisé en se disant que sa mère ne l’aurait pas éduqué si elle n’avait pas été sa véritable fille, non, ça il en était sûr, les mélanges avec les créatures magiques n’étaient pas mieux vus, sinon pires.

Alors qu’il était concentré à sa tâche, une fine poudre camoufla sa vue l’espace d’un instant. Ça sentait la farine. Aucun doute, elle venait de lui jeter de la farine au visage. La poudre blanche lui chatouilla les narines et il leva automatiquement le bras pour retenir son envie d’éternuer.

« Tu as déjà vu un fantôme tatoué… ? »

Visiblement elle se trouvait drôle puisqu’elle affichait un sourire rayonnant empli de malice. Il ne se laisserait certainement pas faire. Il passa ses mains afin d’y amasser le plus de farine possible et les tapas au-dessus de la tête de la jeune femme, la couvrant à son tour de farine. Le sourire fendu jusqu’aux oreilles, les yeux pleins de malice, Ayden était, somme toute, satisfaits de son œuvre. Le blanc lui allait plutôt bien.

« Comme ça au moins, nous sommes agencés. »

Il lui fit un clin d’œil se trouvant particulièrement brillant. Il resta là un instant à l’observé face à la jeune femme. Était-elle en train de s’amuser? Peut-être que son plan, qui en réalité n’en avait rien, était en train de porter des fruits qu’il n’espérait même pas. Il essuya sa main enfarinée sur son pantalon, laissant au passage une trace blanche. Il s’approcha davantage de la jeune femme, déposa tendrement sa main sur sa joue et essuya ses lèvres de son pouce afin d’en retirer la fine poudre blanche. Son cœur tambourinait dans sa poitrine. Il ne pouvait détacher son regard de ses somptueuses lèvres. Tout son être lui criait de déposer un baiser sur ses lippes. De gouter à ce fruit inaccessible, il en rêvait depuis son retour de stage. Depuis qu’il avait réalisé qu’elle lui avait manqué.

« J’ai vraiment envie de t’embrasser. Là, maintenant, tout de suite. »

Il avait déjà essayé de se rapprocher, une fois, sans mot et s’était fait renflouer avant même d’avoir risqué quoi que ce soit. Il décida donc de jouer d’honnêteté. Sans lui laisser le temps de répliquer, il glissa sa main à la taille de la jeune femme et l’obligea à s’approcher. Elle ne s’enfuirait pas. Pas cette fois. Elle pouvait bien se mentir à elle, mais lui n’avalerait pas sa salade. Si elle avait en horreur à ce point tout les sangs mêlés, elle n’aurait jamais accepté de le suivre, ni d’entrer dans se restaurant et encore moins de s’enfoncer dans une cuisine, seule avec lui. Leurs deux corps s’entrechoquèrent. Ayden sentit la chaleur lui monter aux joues. Il avait souvenir d’avoir actionné le four à bois avec sa baguette, mais son rythme cardiaque qui avait drastiquement augmenté, était certainement davantage en cause de son sentiment de chaleur soudaine. Il sentait tout son corps se mettre en éveil, le désir le rongeait jusqu’à la moelle.

Il fit les derniers centimètres qui séparaient leur visage et posa ses lèvres sur celles de la belle. Ils s’enflammeraient ensemble ou il brûlerait seul. Dans tous les cas, la mort le guettait.

Delliha McLeod
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Message Re: It's nothing. <Ayden>
par Delliha McLeod, Mar 12 Sep - 11:41 (#)
Cette main qui glissait innocemment contre la sienne…. Par la barbe de Merlin… Elle sentait son souffle se faire court. Ses joues étaient un peu plus rosies, mais fort heureusement tu n’en voyais rien. Elle se mordit la lèvre inférieure avant d’appuyer contre la pate, tentant de la malaxer. Ce spectacle me donne envie de vomir. Que son patronus pense cela, la pinca un peu. Que fais-je de mal, Sokratis ? Elle avalait sa salive avant de se concentrer un peu plus sur cette pâte à pizza. Tu trompes ta famille. Tu trompes ton futur mari. Tu portes sa souillure en toi et pas seulement de cet impur. Quand gobelin vas-tu cesser ces enfantillages ?! Qu’est-ce que tu attends à la fin ? Que ta famille te voit telle que tu es véritablement ? Une petite menteuse irresponsable, incapable d’assumer les conséquences de ses actes ?  Delliha McLeod sentit son âme frémir. Non, bien sûr qu’elle n’avait pas envie de tout perdre : ses proches et ses avantages, tout ce qu’elle avait pu faire pour se hisser à cette place. Toutes ces années de colère qui l’avaient rendues passionnée et ambitieuse. Toutes ces années de colère qui l’avaient guidées à travers les obstacles, à les avaler. La McLeod que je connais n’a que faire de la solitude et des obstacles. C’était faux. Toutes ces années avaient été guidés par une seule et unique envie : être une véritable McLeod, mériter sa place dans leurs rangs. C’était pour attirer la fierté de ses parents et leur amour à son égard… malgré sa maladie, malgré sa faiblesse, malgré son statut de femme. Elle avait courru derrière de l’attention, de l’amour. Et aujourd’hui qu’elle l’avait obtenu, elle se sentait un peu plus seule, perdue dans un tableau dont elle n’avait aucune vision d’ensemble. Ce n’est pas une raison de se précipiter vers cet autre monde, qui ne veut pas de toi. Cela raisonnait comme une boutade, comme si la situation ne cessait de se répéter. Elle attirait ces situations délicates, elle attirait la déchéance à elle… Mais pourquoi ? Pourquoi faisait-elle cela, encore une fois ?

Elle tentait d’oublier tout cela, d’enfermer ces questionnements dans un coin de son crâne. Ce n’était pas le moment. Non.

Delliha observait le fantôme tatoué à ses côtés avant d’écarquiller les yeux en te voyant faire. « Non, non, non ! » Mais elle ferma les yeux, en glissant une main contre sa bouche et son nez en te voyant faire. La farine tombait sur elle comme une neige bien plus légère, bien plus volatile. Elle ouvrit les yeux en t’entendant et considéra un instant ces étoiles sans vie sur ses vêtements. « Quel mauvais joueur fais-tu… Aucune notion de mesure. » Mais elle finit par se taire. Son regard est happé par le tien et elle sent encore cette sensation étrange… C’était un autre moment, semblable pourtant à son retour de stage. L’intensité de ton regard, du sien peut-être aussi. Et cette proximité dangereuse.
Elle déglutit difficilement, alors que son regard quitte tes yeux un instant. Tu étais un véritable démon de l’autre monde, un cruel tentateur. Pourquoi les interdits étaient-ils si doux ? Son cœur se mourrait un peu plus au contact de tes doigts contre ta joue, de ton pouce contre ses lèvres. « J’ai vraiment envie de t’embrasser. Là, maintenant, tout de suite. » Elle souffla tout bas, par habitude, pour l’image, pour se donner bonne conscience peut-être : « Gâche pas tout, je t’en prie… » Elle sent son corps frémir au contact de ta main contre sa hanche, de ton corps contre le sien. Elle réagit sans en avoir conscience, elle réagit malgré la tempête dans son crâne. Si sa main se pose contre ton torse pour tenter de te tenir à distance un peu, elle est sans effet. Elle sent la panique, l’envie, la culpabilité et le désir l’envahir. Etrange mélange, semblable à la femme pieuse qui effleure la découverte des plaisirs de la chair. Comme une captive qui frôle la liberté.

Tes lèvres se posent contre les siennes.

Borgherse était une erreur… Borgherse était une erreur…. Répéter une erreur, c’est la choisir. C’est un choix. Un choix. Je ne peux pas faire ce choix.

Alors pourquoi l’interdit avait les lèvres si douces, un chaleur rassurante et un parfum plaisant ?

L’envie d’approfondir ce baiser lui scisaille l’estomac, l’envie de se serrer un peu plus dans tes bras les défonce les reins, mais pourtant elle se redresse légèrement. Elle s’échappe à peine du contact de tes lèvres, respire ton souffle un instant.

La poupée pose ses doigts contre ta joue un instant. Un contact si léger, si doux, qu’il n’existe peut-être même pas. Elle souffla tout bas, alors que ses yeux trop clairs croisaient le tien. Elle semblait triste et désolée : « Ne me fais jamais confiance, Ayden... » Ce baiser avait soudainement un goût de cendre dans sa bouche et elle te repoussa gentiment. Elle sentait son cœur battre si fort dans sa poitrine, jusqu’à ses lèvres. La vipère se connaissait assez pour te mettre en garde contre son propre comportement. La vipère survivra parmi les décombres, qu’importe les couleuvres qu’elle devra avaler, qu’importe à quel point elle doit se déformer pour tenter de survivre là où elle pense que son intérêt et son honneur se trouvent.

Ses doigts retombent et elle s’échappe de ton contact, s’échappe des cuisines. Je ne me sens pas bien… Son regard croise celui du loup qui la suit soudainement, d’un pas nonchalent. C’est le poids des bonnes décisions, Delliha. La sorcière s’accroupit pour s’approcher du loup et transplane dans un bruit sonore et caractéristique, en oubliant sa cape derrière elle.


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Message Re: It's nothing. <Ayden>
par Invité, Mer 13 Sep - 4:16 (#)
« Gâche pas tout, je t’en prie… »

Il n’y avait rien à gâcher. Au fond, qu’étaient-ils vraiment? Des collègues? Pas vraiment, il ne travaillaient pas du tout dans le même département. Il n’était pas non plus du même sang, ni de la même maison, ils ne fréquentaient pas les mêmes gens ou les mêmes endroits, excepté Poudlard et Sainte-Mangouste. Ils n’étaient même pas amis. Qui avait-il à gâché? La chimie était apparue toute seule. Il n’avait même pas eu à se demander, c’était là, tout simplement. Cette étincelle qu’il ressentait méritait un peu d’oxygène. Elle méritait de l’attention parce que visiblement ils la partageaient.

Elle posa sa main contre le torse d’Ayden qui ne recula pas, il hésitait entre la caresse et l’opposition. Si c’était cela sa résistance, elle manquait cruellement de volonté. Il posa ses lèvres contre celle de Delliha. Son corps s’enflamma. Son cœur battait maintenant si fort qu’il ressentait son rythme jusque dans ses tympans. Il émanait d’elle une chaleur réconfortante, son parfum était envoutant. Il l’a serra d’avantage contre lui. Si son baiser avait commencé dans la fougue, il était maintenant plein de douceur et elle le lui rendait bien. Il savoura le baiser comme si c’était le dernier de sa vie profitant de chaque petit geste, chaque seconde.

Leur étreinte prit délicatement fin. Leurs lèvres se quittèrent, mais leur visage resta à proximité. Il plongea son regard dans celui de la serpentard. Son souffle chaud caressait la peau de son faciès, il pouvait sentir sa respiration et le gout de cette douce embrassade lui était resté sur les lippes. Ça avait été trop court, trop peu. Son corps criait famine, comme un pauvre bougre en désintoxication. Les doigts délicat de jeune femme se posèrent sur sa joue l’espace d’un instant et dans un souffle elle se mentit à nouveau : « Ne me fais jamais confiance, Ayden... »
Son prénom dans sa bouche sonnait comme une mélodie. Il voulait l’entendre le redire encore. Elle l’avait déjà dit bien sûr, quelquefois. Même si plus souvent qu’autrement, les deux sorciers s’appelaient par leur nom de famille. Cette fois pourtant, ça avait sonné différemment. Il souffla à son tour : « Trop tard Delliha, je n’y peut rien… »

Elle le repoussa doucement. Sans luter, il lâcha son emprise la laissant quitter la cuisine sans retourner le regard. Un craquement raisonna dans le restaurant vide et il resta là un instant, seul dans cette cuisine qui semblait maintenant froide et trop grande. Elle lui avait rendu son baiser ou elle jouait bien la comédie. Ayden lui ne jouait pas. Il ne voulait plus jouer. C’était terminé. Il jouait depuis trop longtemps. Comment pouvait-il espérer que quelqu’un soit honnête avec lui s’il ne l’était pas avec lui-même. D’un coup de baguette, il activa la cuisine afin qu’elle se range seule puis se dirigea vers la salle à manger où il trouva la cape oubliée. Il la prit dans sa main et l’approcha instinctivement de son visage. Avant même qu’elle n’atteigne son torse, le parfum lui était monté au nez. Pas de doute. C’était à elle. Un autre coup de baguette pour fermer le restaurant, puis posa sa main sur Kali pour transplaner à son tour vers ce qu’il appelait chez lui.



Fin
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