BELLUM PATRONUM


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Carrying all the love that you gave [Kenny & James]
BELLUM PATRONUM ::  :: Nox
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par Invité, Lun 11 Déc - 15:05 (#)


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Kenneth & James

James déglutit péniblement. Dans sa poche de manteau, Wynn vint se blottir contre sa main pour l'encourager. Cela faisait des mois qu'il repoussait ce moment mais il s'était promis de ne plus y échapper. Maladroitement, il poussa la porte du magasin de Quidditch. Il y avait quelques personnes à l'intérieur et il décida de se coller dos à un mur pour attendre. Il ne l'avait pas encore vu, mais James lui n'avait pas pu manquer le panache de cheveux roux de Kenny. Sa gorge se serra tandis qu'une bouffée de culpabilité l'envahit.

'' Ce n'était pas ta faute, murmura Wynn.
Un peu quand même, j'aurais du agir autrement...'' répondit tristement le libraire.

Il baissa la tête vers le paquet qu'il avait apporté et sourit tristement, se plongeant dans ses souvenirs. Il avait rencontré Kenny quelques années plus tôt.
Après ses études, ne sachant pas vers quoi s'orienter, il s'était mis en tête d'étudier les mythes moldus et de les comparer avec les réalités des sorciers, une occupation comme une autre que quelques uns de ses anciens professeurs soutenaient en lui accordant le droit de venir consulter la bibliothèque de l'école, une des meilleures du monde magique. James avait visité tout le Royaume-Unis ainsi que la France pour se renseigner sur ces légendes et revenait régulièrement à Poudlard pour consulter les ouvrages dont il avait besoin et tenir compte de ses recherches auprès de ses professeurs. C'était lors d'un après-midi d'étude qu'il avait rencontré Kenny.
James était alors en train de déchiffrer un livre particulièrement ardu lorsqu'un bruit répétitif lui fit relever la tête. Un jeune homme roux assis à quelques tables de lui était en train de tapoter nerveusement un livre en regardant autour de lui avec un air de profond ennui. James essaya de se remettre à sa lecture, sans succès, et poussa un long soupir d'agacement qui attira l'attention du jeune homme. Bien sûr, à l'époque, James n'avait aucune idée de quel âge il pouvait avoir; il avait l'air bien plus vieux que son âge, et le futur libraire avait assumé qu'il était probablement dans ses dernières années d'études. Peut-être que les choses auraient été différentes s'il avait su que Kenny n'avait alors que 15ans...
De fil en aiguille, ils étaient tombés amoureux et pendant deux ans ils étaient restés ensemble malgré les critiques qui fusaient autour d'eux à cause de leur différence d'âge. James avait continué ses voyages, qui duraient plus ou moins longtemps et durant lesquels ils échangeaient des lettres, et ils se retrouvaient dès que le jeune homme rentrait à Londres.

Puis il y avait eu ce coup de téléphone qui avait fait tout basculé. La maladie de sa grand-mère, subite et rapide, son enterrement avant même que James ait pu aller la voir. Ce sentiment de tristesse dévorant, ravageant tout sur son passage et le cercle vicieux dans lequel il s'était enfermé. Perdre sa grand-mère, c'était comme perdre de nouveau sa mère, il avait eu l'impression de ne plus rien avoir, aucune attache, aucun amour. Son père était là, coquille vide juste à côté de lui et pourtant si lointain. Alors il s'était renfermé sur lui-même et il avait tout mis de côté. Il s'était offert tout entier à sa colère, à sa tristesse et avait chassé tout le monde hors de sa vie, y compris Kenny.
Dans un sursaut de vie, James avait décider de partir, de continuer à étudier les contes et légendes que sa grand-mère aimait tant, dans des pays plus lointains. Il était parti sans un mot, coupant les ponts avec tout le monde, pendant un an pour explorer le Danemark, la Finlande, la Suède et la Norvège. Là bas, s'était retrouvé, il avait grandit et fait la paix avec lui-même avant de rentrer et de postuler à la librairie. Il était retourné dans ces pays régulièrement depuis, fasciné par la paix qui se dégageait de ces paysages. Aujourd’hui, il se sentait mieux, avait remis de l'ordre dans tous ses sentiments, mais il lui fallait faire la paix avec le passé...

Environ un an plus tôt, le passé le rattrapa de plein fouet lorsqu'il vit Kenny entrer dans le magasin de Quidditch. Bien sûr il n'avait jamais oublié son ex, et même s'il était passé à autre chose il gardait une certaine culpabilité vis à vis de son comportement envers Kenny. Malgré cela, il n'avait jamais cherché à le recontacter à son retour à Londres, peut-être par lâcheté, peut-être pour lui laisser une chance de rencontrer des gens de son âge.
Mais depuis qu'il l'avait aperçu dans le chemin de Traverse, James ne pouvait s'empêcher de jeter un coup d’œil par la vitrine du magasin de balais à chaque fois qu'il passait devant, sans jamais oser y entrer. Et cela faisait des mois que cette situation durait. Mais aujourd’hui il avait décidé d'y mettre un terme et de se comporter en adulte, car après tout, c'est ce qu'il était.

'' J'ai peur, murmura-t-il.
Je sais. Mais tu lui dois ça à lui aussi.''

Un raclement de gorge lui fit soudain relever la tête. Le magasin était à présent vide et Kenny le fixait sans un mot, accoudé au comptoir. James rougit violemment et failli lâcher sa boîte.

«Kenny ! Euh, je – Je t'ai apporté ça ! bredouilla-t-il en avançant vers lui pour lui tendre la boîte. Ce sont des muffins au chocolat, j'espère que tu les aimes toujours ! » ajouta-t-il avec un petit sourire.

Le jeune homme n'ayant pas bougé, il déposa maladroitement le petit paquet sur le comptoir avant de tordre nerveusement ses mains.

« Je.. Ça faisait un moment que je me disais qu'il fallait que je vienne te parler. Je... (pris de panique, il regarda autour de lui, cherchant un échappatoire) C'est drôlement chouette ici ! Tu te donnes à fond dans le Quidditch finalement, c'est vraiment génial hein ? Je veux dire, tu as toujours aimé ça et...
–   Jamie, reprend-toi, lui ordonna Wynn en lui mordant un doigt.

Il grimaça en sortant la main de sa poche et prit une grande inspiration, fuyant le regard de Kenny.

« Je voulais m'excuser pour ce qu'il s'est passé entre nous. J'aurais du te parler, t'expliquer ce qu'il se passait dans ma tête, mais... C'était vraiment très dur pour moi de perdre ma grand-mère. J'étais au fond du trou et pour dire vrai, je ne savais pas du tout comment gérer tout ça... Partir m'a fait énormément de bien, mais je sais que j'aurais dû te dire tout cela. Mais au lieu de ça, j'ai fui comme un lâche, sans te donner d'explication. J'ai vraiment honte de la façon dont je me suis comporté, sincèrement. Je sais que ça a du être très dur pour toi, et je ne m'attends pas à ce que tu me pardonnes, je voulais juste... te dire tout ça. Et j'espère que tu comprendras... je suis vraiment désolé. »

Il baissa la tête sur ces mots et se tourna vers la porte pour sortir.
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par Invité, Mer 13 Déc - 19:28 (#)
Quand son patron lui avait demandé de surveiller la boutique ce matin-là, Kenny avait laissé échapper un soupir d’agacement. Il n’avait jamais particulièrement aimé être en contact avec le public. Il préférait la sécurité de son atelier au fond du magasin ; ça avait beau être une pièce étroite et encombrée entre les bois de bois brut entassés dans un coin et l’imposant établi sur lequel il travaillait les balais mais c’était son espace. Il l’organisait comme bon lui semblait, pouvait laisser traîner des choses au sol et surtout, il pouvait rester dans son silence rassurant aussi longtemps qu’il le souhaitait. Kenny avait tout de même acquiescé – il devait bien ça à son patron qui lui laissait déjà beaucoup d’espace – et c’était servi une tasse de thé brûlante pour se donner du courage avant d’ouvrir la porte de la boutique. C’était un vendredi heureusement, il espérait que les élèves étaient toujours sur Poudlard et que leurs parents seraient trop occupés à leurs boulots respectifs pour venir faire du shopping.
La matinée passa lentement. La sonnette de la porte résonna quelques fois dans la boutique mais la plupart des clients venaient chercher une commande et ils repartaient rapidement, une fois leur achat récupéré. Lorsque la pause repas arriva enfin, Kenny laissa échapper un bâillement sonore. Lui qui était habitué à courir à l’autre bout du monde ou qui n’arrivait pas à rester deux minutes en place dans son atelier, il s’ennuyait ferme derrière ce comptoir. Il partageait sa frustration avec son patronus qui, allongé aux pieds de son sorcier sous sa forme canine, battait furieusement de la queue d’impatience. Le Weasley sentait à travers son lien mental l’envie de Hamish de sortir de cet espace clos, d’aller enfin dégourdir ses longues pattes. « Ce soir, une ballade en forêt mon grand ? » proposa d’une voix douce le sorcier. Les battements de la queue s’accélèrent alors que le chien levait des yeux excités vers son humain. Kenny s’accroupit pour se mettre à la hauteur du patronus et il lui gratouilla la tête d’un geste affectueux. Heureusement qu’il n’était pas bloqué seul dans la boutique, ça l’aurait rendu fou, pensa-t-il. En se relevant, il se promit d’essayer d’avancer un peu sur le dernier balai qu’il fabriquait dans l’après-midi, histoire de s’occuper les mains et l’esprit avant la fermeture du magasin. Sur cette pensée, il se dirigea vers l’arrière-boutique pour se refaire une tasse de thé – sa mère venait de lui envoyer un mélange de sa création et il s’en délectait depuis deux jours d’affilés, autant par goût pour le thé lui-même que pour le sentiment de nostalgie du Terrier qui l’étreignait à chaque gorgée.
L’après-midi pointa le bout de son nez et avec lui, une succession de nouveaux clients, plus nombreux et moins autonomes. Kenny prit sur lui pour les aider un à un, répondre à leurs questions sur les différences entre tel et tel balai, leur conseiller tel produit après avoir cerné au mieux leurs besoins. Vers quatorze heures, il vit enfin le bout de la queue qui s’était formée et laissa, comme à son habitude, laisser échapper un soupir. Le soulagement était palpable autour de lui. Mais alors qu’il pensait enfin pouvoir avancer un peu sur son dernier balai, il distingua à côté de la porte d’entrée une silhouette. Un autre client qu’il n’avait pas remarqué auparavant, pensa-t-il d’un ton bourru, mais ce que son regard perçut au même moment le fit chanceler : James se tenait là, visiblement mal à l’aise vu la manière avec laquelle il tournait et retournait la boîte qu’il tenait dans ses mains tremblantes. Immédiatement, Hamish se leva, sentant la vulnérabilité de son sorcier, et avança d’un pas lent et menaçant vers le nouvel arrivant.
Le premier choc passé, et alors que son ancien amant débitait un lot de paroles aussi agaçantes que maladroites, Kenny enjoignit mentalement à l’immense chien de s’assoir. Mimi obéit, non sans rechigner, et se planta au milieu de la pièce, à égale distance entre son humain et James. De son regard doré, il fixait d’un œil mauvais le libraire qui tentait doucement d’avancer pour donner un boîte – remplie de gâteaux au chocolat qu’il disait – au jeune homme. Kenny ne fit pas un geste vers l’homme qui lui faisait face. Sur la défensive, il avait croisé les bras et, appuyé d’un air faussement nonchalant contre le mur du fond, il toisait froidement James, écoutant d’une oreille attentive son flot d’excuses qu’il jugeait toutes plus superficielles les unes que les autres. Manifestement, le sorcier ne se rendait pas compte du mal qu’il lui avait fait lorsqu’il avait tout simplement disparu en l’abandonnant comme une vieille chaussette. En partant, il avait pris une partie de son cœur avec lui. Kenny avait perdu le peu d’innocence et de naïveté qu’il avait en même qu’il avait perdu James. Devant l’absence de réponse du Weasley, le libraire parut perdu. En contournant l’énorme canidé, il déposa d’un air désolé la boîte sur le comptoir et tourna lentement les talons pour se diriger vers la porte. Alors qu’il posait la main sur la poignée en laiton, il sursauta en entendant la voix de Kenny déchirer le silence étouffant qui s’était installé dans la pièce : « Reste. » Une seule syllabe, un seul mot prononcé d’une voix dure.
Ils se retrouvèrent de nouveau face à face. James sourit, Kenny sentit son cœur manquer un battement dans sa poitrine à cette vision mais, ne laissant rien paraître, il continua de le fixer d’un air mauvais. « Je suis occupé pour le moment, je surveille la boutique – soupir – mais peut-être qu’on peut partager une tasse de thé derrière le comptoir si tu veux. » Hamish lança un regard surpris à son humain. Il sentait sa peine, sa douleur et surtout la colère qui vibrait dans son esprit. « Mais si quelqu’un rentre, je m’occupe du client et tu attends. » Sur ces derniers mots, il laissa le libraire sur le pas de la porte, lui tourna le dos et partit à grandes enjambées vers l’arrière-boutique pour mettre de l’eau à chauffer. Arrivé dans son atelier, il ferma la porte derrière lui et s’y adossa, laissant toute sa peine lui tomber dessus. Hamish l’attendait derrière la cloison, il le sentait mais il choisit délibérément d’ignorer la bienveillance de son patronus qui le félicitait de faire preuve d’autant de courage et de maturité. Kenny secoua la tête, ouvrit lentement ses poings qu’il serrait furieusement depuis le moment où il avait reconnu le jeune homme. James. Son James. Inspiration, expiration. Il fallait qu’il se calme avant de revenir avec les tasses de thé dans la boutique ou son masque de courage vacillerait. Il se répéta plusieurs fois que plusieurs années étaient passées, qu’il avait grandi et accepté la situation, qu’il avait connu d’autres hommes, d’autres femmes depuis cette histoire, qu’il était heureux et épanoui dans son travail et pourtant, rien n’y faisait. Le sentiment de malaise ne passait pas, une boule lui faisait mal dans la gorge. Il apprit à cet instant que peu importe combien de temps ça faisait et comment il allait maintenant, la trahison avait laissé un trou béant dans son cœur.
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par Invité, Sam 16 Déc - 9:52 (#)


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« Reste. »

La voix de Kenny le fit sursauter alors qu'il était en train d'ouvrir la porte. Le ton était sec, dur et arracha à James une petite grimace. Il prit une inspiration et se retourna avec un sourire désolé, mal à l'aise. James jeta un regard inquiet vers l'énorme chien qui s'était mis entre lui et Kenny. Pendant quelques instants, il considéra de la forme du patronus. Les patronus corporels étaient apparus quelques années après leur séparation, et il était surpris que celui de son ex ait une forme si... impressionnante. Peut-être avait-il sous-estimé l'impact de son départ...?
Quoi qu'il en soit, le chien ne semblait pas du tout apprécier sa présence et le fixait avec colère, et même si James se doutait que le jeune homme n'allait évidemment pas autoriser son patronus à lui faire quoi que ce soit, le malaise persistait.

« Je suis occupé pour le moment, je surveille la boutique. » James reporta son attention sur Kenny, qui poussa un soupir avant de continuer, visiblement en conflit avec ses pensées: « mais peut-être qu’on peut partager une tasse de thé derrière le comptoir si tu veux. »

L'invitation sonnait fausse, forcée, James le sentait. Il ouvrit la bouche pour lui dire que ce n'était pas la peine, qu'il pouvait toujours repasser un autre jour ou même jamais, mais avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, le sorcier lança:

« Mais si quelqu’un rentre, je m’occupe du client et tu attends. »

Sur ces mots, il tourna les talons et partit rapidement vers l'arrière-boutique, son patronus sur les talons, laissant James indécis sur le pas de la porte. Le libraire jeta un coup d’œil autour de lui, cherchant une échappatoire. Peut-être que s’éclipser était la meilleure option..?

'' Tu ne vas quand même pas t'enfuir de nouveau ! S'indigna Wynn.
Franchement je suis tenté, souffla James entre ses dents. Il a l'air tellement en colère, je ne pense pas que ce soit la peine d'insister...
Il a dit que tu devais attendre, donc tu restes ici, fin de la discussion ! ''

Le sorcier leva les yeux au ciel et s'avança timidement vers le comptoir. Kenny prenait son temps. Peut-être était-il en train d'empoisonner son thé. Cette pensée le fit rire, et à cause du stress le rire s'amplifia jusqu'à devenir incontrôlable et faire monter des larmes au jeune homme. Wynn passa la tête hors de sa poche, scandalisée par cette hystérie subite.

'' C'est pas le moment de péter un plomb, James !!! ''

Le sorcier secoua la tête, incapable de s'arrêter, si bien que le petit loir se transforma en corneille et alla se poser sur une des étagères, vexée. Elle ne changeait de forme que très rarement, et ce n'était jamais un très bon signe. L'inquiétude de son sorcier l'avait gagnée à son tour, amplifiée par le comportement menaçant du patronus de Kenny, et elle avait besoin de s'isoler un peu. Ce revirement d'humeur du patronus calma enfin le rire de James.
Tout en essayant de se calmer, il enleva son écharpe et s'avance vers les étagères pour regarder les différents accessoires de Quidditch. Il n'a jamais été un grand fan du sport, mais Kenny l'avait parfois traîné à un ou deux matchs. James se souvint de l'enthousiasme du jeune homme à chaque match et de sa joie presque enfantine dès qu'il voyait une belle action. Il adorait regarder le jeune homme dans ces moments, et manquait bien souvent les plus belles actions pour cette raison !
Le souvenir le fit sourire, et il se retourna en entendant justement le jeune homme arriver, deux tasses de thé à la main. Ils évitaient tous les deux de se regarder et lorsque James prit sa tasse, il essaya d'éviter au maximum de toucher Kenny. Le jeune homme était clairement sur la réserve et en tension, se retenant probablement de le mettre dehors, il préférait ne pas le provoquer. Il se doutait que lui avoir proposé de rester avait été un effort considérable pour le jeune sorcier.
Ils restèrent un moment là, dans un silence pesant. James but une gorgée de thé, se brûlant la langue comme d'habitude, ce qui le fit grimacer. Le silence commençait à lui peser et il ne put s'empêcher de lancer:

« Je m'attendais presque à ce que tu l'empoisonnes ou que tu craches dedans, mais il est très bon ce thé ! »

Toujours sur l'étagère, Wynn battit des ailes, courroucée par le culot de son sorcier. James rit doucement et devant la non-réaction du roux, lança :

« Allez, je sais qu'au fond, tu as un peu envie de rire, Kenny ! »

Mais le jeune homme s'obstinait à rester impassible. James soupira et mordilla nerveusement l'intérieur de ses joues, habitude qu'il avait lorsqu'il était stressé ou réfléchissait. Non, l'humour n'était clairement pas la solution pour le sortir de ce pétrin... Il se balança d'un pied sur l'autre, cherchant une solution.

« Écoute, lâcha-t-il enfin. Je comprends que tu me déteste, vraiment. Tu veux pas crier un coup, me jeter des trucs, faire quelque chose ? »

A ce moment précis, il aurait tout préféré plutôt que le silence dans lequel son ancien amant s'était enfermé. James détestait quand il faisait ça, quand il mettait ce masque d'indifférence et de passivité; il savait que derrière se cachait la vraie personnalité du jeune homme, sa fougue et son énergie, il l'avait vue, et le fait qu'il utilise de nouveau ce masque avec lui le rendait fou. Mais il l'avait bien mérité après tout... Il passa une main dans ses cheveux avec un soupir.

«  Je ne sais pas à quoi je m'attendais en venant, avoua-t-il. Probablement à ce que tu me pardonnes en fait, c'est vraiment stupide de ma part, non ? (il eut un petit rire)  Le truc c'est que... je me sens vraiment mal, Kenny. »

Il allait ajouter autre chose, mais le courage lui manqua et il ne voulait pas paraître encore plus désespéré qu'il ne l'était déjà. James détestait s'excuser et toute cette démarche avait totalement épuisé son énergie. Mais malgré tout, il ne pouvait s'empêcher de souffrir de voir Kenny aussi froid et distant. C'était l'un des rares à le connaître vraiment, à qui il avait confié des choses très personnelles et à qui il avait pu faire totalement confiance. Il avait honte de son comportement, honte d'avoir ruiné une des plus belles choses qui lui était arrivée dans sa vie, mais une voix au fond de lui lui soufflait qu'il l'avait bien mérité. Il baissa la tête vers sa tasse presque vide et murmura, les larmes au bord des yeux :

« Je pensais qu'on aurait pu être amis... Mais je suis stupide. Je mérite ce qui arrive. Désolé. »

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Message Re: Carrying all the love that you gave [Kenny & James]
par Invité, Sam 16 Déc - 10:59 (#)
C'était dans un état second qu'il avait préparé le thé, l'esprit complètement absorbé par la douleur. Il avait même bien failli s'ébouillanter deux fois en remplissant les mugs mais il avait finalement réussi cette tâche, pas bien compliqué au demeurant, et les avait apporté dans la boutique. James, se balançant d'un pied sur l'autre, semblait particulièrement mal à l'aise ; Kenny sentit une bouffée de culpabilité éclore en lui, après tout il avait aimé cet homme et il ne voulait pas, même après ce que ce dernier lui avait fait subir, être une source de mal-être pour lui. Hamish ne put s'empêcher de lancer une remarque acerbe, rappelant à son sorcier que James était le propre responsable de son malaise actuel mais cela ne rassura pas pour autant le Weasley. Il prit sa tasse dans les mains, autant pour se réchauffer le corps que le cœur, et écouta son ancien amant rompre le silence et tenter, en vain, de retourner la situation sous un jour plus joyeux. Malgré les petits rires qu'il laissait échapper, Kenny n'était pas dupe de son état d'esprit. Après tout, son patronus, toujours perché sur une armoire de la boutique sous une forme d'oiseau, lançait des regards inquiets dans la pièce comme s'il cherchait une échappatoire à la situation étouffante.
Malgré le flot de paroles de James, le Weasley resta prostré dans le silence, autant pour éviter de blesser le libraire en laissant échapper une parole pleine de colère que parce qu'il se souvenait que ce dernier avait toujours détesté lorsqu'il faisait ça. Il avala une gorgée de thé brûlante, remercia mentalement sa mère pour ce mélange exquis qui lui apportait du réconfort qu'il avait bien besoin en ce moment-même. Le ton badin de James changea tout à coup. Il semblait avoir abandonné l'idée d'arracher un rire ou un sourire au grand roux stoïque et, d'une voix beaucoup plus sincère et inquiète, il murmura presque : « Je comprends que tu me déteste, vraiment. Tu veux pas crier un coup, me jeter des trucs, faire quelque chose ? » Kenny détourna son regard, ses yeux se voilèrent de larmes qu'il tenta avec peine de ravaler. Non, il ne voulait pas s'énerver et devenir violent. Il voulait comprendre. Qu'avait-il fait de mal à l'époque pour mériter de se faire briser le cœur de manière aussi froide ? Il ravala sa peine et lança un regard froid au jeune homme qui lui faisait toujours face. Face à l'absence de réponse, ce dernier s'excusa, exprimant l'attente – quelque peu stupide selon Mimi, assis près de son humain et fixant toujours d'un air mauvais l'ancien amant – d'être pardonné. Kenny se retint de peu de lever les yeux au ciel à cette requête incongrue. Lui pardonner ? Si seulement il pouvait. Il aurait tout donné pour revenir à avant.
Lorsqu'avec une voix honteuse le libraire ajouta : « Je pensais qu'on aurait pu être amis... Mais je suis stupide. Je mérite ce qui arrive. Désolé. », Kenny se décida à sortir de son mutisme pour lui répondre. Il finit son thé, posa la tasse délicatement sur le comptoir et planta son regard peiné dans les yeux de James. Réunissant tout le courage qu'il avait en lui, il tenta de dompter la colère qui voulait s'échapper pour blesser, comme il avait été blessé. « James, commença-t-il lentement, cherchant avec soin ses mots, je suis désolé mais je peux pas être ami avec toi, pas pour le moment. » Il marqua une courte pause, tenta de raisonner son flot de pensées contradictoires. « Je-J'aurais aimé te dire ce que tu veux entendre, vraiment... Mais je ne peux pas. » A ses pieds, Hamish se leva, tourna sur lui-même plusieurs fois et s'allongea dans un « pouf » sonore. Il tentait, comme il pouvait, de dissimuler la gêne et la colère de son humain. « J'étais jeune, tu comprends. J'étais jeune et amoureux et quand tu es parti sans rien dire, sans raison, je me suis senti... » Il lança un regard perdu, anxieux sur la pièce qui les entourait, incapable de regarder en face l'homme qui lui faisait face. « … abandonné. Je me suis senti abandonné. » Il laissa échapper un petit rire nerveux et passa ses doigts dans les cheveux pour essayer de se donner une contenance.
Tel un enfant, il s'assit sur le comptoir en bois, laissa ses jambes pendre dans les airs. Tel un homme, il se gratta mécaniquement sa barbe de trois jours en regardant, de sa position en hauteur maintenant, son ancien amant.
Sur le visage de James, il voyait les émotions défiler une à une. Le Weasley prit alors une décision. « D'accord. Je veux bien te laisser une chance de t'expliquer. » murmura-t-il. Puis dans un geste surprenant, Kenny tendit une main vers l'homme qu'il avait un jour aimé et soupira. « On recommence. Bonjour, je m'appelle Kenny et toi ? »
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Message Re: Carrying all the love that you gave [Kenny & James]
par Invité, Sam 16 Déc - 20:09 (#)


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Une vague de découragement traversa James. En face de lui, il voyait Kenny tenter tant bien que mal de retenir sa colère, sa tristesse et tout ce qu'il ressentait, mais le flot d'émotions du jeune homme se lisait dans ses yeux lorsqu'il croisa enfin son regard.

«   James, commença-t-il lentement,   je suis désolé mais je peux pas être ami avec toi, pas pour le moment. »

Le libraire baissa la tête en se mordant les lèvres. Évidemment, il s'y attendait, mais il ressentit malgré tout un pincement au cœur lorsque ce constat fut formulé à voix haute. Déception, honte, tristesse, tout se mélangeait dans son esprit et il ferma les yeux un instant. Wynn, sentant la détresse de son sorcier, vint se poser sur son épaule et picorer légèrement ses cheveux en guise de réconfort. Après une courte pause, le roux continua :

«   Je-J'aurais aimé te dire ce que tu veux entendre, vraiment... Mais je ne peux pas. J'étais jeune, tu comprends. J'étais jeune et amoureux et quand tu es parti sans rien dire, sans raison, je me suis senti… abandonné. Je me suis senti abandonné. »

Il avait détourné le regard pour avouer ces derniers mots et James sentit son cœur se serrer un peu plus. Évidemment. Parfois, le libraire oubliait à quel point il était jeune comparé à lui. Ces six années de différence entre eux qui pesaient malgré tout dans la balance.
Quand ils s'étaient rencontrés, James ignorait que leur différence d'âge était si grande, et si cela n'avait pas beaucoup joué dans leur relation personnelle, elle avait cependant énormément pesé sur leur image. Lorsque les amis de James avaient appris pour Kenny, beaucoup avaient été choqués qu'il se soit mis en couple avec quelqu'un de si jeune. Il avait essuyé beaucoup de remarques, de critiques, mais surtout de regards et de chuchotis dans son dos. A Poudlard, il avait vu des élèves le dévisager, voire même certains professeurs alors qu'il se rendait à la bibliothèque pour étudier, et ce même si lui et Kenny ne s'affichaient pas ensemble à l'école. La chose se savait, et cela suffisait.
Lorsque le jeune homme venait chez lui et qu'ils sortaient, James sentait les regards appuyés sur eux, il entendait les gens souffler dans leurs dos, scandalisés. Il ignorait si Kenny avait autant souffert de tout cela, s'il en avait seulement été conscient... et James avait gardé tout cela en lui,  légèrement honteux, car après tout, c'était de sa faute, il était le plus âgé des deux. C'était son rôle de poser une limite à un moment, de refuser que leur relation aille plus loin. Mais il était tombé amoureux, et il n'avait pas pu s'en empêcher. Cette culpabilité secrète qu'il avait porté deux années durant avait quelque peu terni leur relation.

'' Tu étais bien plus intelligent que tous ces idiots , souffla Wynn, toujours sous sa forme de corneille. Tu voyais la personne qu'il était et pas juste son âge. ''

James sourit tristement en caressant le plumage de son patronus. Cela le rassura un peu.
Kenny avait été beaucoup plus attaché à lui qu'il ne l'aurait voulu. Bien sûr, James avait été très amoureux du jeune homme, mais ce n'était pas la même chose, ce n'était pas son premier amour. Il avait eu d'autres relations avant le Weasley, et d'autres ensuite. Mais il avait sous-estimé l'attachement du jeune homme pour lui et la façon dont il avait mis fin à leur relation, sans aucune explication ni aucune raison n'avait fait qu'empirer la situation.
Le jeune homme laissa échapper un petit rire nerveux avant de s'asseoir sur le comptoir en bois, les jambes pendue dans les airs. James fut obligé de relever légèrement la tête pour continuer à le regarder, ce qui le fit un peu sourire, car du haut de son mètre 80, il n'avait pas l'habitude d'être dépassé par quelqu'un. Il constata également à quel point son ancien amant avait changé, mûrit et son sourire devient un peu plus nostalgique. Il avait l'impression d'avoir gâché une partie de la vie du jeune homme. Égoïstement, il avait fait passer son propre chagrin avant tout, son propre bien-être avant celui de son amant, et aujourd’hui il regrettait de ne pas avoir alors pris le temps de lui expliquer sa décision plus clairement, plus posément. Il s'était comporté comme un gamin, tout simplement. La voix de Kenny le tira de ses pensée:

«  D'accord. Je veux bien te laisser une chance de t'expliquer, murmura ce dernier avant de tendre la main vers James.   On recommence. Bonjour, je m'appelle Kenny et toi ? »

James releva la tête pour regarder le Weasley, étonné. Il ne s'attendait pas du tout à cette tournure de situation. Une vague de soulagement le traversa, se mêlant à toutes les émotions qui se bousculaient dans son esprit. Il tendit à son tour sa main, hésitant un instant avant de la serrer franchement, essayant de faire passer par ce geste toute sa gratitude. Il savait que Kenny devait énormément prendre sur lui pour lui offrir cette chance. Qu'il faisait preuve de bien plus de maturité que lui à son âge.

« James » fit-il d'une voix légèrement rauque. Il s’éclaircit la gorge et continua avec un sourire: « Je travaille dans la librairie du quartier, tu devrais y passer, on a un rayon Quidditch. Mais cela dit je suis assez nul sur le sujet, quelques conseils d'ouvrages à ajouter seraient la bienvenue ! »

Il eut un petit sourire gêné et ajouta en triturant sa tasse désormais vide:

« Je suis un idiot un peu maladroit... mais j'espère arranger les choses. Je veux vraiment les arranger. Je ferai tout pour, promis. »


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Message Re: Carrying all the love that you gave [Kenny & James]
par Invité, Dim 7 Jan - 10:41 (#)
Il avait fait un effort ; il avait tendu la main, prononcé des paroles rassurantes, mit de côté sa douleur et son ressentiment. Il avait fait un effort ; tel un adulte, mature et raisonnable, il avait décidé de laisser une seconde chance à son ancien amant, lui l’homme qui lui avait brisé le cœur. Il avait fait un effort, et pourtant, un goût de sang se mêlait à sa salive alors qu’il écoutait le libraire se présenter, il serrait malgré lui ses mâchoires. Mimi s’était allongé à ses pieds, exposant sa masse de muscles et de poils de tout son long, continuant de fixer d’un œil mauvais l’homme et son patronus ailé.

Les tasses s’étaient vidées, les langues s’étaient déliées.
« Je passerai volontiers à la librairie, répondit le Weasley d’une voix qu’il voulait douce. Si tu n’as pas un livre en rayon, est-ce que tu peux me le commander ? » Il pensait à cet ouvrage danois sur l’histoire du balai dans la région nordique dont un client de passage lui avait parlé quelques jours auparavant. Il prit une seconde pour réfléchir. Est-ce que c’était ça, tourner la page ? Demander nonchalamment à son ex-copain de lui commander un livre ? Il secoua la tête en réponse à ses interrogations muettes. Non, tourner la page devait sûrement sous-entendre pardonner, ne plus avoir mal lorsqu’on voit la personne qu’on a aimé sourire sans vous. Il releva son regard doré vers le libraire et sentit son cœur se pincer quand ce dernier lui sourit d’un air soulagé. Manifestement, il avait encore du chemin à faire de ce côté là.

« Je peux nous refaire du thé si tu veux, proposa-t-il en voyant James triturer sa tasse vide de ses mains fébriles. Puis, tu sais, c’est la période creuse de la journée là, on peut aller se poser dans mon atelier derrière », ajouta-t-il d’une traite, manquant à chaque mot de ravaler cette idée qui l’effrayait. Lui montrer son espace de travail, son antre personnelle, n’était-ce pas trop tôt ? Pouvait-il réellement faire de nouveau confiance à cet homme qui l’avait un jour abandonné ? Il reprit sa respiration et prit sa décision : il voulait tourner la page, leur laisser une chance de se découvrir en tant que personnes, sur une base saine, et pourquoi pas, un jour devenir amis. Un sourire timide éclaira son visage un instant ; il se rendit compte à cette pensée que retrouver James, même qu’en tant qu’ami, justement en tant qu’ami, lui ferait énormément plaisir. Il continua donc sur sa lancée : « Au pire, si un client arrive, j’entendrai la cloche de la porte résonner » et avant que le libraire ait pu acquiescer ou refuser, Kenny partit d’un bon pas vers le fond du magasin, Hamish lui emboîtant le pas en traînant les pattes.

Derrière son air décidé et son regard clair, une bataille faisait rage dans l’esprit du jeune homme. La douleur se mêlait à l’espoir, la rancœur au pardon, l’amour à la peur. Alors qu’il allait ouvrir la porte, la main sur la poignée, il s’arrêta une seconde, réfléchit un instant et tourna son visage vers celui du grand brun qui le suivait timidement : « S’il te plaît, commença-t-il d’une voix hésitante, s’il te plaît Jamie, ne trahis plus ma confiance », et sur ces paroles, il ouvrit la porte et pénétra dans son atelier.
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Message Re: Carrying all the love that you gave [Kenny & James]
par Invité, Lun 8 Jan - 9:48 (#)


I carry with me all the love you gave
Kenneth & James

Lorsqu'il osa regarder Kenny dans les yeux, James fut surpris de voir à quel point il arrivait encore à lire ses expressions sur son visage, à remarquer les petits traits et plis qui indiquaient le conflit intérieur du jeune homme. Il faisait tellement d'effort pour apaiser les choses alors qu'il était encore en colère contre lui, James le voyait et il ne pouvait s'empêcher d'être fier de cette maturité et extrêmement reconnaissant de la chance qu'il lui accordait. Au même âge, la seule solution qu'il avait trouvée pour faire face à ses problèmes avait été de fuir, et voilà le résultat !

« Je passerai volontiers à la librairie , lâcha enfin le Weasley, adoucissant sa voix. Si tu n’as pas un livre en rayon, est-ce que tu peux me le commander ?  
Euh oui, bien sûr ! Il suffit que tu me donnes le titre et je peux l'avoir très rapidement ! » balbutia James en sortant son petit carnet dans lequel il prenait en notes les commandes.

Il tourna fébrilement les pages jusqu'à trouver un espace disponible, ravi d'être enfin un peu utile et d'être sur un terrain qu'il maîtrisait, mais avant qu'il n'ait pu demander la référence du livre que le jeune homme avait en tête, celui-ci reprit soudainement :

« Je peux nous refaire du thé si tu veux. Puis, tu sais, c’est la période creuse de la journée là, on peut aller se poser dans mon atelier derrière  », ajouta-t-il d’une traite.

James baissa son carnet, surpris et hésita. Peut-être n'était-ce pas une bonne idée de s'imposer plus longtemps ? La perspective de pouvoir rentrer retrouver l'intérieur réconfortant de sa librairie  lui donnait envie. Il consulta Wynn du regard, mais elle était occupée à rendre au patronus de Kenny son regard méfiant, visiblement agacée par son comportement hostile. Avant qu'il ait pu dire quoi que ce soit, Kenny reprit sur sa lancée, après un léger sourire :

« Au pire, si un client arrive, j’entendrai la cloche de la porte résonner. »

Sur ces mots, il disparu vers le fond du magasin, son patronus sur les talons, ne laissant à James d'autre le choix que de le suivre, ce qu'il fit d'un pas hésitant. Il était à la fois curieux et gêné de découvrir l'atelier du jeune homme. Lui-même ne faisait entrer que très rarement des gens dans son bureau: il y régnait un tel capharnaüm que la plupart des gens aurait de toute manière fuit ! Mais c'était en quelque sorte une preuve de confiance, et il en était touché.
Ils s'arrêtèrent devant une porte et Kenny se tourna vers lui, hésitant :

« S’il te plaît, s’il te plaît Jamie, ne trahis plus ma confiance. »

Sur ces mots, il ouvrit la porte et pénétra dans son atelier, laissant James sonné. Une vague de culpabilité lui serra soudain la gorge, avec une telle violence qu'il eut l'impression d'étouffer. Sentant sa panique, Wynn reprit sa forme de loir et se pelotonna contre son cou, murmurant des paroles rassurantes qu'il n'arrivait même pas à comprendre. Il avait la nausée, chaud et froid à la fois, et il dû s'adosser un instant à l'encadrement de la porte, tâchant tant bien que mal de dissimuler son malaise sous le couvert d'un intérêt timide pour la pièce. Respire, calmement, respire... Il reprit petit à petit le contrôle sur lui-même et passa une main sur son visage, nerveusement épuisé. Il savait depuis le début que cette démarche serait difficile, mais il avait peut-être minimisé l'impact qu'elle allait avoir sur lui.
En un instant, tout était revenu, sa culpabilité, sa honte même d'avoir fui égoïstement, et le peu de réconfort et de stabilité qu'il avait réussi à rassembler depuis le début de sa conversation avec le jeune Weasley avait volé en éclats. Il prit une grande inspiration pour se calmer. Peut-être fallait-il qu'il accepte aussi ce qu'il avait fait et qu'il arrête de fuir... qu'il se pardonne à lui-même pour pouvoir avancer. Wynn le regarda, inquiète, et il la caressa doucement avant de murmurer :

'' Il m'a appelé Jamie.
Tu ne t'y attendais pas ?
Je ne sais même plus à quoi je m'attendais en venant, fit-il avec un petit rire. Mais... Tu as bien fait d'insister. Peut-être que cela nous fera du bien à l'un comme à l'autre.''

Son patronus eut un petit ronronnement satisfait qui l'encouragea à entrer enfin dans l'atelier.


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