BELLUM PATRONUM


Version 29
Une nouvelle version a été installée sur le forum, accompagnée de son lot de nouveautés.
Vous pouvez la commenter ici.
Limite des sang-purs
Les sang-pur au nom inventé sont limités aux familles d'origine étrangère.
Merci de vous rediriger vers les familles de la saga ou les familles de membres pour le reste.
équilibre des groupes
En créant votre personnage, merci de considérer jouer un élève de Poudlard, dont les nombres sont réduits.
Si vous préférez jouer un adulte, considérez jouer un mangemort, dont nous manquons également.

we are born to be wild 2.0 (Déipyle)
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Message we are born to be wild 2.0 (Déipyle)
par Cassiopeia H. Beurk, Mer 6 Sep - 10:41 (#)
Elle lui avait manqué.

Elle lui avait tellement manqué qu’elle s’étonnait un peu plus à chaque fois que cela la pique autant, qu’elle recherche tant cette présence, sa présence, qu’elle soit autant soulagée de la voir ne serait-ce que quelques minutes ou, comme ici, de s’imposer dans sa vie.

Elle était toujours étonnée de savoir que son amour, celui qu’elle éprouvait pour Déipyle Malefoy, soit toujours là, implicite et omniprésente.

Elle savait bien sûr que les amours ne mourraient jamais vraiment.
Mais avec Déipyle, c’était une découverte constante, une aventure qui n’avait pas fin.

Oh, leur amour s’était transformé avec le temps.
Leur amour avait évolué alors qu’elles prenaient des rides.

Mais leur amour n’avait pas faibli.
En dépit des épreuves.
De leurs propres maris.
De leur mariage.
De leurs enfants plus ou moins turbulents.

Non, leur amour était bel et bien ancré dans leur peau et leurs os, gravé dans leur chair et leurs souvenirs.

Un amour pourtant si chaste et à peine consumé malgré les relations charnelles qui en découlait.

Sa faute à elle, Déipyle, probablement, elle qui n’assumait pas.
Mais ça lui allait.
Si c’était comme ça de l’aimer alors elle voulait bien se cacher tant qu’elle était sûre de pouvoir la toucher, l’embrasser et l’aimer.
Même dans l’ombre alors qu’elles irradiaient ensemble.

« Notre Maître m’a envoyé en mission avec Léandre McLeod. »

Mais leurs visites n’étaient pas seulement des visites pour s’aimer et en cet instant Déipyle venait de le lui rappeler alors qu’elle répondait à sa question guidée par son troisième œil.

« Nous avons trouvés des résistants mais tout ne s’est pas passé à notre avantage, vois-tu… »

Elle suit du regard la main délicate de Déipyle se poser sur son ventre.

Et elle comprend avant même qu’elle ne continue de parler.

« J’imagine qu’après la nuit au Complexe… ceci était un choc de trop. »

Son regard se ferme.

J’ai perdu l’enfant. allait-elle dire.

« J’ai perdu l’enfant. » dit-elle.

C’est le vide chez elle.
Un vide béant.
Pas une once d’émotions.

Juste du vide.

Elle savait qu’elle aurait dû être plus conciliante, plus désolée, plus attristée pour elle. Après tout, dans le fond c’était le cas, seulement parce qu’elle n’aimait pas voir Déipyle mal ou malheureuse. Pour elle, elle aurait été capable de soulever des montagnes, de tuer ceux qui lui faisaient du mal et même de tuer de nouveau le mort qui avait établi un cimetière dans son ventre chaud et si désirable.

Mais c’était plus fort qu’elle, l’égoïsme l’emportait.

Elle était plus contente que compatissante.
Après tout Déipyle a toujours eu ce qu’elle-même n’a jamais eu. Un enfant. Un héritier. Un garçon.

L’arrivée d’Eliandre dans leur vie avait changé des choses à l’époque. Elle se souvenait avoir éprouvé une certaine jalousie, de la honte aussi à son propre égard, de la colère envers elle-même et ses fausses couches à répétition.

Mais jamais elle n’en avait voulu à Déipyle.

Dans ces moments de lucidités, elle s’était dit qu’elle était heureuse pour elle, qu’elle le méritait et qu’elle ferait un beau mariage quand bien même devait-elle elle-même rester dans l’ombre. Elle s’était dit aussi qu’elle ne laisserait jamais sa propre jalousie venir déteindre sur Eliandre. Il était innocent, il était la prunelle des yeux de Déipyle alors il l’était aussi pour elle, peu importe son imperfection. Surtout à cause de son imperfection.

Alors, la jalousie et la colère avait rapidement fait place à un amour et la joie.

Mais pour les autres grossesses qui s’étaient soldées par un échec de la part de Déipyle, elle n’avait pas été aussi conciliante.

Elle avait vécu chacun de ses grossesses avec horreur. Parce que cela lui rappelait sans cesse sa propre incapacité. Parce que cela l’éloignait un peu plus d’elle et la rapprochait un peu plus de Charon.

Et cette grossesse-ci, tardive et inattendue, avait été la pire probablement notamment à cause de l’effet de surprise mais surtout à cause de cet éloignement soudain alors qu’elle, Cassiopeia Beurk avait plus que jamais besoin d’elle, Déipyle Malefoy.

Mais maintenant qu’elle savait que l’enfant n’était plus, elle pouvait respirer et se laisser aller à une indifférence la plus complète.

« J’avais besoin de repos… Mais tu fais bien de me tirer de mon… état léthargique. Il a trop duré. »

Et Déipyle Malefoy se métamorphose, s’éveille et étire ses magnifiques ailes lumineuses.
Et tout son monde à elle redevient normal.
Tout reprend sa place, son ordre.

Plus d’enfant.
Plus de repos.
Juste elles deux.
Elles deux et leur amour chaste.

Leurs cuisses s’effleurent, le visage de Déipyle se rapproche et un baiser délicat se pose sur sa joue. Elle sent l’infime courant électrique passer lors de ce contact qui réveille tous ses sens. Elle sent son troisième œil se calmer et se fermer alors qu’elle-même s’éveille d’une manière bien différente.

Ses mains saisissent son visage et enfin un baiser se dépose sur ses lèvres.
Un baiser bien trop court, mais un baiser quand même.
Elle pouvait s’en contenter bien qu’elle savait qu’elle aurait besoin de plus.
Toujours plus.

« Tu m’as manqué aussi. »

Elle sent son cœur battre à la chamade et ses joues se teinter d’un rouge délicat sous le coup de l’émotion.

Le monde tourne de nouveau à l’endroit.
Les choses sont en ordre.
Ces mots doux sont tout le baume au cœur dont elle avait besoin.

Mais déjà, tout se termine et cet instant éphémère et doux s’envole, subtile, dans les airs. Déipyle se détourne et souffle, tout bas :

« Je n’ai jamais eu autant d’envie de meurtre. Salazar seul sait combien je déteste en arriver à un tel extrémisme... »

Elle ne répond rien, sachant pertinement de quoi Déipyle parlait. Elle la comprenait. Elle aussi avait perdu d’innombrables enfants. Elle aussi avait vécu cette colère, cette peine et la déception d’Elijah.

Mais elle se sentait en même temps si étrangère à ce qu’elle lui disait.
Egoïste.
Ravie de voir que le monde de Déipyle souffrait lui aussi.

Elle aurait presque envie de le lui dire qu’elle s’en fiche de passer à autre chose. Mais l’idée de blesser Déipyle la dérange malgré tout l’égoïsme et la jalousie qu’elle ressentait.

Alors elle pose sa main sur son épaule.
Alors elle lui répond finalement, franche, neutre :

« Je te dirais bien que je suis désolée mais ce n’est pas le cas. »

Elle savait qu’elle était injuste en cet instant mais elle ne voulait nullement mentir à Déipyle. De toute façon, Déipyle le savait bien.

Sa main remonte le long de son épaule pour venir toucher sa peau et arriver jusqu’à sa nuque qu’elle massa délicatement.

« Mais je comprends, tu sais. »

Elle comprenait, oui et Déipyle le savait aussi pour l’avoir déjà vu elle-même dans des états bien pires que celui qu’affronte actuellement Cassiopeia. Elle se souvint de ses pleurs et de ses cris de rage alors qu’on retirait les draps souillés. Elle se souvint de sa folie à elle alors qu’Elijah tentait de la calmer, ou Déipyle d’ailleurs.

Alors oui, elle comprenait.

Elle se rapproche alors doucement, continuant de lui caresser la nuque avant de dire dans un souffle :

« Tu pourras maintenant t’occuper de choses tout aussi, si ce n’est plus, importantes. »

Et elle dépose un baiser sur sa nuque.
Baiser au goût d’égoïsme.





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Message Re: we are born to be wild 2.0 (Déipyle)
par Euphrasie D. Malefoy, Jeu 7 Sep - 15:23 (#)
« Je te dirais bien que je suis désolée mais ce n’est pas le cas. »

L’espoir était faible, si maigre que Cassiopeia puisse comprendre, la soutenir ou compatir. Elle sentait simplement le désespoir l’envahir de nouveau, accompagné de cette solitude. Elle était seule. Charon Malefoy s’était éloigné malgré lui, touché une nouvelle fois par cette perte. Mais tu étais toi, au fond, elle n’était pas étonnée par ta réaction, potentiellement égoïste.

« Mais je comprends, tu sais. »

Le regard de Déipyle est ailleurs, perdu dans un autre monde. Elle sentait simplement ta main remonter le long de son bras puis glisser contre sa nuque. Lentement, elle fermait les yeux et profitait de ce contact contre sa peau.

Le temps semble s’écouler lentement. Le visage neutre, presque lasse, elle laisse sa poitrine se soulever sous sa respiration calme, lente et profonde.

« Tu pourras maintenant t’occuper de choses tout aussi, si ce n’est plus importantes. »

Le baiser la fait frémir.

Elle se dégage lentement, prise d’une soudaine aversion par tes mots et les sous-entendus. Elle sent quelque chose se déchirer en elle et elle tourne la tête vers toi. Elle te dévisage un instant.

« Comment peux-tu dire une chose pareille… »

Pourtant, c’était la vérité. Elle ne devait pas se laisser sombrer comme la précédente fois. Sombrer seule et dans l’alcool. Elle était devenue fondamentalement différente. Toujours aussi rayonnante, à sortir et sourire, cherchant tout prétexte pour boire accompagner. Elle voulait de l’attention, bien plus que ce que tu avais pu lui donner et celle de Charon. Chez elle, les bouteilles s’étaient empilées, elle buvait constamment, sa réalité simplement déformée...

Elle inspirait, presque en colère, presque désespérée par tes mots. Par ce désespoir qui l’envahissait soudainement. La tristesse qui lui bouffait la gorge. Elle te repoussait à peine avant de se redresser, de se lever et de s’éloigner. Le réflexe pudique et s’éloigner pour se protéger. Pourtant, elle fait quelques pas avant de se figer. Qu’allait-elle faire ? Ou allait-elle ? Son regard balaie les alentours et sent son cœur se serrer. Elle serre ses doigts, ses ongles se plantant à l’intérieur de ses paumes. Elle ne succomberait pas aux vieilles habitudes et c’était de toute manière impossible ici… Charon Malefoy avait fait retirer tout alcool de cette maison.

« Plus importante ? Parce que la vie n’est pas importante ? »

Elle fixait l’antre de la cheminée.

« Non bien sûr… Nous avons un nouveau monde à construire ! C’est important… »

Elle serrait les dents et sifflait, tel un véritable serpent.

« Qui va hériter de ce monde ? Ce monde que nous changeons et sur lequel nous semons la ruine et la mort ? »

Elle levait les yeux au ciel, sentant les larmes lui brûler les prunelles.

Elle était énervée, sur les nerfs, simplement pincée et piquée à vif par tes paroles. Parce que c’était les tiennes et pas celles de quelqu’un d’autre. C’était toi qui avaient prononcés ces mots. Pourtant, elle savait que tu ne mentais pas et elle ne désirait pas que tu mentes.

Elle ferme les yeux. Elle savait que cette marque était le bon choix et que les sacrifices seraient nombreux. Mais elle avait peur de ne jamais goûter à cet autre monde, de pouvoir en jouir à tes côtés, ou ceux de son époux. Elle sentait la fatigue la prendre et la malmener, avant qu’elle ne croise les bras. La grande blonde était figée dans son salon, calmant lentement cette explosion d’émotion devenue si rare.

Déipyle Malefoy désirait tout bas tes bras, ta chaleur et tes lèvres mais sa fierté hurlait, sa faiblesse la tirait vers la honte. Elle laissait son souffle glisser entre ses lèvres lentement et essuya une larme orpheline.

« Sauf si tu parlais de toi… »

La sorcière glissait ses doigts fins dans ses cheveux, avant de s’approcher un peu plus de l’antre. Dans un mouvement, les flammes apparaissent et dansent au-dessus des buches de bois. L’air crépite et une onde de chaleur lui lèche les jambes un instant.

Doucement, elle se tourne vers toi. Elle te considère assise sur le divan. Déipyle Malefoy a repris contenance. Sa langue effleure ses lèvres pour les humidifier. Ses yeux si clairs te dépècent lentement. Sans dire un mot elle s’approche de nouveau de toi, silencieuse, telle une véritable ombre. Ses doigts vinrent effleurer l’arrête de ta mâchoire et elle souffle tout bas : « M’accompagnerais-tu prendre un bain ? » La demande est étonnante et surprenante. Il y avait des années que cela n’était pas arrivé. Elle se souvient encore de la dernière fois, dans la mousse et les bulles de la salle de bain des préfets. Loin des regards à profiter des privilèges de son insigne.






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Message Re: we are born to be wild 2.0 (Déipyle)
par Cassiopeia H. Beurk, Mar 12 Sep - 16:42 (#)
« Comment peux-tu dire une chose pareille… »

Et la tempête se réveille doucement. Cassiopeia a versé de l’alcool sur sa plaie encore trop fraîche, encore trop ouverte, elle le sait.

Cette réaction était de toute évidence, inévitable.

Eprouvait-elle une once de remord ?
Oui.
Non.
Peut-être bien.
Elle n’en savait rien.

Tout ce qu’elle regrettait était que Déipyle Malefoy se sépare d’elle comme pour marquer ce fossé, comme pour laisser la colère la saisir.

Elle, elle ne bouge pas, ou tout du moins, s’enfonce dans le canapé et l’observe. Un peu ailleurs, totalement détachée devant la douleur de Déipyle. En réalité, elle aurait voulu être plus compréhensive, mais elle se rendait compte que ce mécanisme de défense s’était installé automatiquement depuis qu’elle avait perdu Prometheus.

Prometheus, le bébé ange.
Prometheus, le bébé tant désiré et si désiré qu’il en est mort.

« Plus importante ? Parce que la vie n’est pas importante ? »

Oh, elle le savait que la vie était importante.
Elle ne disait pas le contraire.

Mais il y avait pire que la mort et Cassiopeia Beurk considérait qu’on pouvait mourir de bien des manières. Et qu’il y avait, au final, pire que la mort.

« Qui va hériter de ce monde ? Ce monde que nous changeons et sur lequel nous semons la ruine et la mort ? »

Elle s’anime alors, à la fois choquée, à la fois surprise. Son regard se pose de nouveau sur Déipyle, plus insistant cette fois-ci et elle sent un courant électrique, purement imaginaire lui parcourir le bras.

Elle sent la colère la saisir presque instantanément.

« Eliandre. C’est ton fils et la chaire de ta chaire tout comme l’enfant que tu portais. Il est ton futur, et il devrait te suffire. »

Sa voix claque dans les airs, froide, amère, glacée. Elle ne quitte pas Déipyle du regard et s’attend à une réaction, la bonne, l’espérait-elle.

« Toi au moins, tu possèdes un futur. Alors ne le gâche pas avec des espérances déçues ou en pleurant tes embryons morts. »

Eliandre.
Elle oubliait Eliandre.
Evidemment, qu’elle l’oubliait, son si malade de fils.

Mais c’était là une grave erreur et une erreur que Cassiopeia Beurk ne tolérait pas.

Que Charon agisse comme il agissait avec son fils était une chose, mais que Déipyle…

Elle se rend compte qu’elle s’est levée. Elle ne s’en était même pas rendue compte. La colère devait probablement se lire sur son visage et de toute façon, elle ne s’en cachait pas. L’oubli de cet enfant, la négligence de cet enfant était un sujet qu’elle préférait ne pas aborder en règle général. Ca n’était pas son enfant comme l’avait tant de fois répété Elijah. Mais il n’en était pas moins la chaire de la chaire de Déipyle Malefoy et, en tant que marraine, Cassiopeia Beurk veillait aussi au bonheur de celui-ci.

Et en cet instant, Déipyle Malefoy lui faisait honte.

Elle aurait pu continuer, déverser tout ce qu’elle avait à dire sur la blonde, lui faire comprendre que si Eliandre Malefoy était en colère contre la terre entière, c’était peut-être de sa faute à elle, Déipyle Malefoy. Mais elle se tut, quelque chose la retenait.

Ou tout du moins, la voix de quelqu’un :

Ce n’est pas ton enfant, Cassiopeia.

Et pendant ce temps, Déipyle Malefoy change d’humeur du tout au tout. La tempête de calme pour ne laisser place qu’à la quiétude et une certaine douceur et alors que celle-ci se retourne vers elle, Cassiopeia se rend compte que son humeur a changé.

Comme-ci, une fois encore, Déipyle Malefoy avait ce pouvoir magique de contrôler ses émotions.

Si Déipyle était triste, Cassiopeia était triste.
Si Déipyle était en colère, Cassiopeia était en colère.

Elles fonctionnaient presque à l’unisson, leur cœur battant au même rythme et avec cette même prosodie.

Cassiopeia se rassoit alors et se renfonce dans le canapé, apaisée alors que Déipyle se rapproche de nouveau, vient déposer ses doigts sur sa mâchoire laissant une trace brûlante sur son passage.

« M’accompagnerais-tu prendre un bain ? »

La question la surprend. Jamais, celle-ci ne lui avait proposé chose pareil. Jamais, surtout pas ici.

En réalité Cassiopeia se rendait compte qu’elle n’avait aucune idée de l’apparence de la salle de bain de sa chère et tendre.

« Est-ce sage ? » fut la première phrase qu’elle prononça, plus un écho de sa pensée que ce qu’elle voulait vraiment dire.

Etait-ce sage ? Avec l’arrivée imminente de Charon ou Eliandre. Avec la présence des elfes ou des domestiques.

Elles mettaient tant d’ardeur dans l’idée de rester cacher que Cassiopeia se demandait, un instant, si Déipyle n’était pas tombée sur la tête.

Puis, elle trouva l’idée tentante.
Odieusement obsédante.

Elle sourit.

« J’aimerais oui, mais pas si cela engendre des conséquences pour toi. »

Son regard clair s’appuie sur celui de Déipyle et elle l’observe quelques instants, les sourcils froncés. Elle ne veut pas causer de problèmes à la blonde. Jamais. C’était bien là la seule limite qu’elle s’était fixée malgré la jalousie presque maladive qu’elle éprouvait lorsqu’elle pensait à Charon et Déipyle dans le même lit ou le même bain.

Elle pouvait faire toutes les crises de jalousie du monde, jamais elle ne compromettrait Déipyle aux yeux de son mari ou de quiconque d’ailleurs.

Alors elle attendit la réponse de la femme, prête malgré tout à la suivre ou non.





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Message Re: we are born to be wild 2.0 (Déipyle)
par Euphrasie D. Malefoy, Mer 13 Sep - 17:28 (#)
« Eliandre. C’est ton fils et la chaire de ta chaire tout comme l’enfant que tu portais. Il est ton futur, et il devrait te suffire. » Déipyle fronce les sourcils sans comprendre la réaction de son amie. « C’était ce que j’étais en train de dire. Ce sont nos enfants qui vont hériter de ce monde. » Et un seul et unique enfant ne pouvait pas tenir à bout de bras cet univers. Tu n’avais pas d’enfant et tu n’étais pas la seule dans cette position. Vous étiez en train de changer le monde pour votre propre plaisir, pour les dizaines d’années qui vous restaient à vivre, dans savoir si vous pourriez l’offrir à vos enfants. Ces enfants qui meurent les uns après les autres. Ceux qui crèvent dans votre propre sang. Ceux qui tombent sur le champ de bataille. « Toi au moins, tu possèdes un futur. Alors ne le gâche pas avec des espérance déçues ou en pleurant tes embryons morts. » La mage noire échappe un léger rire et elle souffle : « Ils le méritent. Et j’ai toujours voulu trois enfants. » Elle rit presque nerveuse, avant d’essuyer les larmes qui n’étaient plus orphelines sur ses pommettes. C’était à Charon Malefoy que tu devais souffler cela. Elle savait qu’il était de son devoir d’épouse de constituer une famille, un futur. Mais il semblerait qu’elle n’était pas dôté d’une fertilité semblable aux McLeod ou Nott. « J’aime Eliandre. Et je ne l’oublie pas, Cassie. Jamais je ne l’oublierais. » Jamais elle n’oublierait qu’elle l’a rendu imparfait. Que ses propres vices avaient pourris cette petite graine, son unique fils. Peut-être que la déviance que tu représentais dans sa vie, peut-être que les écarts dans la vie de Déipyle lui avait coûté ça : la santé de son fils. Elle se sentait fautive, elle se sentait toujours un peu plus pourrie de l’intérieure. Mais son fils était son fils. Aussi imparfait pouvait-il être, elle l’aimait. Elle l’aimait et désirait le meilleur pour lui. C’était pour lui avant tout qu’elle se battait, pour un bonne meilleur. Lui donner le monde qu’il méritait, lui et tous les sang-purs dignes de ce nom.

Déipyle Malefoy observe sa confidente se rasseoir lentement. Elle voit que la colère a quitté tes traits et elle est rassurée, un instant. « Est-ce sage ? » Un sourire presque amusé se glisse sur les lèvres de la sorcière. « Cela ne l’a jamais été. » Parce qu’elles s’étaient toujours dissimulées aux yeux du monde. Cette relation interdite entretenue par les années, par leurs directions similaires. Elle avait besoin de sentir ton cœur battre contre le sien. Elle avait besoin de se sentir moins seule. Et quand bien même elle pourrait te serrer contre elle, à t’en étouffer, elle serait seule. Parce que vous êtes deux entités qui ne pourront jamais réellement s’associer. « J’aimerais oui, mais pas si cela engendre des conséquences pour toi. » Le regard de la sorcière se voile un instant. Elle n’a pas réfléchi, elle a simplement jeté à la mer son envie, son besoin. Mais personne ne viendrait, probablement. Le manoir était assez grand pour s’y perdre.

La sorcière ne répond rien. Elle laisse simplement ses doigts continuer de descendre contre ta joue si douce. Son regard est pendu à tes lèvres. Lèvres qu’elle effleure lentement de son pouce. Elle était fatiguée de baigner dans ce monde funeste, de se rouler dans le sang des morts. Elle voulait sentir la vie s’agiter en elle, pleurer de joie, rire de plaisir et mordre dans ton épaule. Elle ne voulait pas penser au reste, aux autres. Juste à toi. Juste à elle.

Soudainement, la sorcière attrapa ta main et t’entraîna doucement. Te faire lever pour ensuite la suite. D’un mouvement de main elle signale son envie de faire disparaître ce thé. D’un mouvement de tête, elle t’entraîne vers ces escaliers que personne n’a jamais grimpé. Un rire ronronne dans sa gorge, un rire lui échappe légèrement sous la folie de l’instant. Jamais elle n’avait fait cela de sa vie et soudainement, le passé lui manquait. L’insouciance des années à Poudlard, l’indignation d’apprendre qu’elle serait mariée à un Malefoy sans présentation préalable, vos murmures et vos rires dans le dortoir des serpents.

Elle serrait un peu plus tes doigts. Pourtant vos pas ralentissent lorsque vous approchez les grandes et hautes portes en bois qui marquent l’entrée d’un monde où tu n’as pas ta place. Elle croise ton regard un instant, te rassure peut-être avec, avant de la pousser cette porte. Elle la pousse et vous traversez le salon des appartements conjugaux. Un immense salon avec ce bureau excessivement rangé, cette bibliothèque riche. Une alcôve était au centre de la pièce pour donner sur une immense chambre, mais ce n’était pas là qu’elle t’entraînait. Non, elle passait une autre ouverture, où l’air était déjà plus chaud, presque épais. De la vapeur d’eau parfumée régnait dans la salle de bain, en pierre sombre et lisse sur le sol. Un bassin emplit d’eau chaude trônait au milieu de la pièce. Quelques pétales couleur rose  pâle flottait à la surface, sur le sol humide. Il y avait des lavabos plus loin, semblable et un immense miroir. Tout était si minimaliste. Sombre. Intime.

Lentement, la sorcière se tourne vers toi.

Elle t’observe sans rien dire, avant de passer ses doigts dans tes cheveux doucement.


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Message Re: we are born to be wild 2.0 (Déipyle)
par Cassiopeia H. Beurk, Ven 22 Sep - 17:10 (#)
Ils le méritent. Et j’ai toujours voulu trois enfants.

Elle eut un rire malgré elle. Elle eut un rire moqueur qui ne cachait nullement son mépris soudain à l’égard de cette réplique, cinglante pourtant terriblement misérable.

Elle se fichait bien du nombre d’enfant qu’Euphrasie aurait voulu. Elle-même avait arrêté de faire le compte sur combien d’enfants elle aurait voulu avoir avec Elijah. Toujours était-il que son amie et amante avait un avantage non négligeable : elle avait réussi à perpétuer leur lignée là où, celle de Cassiopeia s’éteindrait probablement.

Alors non, elle ne tolérait pas les dires de son amie.
Alors oui, elle s’insurgeait, s’énervait.

« J’aime Eliandre. Et je ne l’oublie pas, Cassie. Jamais je ne l’oublierais. »

Les mots avaient ce double sens qui n’échappait nullement à la brune.

Elle savait, bien sûr.
Elle sentait.

Et un instant, l’espace d’infimes secondes, sa colère se fit plus grande mais cette fois-ci, celle-ci ne fut pas dirigée contre son amie.

C’était la faute de Charon tout ça.
Charon et son beau visage blond.
Charon et ses méthodes qu’elle n’aimait pas.
Charon qui accusait et blâmait sa femme d’être à l’origine de l’imperfection de son fils.

Et Charon encore qui avait rendu tellement malheureux sa femme, qu’elle s’était noyée dans l’alcool et jamais Cassiopeia Beurk ne lui pardonnerait cette négligence.

Il ne comprenait pas.
Il ne saisissait pas.
Il ne voyait pas.

Il ne voyait pas que son fils dans son imperfection, dans son essence la plus pure était la perfection-même. Qu’il était leur avenir, son avenir, le futur géniteur d’une longue lignée de Malefoy.

Il ne voyait pas que sa femme était un trésor unique, une étoile brillant jour et nuit, transcendant et transformant tout ce qu’elle pouvait bien toucher.

Il ne voyait pas qu’Eliandre Malefoy était un digne Malefoy tout comme il ne voyait pas qu’Euphrasie était une déesse à honorer et chérir, non à blâmer.

Mais Cassiopeia ne pouvait rien dire, ne pouvait rien faire envers ou contre cet homme probablement parce qu’il avait trop d’importance pour Euphrasie. L’idée de briser le cœur de son amie, de son amante et de son amour, lui était injuste et elle savait qu’elle ne se le pardonnerait jamais.

Pourtant, le voir disparaitre de la vie d’Euphrasie, de leur vie à elles rendraient les choses si simples.

Eliandre serait grand et beau.
Euphrasie serait divine et mystique.

Charon Malefoy ne faisait que les éteindre de par sa froideur et son traditionalisme désopilant.

Mais la colère laissa place au calme et après la tempête arriva le soleil. Euphrasie brillait de nouveau de mille feux, lui offrant la possibilité de la rejoindre pour prendre un bain ce qui était parfaitement déplacé envers le maître de ces lieux.

La sagesse et la raison reprirent le dessus et cette angoisse silencieuse fit son apparition pendant quelques instants alors que ses yeux croisaient ceux d’Euphrasie. Pourtant, Euphrasie semblait s’amuser de la situation, redevenant alors cette jeune fille fringante qu’elle avait été à Poudlard…

Et un sourire se dessine alors sur les lèvres de Cassiopeia qui ne peut s’empêcher de se laisser quelques secondes, embarquer par cette soudaine jeunesse retrouvée.

Elle ferme les yeux, se laisse aller au contact des doigts délicats d’Euphrasie, profitant de cette caresse peu importe la décision de celle-ci. Elle aurait aimé que cette caresse dure toujours, que la sensation qu’elle éprouvait à ce touché ne s’arrête jamais…

Et puis, elle sent sa main contre la sienne, se refermer doucement pour l’entraîner à sa suite. Et puis, elle se lève souplement, doucement, tient toujours cette main dans la sienne et la suit, sans rien dire, ayant trop peur de briser ce moment.

Ayant trop peur que la blonde ne change d’avis.

L’excitation la saisissait alors subtilement, s’insinuant dans chaque fibre de son corps alors que celui-ci continuait à avancer dans un monde qu’elle ne connaissait pas et qui n’était certainement pas sien.

La curiosité ensuite s’anime elle, lorsqu’elle réalise qu’elle rentre sur un terrain nouveau, inconnu alors qu’Euphrasie elle, avait eu tout le loisir de sillonner les appartements de Cassiopeia et son mari depuis des années.

Cette curiosité presque malsaine de rentrer dans une intimité qui n’est pas la sienne, de découvrir que, peut-être Charon Malefoy pouvait être doux et tendre avec sa femme, ou que peut-être, il n’y avait que chaos dans leur monde.
Cette curiosité de toucher les étoffes de soie, de cachemire, en dentelle, tricoté de leurs vêtements, de ses vêtements à elle.
Cette curiosité de jeter un regard sur le lit matrimonial et s’imaginer à la place de Charon Malefoy, Euphrasie dans ses bras.

Elle sent son corps entier se réveiller et alors que le décor change, alors qu’elle rentre dans ce salon privé, puis dans cette salle de bain faite de marbre noire. Elle sent sa main se resserrer sur celle d’Euphrasie alors que l’impatience se dessine sur ses traits, se matérialise sur son visage doux.

Elle se sent jubiler.
Elle se sent aimée.

Euphrasie s’arrête et se tourne vers elle posant un regard brûlant sur Cassiopeia qui sourit, amusée, impatiente, se sentant presque rajeunir. Elle sent la main d’Euphrasie dans ses cheveux alors qu’elle-même vient porter sa main délicate sur sa clavicule dont elle voyait l’os à cause de sa robe qui en cachait suffisamment bien que trop, au goût de la Beurk.

Ses doigts parcoururent sa peau douce et elle s’approcha alors avant de baisser sa tête sur son précieux cou pour y déposer un baiser unique avant de déclarer doucement, ne perdant malgré tout pas la raison dans ce moment de douce folie :

« Combien de temps disposons-nous ? »

Sa voix est douce et calme, presque un murmure ayant peur de briser le moment. Elle redressa la tête gracieusement et se déplace alors pour se placer juste derrière Euphrasie avant de poser ses mains sur ses épaules et de les masser doucement.

Quelques instants de silence, puis enfin, elle approche sa bouche de l’oreille de la blonde avant de lui glisser :

« Parce que je crains fort que nous usions besoin d’un certain temps pour pouvoir te détendre et te faire oublier tout cela. »

Et un léger rire, celui de la jeune fille qu’elle avait été autrefois et qui semblait renaître sous le joug de ce moment à elles-deux, s’éleva de sa gorge alors qu’elle déposa un baiser sur la tempe d’Euphrasie.





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Message Re: we are born to be wild 2.0 (Déipyle)
par Euphrasie D. Malefoy, Mar 7 Nov - 13:28 (#)
Euphrasie Malefoy demeure muette face au visage ô combien doux de sa comparse. Elle observe sans rien dire, cette bouche rosée qui s’étire dans un doux sourire. Elle observe ces deux yeux amandes dont les iris se mirent à pétiller soudainement. Des éclats de joie, d’amour. Des éclats qu’elle connaît et se plaît à attiser. Des éclats qui la rendent malade lorsque tes jolis yeux ne sont pas posés sur elle. Euphrasie Malefoy n’était qu’égoïsme. Jamais elle ne chercherait à faire Cassiopeia Beurk à son image, mais parfois grondait en elle une folie soudaine, une folie désespérée que de t’emprisonner des autres. Une folie qu’elle réprimait bien souvent, une folie qu’elle n’a jamais jugée saine et encore moins respectable… Parce que tu étais une femme et elle aussi. Parce que tu étais mariée et elle aussi. Et quand bien même vos caresses n’étaient amours, elles étaient aussi interdites. Et jour après jour, année après année, Euphrasie s’était lentement éloignée de la vertu pour apprendre à t’aimer, pour apprendre des choses dont elle ignorait tout, de la saveur aux couleurs. T’observer avec désir avait été une première rupture en son âme, t’embrasser fut un second pas qui l’avait enfermée dans un mensonge de plus en plus épais. Quand bien même elle avait été curieuse, quand bien même elle était revenue, cherchant à en avoir plus, c’était sa manière de penser qui avait évolué. Le plaisir condamné était devenu lentement recherché et apprécié. Avec toi. Avec Charon, plus tard.

Alors lorsque tu te fais douceur, lorsqu’elle voit un tel regard sur elle, elle sourit, Euphrasie.
Alors lorsqu’elle sent et ressent le contact léger de tes doigts chauds contre son épaule, elle sourit, Euphrasie.
Elle sourit et elle ferme légèrement les yeux sous ton unique baiser. Tu créais le froid et le chaud en elle, comme Dieu sur Terre et dans le cœur de ses fidèles. « Combien de temps disposons-nous ? » Toute la vie peut-être. Elle souriait faiblement et lentement ses doigts courraient contre ta hanche, glissant contre ton ventre, avant de s’arrêter et de se poser sous ta poitrine. Elle en froisse sans doute le tissu dont tu es drapée, mais ce tissu est définitivement de trop.

Le souffle d’Euphrasie Malefoy devenait lent, elle aussi enfermée dans votre bulle, dans ce moment si précieux. Il lui semblait que son corps s’éveillait et son cœur avec, d’un sommeil trop long et surtout trop douloureux. Avide de ta présence et de ton amour. « Autant que tu voudras… » Parce qu’elle ne veut plus avoir conscience du reste et simplement profiter de l’odeur de ta peau si pâle.

Elle se laissait faire, Euphrasie, lorsque tu glissais tes mains contre ses épaules que tu massais doucement. Ses épaules beaucoup trop tendues, après les épreuves et la perte d’autrui. Comme toi, elle était bousculée par le temps et la vie. Elle ferme les yeux parce qu’elle se sent en confiance. Et elle frémit lorsque tu lui parles tout bas : « Parce que je crains fort que nous usions besoin d’un certain temps pour pouvoir te détendre et te faire oublier tout cela. »

Et ton rire la fait frémir.
Et ton rire la fait vivre.
Alors, elle rit aussi tout bas, amusé par tes mots.
Elle sourit sous ton baiser, avant de pivoter légèrement vers toi.

Elle t’observe encore, elle te dévisage. Elle semble redécouvrir les traits de ton visage, elle les détaille, avant de glisser ses dextres contre ta joue. Elle caresse ton derme avant de glisser ses doigts dans tes cheveux qu’elle dénoue lentement, presque par habitude. « Et moi de me faire pardonner… »  Pour son absence, sa cruelle absence. De t’avoir tourné le dos trop longtemps, par égoïsme, par peur, par sottise.
Ses yeux clairs se lient aux tiens, avant qu’elle ne s’approche de toi davantage. Son corps frôle le tien et ses doigts glissent contre ta nuque. Elle vient prendre possession de tes lèvres, tes lippes tentatrices, arme de sa déchéance. Elle les embrasse et les respire alors que son front se pose contre le tien.

Ses yeux sont clos un instant et lentement elle sème quelques baisers de-ci, de-là. Au coin de tes lèvres, au coin de tes yeux, ta joue, ta mâchoire, ta gorge, le creux de ton épaule.

Sa joue effleure ton épaule un instant alors que son regard se perd un instant. Elle se perd un instant, dans ce qu’elle ressent, ce qui l’anime. Cette sensation de retrouvée quelque chose si longtemps perdu.

Et lorsqu’elle se redresse, elle pose un baiser contre ton front.

Le silence se traine un instant. Il n’y a que vos souffles pour accompagner le mouvement de l’eau qui s’arrête d’un mouvement de main.

Euphrasie Malefoy se redresse alors et tourne autour de toi, avant de glisser ses doigts contre les tissus dont tu te drapes. D’une dextérité qu’aucun homme ne pourrait détenir, elle te déshabille délicatement. Elle fait tomber étoffe après étoffe jusqu’à en dévoiler ton corps sculpté, ton corps semblable à celui d’une déesse de l’amour. Elle en effleure parfois le satin de ton derme, avant de déposer un baiser contre ta nuque, lorsqu’elle eût terminé sa tâche.  


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Message Re: we are born to be wild 2.0 (Déipyle)
par Cassiopeia H. Beurk, Dim 12 Nov - 21:40 (#)
Il était étrange de voir Euphrasie Malefoy si déraisonnable.

Parce qu’Euphrasie Malefoy n’était pas déraisonnable en temps normal. Cassiopeia Beurk pouvait aisément confirmer que c’était elle la plus déraisonnable des deux. Euphrasie avait toujours été la plus sage, la plus réfléchit quand bien même pendant son adolescence, elle avait pu être un peu… sauvage ?

Mais tout semblait s’inverser dans l’ombre de leur intimité.

C’était Cassiopeia qui surveillait, veillait à ne pas se faire découvrir.
C’était Euphrasie qui était déraisonnable.

Et dans un sens, cette inversion des rôles lui plaisait. Elle aimait s’occuper d’Euphrasie, de son bonheur, tout arranger pour qu’elle se sente bien et que rien ne la blesse, surtout pas quand elles étaient seules.

Mais de l’autre s’était déroutant, peut-être un peu malaisant.

Mais elle était prête à accepter tous les rôles pour quelques instants volés avec Euphrasie Malefoy.

Elle était prête même à se retrouver dans cette salle de bain que d’ordinaire Euphrasie aurait partagé avec son mari.
Elle était prête à fouler les draps du lit matrimonial, s’il le fallait.

Et elle était prête aussi à prendre tout le temps qu’il faudrait si nécessaire.

Ses cheveux bruns, retenus, tombent souplement le long de sa tête alors qu’Euphrasie prend l’initiative de lui détacher les cheveux. Cassiopeia Beurk ne détachait jamais ses cheveux. C’était une règle que sa mère lui avait apprise lorsqu’elle l’eût coiffée quand elle était petite : une femme ne détachait jamais ses cheveux sauf dans l’intimité. Les cheveux étaient synonymes de beauté, de passions, et étaient une expression de la beauté de la femme.

Alors sous aucun prétexte, elle n’avait les cheveux détachés.

Sauf avec Elijah.
Sauf avec Euphrasie.

« Et moi de me faire pardonner… »

Il était rare que les pardons fonctionnent avec Cassiopeia. Les excuses marchaient difficilement et elle était même trop rancunière pour pardonner facilement. Mais il y avait des exceptions. Des exceptions qui confirmaient la règle. Euphrasie en faisait partie. Malgré toutes leurs disputes, tous les débats, elle revenait sans cesse à elle, incapable de lui faire la tête bien longtemps.

Incapable de la savoir loin d’elle bien longtemps.

Et il était probablement rare aussi qu’Euphrasie ne veuille pas se faire pardonner à tout va.

Mais elle se faisait bien pardonner après tout. Avec ses baisers sur ses lèvres, avec ses caresses, avec sa manière de la déshabiller. Cassiopeia se laisse faire, s’en remet totalement à la femme.

Elle se rendait compte au toucher de la blonde que cette sensation lui avait manquée. Ce creux dans son ventre, cette excitation dans tous ses sens.

Elle voit les vêtements tomber au sol, un par un et de voir les étoffes se séparaient de son corps, l’excitait encore plus. C’était une lente excitation, une délectation qui prenait son temps et s’accumulait au fur et à mesure que la tension montait. C’était s’imaginer ce qui allait se passe ensuite dans cette salle de bain, dans cette baignoire.

Et elle se laisse faire Cassie. Elle se dévoile à nu devant la Malefoy et sans aucune honte. Pourquoi aurait-elle honte de son corps ? Pourquoi aurait-elle honte d’être nue devant elle ? Après tout ça n’était pas la première fois et ça ne serait pas la dernière non plus.

Pourtant, Cassie devait l’avouer : elle s’inquiétait toujours de savoir si elle plaisait toujours. Aux autres mais aussi et surtout à Euphrasie et Elijah. L’emprisonnement de son mari l’avait beaucoup bouleversée. Elle s’était parfois laissée aller mais… il y avait toujours eu cette peur de perdre aussi Euphrasie en plus d’Elijah. Alors elle tenait bon. Alors, elle faisait des efforts pour celle qui comptait, peut-être plus qu’avant encore.

Un sourire se dessine sur les lèvres de l’ancienne Black pour se tourner vers l’ancienne Lestrange, totalement nue. Sa main monta sur sa joue pour la caresser et sans attendre, elle vint défaire le premier lacet du corset de la robe d’Euphrasie.

Elle était douce dans ses mouvements, Cassiopeia.
Elle n’avait toujours été que douceur dans ces moments-là avec Euphrasie en réalité.

Et lente, parce qu’elle se délectait simplement de chaque geste, de chaque mouvement. Elle tentait de deviner de nouveau avec passion les formes, les courbes d’Euphrasie. Ses mains effleuraient à peine sa peau et elle finit par arriver à bout de la robe qui tomba au sol.

S’en suivit finalement de ce qui restait avant qu’elles ne se retrouvent, toutes deux à égalité, toutes deux ne cachant plus rien, étant parfaitement elles-mêmes et égales à elles-mêmes comme elles l’avaient toujours été.

Le regard de Cassiopeia se porta alors immédiatement sur le ventre d’Euphrasie. Ce vente qu’elle avait vu dans tous ses états. Ce ventre qui s’était arrondie à la naissance de ses fils et qui aurait pu s’arrondir une nouvelle fois. Ce ventre si maltraité.

Elle se baisse alors pour se retrouver accroupie devant Euphrasie avant de venir caresser son ventre et d’y déposer un baiser religieusement avec la plus grande tendresse du monde. Puis, dans le silence de la pièce, elle glissa doucement à la femme debout :

« Tu devrais prendre en soin. Il est précieux. Tout est précieux chez toi. »

Elle dépose un dernier baiser sur le nombril d’Euphrasie et se relève alors avant de prendre la main de la femme et de s’approcher du bain qui avait fini de couler. Elle entra et sourit en sentant la température parfaite. Elle s’assit dans la baignoire et regarda Euphrasie faire de même.

Un instant, elle eut cette impression de se revoir toutes les deux, tentant de rentrer dans la bagnoire de la salle de bain des préfets à Poudlard.

Elle rit, joyeusement avant de dire à Euphrasie :

« On a quand même beaucoup plus de place que dans celle des préfets à Poudlard. »

Et elle rit encore, gaiement avant de se tourner vers les différents produits.

« Dis-moi, tu en as qui font des bulles énormes ? »

Elle posa alors un regard pétillant sur la Malefoy, redevenant une petite fille.





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