BELLUM PATRONUM


Version 28
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Limite des sang-purs
Les sang-pur au nom inventé sont limités aux familles d'origine étrangère.
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équilibre des groupes
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a king is a boy and a girl is a dagger (reine)
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Répartition : 31/03/2017
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Message a king is a boy and a girl is a dagger (reine)
par Reine C. Lenoir, Lun 4 Sep - 1:14 (#)
Je rêve de te voir en corset. Vraiment. Et si jamais tu veux t'y mettre, je suis certaine de pouvoir trouver quelque chose qui t'ira dans mes armoires.

Son sourire ne quitte pas ses lèvres, mutin et provocateur. Elle visualise la scène, et elle se retient de ne pas exploser de rire. D'autant plus que c'est sans doute vrai, il y avait probablement un corset dans son armoire qu'elle peut lui ceinturer autour de la taille, même si elle devra probablement l'agrandir d'un petit coup de baguette.  Elle ne peut cependant pas retenir complètement son hilarité à sa réplique suivante.

Comme si tu avais besoin de cette excuse ! Vois le côté positif des choses, j'aurais plus de temps libre, je pourrais venir avec toi. Je te protégerais ton altesse

Le rôle qui a été attribué à Reine est comme une plaisanterie entre eux. Même si elle le prend au sérieux, il y avait quelque chose de grotesque dans cette situation. Trajan n'est pas ce qu'il parait, et surtout il n'est pas ce que son oncle imagine. Le Roi n'a pas idée des activités du jeune prince, il n'a donc aucunement conscience de l'absurdité de la mission de son espionne. Et puis surtout, et c'est sans doute ce qui rend tout ça bien secondaire, ils sont devenus amis. Aussi naturellement que deux enfants réunis dans un bac à sable, ils se sont découverts, apprivoisés, non sans méfiance dans un premier temps, pour finalement construire une amitié solide. Avec lui, elle a l'impression comme à chaque fois de pouvoir respirer à nouveau. Avec lui le poids de la fatigue semble se dissiper, et elle est elle-même. Ce qui était plutôt cocasse pour un homme travesti sous les traits d'une plantureuses danseuse. Mais Trajan est sans doute le seul véritable ami qu'elle a dans ce pays qui l'accepte pour tout ce qu'elle est, entièrement, même en France elle n'a pas d'amitié aussi honnête. En réalité, elle aurait vraiment aimé le rencontrer à Beauxbâtons, peut être que tout aurait été plus simple. Elle lui fait confiance, complètement, sans laisser aucune place au doute. Avec son secret, c'est sa vie qu’elle lui a confié. Et lui, il lui a confié ce qu'il a de plus cher. C'est une sorte de serment inviolable, dénué de toute magie.

Quand il lie leurs mains, elle comprend tout de suite à quoi il veut jouer. Son sourire moqueur s'efface, au profit d'un autre plein de charme. De façon presque imperceptible, toute la position de son corps change, et son attitude avec elle. La courtisane reprend le pouvoir. Elle décroise ses jambes pour les faire glisser sur le côté, l'une contre l'autre, tandis qu'elle penche ostensiblement son buste vers lui, mettant sa poitrine en valeur. Elle frôle son corps contre le sien sans se coller à lui pour autant, dans une attitude un peu lascive et très tentatrice. Et de continuer dans un murmure

Nous étions tout en haut de l’hôtel Sacher, les rideaux n'étaient pas fermés, et à travers la baie vitrée nous pouvions voir toute les lumières de la ville. Comme si nous dominions le monde qui continuait à vivre en contrebas, tandis que le temps n'existait pas pour nous. Pour me séduire, tu m'as dis que si je le voulais, tu le conquerrais pour me l'offrir. Puis tu m'as servi une coupe de champagne.

Elle rapproche son visage du sien, et plonge ses yeux dans son regard. Elle sent son souffle, et n'ose plus bouger, de peur de trahir leur jeu, elle pourrait rire si elle se détache de son rôle seulement une seconde. Elle ressent les ondes d'enthousiasme de la vieille journaliste à la table plus loin. Certaine de détenir le scoop de l'année, elle doit en mouiller sa petite culotte de bonheur. Elle l'imagine les observant, le regard braqué sur yeux, sans s'autoriser à cligner des yeux qu'elle garde grand ouverts. Comme dénués de tout respect pour cette société dont ils ne font pas entièrement partie, jouer la comédie est devenu leur plus grand talent, et c'est ensemble qu'ils peuvent montrer toute l'étendue de leur talent. Chacun sublime le mensonge qui constitue la vie de l'autre.
Elle se surprend à apprécier la beauté des iris de son ami. Elle n'a jamais prêté vraiment attention à ses yeux jusque là. Elle aurait vraiment pu s'y perdre plus jeune. Aujourd'hui aussi. Mais la raison est devenue plus forte. Elle a apprit à ne plus rêver à l'impossible, à ne plus fantasmer des choses qui ne peuvent exister.

J'imagine déjà le titre, Le Prince et la Putain, le déclin de la couronne de France. De quoi donner des crises d'hyperventilation à ton oncle. Reine Lenoir, la nouvelle du Barry ça me plaît bien.

Elle rit à gorge déployée, sans pour autant sortir de son rôle, penchant la tête vers l'arrière, tandis que sa main lâche celle du sorcier, pour se glisser derrière sa nuque, dans ses cheveux. Elle mériterait sans doute une récompense, pour faire si bien illusion, et pas seulement grâce à la magie. Elle passe ses ongles le long de sa nuque et tourne la tête vers la table des journaliste, qui les fixe effectivement. Elle leur lance un regard de défis. Ils pensent peut-être la menacer, mais elle ne craint pas leurs plumes, elle ne craint pas leurs mots, elle croit pouvoir tout affronter, elle a été entraînée à tout affronter. Ils n'ont pas idée de ce dont elle est capable. Et même si Needle, sur le col de sa veste, soupire par moment, la sorcière ne peut que remarquer son amusement, qu'elle tente pourtant de dissimuler.

J'espère que tu as déjà pensé à la façon dont tu allais me faire ta demande en mariage mon choux, cette bonne Mélania n'attendra plus que ça, maintenant que notre relation est officielle.



I've got the stuff that you want
I've got the thing that you need
I've got more than enough
to make you drop to your knees
'cause I'm the queen of the night


Tin tin tiiiiin !:
 


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Message Re: a king is a boy and a girl is a dagger (reine)
par Trajan V. Delacroix, Mer 27 Sep - 18:22 (#)
« Je rêve de te voir en corset. Vraiment. Et si jamais tu veux t'y mettre, je suis certaine de pouvoir trouver quelque chose qui t'ira dans mes armoires. » Son visage est le miroir de celui de Reine, au sourire malicieux, au regard qui en disait long sur leur complicité. Trajan avait une boule de stress avant de la rejoindre, et chaque sourire et chaque rire de Reine était un massage pour ses muscles. Elle avait toujours été comme cela, comme un baume apaisant après de l’esprit du Prince. Reine avait la faculté de le faire rire, tout en connaissait parfaitement ses soupires. Et c’était pour cela qu’inlassablement, il revenait à son cabaret.
Ca, et parce qu’il y avait toujours des danseuses spectaculaires.
« Comme si tu avais besoin de cette excuse ! Vois le côté positif des choses, j'aurais plus de temps libre, je pourrais venir avec toi. Je te protégerais ton altesse « Et d’une seule remarque, le sourire de Trajan se fit plus tendre, avec toujours cette lueur moqueuse, qui teintait l’affection en un simulacre de familiarité. « Je serais un homme comblé sous ta protection. J’espère au moins qu’elle est rapprochée… » Et si ses sourcils s’arquèrent sous le joug d’une remarque déplacée, son sourire salace ne cacha aucunement son attention. Ils faisaient un couple agréable à regarder, avec leurs rires et leurs sourires, et ils jouaient d’une complicité qui n’avait pas de limite en prétendant construire quelque chose en autre.
Pourtant, malgré sa remarque, il ne la voyait pas du tout comme cela. Il aurait aimé vivre normalement, Zareah à ses côtés, Reine regardant avec tendresse sa filleule. Trajan ne pouvait pas voir une personne autre que Naheed avec une intention romantique. Malgré les années et malgré son propre refus de s’enfuir avec elle et leur fille, Naheed était celle qui déréglait les battements de son coeur.
Peut-être que c’était assez au final, cette amitié qu’ils avaient, Reine et Trajan. Et c’était pour cela qu’il ne sombrait pas dans un désespoir, avec la vie qui éclatait de chaque côté. Il jonglait avec des mensonges et des non-dits toute l’année, entre les regards trop lourds échangés avec Naheed et les disputes incessantes avec une soeur qu’il connaissait trop par coeur pour ne pas critiquer à chaque mouvement. Octavie l’avait laissé seul. Octavie l’avait laissé comme leur mère l’avait fait, comme leur père, et chaque regard bleu dans le miroir lui rappelait qu’il avait une responsabilité familiale qu’il ne voulait pas. Mais chaque regard de Reine était une caresse, une preuve d’affection, une preuve de confiance. Elle ne lui imposait rien, avait proposé ses services et son amitié avec une honnêteté qu’il n’avait jamais connu. Reine lui avait appris à faire confiance, à arrêter de mentir ne serait-ce que deux secondes. Et il était lui-même, sans bonnes manières, sans sourire, sans cruauté, avec elle, et c’était suffisant.
Ils jouaient un jeu tous les deux parce qu’ils se faisaient trop confiance pour abuser de celle de l’autre.
« Nous étions tout en haut de l’hôtel Sacher, les rideaux n'étaient pas fermés, et à travers la baie vitrée nous pouvions voir toute les lumières de la ville. Comme si nous dominions le monde qui continuait à vivre en contrebas, tandis que le temps n'existait pas pour nous. Pour me séduire, tu m'as dis que si je le voulais, tu le conquerrais pour me l'offrir. Puis tu m'as servi une coupe de champagne.  » Le regard de Reine était assombrie presque volontairement, comme si elle ne souhaitait pas sortir de ce jeu, qu’elle faisait tout pour retenir l’amusement qui pourrait passer dans ses mots. Trajan avait baissé sa tête, de manière à ne perdre aucun mot de Reine.
Il n’avait jamais cru être bon acteur, mais il mentait tellement, si bien, qu’il avait du revoir cette affirmation. Mais Reine était son professeur qui faisait briller l’éclat de son talent, et ensemble, ils composaient des symphonies de mensonges et ils tournoyaient ensemble pour concevoir une danse dont eux seuls connaissaient les pas. Et la journaliste suivait leurs pas, croyant voir où ils tournaient et posaient leurs mains, mais elle se trompait si sûrement, si profondément. Ils étaient maîtres menteurs, maîtres chanteurs. Ils tournoyaient, et ils domptaient leurs yeux qui se posaient sur eux, avec une seule harmonie, celle de leurs mots qui se liaient pour donner le résultat qu’ils souhaitaient.
« J'imagine déjà le titre, Le Prince et la Putain, le déclin de la couronne de France. De quoi donner des crises d'hyperventilation à ton oncle. Reine Lenoir, la nouvelle du Barry ça me plaît bien.  » Pourtant, il ne rit pas avec elle. L’espace d’un moment, malgré un sourire léger, il veut lui faire comprendre quelque chose de réel. Alors il prend une de ses mains, mêle ses doigts avec ceux de sa meilleure amie, et l’attire légèrement vers elle. « Ils nous écriront en légende, toi et moi. Mon oncle ordonnera à ses musiciens de nous retranscrire en opéra. Je préférerais Montespan; ton sourire est bien plus admirable rattaché à ton cou. »
Il n’allait pas la perdre, pas elle. Il lui avait tant confié, et Reine lui avait tant confié en retour, qu’ils se devaient de rester en vie. « J'espère que tu as déjà pensé à la façon dont tu allais me faire ta demande en mariage mon choux, cette bonne Mélania n'attendra plus que ça, maintenant que notre relation est officielle.  » Il acquiesça, et se leva. Dans le même mouvement, il retira la chevalière des De France qui reposait sur l’auriculaire droit - car il n’était pas le fils ainé des De France. Puis, avec une noblesse dans ses gestes qui lui rongeait les os dès qu’il entrait dans une pièce de la mafia, il posa un genoux à terre. « Pourquoi la faire attendre plus longtemps, ma chère? Ne vivons nous pas pour satisfaire et surprendre les autres? Accordons nous au moins cette joie.  » Et il lui présenta sa chevalière, en un geste presque poétique. C’était cette même chevalière - son statut de prince- qui avait mené à leur rencontre.


he is born on golden throne
out of bloodied hands and bared teeth. it is a story of the sort of greatness that can only end in flames. there is a melody in his smile like mischief and youth and joy, he hums it in his sleep, dances it through his fights. the notes of childhood pass with ringing laughter in open fields, with whispers pressed to a flute, with a kiss under the setting sun. the beat quickens its pace, anxious in its inevitability. this is the rhythm of a tragedy that cannot wait to reach its chorus. oh dear boy, they think, we will make a killer out of you yet.
 

a king is a boy and a girl is a dagger (reine)

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