BELLUM PATRONUM


Version 30
Une nouvelle version a été installée sur le forum, accompagnée de son lot de nouveautés.
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Limite des sang-purs
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équilibre des groupes
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a king is a boy and a girl is a dagger (reine)
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Répartition : 31/03/2017
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Message a king is a boy and a girl is a dagger (reine)
par Reine C. Lenoir, Lun 4 Sep - 1:14 (#)
Je rêve de te voir en corset. Vraiment. Et si jamais tu veux t'y mettre, je suis certaine de pouvoir trouver quelque chose qui t'ira dans mes armoires.

Son sourire ne quitte pas ses lèvres, mutin et provocateur. Elle visualise la scène, et elle se retient de ne pas exploser de rire. D'autant plus que c'est sans doute vrai, il y avait probablement un corset dans son armoire qu'elle peut lui ceinturer autour de la taille, même si elle devra probablement l'agrandir d'un petit coup de baguette.  Elle ne peut cependant pas retenir complètement son hilarité à sa réplique suivante.

Comme si tu avais besoin de cette excuse ! Vois le côté positif des choses, j'aurais plus de temps libre, je pourrais venir avec toi. Je te protégerais ton altesse

Le rôle qui a été attribué à Reine est comme une plaisanterie entre eux. Même si elle le prend au sérieux, il y avait quelque chose de grotesque dans cette situation. Trajan n'est pas ce qu'il parait, et surtout il n'est pas ce que son oncle imagine. Le Roi n'a pas idée des activités du jeune prince, il n'a donc aucunement conscience de l'absurdité de la mission de son espionne. Et puis surtout, et c'est sans doute ce qui rend tout ça bien secondaire, ils sont devenus amis. Aussi naturellement que deux enfants réunis dans un bac à sable, ils se sont découverts, apprivoisés, non sans méfiance dans un premier temps, pour finalement construire une amitié solide. Avec lui, elle a l'impression comme à chaque fois de pouvoir respirer à nouveau. Avec lui le poids de la fatigue semble se dissiper, et elle est elle-même. Ce qui était plutôt cocasse pour un homme travesti sous les traits d'une plantureuses danseuse. Mais Trajan est sans doute le seul véritable ami qu'elle a dans ce pays qui l'accepte pour tout ce qu'elle est, entièrement, même en France elle n'a pas d'amitié aussi honnête. En réalité, elle aurait vraiment aimé le rencontrer à Beauxbâtons, peut être que tout aurait été plus simple. Elle lui fait confiance, complètement, sans laisser aucune place au doute. Avec son secret, c'est sa vie qu’elle lui a confié. Et lui, il lui a confié ce qu'il a de plus cher. C'est une sorte de serment inviolable, dénué de toute magie.

Quand il lie leurs mains, elle comprend tout de suite à quoi il veut jouer. Son sourire moqueur s'efface, au profit d'un autre plein de charme. De façon presque imperceptible, toute la position de son corps change, et son attitude avec elle. La courtisane reprend le pouvoir. Elle décroise ses jambes pour les faire glisser sur le côté, l'une contre l'autre, tandis qu'elle penche ostensiblement son buste vers lui, mettant sa poitrine en valeur. Elle frôle son corps contre le sien sans se coller à lui pour autant, dans une attitude un peu lascive et très tentatrice. Et de continuer dans un murmure

Nous étions tout en haut de l’hôtel Sacher, les rideaux n'étaient pas fermés, et à travers la baie vitrée nous pouvions voir toute les lumières de la ville. Comme si nous dominions le monde qui continuait à vivre en contrebas, tandis que le temps n'existait pas pour nous. Pour me séduire, tu m'as dis que si je le voulais, tu le conquerrais pour me l'offrir. Puis tu m'as servi une coupe de champagne.

Elle rapproche son visage du sien, et plonge ses yeux dans son regard. Elle sent son souffle, et n'ose plus bouger, de peur de trahir leur jeu, elle pourrait rire si elle se détache de son rôle seulement une seconde. Elle ressent les ondes d'enthousiasme de la vieille journaliste à la table plus loin. Certaine de détenir le scoop de l'année, elle doit en mouiller sa petite culotte de bonheur. Elle l'imagine les observant, le regard braqué sur yeux, sans s'autoriser à cligner des yeux qu'elle garde grand ouverts. Comme dénués de tout respect pour cette société dont ils ne font pas entièrement partie, jouer la comédie est devenu leur plus grand talent, et c'est ensemble qu'ils peuvent montrer toute l'étendue de leur talent. Chacun sublime le mensonge qui constitue la vie de l'autre.
Elle se surprend à apprécier la beauté des iris de son ami. Elle n'a jamais prêté vraiment attention à ses yeux jusque là. Elle aurait vraiment pu s'y perdre plus jeune. Aujourd'hui aussi. Mais la raison est devenue plus forte. Elle a apprit à ne plus rêver à l'impossible, à ne plus fantasmer des choses qui ne peuvent exister.

J'imagine déjà le titre, Le Prince et la Putain, le déclin de la couronne de France. De quoi donner des crises d'hyperventilation à ton oncle. Reine Lenoir, la nouvelle du Barry ça me plaît bien.

Elle rit à gorge déployée, sans pour autant sortir de son rôle, penchant la tête vers l'arrière, tandis que sa main lâche celle du sorcier, pour se glisser derrière sa nuque, dans ses cheveux. Elle mériterait sans doute une récompense, pour faire si bien illusion, et pas seulement grâce à la magie. Elle passe ses ongles le long de sa nuque et tourne la tête vers la table des journaliste, qui les fixe effectivement. Elle leur lance un regard de défis. Ils pensent peut-être la menacer, mais elle ne craint pas leurs plumes, elle ne craint pas leurs mots, elle croit pouvoir tout affronter, elle a été entraînée à tout affronter. Ils n'ont pas idée de ce dont elle est capable. Et même si Needle, sur le col de sa veste, soupire par moment, la sorcière ne peut que remarquer son amusement, qu'elle tente pourtant de dissimuler.

J'espère que tu as déjà pensé à la façon dont tu allais me faire ta demande en mariage mon choux, cette bonne Mélania n'attendra plus que ça, maintenant que notre relation est officielle.



I've got the stuff that you want
I've got the thing that you need
I've got more than enough
to make you drop to your knees
'cause I'm the queen of the night


Tin tin tiiiiin !:
 


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Message Re: a king is a boy and a girl is a dagger (reine)
par Trajan V. Delacroix, Mer 27 Sep - 18:22 (#)
« Je rêve de te voir en corset. Vraiment. Et si jamais tu veux t'y mettre, je suis certaine de pouvoir trouver quelque chose qui t'ira dans mes armoires. » Son visage est le miroir de celui de Reine, au sourire malicieux, au regard qui en disait long sur leur complicité. Trajan avait une boule de stress avant de la rejoindre, et chaque sourire et chaque rire de Reine était un massage pour ses muscles. Elle avait toujours été comme cela, comme un baume apaisant après de l’esprit du Prince. Reine avait la faculté de le faire rire, tout en connaissait parfaitement ses soupires. Et c’était pour cela qu’inlassablement, il revenait à son cabaret.
Ca, et parce qu’il y avait toujours des danseuses spectaculaires.
« Comme si tu avais besoin de cette excuse ! Vois le côté positif des choses, j'aurais plus de temps libre, je pourrais venir avec toi. Je te protégerais ton altesse « Et d’une seule remarque, le sourire de Trajan se fit plus tendre, avec toujours cette lueur moqueuse, qui teintait l’affection en un simulacre de familiarité. « Je serais un homme comblé sous ta protection. J’espère au moins qu’elle est rapprochée… » Et si ses sourcils s’arquèrent sous le joug d’une remarque déplacée, son sourire salace ne cacha aucunement son attention. Ils faisaient un couple agréable à regarder, avec leurs rires et leurs sourires, et ils jouaient d’une complicité qui n’avait pas de limite en prétendant construire quelque chose en autre.
Pourtant, malgré sa remarque, il ne la voyait pas du tout comme cela. Il aurait aimé vivre normalement, Zareah à ses côtés, Reine regardant avec tendresse sa filleule. Trajan ne pouvait pas voir une personne autre que Naheed avec une intention romantique. Malgré les années et malgré son propre refus de s’enfuir avec elle et leur fille, Naheed était celle qui déréglait les battements de son coeur.
Peut-être que c’était assez au final, cette amitié qu’ils avaient, Reine et Trajan. Et c’était pour cela qu’il ne sombrait pas dans un désespoir, avec la vie qui éclatait de chaque côté. Il jonglait avec des mensonges et des non-dits toute l’année, entre les regards trop lourds échangés avec Naheed et les disputes incessantes avec une soeur qu’il connaissait trop par coeur pour ne pas critiquer à chaque mouvement. Octavie l’avait laissé seul. Octavie l’avait laissé comme leur mère l’avait fait, comme leur père, et chaque regard bleu dans le miroir lui rappelait qu’il avait une responsabilité familiale qu’il ne voulait pas. Mais chaque regard de Reine était une caresse, une preuve d’affection, une preuve de confiance. Elle ne lui imposait rien, avait proposé ses services et son amitié avec une honnêteté qu’il n’avait jamais connu. Reine lui avait appris à faire confiance, à arrêter de mentir ne serait-ce que deux secondes. Et il était lui-même, sans bonnes manières, sans sourire, sans cruauté, avec elle, et c’était suffisant.
Ils jouaient un jeu tous les deux parce qu’ils se faisaient trop confiance pour abuser de celle de l’autre.
« Nous étions tout en haut de l’hôtel Sacher, les rideaux n'étaient pas fermés, et à travers la baie vitrée nous pouvions voir toute les lumières de la ville. Comme si nous dominions le monde qui continuait à vivre en contrebas, tandis que le temps n'existait pas pour nous. Pour me séduire, tu m'as dis que si je le voulais, tu le conquerrais pour me l'offrir. Puis tu m'as servi une coupe de champagne.  » Le regard de Reine était assombrie presque volontairement, comme si elle ne souhaitait pas sortir de ce jeu, qu’elle faisait tout pour retenir l’amusement qui pourrait passer dans ses mots. Trajan avait baissé sa tête, de manière à ne perdre aucun mot de Reine.
Il n’avait jamais cru être bon acteur, mais il mentait tellement, si bien, qu’il avait du revoir cette affirmation. Mais Reine était son professeur qui faisait briller l’éclat de son talent, et ensemble, ils composaient des symphonies de mensonges et ils tournoyaient ensemble pour concevoir une danse dont eux seuls connaissaient les pas. Et la journaliste suivait leurs pas, croyant voir où ils tournaient et posaient leurs mains, mais elle se trompait si sûrement, si profondément. Ils étaient maîtres menteurs, maîtres chanteurs. Ils tournoyaient, et ils domptaient leurs yeux qui se posaient sur eux, avec une seule harmonie, celle de leurs mots qui se liaient pour donner le résultat qu’ils souhaitaient.
« J'imagine déjà le titre, Le Prince et la Putain, le déclin de la couronne de France. De quoi donner des crises d'hyperventilation à ton oncle. Reine Lenoir, la nouvelle du Barry ça me plaît bien.  » Pourtant, il ne rit pas avec elle. L’espace d’un moment, malgré un sourire léger, il veut lui faire comprendre quelque chose de réel. Alors il prend une de ses mains, mêle ses doigts avec ceux de sa meilleure amie, et l’attire légèrement vers elle. « Ils nous écriront en légende, toi et moi. Mon oncle ordonnera à ses musiciens de nous retranscrire en opéra. Je préférerais Montespan; ton sourire est bien plus admirable rattaché à ton cou. »
Il n’allait pas la perdre, pas elle. Il lui avait tant confié, et Reine lui avait tant confié en retour, qu’ils se devaient de rester en vie. « J'espère que tu as déjà pensé à la façon dont tu allais me faire ta demande en mariage mon choux, cette bonne Mélania n'attendra plus que ça, maintenant que notre relation est officielle.  » Il acquiesça, et se leva. Dans le même mouvement, il retira la chevalière des De France qui reposait sur l’auriculaire droit - car il n’était pas le fils ainé des De France. Puis, avec une noblesse dans ses gestes qui lui rongeait les os dès qu’il entrait dans une pièce de la mafia, il posa un genoux à terre. « Pourquoi la faire attendre plus longtemps, ma chère? Ne vivons nous pas pour satisfaire et surprendre les autres? Accordons nous au moins cette joie.  » Et il lui présenta sa chevalière, en un geste presque poétique. C’était cette même chevalière - son statut de prince- qui avait mené à leur rencontre.



we grew up like weeds in a garden
we learned to play truth or dare with our aching tongues both of us counting to three under the stars. ‘the world may be cold and haunted, but it’s all i want- all i could ever dream of as long as you’re next to me’. the world spins around us, it becomes and it ends and still we stand in the ash of it all. we are two flowers tangled by the roots and forever in bloom. we laugh and we cry, we fight and one day we will die but if we must, let it be as it’s always been– side by side
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Message Re: a king is a boy and a girl is a dagger (reine)
par Reine C. Lenoir, Sam 6 Jan - 16:39 (#)
C'était comme une pièce de théâtre sans fin, aucune. Un jeu de rôle à l'échelle de leurs vies qui s'entremêle. Et avec le temps il s'enfonce toujours un peu plus loin dans la supercherie. Il n'y a à leur farce que les limites qu'ils veulent bien y mettre : ils n'en int fixé aucune jusque-là. C'est beaucoup trop naturel, beaucoup trop facile, beaucoup trop évident de continuer sur cette lancé. Reine a trouvé en lui un ami comme elle n'en a jamais eu. Son rapport à l'autre a toujours été compliqué, entre jalousie et désir, ses vrais amis sont rares. Ses amitiés platoniques encore plus. A part lui, elle ne peut penser qu'à Émeline. Sinon chacune de ses relations est teintée de séduction, et d’ambiguïté. A croire qu'elle est incapable de susciter un intérêt autre que sexuel. Bien sûr elle en a joué, souvent, et elle en joue encore, mais elle a aussi besoin de ce genre de lien, fusionnel, sans notes dissonantes accrochées à la mélodie. Un lien pur, et sincère où tout peut être dit. Et avec Trajan tout est limpide. Au moins aussi limpides que leurs vies respectives sont entachées par la duperie. Puis avec lui elle est entière. Il est l'une des seules personnes à savoir qu'Oscar est vivant, une des seules personnes, avec Aaron, à lui permettre de garder une trace de son passé. Il lui permet de pouvoir conserver un lien avec qui elle a été. Parce que désormais tout se mélange. Si pendant longtemps, Reine n'est restée qu'un personnage de scène, la scène s'estt considérablement élargie. Et aujourd'hui, Reine est autant une part de lui, qu'Oscar est une part d'elle. Avec les années, le personnage fictif s'est peu à peu accroché à lui, et sa véritable personne s'est peu à peu ancré en elle.

Elle a même du mal à s'imaginer redevenir Oscar Lesser. C'est impossible à concevoir.

Très rapprochée même si ça peut te convaincre.

Voix suave et regard de velours.

Alors elle chérie ces instants de folie où il lui tient la main. Ces moments où leur jeu en est vraiment un. Parce qu'entre eux la vérité existe, ils peuvent rire du faux et s'y plonger avec délice. Comme à cet instant où les yeux dans les yeux, de sourires mutins à regards complices, ils partagent ce moment privilégié, et laissent libre court à leurs envies de supercherie les plus folles. Il sont définitivement fait pour s'entendre. Et il continue quand elle pense s'arrêter, il va toujours plus loin et il l'entraîne. Et elle suit, aveuglément, parce que c'est trop bon, c'est trop doux.

J'ai toujours rêvé d'un opéra écrit pour moi, un opéra sans fin tragique. Ma mère en brûlerait de jalousie.

C'est vrai, la petite chanteuse des rues, devenue l'étoile de la chanson française avant de se retirer, aurait tant aimé inspirer les plus grand, elle aurait tant rêvé être muse, plus encore qu'interprète. A son évocation un léger pincement serre son cœur. Sa mère lui manque. Elle s'en veut d'être partie, de l'avoir abandonnée, seul, dans cette maison trop grande. Elle sait qu'il vont la voir, Émeline, Martin, elle sait qu’elle a de nombreux amis. Mais elle sait aussi le rôle tout particulier qu'elle tient dans son cœur. Elle se promet d'aller lui rendre visite, discrètement, prochainement.

Et il continue le ballet complètement fou. Il l'emmène toujours plus loin, et il l'entraîne, encore. Et elle suit, aveuglément, parce que c'est trop bon, c'est trop doux.

Il est à genoux devant elle et tient sa chevalière princière entre ses doigts. Il la regarde dans les yeux et elle pose ses mains devant ses lèvres pour masque son étonnement, et son émotion, à moins que ce ne soit pour cacher son rire silencieux qui fait perler quelques larmes au coin de ses yeux. Le silence s'est fait dans la salle et tous les regards sont braqués sur eux. Elle le sent, sans avoir besoin de relever la tête. Alors elle s'immerge complètement dans son personnage et plonge avec lui. Dans un murmure

Oui, donnons leur ce qu'ils sont venus trouver.

Elle tend sa main et le laisse lui passer la bague sous les applaudissements des employés du cabaret et des clients. Les yeux de la vieille journaliste sont prêts à sortir de ses orbites tandis qu'une plume à papote gratte à n'en plus finir un petit carnet à la couverture de cuir d'autruche orange. Elle adresse un sourire à la salle, puis elle pose ses mains en coupe autour du visage de son ami, plus grand qu'elle malgré sa taille déjà respectable, et pose ses lèvres sur la sienne, scellant dans le premier baiser qu'ils ne se sont jamais autorisé, le pacte de cette alliance incongrue. Pour continuer le jeu, elle glisse l'une de ses mains dans ses cheveux, tandis qu'elle accentue l'échange, y ajoutant fougue, passion, et langue. Elle se recule enfin, le souffle un peu court, à cause de l'effort, et du rire qu'elle tente de contenir, tant bien que mal. Puis dans un murmure.

Si je me fais virer, je compte sur toi pour envoyer une lettre à ton oncle en ma faveur...



I've got the stuff that you want
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I've got more than enough
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