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We are not innocent. <Cassiopeia>
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employée du ministère de la magie
employée du ministère de la magie

Répartition : 11/08/2015
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Message We are not innocent. <Cassiopeia>
par Euphrasie D. Malefoy, Mer 10 Jan - 17:16 (#)

We are not innocent.  
Euphrasie Malefoy & Cassiopeia Beurk  

C’est le blanc.

Elle déconnecte.

Mais le monde continue à tourner. Le monde continue à avancer. Et le ton monte. Explose. L’impatience de transforme en colère, la peur transcende le monde. Et puis il y a aussi l’impatience, la jubilation qui peine à être dissimulée. A qui la faute ? Qui est le responsable ? Qui a failli ? Qui a laissé passer entre les mailles du filet le meurtrier d’Amos Rosier ? « Qu’importe le responsable, il faut agir. » Elle les laisse s’égarer. Elle quitte l’assemblée sans plus de cérémonie. Et puis sa marque lui brûle. Elle serre les dents et disparaît. Après tout, le Ministre de la Magie n’était que le visage du Seigneur. Mais ce qui l’inquiète davantage c’est son manque de réaction. Ce qui l’inquiète de ce savoir qui a fait une chose pareille. N’importe qui. Mais c’était l’Ordre du Phénix, cela signait l’arrêt d’une ère, la naissance d’un nouveau genre. Des sorciers qui agissent comme les Mangemorts, eux qui s’évertuaient à montrer du doigt leur différence. Plus aucun respect pour la vie.

La journée a été longue. Et la nuit le fut tout autant. Interminable. Tout explose de partout. Tout s’effondre. Elle ne comprend pas pourquoi le Maître ne donne aucun ordre supplémentaire. Elle ne comprend pas pourquoi personne ne fait rien. Ce n’était qu’un homme, un vulgaire pion. Comment la mort d’un seul homme pouvait autant semer la pagaille ? Il suffisait qu’il désigne une autre personne, un nouveau missionnaire et c’était repartie. Il y avait trop de personnes au pouvoir pour que cela soit la fin. C’était illogique et terriblement grotesque. Cette nouvelle ère n’avait connue aucune gloire, aucun âge d’or. C’était pourtant déjà la fin. Ils ne pouvaient pas se laisser faire. Combien de menteurs et d’intéressé avaient siégés à leurs côtés ? Comme avaient-ils pu si mal s’entourer pour qu’une simple mort plonge le gouvernement dans le chaos et se déchire déjà pour savoir à qui la suite ? Pourquoi n’apparaissait-il pas ? Pourquoi ne manipulait-il pas ? Pourquoi n’avait-il pas déjà le bras droit, le successeur de Rosier au pouvoir ? Cela n’avait aucun sens, ce silence. Pas après tout cela. Pas après tous ces sacrifices. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ? Ce n’était que le début d’une longue construction, pourquoi abandonné tout maintenant ?

Cela n’avait aucun sens. Les visionnaires étaient au pouvoir, des personnes qui partageaient leurs idéaux. Ils étaient tous là. Alors comment un tel débordement pouvait-il arriver ? Ces deux ans n’étaient-ce que de la poudre aux yeux ? Du vent ? Inexistant.

Inexistant.

Aucun instant. Aucun répit. Il y avait des choses à respecter, des procédures de sécurité pour le Département des Mystères. Tout le monde était alerte. Elle observait l’air grave de son supérieur quelques instants, avant de disparaître.

Il était tard. Il était atrocement tard. Les étoiles ne brillaient pas cette nuit-là. Non. Aucun oiseau nocturne ne semblait se risquer à sortir dehors. Tout était si sombre. Si noir. Silencieux. Un monde en deuil.

Euphrasie Malefoy ne réalisait toujours pas. Elle n’avait pas encore intégré tout ce que cela voulait dire. Elle ne le pouvait pas. Ou peut-être l’avait-elle directement ingéré, compris. Peut-être avait-elle déjà réalisé. Elle agitait parce qu’elle le devait. Il fallait agir, réagir. Elle ne se laisserait pas faire. Ils ne se laisseront pas faire. C’était impossible.

Euphrasie Malefoy avait hâte de pouvoir fermer les yeux. De fermer les yeux et se recroqueviller, en deuil de la chaleur rassurante de son foyer, poussée sur les racines de son existence, lorsqu’elle n’était qu’un fœtus ignare. Elle avait hâte de se retrouver dans les bras de son époux, bien qu’elle sache qu’elle ne risquerait pas de le croiser au manoir de sitôt. Comme elle. Trop de choses à faire, à régler. Tous le Ministère était plongé dans une effervescence détestable. Elle le croiserait au détour d’un couloir, d’un meeting d’urgence, d’horreur, ou peut-être auprès du Lord. Elle avait envie de rire.

Mais surtout, elle avait envie de boire.
Par la barbe de Merlin, qu’elle avait envie de s’arrêter pour s’asseoir. S’ouvrir une bonne bouteille de bourbon. Et boire. Boire à en oublier la réalité.

C’était pire que de perdre un enfant.

C’était perdre sa vie.
Perdre son espoir.
Perdre sa raison de vivre.
Perdre son objectif.
Perdre sa fierté.

Tout se calcinait sous ses yeux et elle était incapable.

Elle ne prônait pas la violence… Mais elle aurait souhaité avoir face à elle tous les membres de l’Ordre du Phénix pour leur crever les yeux, leurs ouvrir les bras et les jeter en pâture à des rats. Elle souhaiterait les observer souffrir, les entendre hurler.
Mais ce n’est pas ainsi qu’ils gagneraient. Elle le savait. Elle n’avait pas toujours été d’accord avec leurs agissements. Mais elle n’était qu’une marquée.

« Je n’ai pas le temps de me faire annoncer, immonde créature. » Elle est sèche et brutale. Elle contourne l’elfe sans se soucier de sa réponse, pour entrer brusquement dans le salon d’hiver du manoir des Beurk.

Elle se fige alors en voyant Cassiopeia Beurk installée chez elle, au chaud, en sécurité.

Et c’est alors qu’Euphrasie Malefoy se rendit compte qu’elle était à bout de souffle, qu’elle avait froid, qu’elle avait faim et qu’elle tremblait légèrement.

« Rosier est mort. »

Elle inspirait lentement, profondément, s’imposant le calme. Mais elle était tout sauf calme. Elle devait avoir l’air d’une véritable folle avec ses vêtements froissés et ses yeux fatigués.

« Les décrets Rosiers ont été abrogés sur le-champ. Ils vont chercher des responsables. »

Qui ? Bien sûr, qui ?

« C’est nous les responsables. Nos marques. Les disciples. Les responsables vont devenir des exemples. Et ils iront en chercher aussi en prison, s’ils tardent à nous trouver. »

Elle n’a pas besoin d’en dire plus pour que tu comprennes ce qu’elle était en train de dire. Ce qu’elle n’osait pas dire clairement.    


    Soldier of purification    
    Let us accept the sacrifices of our daily life, this slow martyrdom which purifies our world. Let us accept to create the new era.
 

We are not innocent. <Cassiopeia>

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