BELLUM PATRONUM


Version 29
Une nouvelle version a été installée sur le forum, accompagnée de son lot de nouveautés.
Vous pouvez la commenter ici.
Limite des sang-purs
Les sang-pur au nom inventé sont limités aux familles d'origine étrangère.
Merci de vous rediriger vers les familles de la saga ou les familles de membres pour le reste.
équilibre des groupes
En créant votre personnage, merci de considérer jouer un élève de Poudlard, dont les nombres sont réduits.
Si vous préférez jouer un adulte, considérez jouer un mangemort, dont nous manquons également.

I remember when my heart was filled with gold – (trajeed)
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Répartition : 08/10/2017
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Message I remember when my heart was filled with gold – (trajeed)
par Naheed Bensalehi, Mer 8 Nov 2017 - 20:43 (#)

trajan et naheed — and I hate you for your lies and your covers, and I hate us for making good love to each other and I love making you jealous but don't judge me, and I know that I'm being hateful but that ain't nothing, I'm just jealous, I'm just human, don't judge me ✻ ✻ ✻ Elle était en colère, elle était triste. Elle se sentait blessée, déçue, trahie. Elle n’était plus que le vaisseau de toutes ces émotions négatives qu’elle ne parvenait plus à contrôler, les mêmes émotions qui l’habitaient depuis plusieurs années mais qu’elle avait réussi à dissimuler, à enfouir au plus profond de son âme car il était plus simple de les ignorer plutôt que de tenter de les dompter sans succès. Elle reposa la dernière édition de la Gazette du Sorcier sur la table devant elle d’un geste à la fois calme et terrifiant, les yeux fixés sur un point à l’autre bout de la salle qu’elle regardait sans vraiment en avoir conscience tandis que son index droit tapotait nerveusement l’une de ses tempes. Elle pouvait choisir d’écouter ses émotions guidées principalement par la colère qui ne cessait de monter en elle, et trouver Trajan pour lui dire ce qu’elle pensait réellement de lui. Ou bien, elle pouvait choisir d’ignorer le tout et continuer son travail comme s’il s’agissait d’une journée normale. La seconde option lui paraissait si mature, si paisible, mais Naheed n’avait pas besoin d’y réfléchir bien longtemps car elle savait, au fond, qu’elle ne parviendrait pas à ignorer cette nouvelle et qu’elle avait besoin d’exprimer son ressenti, qu’il fût légitime ou non.
Il n’y avait qu’un endroit où Trajan pouvait possiblement se trouver à cet instant et cette idée arracha une grimace à Naheed qui se décida finalement à se lever. Peut-être était-il avec elle. Et si c’était le cas, la jeune femme aurait l’air bien stupide à débarquer ainsi pour faire une scène. Après tout, il était dans son droit. Cela faisait plusieurs années désormais qu’ils n’étaient plus rien l’un pour l’autre et les fiançailles de ce dernier paraissait presque inévitables. Bien sûr, qu’il allait continuer sa vie sans elle. Rien ne le lui en empêchait. Pas elle, pas même leur enfant qu’il n’avait jamais reconnu comme étant le sien. Quelque part, elle lui en voulait presque de parvenir à tirer un trait sur leur passé avec autant de facilité alors qu’elle-même n’avait jamais réussi à tourner la page. Et elle en avait eu envie, pendant longtemps, si longtemps. Mais elle avait fini par se rendre à l’évidence : Trajan était le seul homme qu’elle avait aimé, le seul homme qu’elle continuerait d’aimer. Il l’avait brisée à maintes reprises mais ses sentiments étaient restés intacts, et c’était sans doute pour cette raison qu’elle le détestait presque tout autant.
Ses pensées étaient si polluées par l’omniprésence de Trajan qu’elle peina presque à entendre Sultan dans son esprit suggérer à quel point toute cette situation était malsaine. C’était facile de penser ça d’un point de vue extérieur, c’était facile de penser ça quand on était à l’abri de l’emprise du Prince. Naheed en aurait sans doute pensé de même si elle n’avait jamais ressenti la chaleur du corps de Trajan contre le sien, ou si elle n’avait jamais connu ce regard du sorcier qui lui laissait croire qu’elle était la chose la plus précieuse au monde. Avec lui, elle se sentait importante, elle se sentait aimée. Et sans lui, elle peinait à se rendre à l’évidence que tout cela n’était finalement qu’une illusion, et qu’elle n’avait été qu’une femme parmi tant d’autres. Une femme qui n’appartenait désormais qu’à sa longue liste d’aventures, tandis que Reine était aujourd’hui la plus importante de toutes, la seule qui comptait suffisamment pour que le prince accepte de poser un genou à terre.
Son transplanage la déposa juste à l’entrée de l’établissement Le Mademoiselle et elle ne perdit pas de temps à entrer dans les lieux d’un pas qu’elle se voulait assuré mais qui, à son plus grand malheur, ne dissimulait en rien son malaise. Elle n’était venue ici qu’à de très rares occasions et tentait en général d’éviter le cabaret. Mais étrangement, Trajan semblait avoir fait de cet endroit son nouveau QG ce qui pouvait être assez déplaisant. Elle ne tarda pas à repérer la pièce dans laquelle il se trouvait certainement, la seule qui était gardée par deux de ses minions qui ne tentèrent d’ailleurs même pas de lui bloquer l’accès. Clever. L’espace d’un instant, elle hésita à continuer son chemin et envisagea de faire demi-tour mais son éclair de raison ne dura que quelques secondes et avant même qu’elle n’eut le temps d’y réfléchir davantage, elle poussa la porte afin d’entrer dans la pièce où se trouvait Trajan, accompagné de l’un de ses bras droit, Rajni.
« Est-ce que tu te fous de ma gueule, Trajan ? » Ces paroles ricochèrent entre les murs de la pièce, et quand le regard de Naheed croisa celui de Trajan, toute la colère qui semblait l’habiter jusqu’alors se dissipa, laissant simplement place à une profonde tristesse. Il ne cessait de la décevoir et pourtant, elle continuait d’espérer secrètement redevenir aussi importante aux yeux du français qu’elle avait pu l’être avant la naissance de leur enfant.
Il continuait de la décevoir, et elle continuait d’y croire, enfermée à perpétuité dans ce cercle vicieux qui était presque devenu son propre refuge.



CODES PAR WHICH WITCH


never's just the echo of forever
lonesome as a love that might have been
let me go on loving and believing until it's over
please don't tell me how the story ends




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Répartition : 12/03/2017
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Message Re: I remember when my heart was filled with gold – (trajeed)
par Trajan V. Delacroix, Jeu 9 Nov 2017 - 21:28 (#)
NAHEED & TRAJAN + do you know? that the minute you touched me, I was marked for eternity that the first time you ever spoke my name pieces of my fragmented heart starting fitting together again, that you saved me, not by being my other half but by being the jump start to having hope. have I have told you? any of this, any of it at all that we proved the universe so wrong that the myths forced us to part. that I love you. do you love me too? can you remember the quiet of the stars when it was just us and our beating hearts?

« Est-ce que tu te fous de ma gueule, Trajan ? »
Les mots claquèrent, tranchant le brouillard qui semblait toujours entourer Rajni et Trajan lorsqu’ils se penchaient ensemble sur des parchemins. Leur monde en synesthésie de nombres et de couleurs s’écroulait d’une seule phrase. Il était beau ce monde, il était grand, il les englobait dans un plaid qui les protégeait. Il était beau ce monde où ils étaient seuls, perdus dans une immensité qui ne les effrayait pas. Il était beau ce monde qui n’était pas brisé, où ils étaient des économistes, petits génies des banques, où ils n’étaient pas des mafieux avec des mallettes pleines de secrets, de violence et de crime. Mais il était un Ring et elle était son enforceur. Il ordonnait, elle s’exécutait.
Mais Naheed était une Ring, elle aussi. Alors elle avait ordonné la destruction de ce monde par un simple claquement de sa langue contre son palais, et Trajan admirait son travail avec effroi.
Telle était la puissance de Naheed Bensalehi qui pouvait détruire le monde de Trajan Delacroix d’un regard, qui puisait une haine sans ressource pour un homme qu’elle avait tant aimé, et qui lui infligeait la même douleur parce qu’il était si facile de détester lorsqu’il était si difficile de s’offrir aux autres. Et puisqu’ils vivaient dans une société secrète, puisque les secrets étaient leurs deuxièmes prénoms, ils continuaient à s’entourer dans une toile de mensonge, à se rapprocher de leurs proies, à se faire du mal, encore et encore.
Ils agissaient comme s’ils n’étaient rien l’un pour l’autre, et n’évaluaient jamais leurs agissements en fonction de ce que l’autre pouvait penser. Cependant ils étaient incapables de se dissocier; il y avait un fil d’Ariane entre eux, un fil en or qui ne pouvait se briser. Mais ce fil était maudit, il liait un monstre avec un autre, un fil offert par l’amour d’une femme et brisé par les agissements d’un homme. Peut-être était-il plus coupable qu’elle, peut-être était-il la raison de cette haine en la jeune femme et de cette douleur en son corps, mais il ne pouvait regretter ses actions. Aucune.
Trajan était la cause de beaucoup de chose, de la souffrance de sa soeur aux paniques de son frère, au vide dans le coeur de Zareah qui grandissait son père, aux pleurs alcoolisés de son père. Ce père Ulysse Delacroix qui avait offert son nom à son fils ainé, et ce père à qui Trajan refusait d’être assimilé.
La vérité était triste, mais la vérité était qu’il tissé sa vie afin de ne pas ressembler à ce père qui avait abandonné son devoir pour son amour meurtri. Trajan avait tout fait pour ne pas être comme lui, alors il avait abandonné son amour meurtri pour son devoir, laissant la moitié de ses chambres cardiaques dans le bureau qu’Octavie voulait tant récupérer. Il se protégeait égoïstement en voulant préserver l’honneur qu’il ressentait, cette gloire qui lui avait été arraché pendant l’enterrement de sa mère.
Alors oui, son monde s’écroulait sous le poids des mots de Naheed et de son regard.
Mais Trajan Delacroix avait enterré sa mère sans une larme, sans un moment de gène. Il était un prince, un être plus royal qu’humain. Il était une éducation avant d’être un homme, il était un mafieux avant d’être un amant.
« Avant de pouvoir te répondre, il me faudrait plus d’informations. Qu’ais-je donc fait? » demanda t’il, la point d’un accent français perçant ses mots. Il jeta un coup d’oeil appuyé à Rajni qui se leva rapidement et qui attrapa les feuilles de parchemins, sortant aussi rapidement de la salle que du monde qu’elle construisait avec Trajan. L’absence de son exécutrice laissait un vide dans l’entourage de Trajan, un qui le mettait en position de faiblesse, mais Naheed était venue seule, alors il devait être seul lui aussi. Il lui devait bien cela, alors qu’il se trouvait dans le cabaret de sa fiancée, de sa meilleure amie. Il était là chez lui, et ils étaient tous les deux passées par la case Serpentard, ils savaient tous les deux qu’il n’était pas l’étranger ici.
De plus, il tenait trop à Rajni pour la voir prise au piège de l’explosion qui suivait les interactions des deux ancients amants. Ils avaient été des étoiles, ils avaient explosé et ils avaient entrainé la destruction autour d’eux. Pourtant, ils vivaient encore comme la lumière des étoiles semblaient encore présente des millions d’années après leurs morts.
Il évitait le regard trop pénétrant de Naheed, préférant se concentrer sur le cocktail dont il but une gorgée. Il était le modèle humain du calme, un air inquisiteur sur le regard. Mais il brûlait, oh qu’il brûlait. Il était les morceaux brûlés de l’étoile décomposée qui prenaient formes humaines par le simple miracle de la gravité, et il continuait de brûler, parce qu’il avait été enflammé par le premier regard d’une jeune femme et il n’avait jamais cessé de brûler depuis. Il y avait des fissures entre chaque morceaux, collés par la fusion provoquant sa naissance, mais dont les interactions étaient limitées. Pourtant, Trajan cachait chaque fissure parce qu’il savait qu’il pouvait toutes les retrouver à l’identique dans les yeux trop sombres de Naheed, et cette pensée l’effrayait plus que tout. Se retrouver en elle était retourner dans un passé dont ils ne pouvaient se détourner, mais dont ils s’étaient lassés. Ils n’avaient que deux choses qui les reliaient, la mafia et leur fille, mais ils savaient tous les deux que ces deux choses ne pouvaient cohabiter ensemble. Ils étaient liés par ces deux éléments, et ces mêmes éléments avaient marqué la fin de leur couple. Mais Trajan avait perdu la bataille, ne se retrouvant qu’avec la mafia tandis que Naheed élevait sa fille comme sa soeur, et continuait de profiter de sa place dans leur société. Il avait du apprendre à concéder sa défaite, lorsqu’il s’était retrouvé seul, éloigné de sa famille par une cage de mensonges dorés qu’il avait lui-même construit, et éloigné de la seule femme qu’il avait jamais aimé par une cage de vérités qu’il avait eu le courage d’avouer.

(c) cosmic dust



we grew up like weeds in a garden
we learned to play truth or dare with our aching tongues both of us counting to three under the stars. ‘the world may be cold and haunted, but it’s all i want- all i could ever dream of as long as you’re next to me’. the world spins around us, it becomes and it ends and still we stand in the ash of it all. we are two flowers tangled by the roots and forever in bloom. we laugh and we cry, we fight and one day we will die but if we must, let it be as it’s always been– side by side
 

I remember when my heart was filled with gold – (trajeed)

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