BELLUM PATRONUM


Version 29
Une nouvelle version a été installée sur le forum, accompagnée de son lot de nouveautés.
Vous pouvez la commenter ici.
Limite des sang-purs
Les sang-pur au nom inventé sont limités aux familles d'origine étrangère.
Merci de vous rediriger vers les familles de la saga ou les familles de membres pour le reste.
équilibre des groupes
En créant votre personnage, merci de considérer jouer un élève de Poudlard, dont les nombres sont réduits.
Si vous préférez jouer un adulte, considérez jouer un mangemort, dont nous manquons également.

Très chère amie (ft. Cassie)
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Message Très chère amie (ft. Cassie)
par Aaron Avery, Jeu 14 Sep - 20:16 (#)
Aaron n'a pas à patienter très longtemps avant que Cassiopeia ne se présente à lui. Le peu de temps qu'il reste seul, il le passe à s'interroger sur la nouvelle présence des elfes de maison dans la demeure. Cela signifie-t-il que la sorcière s'accroche désespérément à tout ce qui lui rappelle son abjecte mari ? Ou au contraire, que la jeune femme se décide à reprendre sa vie malgré l'absence d'un mari qui ne la mérite pas ? L'auror n'a pas le temps d'arriver à ses conclusions que la maîtresse de maison apparaît, confondue en excuses pour le comportement de Thalys. Aaron lui répond avec un sourire, il n'est pas d'humeur à s'indigner d'un détail pareil. « Ne t'en fait pas, laisse-lui le temps de retrouver ses marques. A ma dernière visite, ces elfes n'étaient plus là. » Il fait remarquer sur un ton compréhensif, même s'il sait bien que l'elfe n'est aucunement perturbé par le changement de maison. Qu'importe, le sorcier décide de faire semblant, au moins pour cette fois. Et puis mettre ainsi sa maîtresse dans l'embarras devrait être suffisamment humiliant pour remettre l'elfe de maison à sa place.

L'affaire étant close, il suit les recommandations de la jeune femme et confie sa veste à l'elfe qui vient d'apparaître. Les remerciements de Cassiopeia élargissent son sourire. Il a bien fait de faire ce détour. « Je suis content qu'elles te plaisent. » Il confie, parce qu'il n'était pas certain de son choix. Il ne voudrait surtout pas l’offenser avec un cadeau malvenu. Soulagé de cette inquiétude, Aaron suit finalement Cassie à travers les couloirs, jusqu’à la prochaine pièce.

Après avoir rapidement balayé l’endroit du regard, il reporte aussitôt son attention sur la maîtresse des lieux. Comme à son habitude, Madame Beurk est impeccable. Même dans une simple robe de sorcière, Aaron lui trouve un charme certain. Il se garde bien de le lui avouer pourtant, par respect pour le lien qui la lie encore à Elijah l'abjecte. Seul le pétillement des yeux de la jeune femme lui arrache quelques mots, alors qu'ils prennent place dans de grands fauteuils. « Tu as l'air en bonne forme. Les affaires vont bien au magasin ? » Il ne lui reproche pas d'avoir eu mauvaise mine auparavant, pourtant il se sent toujours un peu responsable lorsqu'il trouve sa bonne amie rendue morose par l'absence de son mari ou préoccupée par la gestion de la boutique de sa famille. Il espère de fait ne pas se tromper dans ses observations.

L’aîné Avery passe parfois au Barjow et Beurk, mais ses visites se font plus rares depuis la disparition de son mentor Kai, au bureau des Aurors. Il n’a donc pas une grande idée de l’état actuel du magasin. Depuis peu, c’est au tour d’Aaron lui-même d'avoir l'air ailleurs, le regard pensif, et l'air inquiet. Il multiplie ses recherches et ses interrogations, mais n’a jusque-là jamais été capable de retrouver son mentor. Pourtant auror aguerri, Kai s’est volatilisé comme les autres. Il a été dit que le sorcier intègre a trahi le gouvernement Rosier et a pris la fuite. Aaron a néanmoins catégoriquement refusé de croire en ces rumeurs et s’est lancé dans une recherche folle. Sans succès pour l’instant.

Aujourd'hui pourtant, il préfère laisser ses appréhensions à la porte d'entrée. S'il est venu, c'est pour s'enquérir de l'état de Cassiopeia, la belle et douce. Alors comme apaisé par la présence de la sorcière, il oublie ses propres préoccupations pour partager le fardeau de la pauvre femme esseulée, tout en s'emparant volontiers d'une tasse de thé que la maîtresse de maison a fait servir.
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Message Re: Très chère amie (ft. Cassie)
par Cassiopeia H. Beurk, Lun 25 Sep - 20:43 (#)
C’était bon de le voir, de savoir qu’il allait bien, qu’il était vivant.

Il lui semblait que son monde entier se réduisait à quelques êtres depuis qu’Elijah était en prison. Il lui semblait aussi que certains lui avaient tournés le dos. Au fond, elle s’en fichait, elle savait évidemment, que seuls les plus importants restaient.

Les autres n’étaient que des pions sur un échiquier.
Une broutille dans son horizon.

Mais lui, Aaron, il restait malgré tout ce qui s’était passé entre eux.
Malgré le fait qu’elle lui ait brisé le cœur.
Malgré Elijah.
Malgré le fait qu’Aaron avait emmené Elijah en prison.

Elle ne savait pas vraiment ce qui le poussait à rester. Après tout, il aurait eu toutes les raisons du monde de la détester, n’est-ce pas ?

Elle, elle se serait détestée.
Malheureusement, elle avait dû faire des choix.

Tout comme lui devait probablement avoir fait le choix de rester.

« Ne t'en fait pas, laisse-lui le temps de retrouver ses marques. A ma dernière visite, ces elfes n'étaient plus là. »

Elle savait parfaitement que Thalys n’était pas du genre à être traumatisé par un changement de milieu. Il le faisait exprès pour deux raisons : il n’aimait pas Aaron et il lui en voulait à elle.

« Oui, je viens de les récupérer… C’est une longue histoire. » lui répondit-elle, quelques instants pensives.

Ca n’avait pas d’importance en réalité les brimades qu’elle pouvait avoir avec Rigel. Mais elle était malgré tout à moitié satisfaite de son intervention : Bedelia restait entre ces murs et savoir qu’elle la surveillait la mettait hors d’elle… Même-si elle comprenait parfaitement la démarche de son frère qui s’apparentait plutôt à sa façon de lui montrer qu’il l’aimait.

Les Black n’étaient pas très forts, après tout, pour avoir des gestes d’affection et montrer leur amour.

Alors elle s’en contentait.

Cassiopeia fut malgré tout soulagée qu’Aaron ne le prenne pas mal. Elle connaissait bon nombre de gens qui auraient été exaspérés et n’auraient pu remis les pieds chez elle. Des marâtres qui n’avaient rien de mieux à faire que critiquer probablement, ce dont elle se figeait de toute évidence, particulièrement.

Elle laissa Thalys faire son travail et disparaitre tout en lui lançant un regard de reproche avant de se reconcentrer sur Aaron et de lui adresser un sourire doux et heureux.

Parce qu’elle était vraiment heureuse qu’il soit ici.
Parce qu’elle était heureuse de son attention.
Parce qu’il lui avait manqué.

« Allez viens, allons dans le salon. »

Elle glisse son bras dans le sien et d’un geste de la main l’invite à avancer avec grâce et douceur.

Qu’aurait-dit Elijah Beurk en voyant Aaron Avery rentrer chez lui si librement ?

Elle s’interdisait d’y penser sachant pertinemment la haine qu’éprouvait son mari envers son ancien amant. La question ne se posait plus d’ailleurs, Elijah ne reviendrait pas malgré toutes les prières et toutes les espérances que pouvait avoir Cassiopeia à ce propos.

Et elle devait l’avouer : elle était malgré tout contente d’avoir pu renouer avec Aaron malgré toutes ses années sans que l’ombre d’Elijah Beurk ne plâne plus sur elle et ses engagements.

Ils arrivent dans le salon et elle lâche son bras toujours avec délicatesse avant de le laisser s’installer sur le canapé aux coussins bien moelleux. Elle prit elle-même place dans le fauteuil en face de lui, celui sur lequel elle accueillait ses invités et vit du coin de l’œil Thalys revenir avec un service à thé sans qu’elle ne lui ait rien demandé.

Elle posa quelques secondes son regard sur l’elfe de maison pour le regarder faire attentivement et constater que ses manières et ce qu’elle lui avait appris n’avaient pas changé et, rassurée elle reporta son attention sur Aaron qui lui demandait déjà :

«  Tu as l'air en bonne forme. Les affaires vont bien au magasin ? »

Un sourire s’installer sur ses lèvres et son visage s’anime à nouveau.

« Merci. Je dois avouer que j’ai beaucoup de choses à faire en ce moment. Les affaires vont parfaitement bien… »

Elle se saisit de la tasse que Thalys lui tendait et attendit de même qu’il le fasse pour Aaron avant de reprendre :

« Les clients sont… les clients. »

Elle eut un léger rire à l’évocation de la clientèle souvent peu recommandable qu’il pouvait y avoir au magasin. Elle n’avait jamais eu peur parce qu’elle savait pertinemment que c’était les autres qui avaient peur d’elle et elle était après tout la reine de son royaume.

Indétrônable et magnifique sur son trône.

« J’ai bien sûr eu quelques soucis avec un revendeur un peu trop zélé mais l’affaire s’est parfaitement réglée. Tout est redevenu à la normale. »

Sa voix avait pris une inflexion plus dure l’espace de quelques secondes lorsqu’elle avait mentionné le revendeur qui avait failli détruire une marchandise capitale avec ses bêtises. Mais rapidement, elle redevint douce et sourit à Aaron. Elle se doutait bien qu’il fermait les yeux sur pas mal de choses la concernant et elle l’en remerciait silencieusement et respectueusement.

Mais, elle avait réglé l’affaire comme il se devait avec la mafia anglaise et le corps du revendeur devait sûrement être au fond de la Tamise. Quoique Cassiopeia s’en fichait bien, elle n’avait pas demandé plus d’informations à Uther Barjow lorsqu’il avait exécuté sa requête.

Elle boit une gorgée de thé alors que son regard observe quelque peu Aaron. Elle avait beau ne pas voir les couleurs, elle ne manquait rien de son apparence parfaitement soignée. A chaque visite c’était toujours la même chose, elle passait par une inspection discrète mais nécessaire de son ami tout simplement parce qu’elle s’inquiétait, aussi parce qu’elle aimait l’observer.

Après tout, Aaron Avery n’avait jamais cessé d’être charmant malgré les années qui passaient.

« Et toi ? Cela fait un moment que je ne t’ai pas vu. Comment te portes-tu ? »

Tu m’as manqué, aurait-elle voulu ajouter mais une dame mariée ne pouvait faire ce genre d’allusion à un autre homme que son mari, peu importe que ce même mari soit derrière les barreaux.

Cassiopeia Beurk était bien trop respectueuse des règles.

Et pourtant, ces règles lui entravaient parfois le cœur comme c’était le cas en cet instant.





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Message Re: Très chère amie (ft. Cassie)
par Aaron Avery, Sam 7 Oct - 0:03 (#)
Cassiopeia est légère, elle inspire la joie et la tranquillité. L’hôtesse représente une véritable source de réconfort pour Aaron. Le rire doux qui échappe à la sorcière provoque un sourire naturel chez son interlocuteur. Il est soulagé d’entendre enfin de bonnes nouvelles, et ses épaules s’affaissent imperceptiblement alors qu’il se détend vraiment pour profiter pleinement de cette visite.

Il se saisit de la tasse de thé que lui sert l’elfe de maison, et s’apprête à y tremper ses lèvres lorsque Cassie évoque l’infortuné revendeur. Le changement d’intonation encourage l’auror à relever les yeux vers la femme, comme pour assurer qu’elle a toute son attention. Il serait prêt à lui accorder son aide sans hésitation si elle le lui demandait. Mais elle assure aussitôt que tout est réglé. Alors Aaron retourne paisiblement à son thé. L’eau chaude est parfaitement infusée. Déjà le sorcier s’abandonne à l’apaisement. Il pourrait rester ici des heures si leurs obligations respectives ne les appelaient pas ailleurs.

Le regret traverse un instant fugace ses pupilles, et la question de Cassiopeia le rappelle au présent. Comment se porte-il ? Aaron s’interroge lui-même. Jamais il ne serait capable de livrer l’entière vérité, de raconter combien le chaos politique le préoccupe, et surtout combien la disparition de son mentor l’inquiète. Mettre ses faiblesses en avant n’a jamais été une habitude chez lui, et il a toujours rechigné à demander de l’aide.

« Bien. »
Il livre la même réponse que d’habitude, d’une voix peut-être un peu plus lasse que la normale. « Bien. » Il répète comme pour se persuader lui-même, et enchaine un peu confus. « Excuse-moi de ne pas être passé plus tôt. » Un sourire hésitant étire ses lèvres un instant, sans qu’il n’ose en révéler un plus. Le sorcier n’a jamais été du genre honnête avec qui que ce soit. Partager ses préoccupations avec un autre, c’est comme livrer toutes ses faiblesses au diable. Aaron a grandi dans cette idée. Pourtant, les grands yeux charmeurs de la maîtresse de maison parviennent étrangement à le convaincre de poursuivre.

« C’est la folie au boulot, avec toutes ces histoires de disparitions. » Il hésite un court instant de silence, avant de dévoiler tout à fait l’objet de son inquiétude. Maintenant qu’il l’a sur le bout de la langue, il ne parvient pas à s’arrêter au milieu de sa confession. « Kai Blumenthal a disparu lui aussi. » Il reste interdit après avoir prononcé ces mots, comme si le fait de l’avoir énoncé avait rendu la chose plus réelle et plus terrible encore. Aaron n’est pas certain que Cassiopeia se rappelle du nom de son mentor lors de ses premiers instants en tant qu’auror, mais il est trop troublé pour en raconter davantage.

Les disparitions étaient déjà préoccupantes, mais depuis qu’un sorcier aussi brillant que Kai en a lui-même été victime, l’aîné Avery ne sait plus qu’en penser. Quelle force, quelle organisation, est capable de tels agissements en gardant le secret le plus absolu sur son identité ? Plus les jours passent et plus le sommeil d’Aaron s’en trouve raccourci par d’obscures théories qui ne s’établissent que la nuit.

Le jour, bien éveillé et face à une amie chère, le sorcier se contente cependant de soupirer en s’enfonçant davantage dans son fauteuil.
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Message Re: Très chère amie (ft. Cassie)
par Cassiopeia H. Beurk, Lun 30 Oct - 17:49 (#)
« Bien. »

Ca sonne faux.
Il ne va pas bien. pensa-t-elle alors en l’observant derrière la vapeur fumante de sa tasse de thé chaude.

Etait-ce parce qu’elle l’avait suffisamment côtoyé ou parce qu’elle sentait son aura ? Elle s’était toujours dit qu’Aaron, tout comme elle d’ailleurs, n’avaient pas réellement changés. Ils avaient pris de l’âge, oui. Ils avaient évolué, oui. Mais jamais rien n’avaient changé dans leur caractère.

Ils étaient constants et se connaissaient décidément trop bien pour savoir quand ça n’allait pas.

« Bien. »

Et il répète et dans sa répétition, elle est sûre de sa pensée.

Quelque chose le préoccupe et Cassiopeia se vit froncer légèrement les sourcils avant de mettre sa tasse sur le côté, pour ne pas qu’elle soit un facteur gênant quant à toute éventuellement action qu’elle voudrait entreprendre.

« Excuse-moi de ne pas être passé plus tôt. »
« Je comprends que tu étais occupé. » souffle-t-elle avant de laisser échapper un rire qui se voulait léger mais qui pourtant, semblait raisonner faux dans sa gorge et son cœur : « Je ne suis qu’une modeste et vieille amie. Il est normal que je passe avant d’autres choses plus importantes. »

Elle aurait pourtant voulu que ce ne soit pas le cas. Elle est égoïste Cassiopeia, mais elle est surtout le produit de son éducation : une Black mariée Beurk n’aimait pas être mise de côté. Mais elle ne lui en voulait pas. Aaron avait à faire, tout comme Euphrasie, tout comme Rigel. Elle n’était pas le centre de leur monde et ne se targuait pas de l’être quand bien même elle mourrait d’envie que ce soit le cas.

« Mais je suis contente que tu sois là. Surtout si tu as besoin de parler à quelqu’un de ce qui te préoccupe, tu sais que je resterais toujours ta fidèle amie. » ajouta-t-elle en sachant parfaitement ce qu’elle faisait.

Sa manipulation n’avait rien de méchante, surtout pas envers lui. Elle respectait et aimait Aaron et ne se serait jamais amusée à ce genre de choses… notamment parce qu’il lui était trop précieux pour qu’elle le perde aussi bêtement. Non, il ne s’agissait là que de bienveillance et comme elle s’en doutait, Aaron parla enfin :

« C’est la folie au boulot, avec toutes ces histoires de disparitions. »

Elle bouge légèrement dans son siège sans pour autant ne laisser paraitre quoique ce soit. Les disparitions. Elle les connaissait bien vu que pour la plupart, ceux qui avaient disparus, elle connaissait parfaitement leur localisation… Tout du moins, jusqu’à l’attaque du Complexe.

Elle le voit hésiter mais ne dit rien, ne l’encourage pas, ne brise en rien sa méditation, sachant parfaitement qu’il parlerait quand il le voudrait et qu’elle avait, décidément tout son temps.

Il était rare de voir Aaron aussi soucieux, rare aussi, de le voir si hésitant. Et elle l’avouait aisément : elle n’aimait pas trop le voir comme cela.

« Kai Blumenthal a disparu lui aussi. »

Elle l’observe toujours sans laisser paraitre un trouble ou une gêne et pourtant, le prénom qu’il vient d’évoquer, elle le connait bien. Après tout, pendant plusieurs mois, elle l’a vu défilé sous ses yeux non pas parce que ce sang-de-bourbe était sur les affiches mais parce qu’il faisait parti de la liste de personne sur lesquels elle avait possibilité de faire ses expériences. Elle n’avait cependant jamais eu le temps de faire quoique ce soit sur lui : il y avait bien trop à faire et Cassiopeia avait des sujets bien plus passionnants.

Mais elle trouvait malgré tout étrange que ce prénom ressorte maintenant… de la bouche d’Aaron.

Elle ne connaissait pas l’individu en tant que tel mais elle savait qu’il avait été auror et au vu du métier d’Aaron, elle en déduisait qu’ils se connaissaient.

Mentor.

Le mot lui était apparu presque instantanément, logique, alors qu’elle regardait un point invisible quelques secondes au-dessus de la tête d’Aaron qui s’enfonçait dans le canapé en face d’elle.

Elle le voit son désarroi.
Elle la voit sa tristesse.
Elle le voit s’agiter, ses cernes devenant plus apparents et plus grands.

Elle en éprouve une sorte de remord peut-être. Elle détenait des informations qui auraient pu lui être utile mais elle savait qu’elle ne dirait rien. Elle ne pouvait donc pas totalement apaiser le désarroi de son ami… bien qu’elle pensât que celui-ci était bien mieux à des kilomètres de ce sang-de-bourbe bon à éliminer.

Pourtant, elle se lève de son fauteuil et d’un pas élégant se rapproche alors d’Aaron avant de finalement venir s’asseoir à côté de lui gracieusement et tendrement, doucement, elle lui prend la main dans un geste chaste et aimant.

« Tu te fais bien trop de soucis. Je suis sûre qu’il se porte comme un charme et que sa disparition à une explication logique. »

Elle n’est pas totalement fausse dans ses dires. Elle ne mime pas totalement sa tendresse, ni sa préoccupation. En réalité, elle s’inquiétait pour Aaron, pour les effets que cette disparition, de cet individu qui semblait avoir quelque peu compté, avaient sur lui. Et elle ne mentait pas : la disparition de Kai avait bel et bien une explication logique, seulement Aaron ne comprendrait pas, ou tout du moins, n’était pas près de comprendre.

« Tu devrais penser à toi et rien qu’à toi. » Elle marque une pause avant de finalement dire de la voix la plus douce possible : « S’il a disparu sans te dire quoique ce soit, je crains qu’il ne soit pas une personne aussi respectable que tu ne le penses. Et cela m’attriste de voir à quel point cela te touche. »

Elle lui sourit alors doucement tout en lui tapotant la main avant de finalement lui demander, essayant d’être gaie et entrain :

« Alors dis-moi, qu’est-ce qui te ferait te sentir mieux l’espace de quelques instants ? Comment arriver à te faire oublier Monsieur Blumenthal ? »





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Message Re: Très chère amie (ft. Cassie)
par Aaron Avery, Dim 12 Nov - 17:04 (#)
La confession est à peine faite qu’Aaron regrette déjà ses paroles. Il n’aurait jamais dû aborder ce sujet. Ce n’était ni le lieu, ni le moment, et certainement pas la bonne personne. Cassiopeia a beau lui rappeler qu’elle est une amie proche et qu’il peut tout lui dire, Aaron aurait préféré cesser de s’inquiéter pour son mentor disparu, au moins le temps de cette visite. Mais l’inquiétude cruelle ne lui laisse aucun répit. La fatigue physique et mentale qu’il s’inflige depuis plusieurs semaines le plonge dans une spirale infernale. Perdu et impuissant, il ne résiste pas à l’idée que plus les jours passent, plus la situation empire. Cerise sur le gâteau, cet état de trouble constant réveille la souffrance de son bras plus fréquemment que d’habitude. La magie noire ancrée en lui le torture, comme un poison qui sommeille, et la douleur n’arrange rien à son état.

Accablé par les mauvaises nouvelles, Aaron est furieux de se sentir aussi démuni. Il y a même des jours où l’idée de son père – quitter cette ville maudite sans se retourner pour protéger sa famille – lui semble presque convenable. Personne n’a jamais eu vent de ces moments de faiblesse lâches, pas même son père. L’aîné Avery continue de lui opposer une résistance farouche à ce sujet, tout comme sa sœur. Il tait donc la tentation de la fuite auprès de sa grande amie, qui le rejoint pour prendre sa main avec bienveillance.

Ce simple contact suffit à adoucir l’homme. La voix douce et rassurante de Cassie lui arrache même un léger sourire. Il aimerait croire en ces dires, hocher la tête, échapper un soupir de soulagement, et discuter l’âme légère du temps qu’il fait ou des dernières rumeurs entendues en ville. Mais justement, rien n’est logique dans cette disparition soudaine et brutale. Quelque chose ne va pas, ce même quelque chose qui échappe encore à l’Auror. Kai ne se serait jamais enfui aussi lâchement face à des accusations de trahison. Il aurait crié au scandale, haut et fort, en accentuant à la perfection son air outré.

Alors quand Cassiopeia remet elle aussi en doute l’honneur de son ami proche, malgré la modération de sa voix suave, Aaron se ferme à nouveau. Ses pupilles sombres quittent le regard de la sorcière, s’attardent sur la main capturée, et se décident finalement à fusiller le sol comme s’il protégeait un coupable invisible. Aaron a été prévenu que Kai Blumenthal est un traître au gouvernement. Mais le sorcier refuse en bloc cette accusation que porte le gouvernement envers cet auror d’exception. Il s’accroche avec tant de hargne au déni, qu’il en vient presque à haïr ces gens qui tentent de le persuader du contraire. Cependant, peut-il en vouloir seulement un jour à Cassiopeia Beurk ? Aaron soupire et reprend sa main. « Tu as raison. » Il se redresse finalement, comme si de rien n’était, comme s’il ne s’était pas montré aussi abattu l’instant d’avant. « Il va sans doute reparaître bientôt, et tout expliquer. » L’aîné Avery a hâte de cet instant, où il pourrait voir les accusateurs baisser les yeux et demander pardon. Il est encore loin de se douter que bientôt on lui annoncera la mort de Monsieur Blumenthal par hibou.

En attendant, la préoccupation que Cassiopeia témoigne à son égard lui arrache un nouveau sourire, plus franc. « Je suis venu pour apporter mon soutien, pas l’inverse. » Oh il y a bien des idées qu’Aaron pourrait suggérer à son amie, mais les convenances – encore elles – s’imposent à lui et mesurent ses propos. « Je n’aurais pas dû t’inquiéter avec ça. » Il hésite, songe à lui proposer une invitation à sortir, cherche ses mots. « Je suis déjà bien content que tu ailles bien. Comment va Riguel ? » Il questionne pour couper court à la tentation.
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Message Re: Très chère amie (ft. Cassie)
par Cassiopeia H. Beurk, Mar 14 Nov - 15:47 (#)
« Tu as raison. »

Il soupire et reprend sa main.

Deux gestes contradictoires.
Deux gestes qui l’interpellaient.

Et il y avait toujours son aura autour de lui grise, flouttée, perturbée. Il était bien là le cœur du problème. C’était bien ce sujet qui faisait qu’Aaron Avery semblait si perturbé. Et en l’observant, malgré toute la bonté du monde, Cassiopeia Beurk se disait que c’était probablement la meilleure chose qui soit arrivée à son ami.

Kai Blumenthal était un être à éliminer comme tous ceux qui s’étaient retrouvés au Complexe.

Kai Blumenthal n’avait rien de bon pour Aaron et ne devait rien lui apporter.

Aaron aurait pu être tout aussi bon dans son domaine sans lui et pourtant, il semblait s’accrocher à l’idée que Kai était son pilier. Cassiopeia n’y croyait parce que Cassiopeia Beurk connaissait bien Aaron Avery. Il était un brillant sorcier, travailleur.

Il n’avait pas besoin d’un sang-de-bourbe dans sa vie et Cassiopeia n’aurait jamais supporté qu’il se retrouve chez les résistants.

Pas lui.

Elle lui caresse le dos de la main avec son pouce, compatissante malgré tout. Elle pouvait bien croire que cet homme avait compté mais il était à oublier maintenant. C’était mieux pour tout le monde.

C’était la meilleure chose à faire.
Pour lui.
Mais aussi et surtout pour elle-même.

Si Cassiopeia n’avait aucun remord concernant ce qui s’était passé au Complexe, elle savait que pour la population générale et pour Aaron, ce qui avait pu s’y passer pouvait être choquant. Il n’était pas près et de toute manière ça n’était pas elle qui allait lui révèler toute la vérité.

En revanche, elle pouvait tout à fait l’orienter dans la bonne direction.

Pour ne plus que le souvenir de Kai Blumenthal ne le tourmente.
Pour qu’Aaron Avery pense à lui comme un traitre et non plus comme un être jadis apprécié.

« Il va sans doute reparaître bientôt, et tout expliquer. »

Espérons qu’il n’en arrive pas là… pensa-t-elle aussitôt.

Elle n’avait aucune envie que Kai Blumenthal ouvre la bouche sur ce qui s’était passé. Et elle se doutait que de toute manière en sa qualité de fugitif et rebelle au gouvernement, personnne ne voudrait l’écouter.

Elle soupire avant de lui glisser doucement :

« Si je ne m’abuse, cet homme est un rebelle qui se bat contre notre gouvernement. Je crains que sa parole ne pèse pas lourd contre les crimes dont il est accusé. »

Elle relâche sa main doucement et sincèrement, continue avec la même douceur que d’habitude :

« Je suis sincèrement désolée Aaron que cela te travaille. Le silence doit être dur mais je crains que les explications ne t’apporteront pas plus de repos. »

Elle se tut quelques instants avant de dire tout bas cette fois-ci :

« Cela m’attriste de te voir dans cet état. »

La brune n’avait jamais voulu que son ami se mette dans des états pareils. Tout ce qu’elle souhaitait était qu’il aille bien, qu’il continue sa carrière, qu’il oublie ce né-moldu.

Et Aaron sembla alors faire le premier pas pour faire changer la discussion de direction, comme s’il ne souhaitait pas parler de tout ça. Comme si c’était trop épuisant.

« Je suis venu pour apporter mon soutien, pas l’inverse. »

Elle reconnaissait là la fierté des hommes, leur façon de cacher leurs faiblesses aux regards du sexe faible. Et elle ne put s’empêcher de soupirer malgré elle.

Cassiopeia avait beau être Cassiopeia, elle n’en était pourtant pas si fragile que cela. Elle était capable soutenir ses proches et notamment la gente masculine. C’était d’ailleurs bel et bien ce qui faisait qu’elle ne se souciait plus de son malheur à elle et du manque de l’absence d’Elijah.

« Je n’aurais pas dû t’inquiéter avec ça. »

Elle secoue la tête et balaie de sa main gantée ce qu’il venait de dire :

« Tu ne m’inquiètes pas du tout, enfin. »

Sa voix était joviale malgré tout. Elle cherchait simplement à détendre l’atmosphère, le pousser à parler aussi, tout ce qu’une amie aurait souhaité de bien pour un autre ami.

Elle lui voulait du bien à Aaron.
Et elle préférait qu’il lui en parle et qu’elle ait un œil sur ce qui se passe dans sa vie de ce côté-là que d’avoir la surprise.

Parce qu’il y avait aussi malgré tout cette crainte qu’il découvre son rôle et les informations qu’elle détenait.
Elle ne voulait certainement pas non plus que la vérité soit déformée et elle était presque sûr que ce serait le cas si Kai Blumenthal parlait.

Mais elle n’eut pas le temps de renchérir que déjà, l’auror lui demandait :

« Je suis déjà bien content que tu ailles bien. Comment va Rigel ? »

Elle sourit au début de sa phrase mais son sourire se figea à l’évocation de son jumeau. Elle ne put cacher sa moue contrariée, presque boudeuse et enfantine, état auquel elle revenait quand le sujet en venait à son frère ou que celui-ci se trouvait dans la même pièce qu’elle.

« Il se porte comme un charme. »

Ses lèvres étaient pincées et elle se rendit compte qu’elle avait définitivement lâché la main d’Aaron et qu’une distance s’était faite.

Comme si elle avait besoin de l’éloigner de l’agacement qu’elle éprouvait à l’égard de son frère.

« Tu le connais, il est toujours… lui. Même avec sa chère sœur. »

Autoritaire. Froid. Distant. A se mêler de ce qui ne le regardait pas.

« Comme tu le constates, j’ai pu récupérer mes elfes. Il avait réussi à me convaincre de les laisser de côté et ils sont allé dans la maison familiale pendant un temps. Et j’ai eu cette… »

Son regard clair se pose alors sur l’entrée du salon. Elle ne termine pas sa phrase mais elle sent la colère la saisir. Ses sourcils se froncent.

« Bedelia…. »

Evoquer le prénom de la domestique l’énervait d’avantage et elle finit par tourner la tête vers Aaron qui pouvait aisément voir qu’elle était contrariée.

« Te rends-tu compte que cette ingrate ose faire des rapports sur moi à mon cher frère ?! »

Elle est outrée, encore énervée et continue :

« Je comprends que Rigel s’inquiète mais m’espionner… Dans quel monde vit-on ! S’il passait plus souvent, peut-être qu’il n’aurait pas à envoyer quelqu’un pour m’espionner ! »

Sa voix était devenue plus forte et elle sachant pertinemment que la domestique était du genre à écouter aux portes…





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