BELLUM PATRONUM


Version 29
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Un ami fidèle est un abri robuste - Angelo&Eliott
résistant au gouvernement rosier
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résistant au gouvernement rosier

Répartition : 19/06/2017
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Message Un ami fidèle est un abri robuste - Angelo&Eliott
par Eliott G. Stuart-Crownwel, Dim 24 Sep - 11:49 (#)
La peur lui broie le ventre. Quelle idée de se porter volontaire pour cette mission de ravitaillement ? Certainement pas celle du siècle en tous cas. Évidemment, étant en charge des potions, il est le plus à même de connaître les ingrédients dont il a besoin, et de juger de leur qualité. Et même s'il va effectuer les missions sous polynectar, qu'il a lui même préparé, et dont il est certain de l'efficacité, il ne peut s'empêcher de penser au pire : Eliott n'a jamais été réputé pour son courage. Mais cette expédition est aussi un moyen pour lui de quitter un peu Godric's Hollow, de changer d'air, de s’immerger dans une foule, de s’immerger au milieu d'inconnus. Et de disparaître, d'oublier cette vie de fuite, cette vie de prisonnier. Enfermé pour survivre. Et d'oublier un peu Evey. Il a besoin de faire le point, d'essayer de comprendre ce qui a pu se passer, essayer de trouver ce qu'il peut faire. Prendre conscience que rien n'est en son pouvoir. La santé de sa sœur l'inquiète réellement, et sa spécialité en médicomagie ne peut pas l'aider à la soigner. Il est capable de la soulager un peu, au mieux, grâce aux potions qu'il lui donne. Mais rien de plus. Elle est la seule maîtresse des clés de son esprit. Alors il doit vivre à côté d'elle, la soutenir, et l'accompagner, sans rien pouvoir faire. Comme avec Sebastian, des années plus tôt. Comme avec son plus cher ami, qu'il a failli perdre quelques années plus tôt. À l'évocation de son camarade, le cœur du jeune sorcier se serre. Il lui manque, terriblement. Il donnerait tout pour pouvoir passer un peu de temps avec lui. Mais, comme nombre de ses amis serpentards, le Prince est une des personne qu'il est le plus risqué de rencontrer. Depuis le début de leur scolarité il connaît l'hostilité du père de son meilleur ami à son égard.

Pour palier à ses angoisses, et s'assurer de sa propre sécurité, il a prévu tout son programme, presque à la minute près. Il sait qu'il va commencer par se rendre chez Angelo. Il a été très étonné de recevoir la lettre du griffondor. Très étonné de lire ses excuses, très étonné de lire ses inquiétudes. Très étonné d'avoir de ses nouvelles. Plus encore de recevoir la clé de son appartement à Londres. Un endroit sûr où il peut trouver asile. Si dans un premier temps il a été tenté de refuser, et de renvoyer la clé poliment, sa fierté refusant d'accepter une fois de plus la charité proposée, la possibilité de retrouver un peu de solitude, de s'isoler du monde dans un endroit neutre où il peut oublier les conflits l'a finalement convaincu. Puis avoir un pied à terre à Londres peut s'avérer pratique sur bien des aspects.S'il doit fuir à nouveau, si Godric's Hollow tombe. Après des mois de fuite, son instinct de survie semble s'être taillé une place de choix dans son appréhension de l'avenir.

Il se tient bien droit sur le pas de la porte, Prudence en face de lui semble inquiète, et même si son affection le touche, ce n'est pas pour le rassurer. Son vieux professeur n'est pas là, avec le temps il a compris que ce n'était pas de l'indifférence, mais qu'il préférait fuir ces moments gênants, ces moments tristes. Il a l'impression de partir au front, faire la guerre, alors qu'il va seulement faire les courses. Il a envie de rire face à l'absurdité de la situation, mais il n'y arrive pas. Il a trop peur. Il inspire un grand coup, et pose une casquette moldue sur sa tête. Il ne va pas prendre de polynectar pour se rendre à l'appartement, il économise ses réserves. Il se dépêchera de se mettre à l'abri, et il fera bien attention. Il prend la direction de la sortie du village, et à peine les barrières magiques franchies, il transplane vers une rue agitée de la capitale britannique. Il pose une paire de soleil sur son nez, tous ses sens sont en alertes. C'est l'ambivalence des foules, à la fois sécurisé par la présence de nombreux moldus, il y est un inconnu parmi tant d'autres, et me même temps, le danger peut venir de n'importe où, évaluer les risque y est plus difficile que jamais.

Il sort le petit morceau de papier de sa poche et relis l'adresse. Il a regardé plusieurs plans pour être certain de ne pas se tromper de chemin. Il a prévu de faire un détour, pour s'assurer de ne pas être suivi. Tout est prévu, tout devrait bien se passer. Son autre main est toujours enfoncée dans la poche de son jean, serrant fermement sa baguette, prêt à la sortir à tout instant. Assis sur son sac à dos, King renifle l'air autour de lui, prêt à l'alerter à la moindre odeur suspecte. Il marche vite et ne met pas trop de temps à atteindre sa destination. Il monte les marches quatre à quatre, pressé de se retrouver en sécurité. De sous son pull, il sort la clé, accrochée à une chaîne autour de son cou. Après sa baguette, c'est la chose la plus importante qu'il porte sur lui. La serrure n'accroche pas et la porte s'ouvre facilement. Il souffle un grand coup, il est arrivé en un seul morceau. Tout en posant son sac au sol, il jette un coup d'œil rapide à l'appartement plutôt agréable dans lequel il vient d'entrer. Il s'y sent bien, il devrait y être bien. Dehors la pluie commence à battre les carreaux, il est arrivé à temps, il aurait pu finir tremper. Il semble pleuvoir tellement fort que l'eau s'écoule dans un bruit continu. Il n'y prête pas trop d'attention, il cherche Charly, son boursoufflet, caché quelque part dans son sac. A peine sortie, la petite boule de poils rose se blotti contre King, ces deux-là sont inséparables. Alors qu'il cherche autre chose dans son sac, la porte derrière lui s'ouvre, le faisant sursauter. Le rat devient Lion et il sort sa baguette précipitamment en se retournant, manquant de perdre l'équilibre... Pour se retrouver face au propriétaire des lieux, manifestement tout juste sorti de sous la douche.

Angelo ? Qu'est-ce que tu fais là ?

Oui, l'appartement est vraiment très agréable.


Under the rain

élève de gryffondor
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élève de gryffondor

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Message Re: Un ami fidèle est un abri robuste - Angelo&Eliott
par E. Angelo Borghese, Dim 24 Sep - 21:08 (#)
Il n’avait aucune idée de l’heure. Sa montre n’était pas à son poignet et il l’avait probablement paumée la veille, lorsqu’il avait…retiré ses fringues? Un simple mouvement vers la droite fut suffisant pour qu’il frôle un bras, qui devait se rattacher à un corps. Visiblement, il avait ramené quelqu’un à l’appartement et avait oublié de la virer ensuite. Elle est jolie. Si tu aimes les belles moustaches, ouais. D’accord, ouais. Une rapide vérification lui permit de constater que l’inconnue en question avait des cheveux longs, pas de favoris et un sommeil très léger. Elle murmura des paroles de salutations matinales, où son prénom se perdait parmi des plans futurs. S’il avait bien dormi? Assez. S’il avait autant apprécié qu’elle sa soirée d’hier? Il n’en conservait surtout aucun souvenir. Ses plans pour cet après-midi? Il avait soupiré à cette énième question de la femme mystère, sans camoufler son irritation.

« Écoute, murmura-t-il avec délicatesse, frôlant sa peau, je sais pas ce que je t’ai raconté hier mais je suis pas…Pas très doué dans les excuses matinales. D’habitude, il les virait tout de suite, sans passer par la phase du sommeil. Visiblement, il s’était planté ce coup-ci. Ses sourcils se haussèrent, son front se plissa, comme s’il allait faire une énorme déclaration. Il la sentait déjà tenace, cette fille prête à préparer un futur quotidien après une seule nuit.

« Je suis gay, laissa-t-il finalement tomber, l’air désolé. Un juron sonore explosa dans la pièce et un courant froid glissa sous les draps, qui avaient été soulevés en vitesse par celle dont il ignorait toujours le prénom. Elle prononça des insultes, agitant une tempête de sons autour d’elle, tandis qu’elle rassemblait probablement ses affaires. Il était vachement content d’être aveugle, dans ce genre de cas. Il pouvait feindre d’écouter, tout en retournant vaguer dans les bras de Morphée. Elle s’appelle Angelique. Je m’en fous. Elle était une étrangère, une passante, un actrice nocturne. Rien d’autre. La porte de l’appartement claqua, le laissant seul et il tendit le bras pour attraper sa baguette sur sa commode, la verrouillant d’un alohomora. Autant s’assurer que cette fille ne reviendrait pas le hanter.

Il avait un sacré mal de crâne. Ce qu’il avait bu la veille, il l’ignorait, mais il avait dû exagérer la dose. Il ne se rappelait véritablement de rien, si ce n’est qu’il avait commencé sa soirée dans un bar de Londres, non loin d’ici. Il fréquentait plus souvent les lieux moldus désormais, supportant difficilement les lieux sorciers et ses limites, imposées par un monde qui s’écroulait. Peut-être que cette inconnue n’était pas une sorcière, au fond, ça ne changeait pas grand chose, Hope avait probablement pris sa forme vaporeuse pendant son séjour.

Il s’extirpa lentement hors du lit, avant de prendre la direction de la salle de bain d’une démarche assurée. Il connaissait par cœur la direction à prendre, le nombre de pas à faire, le moment où il devait tourner. Pas besoin d’y réfléchir. C’était différent dans son appartement en Italie, qu’il occupait pour l’été et c’était probablement ce qui faisait qu’il préférait revenir à son chez-soi anglais, dès qu’il en avait l’occasion. C’était plus simple, moins irritant, de se déplacer dans un espace dont il avait tracé tous les moindres angles dans sa tête. Il s’arrêta là où se trouvait la douche, déposant ses doigts contre la porte vitrée, bien décidé à se laver pour effacer toutes les odeurs, celle de cette fille, du tabac, de l’ivresse.

Sa douche dura une vingtaine de minutes. L’eau tiède avait temporairement calmé son mal de crâne, mais la gueule de bois était bien là, se rappelant à lui, alors qu’il sortait de l’habitacle translucide.  Il posa ses pieds sur un tapis duveteux, attrapant une serviette posée à sa droite, sur une petite étagère. Au début de sa cécité, sa sœur l’avait aidé à aménager tous ses effets personnels, de façon à ce qu’il n’ait pas besoin de trop chercher. Il avait conservé cette disposition de son mobilier, sachant l’emplacement de la plupart des objets.

Un bruit l’alerta, sa mâchoire se crispant. Serrure déverrouillé, bruits de pas…Il n’avait donné sa clé qu’à deux personnes : sa sœur et Eliott. La première refusait de lui parler et même si le second devait avoir envie de faire pareil, il pariait plutôt sur lui. Il lui avait écrit précédemment pendant une soirée alcoolisée, pour s’excuser, pour s’informer, pour avoir de ses nouvelles. Parce qu’il avait peut-être fait le con avec lui, conservant suffisamment de regrets et d’orgueil pour ne pas lui demander immédiatement pardon, mais ça ne l’empêchait pas de s’inquiéter pour cet ancien pote, pour celui qu’il avait rejeté, dans une période trop difficile. Et de lui remettre la clé de chez lui, pour qu’il ait un lieu paisible où se rendre, s’il en avait besoin. Un lieu où lui se trouvait actuellement : il n’avait pas réellement cru qu’Eliott se servirait véritablement de ce qu’il avait donné.

Il enroula la serviette autour de sa taille, avant de prendre la direction du hall d’entrée. Hope lui confirma ce qu’il avait déjà deviné, soit que c’était bien l’ancien serdaigle qui se trouvait là. « Angelo ? Qu'est-ce que tu fais là ? » Du ménage. Un sourire étira ses lèvres et il croisa les bras contre son torse, sans s’inquiéter de la solidité du nœud qu’il avait noué à la serviette pour qu’elle tienne bien en place.

« Je prenais ma douche, répondit-il, comme si ce n’était pas une évidence. Je me suis réveillé ici ce matin. »

Il haussa les épaules, l’air de dire que lui-même ne savait pas ce qu’il faisait là, en fait. Pourtant, ce n’était pas très étonnant. Entre l’Italie ou Londres, son choix se portait toujours ici. Plus prudent de transplaner sur une petite distance, surtout lorsqu’il avait bu.

« Je compte pas rester longtemps de toute façon, reprit-il, hésitant. Des explications, des excuses, il aurait voulu en provoquer de vives voix, mais la gueule de bois continuait de lui rappeler que le réveil avait été brusque et que son café se faisait attendre. Je te montre la chambre si tu veux? »

Dont les draps devaient être très clairement défaits.

« Ou je peux te faire un café, continua-t-il, pointant le divan d’un signe de tête, plutôt que la cuisine. Je fais de merveilleux expresso. »

Changée sous sa forme de tigre, ses yeux perçants posés sur Eliott, Hope se payait clairement sa gueule. Angelo n’était pas très matinal, même en plein après-midi.


Bacio di bocca, spesso il cuor non tocca.  ◈
≈And I say, Hey, Living like we're renegades

 

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