BELLUM PATRONUM


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I'd take another chance, take a fall, take a shot for you, and I need you like a heart needs a beat (jailie)
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Résistante au gouvernement Rosier
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Répartition : 22/02/2017
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Message I'd take another chance, take a fall, take a shot for you, and I need you like a heart needs a beat (jailie)
par L. Charlie de Breteuil, Dim 1 Oct 2017 - 11:00 (#)
La pluie tombait sur Londres et septembre arrivait à sa fin pour laisser arriver Octobre et son début d’automne. Un vent froid soufflait par bourrasque et faisait valser ses cheveux blonds et trempés.

Elle n’avait pas emmené de parapluie avec elle tout simplement parce qu’elle trouvait que c’était beaucoup trop encombrant et sa mission du jour avait ses périls. Elle ne souhaitait pas être ralentie par quoique ce soit si elle devait fuir à toute jambe.

Parce qu’elle savait qu’elle prenait un risque.
Parce qu’elle avait parfaitement conscience qu’elle pouvait se faire attraper à tout moment.

Mais ce danger ne l’arrêtait pas, ce danger ne l’arrêtait plus.
Et elle avait envie de prendre ce risque si cela lui permettait juste de la voir.

Elle avait sa capuche sur sa tête, ses mains dans ses poches et elle regardait la foule. Voltaire était posé sur un bout de mur qui dépassait au-dessus de sa tête et regardait plus loin pour veiller à ce que la voie soit libre.

Charlotte de Breteuil attendait donc qu’un évènement se passe au coin d’une rue principale et à l’embranchement d’une autre plus petite, plus discrète au cas où elle eut besoin de transplaner rapidement.

Elle avait repéré le lieu depuis près d’une semaine et tous les jours à la même heure, elle se tenait là, attendant de la voir, attendant simplement d’apercevoir sa crinière bouclée et crépue, sa peau mate et ses traits doux.

Elle se disait que Merlin avait bien voulu la mettre sur son chemin encore une fois et cette réalisation la fit quelque peu sourire. Ce jour-là, le jour elle l’avait revue pour la première depuis leur désastreuse confrontation, Charlie de Breteuil ne s’était pas attendue à croiser de nouveau le chemin de Jaine Zabini.

Pourtant, elle l’avait reconnue tout de suite. La Serdaigle ne l’avait pas vue et elle s’en était parfaitement accomodée pour l’instant mais elle mentirait si elle disait que le simple fait de l’avoir vu quelques secondes, l’espace d’un moment volé au temps, elle n’avait pas été toute retournée.

Une vague de tristesse l’avait envahie et elle avait attendu que Jaine disparaisse dans la foule ou à un coin de rue dans un but précis pour finalement se retirer à son tour et transplaner pour rentrer et réfléchir.

Elle n’avait eu aucune nouvelle de son amie, ou ancienne amie depuis qu’elle s’étaient parlée, ou plutôt disputées dans la Cabane Hurlante, il y a plusieurs mois plus tôt. Aucune nouvelle, silence radio des deux côtés.

Probablement trop chamboulée l’une et l’autre pour faire quoique ce soit.

Les paroles de Jaine avaient encore résonné dans sa tête et elle sentait son cœur se serrer à chaque fois qu’elle y pensait. Elle sentait les larmes lui venir et elle se sentait mal, si mal qu’elle préférait tout de suite mettre ce souci de côté.

Pourtant, en la revoyant il y a deux semaines, elle s’était rendue à l’évidence : elle n’avait aucune envie de laisser Jaine Zabini sortir de sa vie. D’une certaine façon, et peut-être pas de la manière dont Jaine le pensait, elle l’aimait trop pour cela.

Et elle avait perdu suffisamment de personnes qu’elle aimait dernièrement pour la laisser s’en aller elle aussi.

Alors, elle avait eu cette idée folle que peut-être, elle pourrait lui reparler sans trop lui laisser le choix… Alors depuis deux semaines maintenant, elle avait décidé de revenir toujours à la même heure pour observer les environs, prendre note des habitudes de Jaine et surtout s’assurer que la voie était libre pour elle.

Charlie savait parfaitement qu’elle prenait un risque non négligeable en se faisant et qu’en revenant au même endroit tout le temps, elle pouvait se faire remarquer. Mais elle avait décidé d’être un peu plus maline et avait réussi, à chaque fois qu’elle venait ici de récupérer des cheveux de passants sur leurs manteaux et leurs vêtements, discrètement pour revenir, tous les jours sous une apparence différente.

Elle avait donc tâté le terrain pendant deux semaines, s’apprêtant à chaque fois à interpeler Jaine mais se retenant, cherchant ce qu’elle allait bien pouvoir lui dire ou non.

Aujourd’hui, cependant elle était prête et il lui semblait que pour se faire, elle n’avait pas besoin de se cacher sous le masque de quelqu’un d’autre. Elle trouvait cela indécent et totalement faux et… elle voulait prendre ce risque pour elle. Peu importait les conséquences.

« Elle arrive Charlie. Elle arrivera dans quelques secondes près de l’embranchement. » l’avertit Voltaire alors qu’il volait de nouveau et se posait sur son épaule pour se transformer en écureuil et se cacher entre son cou et le tissu de la capuche pour se mettre à l’abris de la pluie.

Charlie se retira légèrement pour ne pas être vue mais en ayant toujours vue sur la rue et elle attendit, prête à agir, le souffle un peu court et sentant l’adrénaline lui monter.

Elle ressentait une sorte d’impatience qui la rendait toute chose et elle se rendit compte qu’elle ne savait pas du tout ce qu’elle allait dire à la jeune fille, pas plus qu’elle ne savait comment attirer son attention. Tous les plans qu’elle avait échafaudé dans sa tête semblaient s’en être en allé laissant un vide vicéral.

Mais elle n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps qu’elle vit Jaine arriver dans son champ de vision et passer devant la ruelle. Sans attendre et prise d’un impulsion vive, elle saisit brusquement le bras de Jaine et la tira de toutes ses forces vers l’intérieur de la ruelle. Immédiatement, elle la poussa contre le mur à l’abris des regards et posa une main sur sa bouche pour ne pas qu’elle hurle et attire l’attention.

Laissant Voltaire lui retirer sa capuche, elle découvrit donc son visage pour que Jaine puisse ne pas être plus effrayée et d’un air désolé elle lui souffla empressée :

« Je suis désolée, je ne voulais pas te faire peur. Mais ne crie pas. Je t’en supplie. »

Elle sentait son cœur battre à tout rompre. Pour montrer sa bonne foi à Jaine, elle lui lâcha le bras et lui découvrit la bouche pour reprendre une distance plus éloignée et moins envahissante pour Jaine tout en lui laissant l’opportunité de partir si elle en avait envie.

« Je… Hum… »

Elle sentait les mots lui échapper et soudain, elle sentit l’embarras la saisir. Elle avait les joues rouges d’embarras et elle finit par baisser les yeux et s’adresser une dernière fois, laissant le choix à Jaine :

« Est-ce que… est-ce que tu as le temps pour qu’on se parle ? Je… je ne t’en voudrais pas si tu veux passer ton chemin… »

Elle releva quelques instants les yeux vers Jaine avant de finalement regarder autour d’elle d’un air inquiet, espérant ne pas avoir attiré l’attention des passants dans sa manœuvre. Elle remit alors sa capuche sur sa tête et attendit que Jaine veuille bien lui formuler une réponse positive ou négative.





She exists as in dreams. She has no sense of reality. She gets nervous because people are always interrupting her daydreams. — Clarice Lispector.
 

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