BELLUM PATRONUM


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poussière d'anges _ reine&audric
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habitant de londres
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Répartition : 18/08/2017
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Message poussière d'anges _ reine&audric
par Audric J. McLeod, Dim 8 Oct - 14:55 (#)


Neige, douce neige, neige aveuglante. Il l'aime cette neige, magique, qui tombe flocon après flocon du plafond du Mademoiselle. Il l'aime tendre et douce, giboulée de coton déposant de doux baisers mouillés sur sa peau tannée par le soleil. Il l'aime froide et corrosive aussi, quand à l'extérieur elle devient folle, presque violente, quand elle fouette la peau et gèle les os. Il l'aime cette neige, cette poussière d'anges. Il l'associe à bien des souvenirs et surtout il la revoit, dans le jardin McLeod, alors que de derrière sa fenêtre, il observait ses cousins jouer à l'extérieur, sa bouche parée d'une moue pensive alors que son regard se voulait boudeur. Cette neige lui semble bien moins glaciale qu'à cette époque, surtout quand elle virevolte au dessus des artistes qui se suivent et effleurent les planches du Mademoiselle, elle lui réchauffe un peu plus le cœur. Elle ne cesse de tomber, jusqu'à la fin des prestations où comme par magie -voir par magie tout court- elle disparaît aussi brutalement qu'elle est venue alors que l'employé spécialisé dans les effets spéciaux range sa malle d'un coup de baguette plein d'assurance, comme de ceux qu'il s'amusait à miner du temps où il était petit. Il ne s'y tenterait plus maintenant, son statut de cracmol le déçoit, et bien qu'il tâche de s'en moquer, il ne parvient à tirer du plaisir de pareil ridicule et ce même malgré le nombre d'années passées.

Le regard d'Audric vient se perdre dans la foule qui s'attarde parfois sur les lieux. Il vogue, d'habitué en habitué. Et puis enfin, il voit. Ses yeux captent puis s'ancrent, ils la suivent alors qu'il se fend d'une mimique amusé. Ils ne la lâchent pas, elle et ses bien beaux cheveux blonds. Elle qui a pris des risques pour lui permettre d'exister sans avoir à survivre. Il s'en voudrait, s'il lui arrivait quelque chose de moche, alors qu'elle s'est mêlée d'une sombre affaire qui ne la regardait pas. Si les McLeod venaient à réagir suite à sa gentillesse, à la lui faire payer, il ne verrait plus le monde de la même façon. Il deviendrait encore plus gris sans cette nouvelle lanterne qui éloigne l'obscurité dans laquelle il se débat depuis le cap de ses onze ans passé. Ce jour où il avait fait une grosse croix rouge sur ses rêves de petit garçon. Alors qu'il se cassait la gueule et qu'il descendait la pente; alors même que le  pronostic vital de Mandy s'assombrissait, elle lui a fait sortir la tête de l'eau, reprendre une goulée d'air et laisser sa mare de songes troubles de côté. Il y a quelques temps, il n'aurait jamais cru que sa vie prendrait un tel tournant, tout ça juste en croisant quelqu'un. La gérante du Mademoiselle, elle a cette vivacité qu'il avait autrefois, ce besoin d'agir, de montrer qu'on peut faire toujours mieux, qu'on peut améliorer les choses sans cesse, toujours un peu plus.

Elle est belle aujourd'hui Reine, comme tous les autres jours en fait. Aussi belle que la vie quand on cesse enfin de la subir. Et ça il le sait bien. ça se répète dans sa tête, comme sur un vieux disque vinyle qui tourne en boucle, coincé sur un microsillon, comme un poisson qui fait des cercles dans son bocal tout rond. Une idée qui germe, et qui ne cesse de fleurir, de s'embellir, de se parer de détails toujours un peu plus seyants. Elle est belle Reine, belle d'apparence, belle d'esprit. Peu de gens seraient capable de faire ce qu'elle a fait pour lui. Peut-être même personne d'autre, même s'il aime à croire que l'humanité n'est pas aussi abîmée qu'elle le semble, qu'il en reste quelques brins qui poussent encore dans les rares terrains vagues de Londres. Cependant, de nos jours, c'est des malus, des coups dans le dos, à tire-larigot, des langues de putes acérées qui s'entremêlent, le fardeau d'une société enfermée sur elle-même, de concitoyens qui ne peuvent pas faire grand chose de plus que de bouquiner les gros titres des journaux avant de les poser sur le coin de leurs tables et de se servir un verre d'alcool bien fort pour les oublier au plus vite. De plus près, ça ressemble à une chasse d'eau tirée nonchalamment. ça a des airs d'eau qui danse dans la cuvette comme danse une pétasse aux courbes infidèles qui serpentent jusqu'à sa prochaine destination, jusqu'à son prochain lit. Un torrent de pensées sordides qui débecte et pourtant dont on s'enveloppe, auquel on doit s'accoutumer rien qu'en passant le pas de la porte au petit matin.  

Audric n'avait jamais été doué pour les soirées sorcières. Trop maladroit, trop à part, trop moldu - et son point de vue si différent sur ces étincelles hors-du-commun menaçaient de les rendre ternes-. Ici, quand on le connaissait, il avait des airs de mouton noir coincé au milieu du troupeau doré, hors de leur univers et pourtant bien présent. Habillé d'une tenue simple, d'une chemise blanche rentrée dans un pantalon, d'une veste enfilée à la vas-vite et d'un nœud papillon noué autour du coup, il aurait presque l'air élégant s'il avait coupé sa barbe, qui commençait à avoir des airs de buissons sauvages malgré l'entretien qu'elle lui demandait.Il avait décidé de la garder longue depuis un petit moment déjà, ça lui rappelait le temps où Mandy pouvait encore se déplacer sans canne. Celui où ils se rendaient tous deux en périphérie de la ville, où dans les champs, elle s'amusait à fleurir sa barbiche en lui racontant son service chez les Aurors et ses pensées bonheur. A repenser à tout ça il soupire et souffle sur sa stupidité, sur la nostalgie qu'il aimerait bien balayer de cette bien piètre rafale et se remet à vaquer à ses occupations.

Toujours à la même place à chaque fin de service, quasi chaque nuit, assis sur l'une des banquettes de cuir située à distance idéale du bar et des planches. Toujours les mêmes manies, ce même pincement de lèvre alors qu'il laisse refroidir sa tisane qu'il ne boit jamais jusqu'au bout alors qu'il jette de sérieux coups d'oeil à la paperasse du Mademoiselle. Il a cette posture un poil trop sérieux, et cette main qui retient son front comme pour le retenir de plonger pour de vrai dans ces documents administratifs qui n'en finissent plus alors que Van gogh, le golden retriever qu'il garde pour Mandy lui donne des coups de museaux comme à chaque fois qu'il fait signifier que c'est l'heure du casse-dalle. Impatient cet être à quatre pattes, tout autant qu'Audric quand il se brûle la langue avec l'eau parfumée contenue dans sa tasse, se donnant un air à la fois british et niais le tout peint d'une grimace.Sensation bien désagréable, il en lâche la tasse qui finit sur un des documents retraçant la compta de ce soir. Haussant les sourcils quand il aperçoit Reine qui s'approche et les retardataires qui commencent à plier bagage pour retrouver leur foyer, il s'empresse de ramasser l'ustensile qui par chance ne s'est pas cassé. Puis Audric lâche un profond soupir, tâchant de dissimuler son embarras par un  léger sourire.

_ Hmm, par pur hasard, aurais-tu un quelconque sort, ou une petite astuce qui permettrait à de l'encre ayant subit un malencontreux accident de reprendre son apparence de base. Au lieu de ressembler à une traînée de veracrasse pour le moins douteuse, j'entends. 

S'il existait un sort pour réparer toutes ses conneries, pour rafistoler les morceaux de sa vie, cela lui épargnerait bien des tracas.




SOLEIL NOIR

 

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