BELLUM PATRONUM


Version 29
Une nouvelle version a été installée sur le forum, accompagnée de son lot de nouveautés.
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Il en faut peu pour être heureux ~ Narcisse&Ayden
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Message Il en faut peu pour être heureux ~ Narcisse&Ayden
par Ayden M. Sassine, Mar 5 Sep - 16:10 (#)

Il en faut peu pour être heureux
Narcisse et Ayden

Ce n'était pas de gaieté de cœur qu'il avait accepté ce quart de travail. Il aimait bien travailler au cabaret, mais à choisir entre son travail de médecin et ça, il allait de soit qu'il préférait ce pourquoi il étudiait. D'un autre côté, il travaillait depuis un petit moment au cabaret et comme c'était directement Reine qui le lui avait demandé et qu'il l'appréciait beaucoup, il s'était senti dans l'obligation d'accepter par respect pour elle qui avait toujours fait des pieds et des mains pour lui donner les heures dont il avait besoin. En plus il fallait bien le dire, faire l'inventaire c'était mortel, même à deux.

Comme à son habitude, il arriva beaucoup plus tôt que nécessaire. Le cabaret était désert, en plein jour comme ça, il y avait rarement des gens, outres les employés qui faisaient diverses tâches. Il passa dans le bureau d'administration dire bonjour et se dirigea vers la feuille horaire des employés. Du bout du doigt il la parcouru et fut enchanté de voir avec qui il aurait le plaisir de faire la tâche qu'il, en temps normal détestait, mais pour l'occasion, il sentait que ce serait plutôt une partie de plaisir. De tous ceux avec qui il avait travaillé, Narcisse était sans nul doute la plus colorée. Et il ne faisait pas seulement allusion à sa chevelure ou à ses tableaux, mais aussi à sa personnalité arc-en-ciel. Puis quand il regardait ses pourboires, il voyait bien qu'il n'était pas le seul à la trouver charismatique et amusante puisqu'elle faisait presque systématiquement le double de lui à chaque soir. Pendant un temps, il avait songé que ce devait être parce qu'elle avait une poitrine, si ça avait été lui le client, il aurait laissé le gros pourboire à Narcisse sans hésiter, sauf qu'il n'était pas client et que c'était son budget qui en souffrait au bout de la ligne, il avait donc fini par arrêter de chercher comment elle parvenait à tirer autant d'argent des clients. Il attrapa le cartable d'inventaire puis passa par le comptoir afin de se préparer un café avec une touche de courage liquide question de rehausser le goût. Il se dirigea vers la réserve et poussa des fesses la grosse porte tout en regardant les fiches à remplir. Une fois à l'intérieur, il jeta un bref coup d’œil abattu aux interminables caissons et pris une gorgé pour se donner un coup de fouet.

Il trouverait sans nul doute une façon de rendre la chose intéressante. Il y avait toujours moyen de rendre les choses intéressante avec Narcisse. Tout en étant concentré sur son cartable, il avança vers le fond de la réserve. Sans crier gare, une femme sorti de derrière une caisse de bois quelques bouteilles en mains. Ne s'attendant pas à voir quelqu'un, Ayden eu un mouvement de recul, il propulsa sa tasse en l’air et elle alla terminer sa course sur le sol de ciment.

« Non d'un gnome! »

La tasse en mille miettes sur le sol, la chemise blanche d’Ayden brunit par le café chaud, il s’empressa de sortir sa baguette pour nettoyer sa chemise qui était brûlante. En un autre coup de bagette, sa tasse était de nouveau dans sa main, en un seul morceau, pleine de café chaud et le sol immaculé.

« Tu es d’avance. Faut faire du bruit quand on attend quelqu’un… »

Il jeta un œil autour de lui et constata l’ampleur du travail. Ce n’était pas gagné d’avance, mais comme ils étaient tous les deux des sorciers, il n’y passerait pas la journée. Il posa son café sur une caisse et sortie une plume à papotte qui se posa sur le cartable qui lévitait.


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Dernière édition par Ayden M. Sassine le Mar 12 Sep - 2:41, édité 1 fois
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Message Re: Il en faut peu pour être heureux ~ Narcisse&Ayden
par A. Narcisse Hepburn, Mar 5 Sep - 17:23 (#)
« Putain mais c’est quoi ce bordel ! » Je cognais violemment dans une des caisses d’alcool. « Aïe ! Mais… pfff ! » Je sautillais légèrement en fronçant les sourcils. Je grimaçais de douleur avant de poser mon regard sur le corbeau noir qui me fixait avec ses yeux brillants. « Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a, ENCORE ? » Mais mon patronus m’ignorait. Chose rare. Il dégoulinait de mépris visiblement. Toute ma scolarité, mon patronus prenait deux formes : une méduse qui s’amusait simplement à se mouvoir autour des gens, ou à faire des ronds au-dessus de moi sous sa forme lumineuse… ou une hyène rayée particulièrement massive et agressive. Soit. Mais depuis quelques semaines, mon patronus avait changé. Sans raison. Il était mort seul. Sans raison non plus. Juste des larmes et de la douleur. Aujourd’hui, un corbeau m’accompagnait, ou un poulpe. Ils étaient totalement différents… mais je ne m’étais jamais réellement bien entendu avec mes patronus. « C’est ça, ignore-moi. Ca me fera des vacances ! » Je levais les yeux au ciel, avant de commencer à ranger correctement les stocks. « Cela se voit que Reine était en vacances, dis-donc… C’est du grand n’importe quoi. » Je tirais des caisses vides, regroupaient les mêmes bouteilles ensemble. La base était faite et je savais pertinemment que sous l’activité, parfois, on posait sans réfléchir. Mais étant moi-même barmaid, je détestais devoir chercher lorsque je descendais pour une bouteille. Et ce n’était pas le premier établissement que je fréquentais à ce poste : j’avais vu des organisations différentes, testées par moi-même. Et cette organisation était l’une des meilleures.

« Bon alors… » Je cherchais un instant la liste de tous les alcools que nous étions censés avoir, pour les comptabiliser. Je partais en véritable aventure… non sans faire quelques arrêts en croisant quelques collègues en haut. Une petite blague ou deux. Juste pour oublier la tristesse de Poudlard. Juste pour me dire que tout allait bien. Que tout pouvait encore aller bien. On est à Londres, on est loin des horreurs de Pré-au-Lard. Pourtant c’était bien réel. J’en avais encore le cœur lourd, putain, d’avoir vu…. Toutes ces choses. Tous ces morts. Je sentais ma gorge se serrer juste un instant avant de redescendre. Quelques bouteilles sous les bras et…. « Non d’un gnome ! » Je sursautais moi aussi avant d’observer la tâche disparaître de ta cheville. Il n’y avait que moi qui était nulle en magie, ou bien, dans ce pays ? « Tu es d’avance. Faut faire du bruit quand on attend quelqu’un… »  J’échappais un bruit dédaigneux avant de passer devant toi pour aller ranger les bouteilles à sa place. Je venais de terminer de réapprovisionner les bars correctement avant de commencer l’inventaire. « Hey ho, toi et ta gueule d’ange, on va se calmer tout de suite. » J’observais la plume à papotte un instant. Quelle riche idée…. Un petit sourire mutin se glissait sur mes lèvres. « Tu devrais même m’accueillir les bras ouverts, la bouche en cœur, avec tout plein d’amour ! » J’échappais un léger rire, avant de me planter devant toi. Une main sur la hanche, je t’observais, plissant lentement les yeux. « Je plaisante pas, il est où mon bisou ? MONSIEUR le docteur, il disparaît pendant des mois, il est quasi pas joignable des vacances et c’est comme ça que tu m’accueilles ? Un scaaaandale. Un scandale, je te dis ! » J’attrapais les feuilles pour l’inventaire d’un air presque théâtral avant d’observer les trop nombreuses caisses. « J’espère au moins que t’as pécho des infirmières, parce que sinon, je te renie, mon vieux. » J’étais possessive. J’étais envahissante. J’étais fatigante. J’étais toutes ces choses et bien plus encore. Il n’y avait jamasi de juste milieu avec moi. J’étais une gamine qui avait grandi dans la rue et qui avait une peur sournoise que d’être abandonnée. Encore et encore. Comme une putain de claque dans ta gueule qui te ramène sans cesse à la réalité. Je parle pour rien dire, je parle trop fort, je gesticule et est bien trop énergique. Je ne parle jamais réellement de moi, ni de mon passé. On ne sait rien sur moi. Je suis suffisamment voyante pour que l’on cherche à gratter ce qui s’y trouve dessous. Souriante à défaut de déprimer. Souriante et détestable à défaut d’être simplement désagréable. Arrogante et volatile, je n’étais qu’une âme en mal d’attention qui croquait ce que la vie voulait bien me donner… Même lorsqu’elle inscrivait dans ma chair des cicatrices indélébiles, à l’image des deux griffures de loup-garou le long de l’un de mes bras. Inutile de se demander pourquoi j’étais un véritable ventre sur pattes.

« Bon…. On se partage le job ? » Je reposais mon regard sur toi. « Tu sais que je t’aime fort et que tu es beau ? Genre…. Tu fais tout ça… ? Et moi… le reste ? » J’illustrais mes propos en montrant des parts inégales. Je plaisantais évidemment, alors que je te tendais une des feuilles. Je n’étais pas vraiment motivée, mais puisque tu étais là, cela se passerait sûrement mieux.. Mieux qu’avec ce patronus qui s’était niché sur l’une des hautes caisses. Super quoi l’ambiance dans mon crâne. « Tu vas bien sinon ? » Parce qu’au fond, cela m’intéresse. Toutes mes relations sont éphémères. Je suis un papillon. Je me lasse vite. Mon attention est une véritable girouette. Sauf pour certaines personnes… et elles sont si rares. Je les compte sur les doigts d’une seule main. Et tu en faisais partie.


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Message Re: Il en faut peu pour être heureux ~ Narcisse&Ayden
par Ayden M. Sassine, Mar 5 Sep - 19:59 (#)
Elle était allé ranger des bouteilles de différents breuvages à leur place, alors que d’un coup de baguette, Ayden réparait sa bêtise. Rapide, efficace, dynamique, pas de doute, il ne s’en faisait pas deux comme elle, Narcisse.

« Hey ho, toi et ta gueule d’ange, on va se calmer tout de suite. »

Le sobriquet de la gryffon lui tira un sourire, qui n’aimait pas les compliments après tout? Surtout avec autant de franchise. C’était quelque chose qu’ils avaient en commun, leur franc parlé, à la différence qu’Ayden ne l’était pas forcément avec tout le monde. Il choisissait qui pouvait supporter ou pas et il lui arrivait plutôt fréquemment ne rien dire plutôt que de trop parler.

« Tu devrais même m’accueillir les bras ouverts, la bouche en cœur, avec tout plein d’amour ! »

Il avait l’image tout à fait grotesque de son propre visage avec la description qu’elle venait de lui en faire, non il n’arborait pas ce mimique extravagant, mais à tout le moins elle avait un peu raison. C’était la surprise qui l’avait fait réagir de la sorte, ça et le café brulant. En temps normal, il l’aurait soulevé de terre dans ses bras pour lui démontrer ça joie de la voir, petit soleil coloré qu’elle était.

« Je plaisante pas, il est où mon bisou ? MONSIEUR le docteur, il disparaît pendant des mois, il est quasi pas joignable des vacances et c’est comme ça que tu m’accueilles ? Un scaaaandale. Un scandale, je te dis ! J’espère au moins que t’as pécho des infirmières, parce que sinon, je te renie, mon vieux. »

Il ouvrit les bras et sans crier gare attrapa la jeune femme dans une étreinte fraternelle. Ce genre d’étreinte où il serre juste un petit peu trop fort histoire de donner l’impression à l’autre qu’il va se ratatiner.

« Tu peux me renier, je n’avais pas le temps de zyeuter les infirmières. Par contre, fait le après mon bisou tu veux? À bien y repenser après l’inventaire aussi. »

Il lui embrassa la joue avec bienveillance et redéposa la jeune femme. Si tout son monde c’était tristement assombri dernièrement, il voyait les efforts que mettait tout le monde pour ne pas se laisser abattre. Pour rester fort, heureux et pour beaucoup, c’était aussi de participer aux combats, directement ou indirectement. Ayden avait choisi de faire fit de ce combat, de ne pas y prendre place même si au fond de lui il avait bien une position. Il évitait le sujet comme il le pouvait, détournant les questions. Avec Narcisse, il n’abordait tout simplement pas la chose, ils en avaient bien discuté une fois pour s’entendre que tout ça était bien abusif, mais sans plus.

« Bon…. On se partage le job ? Tu sais que je t’aime fort et que tu es beau ? Genre…. Tu fais tout ça… ? Et moi… le reste ? »

Il croisa les bras sur sa poitrine, le regard amusé. Elle plaisantait bien sûr et bien qu’elle avait de jolis yeux, il n’était pas aussi con que ça.

« J’espère que tu es meilleur en calcul que pour faire moitié-moitié, sinon pas la peine de se demander pourquoi tu as autant de pourboire. Je m’étais dit aussi que tu devais mettre plus d’alcool que supposé dans tes verres. »

Il sorti la langue histoire de lui faire une grimace. Son piercing de langue reflétant la lumière de la salle.  

« Tu vas bien sinon ? »

« Ça va aussi bien que cela peu aller. Je suis un peu crevé d’avoir autant bossé pendant l’été, mais ça va. Si tu veux on prendra un verre après histoire de discuter de nos étés, mais là n’essaie pas de changer de sujet. On est payé quand même pour être ici. »

C’était du Ayden. Fiable, il ne voulait pas abuser de son salaire en prenant une pause avant même d’avoir commencé. De travailler ne signifiait pourtant pas qu’il ne pouvait pas avoir de plaisir. Il réfléchit un instant puis se mis à sourire. Il sortit sa  baguette et fit une séparation entre les caissons. C’était exactement moitié-moitié. Il hocha les sourcils avec un air de défi.

« Et si on faisait la course histoire de finir plus vite pour aller prendre notre verre. Sauf si bien sûr tu as trop peur de perdre, je comprendrais. Quoi que dans les deux cas tu gagnes puisque tu prends un verre avec moi. »

C’était pour rire bien sûr. Il n’avait jamais été autre chose que des amis et ce ne serait pas différent avec les années. Des amitiés comme ça, il n’en avait que peu et ne risquerait jamais de la perdre. Bien sûr, il l’avait toujours trouvé fort jolie et un brin attirante, mais il savait toujours, enfin, presque toujours, quand il valait mieux investir dans l’amitié plutôt que l’attirance et pour Narcisse, ça avait été évident dès le départ. Puis avec tous ces yeux doux qu’il avait vu passer dans la vie de son amie, il n’avait pas envie de n’être qu’un de plus. Ça ne valait pas le coup de briser ce qu’il y avait entre eux pour quelque chose qui ne fonctionnerait probablement pas. Non pas qu’il ne croyait pas en l’amour véritable, le grand qui dure toujours, mais plutôt qu’il savait à leur caractère et habitude de vie qu’ils n’étaient pas compatible comme couple.  



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Message Re: Il en faut peu pour être heureux ~ Narcisse&Ayden
par A. Narcisse Hepburn, Dim 10 Sep - 14:05 (#)
J’étais en train de râler. Peut-être pour la forme. Peut-être pour déguiser mes véritables pensées. Soudainement, lorsque je sens mes pieds quitter le sol, j’échappe une légère exclamation et passe mes bras autour de ta nuque. Un léger rire se glisse entre mes lèvres en te sentant serrer si fort sur mon corps si mince. J’accueille ton baiser sans rien dire et lève simplement les yeux au ciel en t’entendant, alors que mes pieds retrouvent le bien-aimé sol. « Je m’ennuyais sans pouvoir râler sur toi. »

Je me redressais avec ma liste alors que je lisais lentement la liste des alcools à comptabiliser. J’échappais un rire en t’entendant. « Comment t’es jalouuuux ! » Je faisais mine de faussement m’offusquer lorsque tu te tentes à dire que je mettais toujours trop d’alcool dans les verres. « Cette mauvaise foi ! » Mon rire était silencieux avant que je n’hausse les épaules. « Tu confonds avec toi, je crois. J’ai pas besoin de ça. » Mais il fallait dire que tu recevais pas mal de pourboire aussi. Tu attisais les regards et pas seulement féminin, malheureusement pour toi. J’adorais lorsque des hommes se tentaient à te draguer et tu t’en sortais plutôt pas mal. Tu avais un charme qui t’étais propre et que j’avais pu découvrir et apprécier sous d’autres coutures. Le temps où je pouvais te prendre en photo, me semblait bien loin. La dernière ayant été dans l’eau. Je regrettais presque ce temps où tu avais plus de temps libre pour sortir avec nous (et surtout moi, ne soyons pas hypocrite). Ce temps où tout était bien plus léger.

« Je suis un peu crevé d’avoir autant bossé pendant l’été, mais ca va. » Une réponse terriblement bâteau, passe partout me semblait-il pour tout ce qui se passait ici. Pour tout ce que nous avions pu partager. La réponse m’irritait un peu, mais je ne m’en formalisais pas. Ce n’était probablement ni le lieu, ni le moment pour être franc et entrer dans les détails. Moi aussi j’avais des choses à te dire et j’avais clairement l’intention de te secouer les puces. Mais cela serait pour plus tard. Toi et ton sérieux légendaire revenaient au galop pour nous rappeler à l’ordre : travailler. Parce que nous étions payés pour ça. « Qui a dit qu’on ne peut pas lier l’utile à l’agréable ? » Je plissais un peu les yeux en grimaçant, pire qu’une enfant. Moi et le respect des règles, nous faisions trois. Mais j’étais un papillon de nuit qui avait toujours vécu dans cet univers.

« Et si on faisait le course, histoire de finir plus vite pour aller prendre notre verre. » J’haussais légèrement les sourcils. « Hmm… » Je reposais mon regard sur toi. « Sauf si bien sûr tu as trop peur de perdre, je comprendrais. » J’exclamais un léger bruit : « Heeeeey ! » J’étais une rouge et or après tout. Mon plus grand défaut était certainement mon orgueil. Ma fierté quant à elle, n’existait pas vraiment. « Quoi que dans les deux cas tu gagnes puisque tu prends un verre avec moi. » Un sourire sarcastique se glissait sur mes lèvres alors que je te détaillais, dédaigneuse au possible : « Hu… Ca va les chevilles ? Si tu dragues comme ça, t’étonnes pas d’être toujours seul. » Mes lèvres s’étiraient dans un grand sourire innocent et hypocrite. Mais j’ajoutais, taquine : « Je serais gagnante, si tu étais moins habillé, Ayden. » Je pouffais légèrement de rire, avant de marcher là où tu avais fais la délimitation entre les caisses. « Ca me va, je prend à gauche. » Je me redressais un peu et cherchais du regard mon corbeau qui était toujours en hauteur. « Toi, surveille qu’il triche pas. C’est inné chez lui. C’est un Serpentard dans l’âme. » Je roulais les yeux, avant d’attendre ton signal pour commencer à compter.


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Message Re: Il en faut peu pour être heureux ~ Narcisse&Ayden
par Ayden M. Sassine, Ven 15 Sep - 2:08 (#)
« Hu… Ça va les chevilles ? Si tu dragues comme ça, t’étonnes pas d’être toujours seul. »

Il ne pu retenir son rire. Il ne la draguait pas et avec certain type de femme, ça fonctionnait. Narcisse était intelligente, sûr d’elle, courageuse, ce n’était pas le genre de discourt qui accrochait ce genre de femme. Pour sûr il lui fallait quelqu’un de d’honnête, de courageux, avec un brin de folie et une quantité industrielle de patience parce que la blondinette était plutôt volage. Ayden était certes bornés, mais pas à ce point.  

« Je serais gagnante, si tu étais moins habillé, Ayden. »

«Parfait, alors si je gagne je me déshabille et si tu gagnes tu te déshabilles? Je vais peut-être attendre que tu ais fini avant de commencer alors. Un verre ce n’est pas cher payé. »

Il hocha les épaules. Il n’y avait jamais rien eu entre eux. Pas même une caresse plus intime ou l’ombre d’un baisé. Mais cela n’avait nullement empêché Ayden de faire des sous-entendus avec les années. En ce qui avait trait au corps dénudé d’Ayden, Narcisse était l’une des rares personnes qu’il connaissait qui appréciait l’art de ses tatouages moldus pour ce qu’ils étaient vraiment. La tatoueuse qui avait posé son aiguille sur son derme était une véritable artiste, elle respectait aux moindres détails, les traits des gens qu’il avait choisi d’exposer sur ses bras et elle avait toujours d’excellentes idées pour demeuré dans le style qu’il aimait. Il lui était arrivé, à l’occasion de jouer les mannequins pour des séances photos de Narcisse. Ça avait été beaucoup moins intimidant que ce à quoi il s’était attendu et même qu’au bout du compte, il avait trouvé l’activité plutôt divertissante. C’était à refaire. Si jamais le monde redevenait un brin de ce qu’il avait été, elle pourrait sans doute pratiquer l’art encore de façon récréative. Il avait la sensation qu’il ne le verrait pas de son vivant, le monde avait tellement changé et ce n’était rien en comparaison des gens qui l’habitait. De ceux qui avaient souffert.

Il s’avança vers les caisses de droite. Fit craquer ses doigts avant de s’armer de sa  baguette et grimaça sous les spéculations de son amie. Bien sûr qu’il allait tricher, elle allait le faire, il en était sûr. Et puis, elle avait dit cela comme s’il y avait une maison dont la qualité première était l’honnêteté. L’orgueil n’était pas une qualité, enfin, pas toujours, seulement parfois, dans ce cas ci elle lui permettrait peut être de gagner. Rien n’était sûr.

« 3…2…1… c’est partie! »

Le sorcier s’activa à l’aide de sa baguette. Kali s’agitait derrière Ayden qui en était déjà à sa deuxième caisse, sautillant comme un chien joueur. La plume à papotte écrivait tout ce qu’Ayden comptait à voix haute. C’était une merveilleuse invention qu’une plume qui écrivait au son de la voix. Il referma la deuxième caisse d’un coup de point et l’envoya derrière la pile de caisse de Narcisse d’un coup de baguette. Son corbeau pouvait bien le dénoncer, quoi qu’il semblait bien se ficher du déroulement de la course.




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Message Re: Il en faut peu pour être heureux ~ Narcisse&Ayden
par A. Narcisse Hepburn, Lun 18 Sep - 11:52 (#)
« Parfait, alors si je gagne je me déshabille et si tu gagnes tu te déshabilles ? »
« Pfff… »
«  Je vais peut-être attendre que tu ai fini avant de commencer alors. Un verre ce n’est pas cher payé. »
« Tu dis ça, alors que t’es bien le genre à détourner le regard quand je me change. Fais moi pas rire. »

Je roulais les yeux. Ce n’était pas une insulte, loin de là. J’avais simplement peu l’habitude à autant de… respect ? Autant de pudeur ? Je ne savais quoi. Mais c’était assez drôle. Ma conception de la pudeur était tout autre, depuis bien longtemps. Je sais que j’avais fais déjà réagir mes compagnes de dortoir à Poudlard, pour ne pas prendre la peine de changer de pièce lorsque je me changeais. Effectivement, j’avais fini par m’y plier, mais le naturel revenait toujours brusquement.

« 3…. 2…. 1 … c’est parti ! »

J’observais Ayden quelques secondes s’y mettre avec rapidité. Je trainais un peu plus, avant de commencer à mon tour. Le dos courbé, je vérifiais ce que contenais les caisses, les comptait, faisait quelques calculs rapides dans ma tête avant d’inscrire sur la feuille les résultats. J’avais une certaine habitude, mais je n’utilisais pas de magie. Puisque dans le monde dans lequel j’avais majoritairement bossé n’en possédait pas. Alors j’étais certainement plus lente.

Lorsque je me redressais et vis une caisse que j’avais… oublié ? Je fronçais les sourcils. Je posais mon regard un instant sur toi et comprit assez rapidement à quoi tu jouais. « Tu te fous de moi ? » J’attrapais une des bouteilles de bièrreaubeurre brune au milieu de la caisse, et la poussait de nouveau de ton côté. J’ouvrais la bouteille, d’un air narquois et la portait à mes lèvres pour boire. « Espèce de mauvais joueur ! »  Je fronçais les sourcils, et posais ma bièrre sur une autre caisse en reprenant où j’en étais.

Les caisses étaient si nombreuses que j’en perdais quelques secondes la démotivation.

Je t’imitais alors du bout de ma baguette. Glissant des caisses que je n’avais pas encore compté de ton côté, alors que je ne cherchais pas nécessaire à être discrète. Mais avec ma technique moldue j’avais laissé des coups de craies de couleur sur les caisses que j’avais comptabilisé contraitement à toi. Je te tirais la langue si tu me voyais faire et étouffais un léger rire.

J’avalais quelques nouvelles gorgées pour me donner du courage avant de continuer. Les nombres défilaient dans mon crâne, je me perdais parfois et recommençais certaine caisse pour vérifier que je ne m’étais pas trompé de type de bouteille. Mais nous avançions rapidement. Peut-être bien plus rapidement que nous aurions pu le faire à l’accoutumé.

Après avoir poussé une grosse pile, je m’asseyais sur une caisse et les laisser s’ouvrir à l’aide de ma baguette, les descendre aussi. Employer la magie avait certain de ses avantages quand même…

Je sirotais ma bière tout en griffonnant sur ma feuille ce que je comptais.


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Message Re: Il en faut peu pour être heureux ~ Narcisse&Ayden
par Ayden M. Sassine, Dim 1 Oct - 16:42 (#)
« Tu dis ça, alors que t’es bien le genre à détourner le regard quand je me change. Fais moi pas rire. »

C'était vrai. Depuis qu'ils se connaissaient, Ayden n'avait jamais osé admirer les courbes de la jeune femme avec attention. Lorsqu'elle était légèrement vêtu ou qu'elle montrait d'avantage de peau que ce qu'il ne voulait voir, il détournait généralement le regard. Ses yeux pourtant mourrait d'envie de regarder, comme si quelque chose de magique l'y obligeait, mais sa raison elle ordonnait systématiquement à ses paupières de se fermer ou à sa tête de pivoter. Elle était une amie, une bonne amie, une excellente amie, il n'était pas question que ses bases envies détruise ce qu'il y avait entre eux. S'il avait été une femme, il aurait pu dire qu'il l'avait mise dans la friendzone, mais comme les mecs n'utilisent pas ce genre de terme pour parler de leur amie de fille, il préférait dire qu'il savait d'avance qu'il n'avait aucune chance. Il savait reconnaître une cause perdu quand il l'a voyait. Enfin, il aimait bien penser qu'il savait le faire. Delliha McLeod c'est quoi alors si ce n'est pas une cause perdu? Le jeune homme s'arrêta un instant de compter, le temps de jeter un sombre regard à son patronus. Il savait qu'elle avait raison quelque part, mais d'un autre côté, quelque chose lui disait que ça cause n'était pas si désespéré que ça.

Les deux collègues se mirent à compter leur montagne de caisse respective. Ayden allait de bon train, mais en y réfléchissant un peu plus, il se dit qu'une bonne avance ne serait pas de trop. Puis il savait que Narcisse était de bonne guerre, elle ne s'indignerait pas d'une toute petite tricherie. Cela ne lui prit pas grand temps avant de s’apercevoir que sa montage avait étrangement grandit. Jouant les innocents, Ayden continua son inventaire faisant mine de ne rien avoir remarqué.

« Tu te fou de moi? »

La jeune femme s'empara d'une bouteille de bierreaubeurre et renvoya la caisse à son expéditeur. Ayden leva tout juste les yeux pour voir la caisse revenir. Au moins, maintenant il y avait une bouteille de moins à compter. Il étouffa un petit rire moqueur.

« Espèce de mauvais joueur! »

S'il avait travaillé ailleurs, il aurait pu la traiter de mauvaise employée qui boit l'inventaire de son boulot, mais il savait bien que c'était faux. Elle était loin d'être une mauvaise employée, puis Reine permettait à ses employés de boire au travail, tant que ses employés demeuraient efficaces, elle ne semblait pas y voir d'inconvénient.

Ayden termina son café d'un trait puis envoya sa tasse à la cuisine d'un coup de baguette. Lorsqu'il tourna à nouveau la tête vers sa montagne de caisses, celle devant lui avançait curieusement. En leva la tête, il vit une autre caisse se glisser entre deux des siennes. Visiblement, elle jouait la même guerre que lui.

Rapidement, la montagne de caisse comptabilisée devint plus grande que celle qu'il restait à faire. Ayden singea sa collègue et attrapa lui aussi une bière qu'il ouvrit et commença à siroter. Ils auraient rapidement terminé leur tâche. Au fond, il se fichait bien de qui pouvait gagner, en autant que le boulot était terminé, toutes les possibilités de finalité lui convenaient. En réalisant que sa pile de caisse comptabilisée était beaucoup plus grande que celle de Narcisse, il en conclu qu'elle avait triché un peu plus que lui, mais surtout qu'elle avait utilisée exactement la même technique que lui.

« Dit donc Hepburn, t'aurais quand même pu trouver ta propre façon de tricher. »

Ce n'était pas véritablement un reproche. C'était plus une constatation, pour rire, enfin, lui trouvait amusant le fait de lui reprocher. C'était à croire que le monde tournait rond, qu'il n'y avait rien à changer et que tout allait pour le mieux.



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Message Re: Il en faut peu pour être heureux ~ Narcisse&Ayden
par A. Narcisse Hepburn, Mar 31 Oct - 13:32 (#)
« Dis donc Hepburn, t’aurais quand même pu trouver ta propre façon de tricher. »

Le goulot de la bouteille contre mes lèvres, j’haussais les sourcils sans rien répondre dans l’immédiat, bien trop occuper à avaler quelques gorgées de la bière pendue à mes lèvres. Les bulles roulaient contre ma langue, dévalaient mon gosier avant que je n’échappe un rot pour le moins du monde ragoûtant. Mais je n’étais pas réellement ce que l’on attendait d’une vraie fille, loin des princesses, loin de ces dames si bien éduquées. Je n’étais qu’une gamine des rues, une gamine éduquée par la loi du plus fort, une gamine qui n’avait quasiment côtoyée des hommes, des garçons, des morveux, des connards, des voleurs, des briseurs de cœurs ténébreux. Alors moi, et la bienséance, on s’est jamais réellement croisé.
Enfin, je me tournais vers toi et répondais, toujours aussi mordante qu’à l’accoutumée : « Il va pas commencer à se plaindre, le tricheur numéro un ! » Et le boulot continuait. Je continuais à compter mes bouteilles, mes caisses, dans lesquels je continuais à me servir lorsque mes boissons alcoolisées étaient vides. Et inconsciemment, mon corps se détendait : mes muscles étaient moins crispés, ma colère jusqu’alors étouffée, semblait s’apaiser. Simplement pour quelques moments, quelques heures peut-être. J’étais concentrée sur autre chose que sur tout ce qui ne tournait pas rond sur ce monde. J’étais concentrée sur ma tâche répétitive et ennuyante. Et lorsque j’eus terminé de comptabilisé mon côté, je m’attaquais aux caisses empilées que tu n’avais pas touché du tien… Celles que j’avais moi-même posé là pour tricher. Parce que moi non plus, je me moquais de gagner. Le boulot devait être fait.

Assise sur une autre caisse, alors que le travail était terminé pour ma part, je t’observais terminer de comptabiliser les dernières caisses qui te restait. Dans les doigts, je tenais une énième bouteille entamée. Je respirais lentement et t’observais simplement. Toi et tes chemises habituelles. Toi et tes gestes habituels. Silencieuse, je me perdais un instant dans mes pensées avant de souffler : « Ça fait longtemps quand même…. » Je réfléchissais peut-être à voix haute, mais c’était bien à toi que je m’adressais. J’inclinais un peu la tête sur le côté, une légère moue aux lèvres. « … Ça fait longtemps, qu’on a rien fait ensemble, je veux dire. » Parce qu’il y avait ton travail. Peut-être aussi parce qu’il n’y avait plus Greer. Il était impossible de comptabiliser le nombre de soirée que nous avions pu passer tous ensemble, tous les trois. Chez vous, dehors, n’importe où. A parler, se confier, refaire le monde, s’amuser, s’éclater, oublier comme les gosses que nous étions. C’était pareil pour nous deux. Nos excursions dans le monde moldu, nos sorties dans le monde sorcier. Nos conneries parfois. Et puis cette bulle qui me manquait terriblement. Vos présences. Comme si vous étiez des piliers dans mon existence, des repères de stabilité. Comme si encore une fois, cette famille que vous représentiez s’envolait lentement en fumée. « Ca me manque. » Et pourtant, je n’étais pas l’une de ces personnes capables de parler de mes émotions sans gêne. Bien au contraire. Je rimais avec pudeur à son extrême. J’avais trop de fierté, mais surtout, je n’avais jamais appris à parler. A parler de ces choses-ci, à faire confiance, à s’appuyer sur des gens. Alors lorsque c’était le cas, c’était la véritable apocalypse dans mon monde et mon esprit, lorsque mes repères n’en étaient plus.

J’inspirais lentement, comme désireuse de chasser ces pensées, ces aveux stupides. J’avalais une nouvelle gorgée, avant de reposer mon regard sur toi. Je lorgnais sans gêne ton fessier ou ta musculature, que je connaissais probablement un peu trop à présent, comme tes tatouages. Un petit sourire aux lèvres, je demandais, curieuse et mutine : « Qu’est-ce que j’ai raté dans ta petite vie, alors ? Ces derniers temps… ? » Parce que j’avais envie d’avoir la sensation d’avoir encore une utilité dans ta vie, que j’étais toujours cette amie, ce monstre gargantuesque d’amitié chez toi. D’avoir un sens. De savoir, pour pouvoir t’épauler, pour que tu ne disparaisses toi non plus, du jour au lendemain, sans que je ne sache pourquoi, ou sans avoir pu t’aider…. Putain de monde à la con.

« Et me dit pas rien, je te croirais pas. »


   monstrous beauty
the pernicious power
 

Il en faut peu pour être heureux ~ Narcisse&Ayden

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