BELLUM PATRONUM


Version 33

Nouvelle année, nouvelle version installée ainsi que sa flopée de nouveautés !
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Groupes fermés

Les sang-purs étrangers sont fermés. Redirigez-vous vers les familles de la saga ou des membres.
équilibre des groupes

Nous manquons d'étudiants, de membres des partis politiques Phénix et Gardiens.
Nous manquons également de Mangemorts.

I don't know what is happening to me or if I'll die, 'cause I just never sleep (Euphrasie)
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Message I don't know what is happening to me or if I'll die, 'cause I just never sleep (Euphrasie)
par Invité, Dim 4 Mar 2018 - 0:51 (#)
I don't know what is happening to me or if I'll die, 'cause I just never sleep
Horus & Euphrasie


Le papier entre mes doigts se tord et se détord, le coin de la feuille commence à perdre de la résistance alors que mes doigts lui infligent un traitement qu’elle n’apprécie guère et qui ne m’est pas réellement familier. Je n’ai pas pour habitude d’abimer mes affaires, au contraire, j’ai toujours été soigneux quand bien même j’aurais pu me permettre de racheter à peu près n’importe quoi, je n’ai pas été éduqué ainsi. J’ai lu et relu cette page sans trop en comprendre les mots sans trop chercher non plus à leur donner un sens, je sais bien que je pourrai reprendre ma lecture plus tard, je n’ai guère que cela à faire de toutes façons. Si je garde le livre sur mes genoux c’est uniquement pour espérer distraire mon esprit, l’occuper à autre chose qu’à écouter le silence brisé uniquement par le bruit régulier de la montre glissée sous ma manche. Ce cliquetis à peine audible qui semble pourtant raisonner si fort par moment, qui me tient compagnie depuis quelques semaines déjà, seule compagnie dans mes longs moments à tourner et retourner mes pensées, bonnes ou mauvaises cela n’a pas vraiment d’importance, mais je pense avoir eu le temps d’en faire le tour, et ce plusieurs fois déjà.

Mes yeux bleu glace font contraste contre mes orbites creuses malgré mon teint pâle. Les journées sont longues, très longues, trop longues, je n’apprécie pas ma solitude et pourtant je ne demande qu’à la retrouver dès lors que l’on passe me voir ou me chercher pour s’occuper de moi. Je devrais bien trouver le temps d’être reposé, même si je m’affaire à étudier pour ne pas prendre de retard ou même qui sait, pour pouvoir prendre de l’avance, je devrais trouver le temps pour ça et pourtant. Cette expérience ne me réussit pas. De toutes façons, franchement, est-ce qu’elle est sensée réellement me réussir dans le fond? J’ai fini par convaincre mon conscient que je suis là pour mon bien et que c’est ce qu’il fallait, mais il y a toujours cette petite voix étouffée dans le fond de mon esprit qui se débat pour essayer de se faire entendre, pour essayer de faire ce que moi, j’ai finalement décider d’arrêter de tenter, se faire entendre, se débattre, réfuter et faire barrage. Lorsque je ferme les yeux, difficile de voir autre chose que ce que je vois depuis des semaines, difficile aussi de penser à autre chose et je garde au creux de mon estomac cette boule âpre qui ne me quitte plus. Je suis arrivé ici avec mon habituel masque de premier de la classe, hautain et presque désagréable, et aujourd’hui je suis là avec mon livre à corner machinalement le coin de cette malheureuse page en attendant que l’heure tourne.

Je me redresse, je pose le livre sur mon lit sans cérémonie. Je ne regarde pas Tor que je n’ai pas entendu depuis de longues heures. Lorsqu’il essaie de communiquer, c’est moi qui ne réponds pas, je l’entends peut-être mais je fais comme si ce n’était pas le cas. À quoi bon après tout, depuis el temps, nos discussions ont fini par tourner en boucle, nous nous sommes pris la tête plus d’une fois et puis il y a eu cet oiseau, ce gros rapace. Cette nouvelle fois forme que je n’avais jamais vu chez le Patronus qui s’était montrée après une séance particulièrement éprouvante… je lui en ai voulu, par Merlin qu’est-ce que je lui en veut encore, de ne pas avoir depuis, retrouvé sa forme de taureau et de me suivre du regard perché sur le montant du lit avec ses plumes ternies et mal ordonnées comme un reflet de ce qu’il se passe dans ma tête depuis quelques temps. Je ne lui parle pas, et lorsque je daigne lui accorder mon attention, c’est pour lui reprocher tout ce que je ne m’autorise pas à reprocher à qui que ce soit d’autre parce que j’ai cessé de montrer les dents, parce que j’ai juste envie de rentrer à la maison.

Oh, je suis bien traité ici, j’ai tout le confort que mon nom me permet de mériter. Une chambre pour moi, avec mes affaires, à condition qu’elles ne puissent représenter un danger pour moi-même ou pour autrui, j’ai de quoi étudier et m’assurer que le fait de manquer les cours ne me mette pas en retard, on s’assure que je ne manque de rien, ce qui serait fort inconvenant compte tenu de l’argent que l’on a certainement mis dans cette si bien pensante petite remise à niveau supposée combattre les tendances déviantes qui commençaient à se montrer un peu trop entreprenantes pour mon propre bien. Je ne manque de rien et pourtant lorsque je tourne les yeux sur le miroir j’ai l’impression d’être une ombre qui fait de son mieux pour se montrer sous son meilleur jour. Je me redresse, je passe machinalement une main dans mes cheveux pour laisser ma longue crinière repasser de l’autre côté de mon visage. aller, on se réveille, on se tient correctement, on s’assure d’avoir une présentation impeccable. Je ne suis pas très convaincu, mais j’espère être convainquant. Parce que j’ai de la visite aujourd’hui. À quand remonte la dernière visite, de la part de quelqu’un d’autre que les « personnel soignant » de cet endroit? J’ai arrêté de m’affairer à connaître la date, mais je ne suis pas sans ignorer que ce n’est pas tous les jours. Puis ce n’est pas n’importe qui non plus, qui vient me voir aujourd’hui, et je mets un point d’honneur à être aussi convainquant et exemplaire que possible. Je crains mon père, je me méfie de ma mère, c’est vrai, et je sais aussi que j’ai eu envers elle des correspondances que j’aurais peut-être du modérer. Je reconnaitrai sans mentir que j’ai tendance à déraper, à manquer de respect, c’est ce que j’ai toujours trouvé de mieux pour me défendre ou pour essayer de montrer à quelqu’un que quelque chose ne va pas. Si c’est pour finir ici, je suis prêt à promettre que je ferai attention à mes mots à l’avenir, même si ce sont plutôt mes actes qui m’auront vendu. j’ai de la peine à ne pas penser que cela doit bien arranger mon père, d’avoir enfin pu m’envoyer dans ce genre d’endroit, loin de tout, pour essayer de corriger à grand renforts de clous l’erreur qu’il a toujours vu en moi. Peut-être suis-je juste un fils ingrat qui devrait se montrer plus reconnaissant envers sa famille qui ne veut que son bien, mais j’ai vu, fait, et subit des choses ici, qui me laissent un goût amer dans le fond de la gorge.

Et je sens la tension monter. Dois-je réellement autant m’en faire à l’idée de voir ma mère? J’ai l’impression d’être en train de me préparer pour un examen de fin d’année. Ne pourrais-je pas simplement l’accueillir comme une mère, être content qu’elle vienne ici me voir, qu’elle prenne ce temps pour moi… Non parce que je ne sais rien faire simplement, pas avec mes parents, et avec personne d’ailleurs. Non, parce que toutes les personnes que je vois depuis des semaines sont là pour me faire subir une batterie de tests et autres exercices qui me font parfois redouter d’entendre la porte s’ouvrir lorsque l’on vient me chercher. Alors je ne peux m’empêcher de faire les cent pas, de tourner en rond comme un lion en cage, passer et repasser devant ce miroir pour m’assurer que ma tenu, certes sobre mais toujours propre ne laisse rien dépasser, que tout soit parfait, parce que c’est ainsi que l’on m’a toujours dit d’être, parfait. Je baisse les yeux sur l’heure toutes les deux minutes avant de glisser de nouveau la montre sous ma manche. J’aurais aimé voir mon oncle passer cette porte au moins une fois depuis quelle suis ici, mais rien. le reste d cela famille sait-il seulement que je ne suis pas à l’école, où je me trouve? Parce que je ne le sais pas vraiment moi-même, je n’en ai pas besoin de toutes façons, je sais ce que l’on fait ici, et cela me suffit.

C’est l’heure. Elle ne sera pas en retard et je refuse de l’être moi aussi. Je jette enfin un œil, distant, à Tor pour lui signifier de bouger, l’oiseau ouvre ses larges ailes pour venir se poser sur mon épaule, me tirant un frisson et une grimace. Je sors de la pièce rapidement récupéré dans le couloir pour me rendre au point de rendez-vous, sait-on jamais, comme si j’allais essayer de m’enfuir… Pour aller où? Je suis effronté, déviant peut-être aussi, pas stupide. Je ne vais pas me mettre à courir pour espérer m’enfuir alors que je suis là depuis des semaines et que j’accepte jusqu’à présent tous les petits jeux qu’ils s’amusent tous à me faire faire depuis tout ce temps. Je vais juste voir ma mère aujourd’hui, et je suis assez tendu pour ne pas apprécié d’être ainsi accompagné dès lors que je sors de ma chambre. Je lui sifflerait bien au visage comme un serpent mécontent mais je ronge mon frein, j’attends que l’on me laisse enfin pour lui jeter un regard noir à ce gardien de prison qui se veut être autre chose, et tirer un peu sur les longueurs de ma veste pour m’assurer qu’elle tombe bien, comme si je ne l’avais pas déjà fait des dizaines de fois déjà. On se tient droit, et maintient le regard sans se montrer insolent pour autant. Je souffle sans un bruit, l’oiseau me devançant en quittant mon épaule pour aller se poser sur le dossier de la chaise où je suis sensé m’asseoir. Je m’approche mais je reste debout. Si l’on me demande, je prétendrai que je passe bien assez de temps assis… Ou peut-être que je ne dirai rien et que je me contenterai de m’asseoir sans un mot.

« Mère. » Je la salue dans un léger signe de tête, me livrant bataille pour ne pas laisser de nouveau le silence m’envelopper. « J’ai l’impression que ça fait une éternité. » N’est-ce pas le cas? Je repasse dans mon esprit tous les codes de politesse que je devrais suivre à l’instant présent, et voilà, c’est la seule chose que je trouve à dire pour l’accueillir. Un jour, peut-être, je saurai parler à ma mère, un jour peut-être comprendrai-je que je peux lâcher un peu de lest, mais pas aujourd’hui, pas ici. Je veux juste qu’elle me dise qu’elle vient me sortir d’ici. Est-ce trop demander? Mon corps est fatigué de ne trouve le repos que par le biais de ma maladie, de ne plus supporter le silence vrombissant de ma chambre, pour une fois, j’ai envie de rentrer, n’importe où, même la maison me conviendra, mais pas ici.
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Dernière édition par Horus B. Malefoy le Ven 7 Sep 2018 - 22:57, édité 1 fois
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Message Re: I don't know what is happening to me or if I'll die, 'cause I just never sleep (Euphrasie)
par Euphrasie Malefoy, Mar 13 Mar 2018 - 10:39 (#)
Avait-elle été contre cette idée ? Avait-elle seulement pu être contre cette idée ? Euphrasie Malefoy ne se souvient même plus comme cela s’était passé. Un ami de la famille, l’une de ces personnes qui gardaient un œil sur ces enfants si chers à leurs corps. Elle se souvient de cette discussion anodine, qui s’est soudainement envenimé lorsque cet ami, ou véritable petit cafard, avait soufflé la triste vérité, à cette table. Elle se souvient de sa surprise. Elle se souvient de cette vague de panique qui l’avait soudainement pris. Le savait-elle ? Sans doute. Elle avait toujours eu des doutes à l’égard de son fils. Des doutes que l’on ne s’explique pas… des regards, des gestes, qui lui intimaient que c’était le cas, et pas autrement. Alors non, ce n’était pas une surprise finalement d’apprendre que son fils avait eût des gestes peu approprié à l’égard d’un autre homme en public. Non, ce qui la surprenait c’était la manière que cet homme avait annoncé la nouvelle. Et ce qui lui faisait peur, c’était la réaction de son mari… Ce qu’il entreprendrait pour dissimuler, pour écraser cette horreur. Une horreur hypocrite, nous devons l’avouer, le souligner. Euphrasie Malefoy connaissait des hommes de haute stature s’adonner à de telles bassesses… Et elle-même, avait connu, et connaissait parfois encore quelques uns de ces travers. Et elle avait honte. Chaque jour elle avait honte, lorsqu’elle voyait cette femme qu’elle n’aimait pas suffisament assez comme une amie. Et elle savait, elle savait tout au fond d’elle, que tu avais hérité de tous ses défauts à elle. C’était de sa faute si tu étais ainsi. De sa faute. Elle aurait pu agir avant, elle aurait pu te parler avant… Avant que tout ceci ne dégénère. Mais Charon Malefoy faisait parti de ces rares sang-purs à être terriblement droit. Droit et honnête. Droit et confiant du bien fondé de ses pensées et de ses valeurs. Elle l’aimait pour cela aussi, elle aime ses qualités et le moindre de ses défauts. Mais elle redoutait parfois cette façon qu’il avait d’agir, de prendre certaines décisions pour changer les choses. Parce qu’il ne pouvait pas fermer les yeux sur une telle chose, parce qu’il ne pouvait pas l’admettre, ni à voix basse, ni à haute voix. C’était une honte. Et elle sentait son cœur se briser. Avait-elle protester ? Avait-elle seulement essayée de te protéger de cette décision ? Sans doute. Mais pas assez fortement. Elle avait peur que tu en reviennes briser. Elle avait peur que ce séjour détruise le peu de confiance qui te liait à eux. Mais Charon Malefoy n’était pas de cet enfant. Tu devais être rudement bousculé pour ouvrir les yeux. Tu étais un Malefoy. Tu saurais t’en remettre. Tu étais un Malefoy. Un jour tu tiendras le monde entre tes doigts. Alors tu devais t’en remettre. Pour ton propre bien, pour le bien de tous. Et ça, Euphrasie Malefoy, n’était pas certaine que cela soit le cas… Te couvait-elle trop, sans même que tu ne t’en aperçoives, loin de toi ? Te protégeait-elle trop ? T’empêchait-elle d’évoluer de manière correcte ? T’empêchait-elle de pouvoir être celui que tu étais véritablement, de briller aux yeux de ton père ? Peut-être. C’était des questions qui agitaient bien trop souvent son esprit. Incapable de trouver une réponse. Pire encore, incapable de trouver une solution pour lier avec toi. Pour devenir ton alliée au travers de cette famille qui était davantage la tienne, que la sienne. Cette famille que tu porteras sur les épaules, peut-être un jour. Et ce jour, elle ne l’espérait pas. Pour rien au monde, elle n’espérait voir Charon Malefoy tomber. Mais il était assez fou pour te confier cette tâche tout restant là. Se tenant droit à tes côtés. Et cela serait une chose juste et convenable, sans doute….

Euphrasie Malefoy avait toujours détesté les hôpitaux. Elle avait toujours les odeurs qui y planaient, ces murs trop blancs…. Mais elle avait choisi cet établissement avec soins. Pour son personnel compétent, pour les activités qu’ils offraient, pour l’espace que tu pourrais avoir, pour le confort que tu y trouverais. Avait-elle posé des questions, sur la manière dont ta thérapie se passerait ? Non, pas dans le détail. Elle ne voulait pas savoir ce qu’ils allaient te faire subir. Elle voulait juste savoir si tu serais en sécurité : ils l’avaient affirmés. Il y avait des échecs. Cela arrivait. Mais elle espérait de tout son cœur que cela n’arriverait pas pour toi. Et quand bien même était-ce le cas, n’allais-tu pas être seulement en colère à leur égard ? Il fallait qu’elle trouve un moyen de communiquer avec toi. A tout prix. Pour te protéger. Pour protéger cette famille. Pour protéger les Malefoy, des choses que Charon Malefoy ne semblait pas voir. C’était son rôle de mère. C’était son rôle d’épouse.

Euphrasie Malefoy ne fut pas en retard. Elle était apprêtée comme toujours, portant une tenue d’un luxe inestimable, mais d’un manque de fantaisie flagrant : ses responsabilités au Ministère l’empêchait d’en arborer. Elle avait appris avec le temps de ne pas les aimer. Ses cheveux étaient attachés comme trop souvent. Et son regard bleu glacé croisa le tien.
Tu avais l’air fatigué. Tu avais l’air…. En piteux état. Tu avais l’air malade. Et elle sentait son cœur se broyer dans sa poitrine. Elle avait envie de te prendre dans ses bras, elle avait envie d’embrasser ton front, te souffler que c’était fini… Quand était-ce la dernière fois, que toi, lui avait permis d’avoir un tel geste à ton égard ? « Mère. » Fils. « Horus… » Elle avalait sa salive. Elle t’observer hocher la tête légèrement. « J’ai l’impression que ça fait une éternité. » Une semaine. Elle n’avait pas pu se libérer avant. Elle était une mère infecte. Elle se doutait bien que ton père ne viendrait pas ici. Elle regrette le temps, où tu n’étais qu’un enfant, où elle pouvait encore t’attraper dans ses bras, et avoir un semblant de relation maternelle avec toi. Cette époque, où tu réclamais que ce soit elle qui te lise des histoires, cette époque où tu demandais toujours son aval, pour savoir si père serait fier. Comme elle sentait son amour grandir à ton égard, à cette époque là, elle, elle qui avait toujours eût si peur d’être incapable d’aimer son mari, d’aimer ses enfants. Mais elle vous aimait, l’un comme l’autre. Elle mourrait pour vous. Elle se sacrifierait pour vous, si cela pouvait vous sauver.  

Alors lentement elle s’approche. Ses doigts gantés effleurant ton épaule et elle vient déposer un baiser contre ton front. Elle ne peut s’empêcher à quel point tu es devenu si grand. Elle l’oublie parfois, jusqu’à ce qu’elle te voit passer de nouveau l’encadrement de la porte. « Comment vas-tu ? » Elle ne veut aucun mensonge. Sans doute était-ce que son regard soufflait. Elle s’avance avec toi, pour quitter la pièce, pour rejoindre l’extérieur. Elle jette un regard au soignant qui t’a accompagné comme pour lui intimer de ne pas les suivre. « Je veux que tu rentres, Horus. Mais je veux que tu me parles franchement… » Elle s’arrête alors que vous atteignez l’ombre d’un arbre. Elle s’arrête et elle t’observe. « Il y a des secrets que ton père n’entends jamais, qu’il n’entendra jamais…. »  Elle cherche ton regard. « Mais pour cela il faut que tu me fasses confiance. Je ne suis pas ton ennemie. Je ne l’ai jamais été. » Elle fronce un peu les sourcils. Ses doigts effleurent ton menton pour te faire relever un peu la tête. « Ce jeune homme…. En étais-tu amoureux ? » Parce qu’elle doit savoir si ce n’était qu’une erreur, une tentative, ou si c’était quelque chose que ton cœur n’oubliera jamais.


    Soldier of purification    
    Let us accept the sacrifices of our daily life, this slow martyrdom which purifies our world. Let us accept to create the new era.
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Message Re: I don't know what is happening to me or if I'll die, 'cause I just never sleep (Euphrasie)
par Invité, Mar 3 Avr 2018 - 22:57 (#)
I don't know what is happening to me or if I'll die, 'cause I just never sleep
Horus & Euphrasie


Elle n’était pas en retard, évidemment qu’elle n’était pas en retard. C’était Euphrasie Malefoy. J’avais appris depuis des années à me méfier, à laisser cette petite et à peine discrète voix un peu trop paranoïaque me guider, j’avais appris à choisir mes mots en sa présence, à faire attention à ce que je lui montrais, comme à tous les autres et pourtant. Pourtant, quelque part un peu plus profondément, une partie de moi qui ne l’avouerait sans doute jamais gardait cette espère d’indéfinissable admiration que l’on a lorsque l’on est enfant envers ses parents. Cette admiration que j’avais des années durant vouée à mes parents, celle là même qui encore aujourd’hui s’accrochait, m’empêchait de m’en séparer malgré… Malgré tout. Cette petite voix dans le fond de ma tête qui se réjouissait sans le laisser paraître de voir qu’elle était là, à l’heure et toujours aussi bien soignée, toujours aussi belle. Cela faisait bien longtemps que je gardais me compliments pour moi, de peur peut-être que ma garde se baisse trop si je m’adonnais à ce genre de choses, de peur peut-être que quelque part, cela me soit reproché… Mes rares échanges avec ma mère étaient devenus hésitants, cachotiers, je ne trouvais plus les mots pour lui parler, j’avais envie de revenir en arrière parfois, pouvoir tout lui dire, mais toujours ce frein, cette hésitation, cette peur que mes mots aient des répercussions qui m’effraient. Alors je me contentais de présenter du mieux que je pouvais, je comblais les vide sans trop y arriver.

Lorsque je l’avais vu dans cette pièce encore trop stérile à mon goût, je m’étais senti petit, presque misérable. Jaloux un peu. Elle donnait toujours l’air d’être intouchable, alors que j’étais convaincu que ce n’était pas le cas, du moins, une partie de moi avait toujours essayé d’en rester convaincu. J’avais souvent essayé de la tester, par des mots que je regrettais moi-même, une insolence pour laquelle je me serais collé des claques… Je me doutais que je n’étais pas le seul, et sans chercher très loin, je ne pouvais que penser à mon père, quand bien même je m’étais depuis longtemps désintéressé -ou du moins le pensais-je- de leur relation, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer qu’il ne pouvait être aussi… intransigeant qu’avec moi. Si j’étais le seul, alors qu’avais-je bien pu faire pour le mériter après tout? Alors oui, j’étais jaloux en un sens car elle se présentais là, devant moi, tirée à quatre épingles, à l’heure, belle et forte, et moi, je l’accueillais comme je pouvais. Je me sentais fatigué dans ma chambre, mais debout ici, face à elle je me sentais misérable comme si le moindre des défaut que j’avais tenté de cacher avant de descendre se montrait maintenant au centuple. Alors je détournais le regard pour ne pas prendre le risque de voir quelque déception se montrer dans les eux de ma mère. Un Malefoy se devait d’être fort et moi, j’étais un fantôme, ni plus, ni moins.

Lorsqu’elle s’approcha, je ne bougeai pas, nerveux peut-être à l’idée de cette ombre qui me suivait partout dans l’établissement dès lors que je quittais ma chambre, nerveux aussi car il y avait bien longtemps que je ne savais plus accepter les marques d’affection. Il fallait dire que ces dernières ne m’avaient plus été très agréables depuis des lustres, j’avais l’impression. Quelle que soit la personne qui en était à l’origine, j’avais l’impression qu’à chaque toucher agréable, m’attendait un piège posé là, juste derrière. Et pourtant je ne pouvais nier que ce baiser contre mon front que j’acceptai en baissant la tête, fermant les yeux, juste quelques secondes, était certainement la chose la plus agréable, la plus bienvenue, depuis des semaines. Hésitant, je relevai l’une de mes mains en sa direction comme pour lui intimer de ne pas s’éloigner, mais je m’arrêtai avant de finaliser mon geste, pour laisser retomber mon bras, inutile et pleins de regrets déjà. De la fierté? Non, mon corps entier criait à l’aide sans que j’aie besoin de ce geste envers elle. De la pudeur peut-être. je n’aimais guère me sentir observé lorsque j’avais de la visite, encore plus lorsqu’il s’agissait de ma mère -qui d’autre aurait pu venir de toute façon? Mon oncle le plus proche avait disparu après que l’on m’ait interdis de le recontacter , et personne n’avait assez d’affection envers moi pour venir jusqu’ici me rendre visite, si tant est que qui que ce soit soit au courant de l’endroit où je me trouve. -. Ces gens m’observais bien assez au quotidien lors de leurs petits expériences stupides, pour que j’aie besoin de leur compagnie maintenant.

Lorsqu’elle me demande comme j’allais, je me laissai aller à une brève hésitation. Je me doutais bien qu’elle ne souhaitais pas de mensonge, mais cette fois, c’était ma fierté qui souhaitait parler. « … Ça va. » ce fut ce que mes mots soufflèrent, mais mon regard, lorsqu’il se releva vers le sien, contait le contraire. Non, cela n’allait pas. Quel idiot aurait pu dire que tout allait bien ici? Y avait-il seulement une personne dans cette établissement qui aurait pu l’affirmer? J’avais essayé, au début, de garder la tête haute et de cracher au visage de qui m’en donnait l’occasion, mais cela n’avait duré qu’un temps. Mon père n’aurait pas tord s’il affirmait que je n’étais pas assez fort, solide, endurci, pour tenir les rênes de la famille Malefoy. J’étais faible, maté en quelques semaines par une horde de médecin qui se prenaient pour des créateurs. Alors ma langue soufflait oui, mais mon corps hurlait non, et je n’essayais même pas de le lui cacher, je hochai même la tête pour appuyer mon malêtre. Mais j’étais couard. Mon corps était fatigué et mon esprit encore pire, fatigué, éteint de devoir avaler toutes les infâmes que les médecins voulaient me faire avaler… Combien de fois avais-je contemplé l’idée doucereuse de mettre moi-même fin à tout cela. Contemplé seulement, même ça, c’était quelque chose que je ne pouvais me résoudre à mettre en œuvre. Je lui fus reconnaissant de faire savoir à mon accompagnant que nous n’avions pas besoin de sa présence. Comme si j’allais essayer de m’enfuir, ou d’agresser ma propre mère… J’étais une erreur de la nature mais je n’étais pas fou. Pas encore.

Je la suivis, silencieux quoi que je m’accorde de n’être qu’avec elle pour baisser un peu cette garde ébréchée que je m’efforçais de porter à longueur de journées ici… C’était éreintant. Elle voulait que je rentre. Mon regard à ces mots se porta vers elle ainsi que toute mon attention. Elle voulait que je rentre, et je voulais rentrer… Pourquoi est-ce que cela me paraissait pourtant si difficile. Lui parler franchement? De quoi? Il y avait des mois que je ne l’avais plus été: franc. Sauf lorsque je lui avais envoyé ce hiboux à peine subtile ou je ne cachais plus grand chose… Je lui en avais voulu d’ailleurs, au début, et peut-être qu’au fond je lui en voulais toujours car j’avais trop peur d’en vouloir à mon père. Ils m’avaient envoyé ici, qu’auraient-ils pu espérer d’autre. Mais lorsqu’elle continua sa phrase, je commençai à me demander de quelle franchise elle parlait réellement. Une part de moi espérait que certains secrets ne parviennent pas aux oreilles de mon père, une autre n’arrivait pas à la croire. la confiance. C’était elle, qui me faisait cruellement défaut, et ce, envers qui que ce soit. Mes parents en premiers. Mes parents que je tenais pour responsables de tous mes malheurs mais qui j’essayais constamment de satisfaire quand même, malgré mes défauts, mon insolence, mes problèmes… Je l’écoutais sagement, comme le brave gamin que j’avais pu être autrefois, mais mon corps restait sur la défensive, incapable de se détendre vraiment. Je me raidis encore plus lorsque je compris ce qu’elle me demandait. Pas besoin de dire son nom n’est-ce pas? Il n’y en avait pas trente six… Si j’en étais… avais été… Était toujours? amoureux. Ma mâchoire se serra en même temps que ma gorge, et mon regard tenta de fuir malgré qu’elle m’ait intimité d’un geste, de la regarder. Doutait-elle de la réponse? Qu’espérait-elle?

Un instant, mon regard azuré tenta de la regarder, la sonder, chercher quoi répondre, trouver la bonne réponse à donner pour fuir d’ici… Mais je ne pu que reculer légèrement, un demi pas, pour reprendre ma liberté, un peu. Mon regard balaya les alentours, incertain. Était-ce un piège? Ma gorge restait serrée, et mon estomac s’était rapidement noué à l’idée de devoir lui répondre. Question délicate que l’on s’affairait à me faire détester depuis des semaines. Je murmurai dans une grimace sensée me protéger, me cacher un peu peut-être: « C’est un test?.. » Car si s’en était un, j’allais certainement le rater. je sentais mes yeux devenir humides à cette idée. Elle voulait que je lui parle franchement, que je lui dise à elle ce que je n’avais même pas osé lui dire à lui. De toute façon, il devait me détester à l’heure qu’il était. Parti, disparu sans donner de nouvelles, sans prévenir, sans rien dire… Est-ce qu’il s’était seulement demandé ou j’étais passé depuis tout ce temps? Mes poings se serrèrent et je me sentais stupide. Elle m’avait parlé de secrets, un moyen peut-être, de me faire comprendre qu’elle ne dirait rien… J’espérais avec tout ce qu’il me restait comme volonté que ce n’était pas un test alors que j’acquiesçai, sans un mot, pinçant mes lèvres comme un enfant coupable, pris la main dans le sac en train de faire une bêtise. J’aurais aimé pouvoir lui dire que non, j’aurais aimé que la nausée qui s’était installée dans le creux de mon estomac parle à ma place, mais elle m’avait demandé d’être franc. Elle avait un regard qui me soufflait de ne pas mentir, et ils pourraient faire tous les efforts qu’ils voudraient, toutes les expériences qu’il trouveraient, je ne pouvais lui répondre que non, je n’en étais pas amoureux. Non, parce qu’il semblait que j’aime me prendre des claques. Mais ma gorge était nouée, trop, pour lui répondre verbalement. Je ne lui parlais plus depuis des années, et maintenant il aurait fallu que je lui avoue cette tare de bout en blanc… Elle m’avais vu grandir, tomber malade, aller d’échec en échec; devais-je vraiment lui faire subir cela?

Je rentrai ma tête dans mes épaules, resserrant mes bras contre mon torse, lèvres toujours pincées. « Je suis désolé. » Ma voix était étouffée, tendue, bien trop aigüe, comme incontrôlable, alors que ma vision s’était embuée plus que de raison. J’aurais aimé pouvoir aller me cacher je ne sais où mais je n’osais même pas vraiment m’approcher d sema propre mère pour ça. « Je suis désolé… J’y peux rien. C'est pas de ma faute... » je secouai la tête, la voix tremblante et une grimace certainement affreuse déformant mes lèvres, incapable de garder mes barrières. « Je suis désolé, je fais tout de travers… Je veux juste rentrer.. Je ferai n’importe quoi… Je me rattraperai. » Je n’avais absolument aucune idée de comment, mais je ferais de mon mieux, je voulais juste partir d’ici. « Les laisse pas continuer Maman… s’il te plait … » Adieu les politesses, Adieu les "mère", Adieu les vouvoiements, Adieu la distance, les mots se déroulaient sans que je n’arrive à les retenir. ce n’était pas moi. Non, je n’étais pas comme ça, j’étais même plutôt insolent, intouchable petit blond narcissique… Mais je n’avais ni la force ni l’envie de faire semblant. j’avais trop essayé, et mon état ne masquait plus rien, même moi, je pouvais le remarquer… « J'ai juste envie de tout arrêter. » A quoi bon se battre alors? Elle m’avait demandé d’être franc, au moins, difficile d’imaginer que je ne le sois pas. Mais je me sentais stupide, incapable de la regarder dans les yeux, incapable aussi, de m’en approcher, de réclamer son soutient comme un gamin. je n’étais plus un gamin, et puis, qu’est-ce qu’elle pouvait bien penser de moi, mh? J’aurais pu être un gamin parfait tout était si bien parti, et pourtant non, je m’affairais toujours à tout gâcher. Et cette fois n’en était qu’une de plus.  
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Dernière édition par Horus B. Malefoy le Ven 7 Sep 2018 - 22:58, édité 1 fois
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Message Re: I don't know what is happening to me or if I'll die, 'cause I just never sleep (Euphrasie)
par Euphrasie Malefoy, Dim 8 Avr 2018 - 13:39 (#)
Tes mots ne semblent pas trouver un écho en elle. Parce qu’elle t’observe. Parce que son métier était de déchiffrer les gens, de creuser dans les mensonges, d’emporter les informations importantes, de protéger la république magique plus qu’autre chose, plus que le gouvernement mis en place. Protéger les secrets, protéger l’impossible, des choses impensables, inimaginables. Elle était capable de résoudre des problèmes épineux, de prendre des décisions dénuées d’émotions, dépouillés de tout cœur pour le bien de la communauté magique. Mais lorsqu’elle se retrouvait face à toi, il n’y avait plus rien. Plus aucune barrière, plus aucune logique, plus aucune protection. Elle n’était qu’émotion et dans la culpabilité de ne pas avoir su t’offrir plus, être meilleure mère. Parce qu’elle savait qu’elle avait échouée, elle savait qu’elle t’avait peut-être trop confié à ces nourrices. Parce que devenir mère lui avait toujours fait peur, l’avait tétanisé. Parce qu’il n’y avait aucune démarche, aucun sortilège, aucun charme pour l’aider à faire, à prendre les bonnes décisions. Et elle s’en voulait lorsqu’elle te regardait dans les yeux et qu’elle se rendait compte à quel point tu t’étais isolé. Elle n’avait jamais su trouver sa place comme allié ou soutien à tes côtés. Et son âme tremble. Mais elle sait que si elle flanche face à toi, peut-être que tu verras en cela un échec supplémentaire, le fait de la rendre faible. Elle connait ton insécurité, celle que tu dissimules. Elle n’a pas besoin d’en parler, elle le voit, elle le sent. Elle ne peut pas l’expliquer, mais elle te connait. Toi et ton insolence, au travers de tes lettres, de ton comportement. De ton comportement insolent et tes regards où brillaient la vérité. Comme aujourd’hui.

« C’est un test… ? »  Elle a envie de souffler que non. Elle a envie de rire. Elle a envie de pleurer aussi. Elle sait que tu n’as pas confiance en elle. Ni même en ton père sans doute. Elle ignore si c’est parce que tu les crains, ou si tu n’as jamais eu confiance. Et cela lui fait mal. Mal de s’apercevoir que les Malefoy ne sont pas réellement une famille, mais un agglomérat de personne.  Pourtant, Charon Malefoy est devenu son repère, son pilier. Sa famille à elle. Et toi, tu es son fils. Elle ferait tout pour te protéger. Mais toi ? Où étais-tu ? Aimais-tu seulement les tiens ? Tes parents ? C’était une question qui la rongeait. « Non, Horus, ce n’est pas un test. » Mais le croirais-tu seulement ? Elle t’observe. Tu ne réponds pas, et pourtant les émotions se glissent sur ton visage. Tes émotions se glissent jusqu’à tes doigts qui sont trop nerveux. Est-ce que cela lui suffit comme réponse ? Elle est fatiguée de devoir deviner. Peut-être qu’elle devine mal. Elle a peur de mal deviner et juste de te faire un peu plus de mal….

« Je suis désolé. » Ton masque craque enfin. Ton masque, que l’on t’a fait déjà trop longtemps porté. Elle sent quelque chose trembler en elle, lorsqu’elle voit ton corps s’affaisser. Tes lèvres trahir ton émotion. Elle pince aussi les lèvres, lorsque l’émotion la gagne. Lorsqu’elle se retient de parler. Mais ta voix lui brise le cœur. « J’y peux rien. C’est pas de ma faute…. » Elle comprend sans comprendre. Mais ta voix tremble, à l’image de son cœur qui s’emballe. « Je sais… » Tu l’admets sans le dire. Tu l’admets sans le dire. Et elle s’approche de toi, en te voyant t’emballer, perdre la face, dans ces émotions diverses. Elle est certainement en train de ruiner toute ta thérapie. Mais était-elle réellement nécessaire ? « Je veux juste rentrer…. Je ferai n’importe quoi… » Elle ne veut pas n’importe quoi, juste réussir à tisser avec toi, pour pouvoir te protéger de toi. Mais elle a des années en retard, des années de retard pour le faire, pour mériter cette confiance.

Les gants abandonnés au fond de ses poches, elle s’approche et glisse sa main contre ton visage, dans tes cheveux. « Les laisse pas continuer Maman…. S’il te plait… » Parce que son cœur sursaute dans sa poitrine. Elle n’arrive pas à croire ce que tu viens de dire. Elle t’attire dans ses bras sans rien dire. Elle te prend simplement dans ses bras, contre elle. « Je suis désolée… Tellement désolée…. » Pour ne pas avoir su te protéger lorsqu’il en était encore temps, pour t’éviter d’être enfermé aussi. « J’ai juste envie de tout arrêter. »  Elle ferme les yeux, et elle frotte ton dos lentement. C’est maternel, c’est empli de tendresse, de protection. Et pourtant, cela pourrait paraître si étrange, si l’on vous considère l’un et l’autre, pris à part.

Elle se redresse un peu et glisse ses mains contre ton visage et elle embrasse ton front encore. Elle sourit faiblement, et l’émotion l’a gagné aussi. As-tu déjà vu ta mère dans cet état-là ? L’as-tu déjà bu les larmes aux yeux ? Si l’on oubliait cet enfant qu’elle avait perdu autrefois ? « Tu vas rentrer aujourd’hui, qu’importe ce que ton père diras. Je te le promets. »  Elle avale sa salive, avant de glisser ses doigts contre tes épaules, tes bras, puis elle se redresse un peu. Elle se racle légèrement la gorge pour contenir l’émotion. Elle respire aussi.

Elle s’éloigne encore un peu plus dans les jardins avec toi, et elle s’assoit sur un banc avec toi. Elle pivote vers toi pour te parler : « Qu’importe ce que tu ressens vraiment…. C’est ton jardin secret, je ne le jugerais pas, Horus. »  Elle respire un peu, avant de souffler tout bas : « Il y a juste… Des choses à ne pas montrer… Et ceci, n’est pas à montrer. Tu comprends ? » Elle attend un peu.  Elle attend, elle cherche ses mots avant de souffler : « Depuis la nuit des temps, ce que tu…. Sembles vouloir, est fait. Ce n’est sain pour personne, et ce n’est pas… Tu ne fonderas pas une famille avec un homme. »  C’est délicat de parler de cela. « Il peut avoir ta famille…. Et ça, à côté, si vraiment ce n’est pas juste…. Une expérimentation. » Qu’était-elle en train de te dire ? Elle soupire et hésite un instant. Elle souffle tout bas : « J’ai moi-même pêché d’une telle sorte…  Ce n’est pas naturel. Je le conçois néanmoins. » Elle cherche ton regard un instant.




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Message Re: I don't know what is happening to me or if I'll die, 'cause I just never sleep (Euphrasie)
par Invité, Ven 7 Sep 2018 - 22:54 (#)
I don't know what is happening to me or if I'll die, 'cause I just never sleep
Horus & Euphrasie


Tu ignores depuis quand tu es comme tu es devenu. Tu ignores où s’est perdu le jeune garçon un peu capricieux et turbulent derrière son esprit intelligent et curieux, celui qui revenait tout le temps se cacher derrière sa mère durant les soirées mondaines quand il commençait à s’ennuyer. Tu as perdu prise quelque part et tu ignores depuis combien de temps ton corps et ton esprit sont en chute libre, sans parachute et sans ligne de vie. Tu as passé tellement de temps à t’appliquer à essayer de mettre sur les autres les raisons de tes problèmes, de tes erreurs… c’est vrai après tout, rien n’est de ta faute n’est-ce pas? Jamais. Tu pourrais être pris la main dans le sac en train de réaliser la plus grosse connerie qu’il te soit donné de faire, tu parviendrais encore et toujours à rejeter la faute sur autrui… Et ta confiance, cela fait bien longtemps que tu ne l’as plus placée en qui que ce soit, pas même en toi-même. Tu fais au mieux pour le cacher, derrière tes beaux airs de riche, malin et hargneux, tu parviens toujours par tu ne sais quel miracle, à porter le masque de la méchanceté à qui viendrait à être un peu trop proche de tout comprendre. Ah ça, être méchant, oublier toute notion de reconnaissance, ça tu sais le faire, tu as l’habitude. Toi, tu lances des pics en espérant que l’on comprenne qu’il s’agit, parfois, de compliments, et tu t’offusques ensuite, parce que tu te prends des claques en retour. C’est comme ça que ça marche, n’est-ce pas? Tu finis parfois par te demander si t’auto-flageller ainsi te mènera quelque part un jour, pour le moment, c’est loin d’être le cas.

Tellement loin. Il suffit de regarder autour de toi, les murs qui t’entourent depuis des semaines, le parc dans lequel vous vous glissez. Cet endroit dans lequel tu n’arrives à trouver ni réconfort, ni bouffée d’air, malgré la légère brise qui souffle silencieusement dans tes cheveux peut-être un peu trop longs. Et ton corps il n’aime guère cette impression de suffoquer qui te rend si pâle. Tu fais toujours de ton mieux pour le contrôler, on t’a appris à le faire, parce que tu refuses de laisser ta santé détruire tous les efforts que tu fais, chaque jour, pour paraître si pas au mieux au moins décent. Comment combattre les regards accusateurs, emplis de jugements, et d’un peu d’autres choses que tu ne veux pas connaître, si tu es incapable de te contrôler? Parce que si tes jambes t’abandonnent devants eux, à chaque fois qu’elles le font, c’est certainement la pire des punitions que l’on puisse t’infliger, et c’est bon, tu l’as comprise, cette fois. Ou du moins, c’est ce que tu te forces à penser: tu l’as comprise. Et maintenant, tu veux rentrer, chez toi, à l’école, n’importe où loin d’ici. Aujourd’hui, maintenant, comme il y a bien trop longtemps c’est à ta mère que tu te raccroches, parce que tu sais trop bien que tout seul, tu ne peux rien faire, ici, tu es impuissant de tout. Il est loin, le petit bourg entêté, qui nargue ses camarades de classe avec ses affaires flambant neuves et son sourire qui comme un masque de théâtre joue si bien la comédie que ta réputation, c’est celle du bon petit sang pur comme on les aime… Tu t’es toujours accommodé de cette rancœur que l’on exprime envers toi, c’est toujours mieux que l’ignorance.

L’ignorance. C’est ce que tu offres pourtant à ta famille depuis combien de temps au juste? Des mois? Des années? Tu es là, bien entendu, mais pas vraiment non plus, tu refuses à ta mère  la confiance que tout enfant devrais pouvoir lui donner, tu refuses l’obéissance à ton père malgré que tu en connaisses les conséquence, un peu trop bien… L’un te fait peur, l’autre tu ne sais pas. Tu l’as depuis presque toujours jugée comme étant en partie responsable de ce que ton père te fait, sans trop savoir pourquoi. parce qu’elle est une cible facile peut-être? Parce que tu as toujours pensé qu’elle n’en faisait pas assez, certainement. Pas assez pour l’empêcher, pas assez pour te protéger, pas assez ci, pas assez ça… Tu vois à travers des œillères sans te préoccuper de ce qu’il peut se passer en dehors, et tu es égoïste, tu l’as toujours été, envers elle, envers tous. Tu ignores les efforts qu’elle a, peut-être, fait pour arrondir les bords, les secrets qu’elle a peut-être gardé parce qu’elle est loin d’être stupide, malgré que tu aies cessé de te confier à elle il y a bien longtemps. Tout ça, tu ne le vois pas, tu n’as pas envie de le voir. Tout pour ton beau minois, rien pour les autres. Et tu ne t’en rends même pas compte, de cette règle que tu appliques à tout le monde, ta mère comme tes amis… du moins le peu que tu possèdes. Les quels restera—il d’ailleurs, lorsque tu arriveras enfin à sortir d’ici? Quelle excuse sortiras tu pour essayer de noyer le poisson? tu n’en as aucune idée, et tu na même pas envie d’y penser.

Et c’est triste oui, de devoir attendre d’en arriver là pour enfin réclamer l’aide de ta mère, c’est triste aussi, que tu ne parviennes même pas réellement à retirer du fond de ta gorges l’appréhension qu’elle soit là uniquement pour juger où tu en es toi. Elle t’a dit que non pourtant, et elle ne te donne pas l’air d’être là pour juger, mais tu n’arrives pas à effacer cette pensée de ton esprit, tu regardes encore par tes œillères, peut-être qu’elles te paraissent un bouclier suffisant. Mais tu es à bout et tu craques, parce qu’il fallait bien que ça arrive. Ta voix tremblantes et tes poings serrés, tu ne sais pas où regarder, parce que même ta mère, tu n’oses la regarder en face. Tu ne le mérites pas. Ou peut-être que tu ne le veux juste pas, au fond de toi, parce que tu as peur que ce que tu risque d’y voir, te fasse comprendre que tu n’es qu’un ingrat désagréable, parce que même si tu te refuses à la voir comme telle, ta mère reste humaine. Tu te crispes lorsqu’elle t’assures que tu vas sortir d’ici aujourd’hui. Tu te tends, parce que tu as du mal à la croire. Parce qu’une part de ton esprit aimerait souffler, enfin, sortir de cette apnée continuelle dans laquelle tu vis, tu survis, depuis que tu es ici, mais une autre part freine, encore, des quatre fers, comme l’animal prisonniers à qui l’on ouvrirait les portes de la liberté et qui refuse de passer la porte. Ce tigre que l’on a conditionné à vivre entre ses barreaux presque salvateurs, celui là qu’on a frappé lorsque tentait de s’échapper, celui là, il ne parvient pas à la voir, la lueur de vérité de cette cage qui s’entre-ouvre pour le laisser sortir, retourner chez lui… Alors tu ne réponds rien, tu te contentes de pincer les lèvres, de baisser la tête, les mots se perdent parce que tu en as déjà trop laissé couler, si tu parlais maintenant, tu perdrais tes moyens, tu le sais.

Qu’importe ce que ton père dira.

Ces mots là tournent dans ton esprit comme une étrange ritournelle. Tu te demandes un instant si tu as bien entendu, puis si elle a juste dit ça pour que tu sois content de l’entendre… Le pense-t-elle vraiment? Une petite voix dans le fond de ton esprit essaie de te laisser y croire, parce que là, en cet instant, rien ne te ferait plus plaisir.

Le banc sur laquelle elle t’arrête, il te parait salvateur. Tu t’assieds sans broncher, tu t’y laisses presque tomber. Tes jambes te réclamaient ça, tu peux presque le sentir, parce qu’elles te paraissent tremblantes, faibles, tu ne leur fais pas confiance à elles non plus. Tu ne la regardes pas, ou pas assez certainement, lorsqu’elle commence à parler. tes mains torturent le vide machinalement, pour essayer de se raccrocher quelque chose alors qu’elles n’ont rien, pas même le gros oiseau noir qui vous suit sans un bruit et a posé ses larges serres sur l’arbre le plus proche. il attend, il est muet, alors que pour cette fois tu aurais presque apprécié de l’entendre. Tu pinces les lèvres encore, aux mots de ta mère. Comment lui dire que tu ne veux pas de tout ça? Te cacher est une chose, le reste, en est une autre. On ‘attend de toi que tu fonde une famille, que tu prennes la suite de la famille, depuis tout petit tu as ce poids sur les épaules, et c’est un poids que tu as toujours essayé de soutenir, sans jamais sembler y parvenir. Tu te demandes si tu y parviendras un jour, et il est presque réconfortant d’imaginer laisser ça à un autre, quoique ta jalousie prendrait sans doute le dessus s’il fallait que cela arrive. Tu ne parles que peu, presque pas, tu hoche la tête sans lever les yeux, tes grand yeux bleu grisonnants, qui ne savent pas où se poser, presque timides. Merde Horus, c’est ta mère, pas un énième psy-quelque chose. Est-ce que tu entends seulement ses mots? Ceux qui se glissent derrière la réalité qu’elle essaie de te faire accepter? Ne pas juger, pouvoir, ton jardin secret… La seule chose qu’il te faudrait faire, c’est te cacher. Ça te parait terriblement difficile pourtant. Tu te prends à marmonner « C’est pas une expérimentation. » d’un air presque agacé, presque fermé, mais pas assez fort pour que tu sembles vouloir te mettre en porte-à-faux avec elle.

Ce sont ses derniers mots qui bloquent tes gestes nerveux, comme s’il te fallait cet instant de pause pour avaler ce qu’elle vient de te souffler. Tu fronces les sourcils, cherchant des réponses à des questions qui n’existent pas dans l’herbe au vert triste sur le sol, avant de finalement les relever, tes mirettes aux larges iris, vers celle qui t’accompagne depuis de longues minutes, sans que tu ne sembles parvenir à ouvrir ta coquille assez pour lui faire un peu de place. Tu es méfiant, trop peut-être. Mais tu n’es pas stupide, tu sais qu’elle est ta seule alliée ici, quelle que soit la rancoeur, l’incertitude que tu veuilles bien éprouver à son égard. « Père sait? » Le revoilà. Parce que c’est bien lui qui t ‘effraies n’est-ce pas? Parce que malgré que tu aies su être fort désagréable envers ta mère, malgré que tu aies su fort bien l’ignorer, dans le fond, tu les as lu ses lettres, entendu se mots. C’est lui qui te terrifies, ça a toujours été. Mais est-ce que tu souhaites vraiment connaître la réponse? Aucune ne te satisferait, n’est-ce pas? S’il ne sait pas, tu seras dans un filet invisible, obligé à te taire, à faire de même… S’il sait, nul doute que tu réussiras à reconstruire ta façade, au moins jusqu’à ce qu’elle cède de nouveau, trop fragile pour tenir debout toute seule, et ici, personne ne sera là pour t’aider à la faire tenir. Tu secoues la tête: elle n’a pas besoin de répondre.

« Je veux juste rentrer à la maison. » Pour le reste, qu’est-ce que tu peux y faire? « Tu sais ce qu’ils font ici? Tu leur as demandé? Tu l’as vu? » Les mots se délient après un court silence, comme si tu avais du aller les chercher loin, très loin. « C’est naturel ça peut-être? » Tu aimerais te fâcher, faire une esclandre comme tu es si doué pour en faire, mais ta voix tremble trop, incertaine et maladroite, difficile de combattre tes propres émotions pour les empêcher de t’envahir. « C’est ces gens là-bas qui expérimentent. Ils viennent te chercher à n’importe quelle heure, et ils trouvent toujours des nouvelles idées. J’ai l’impression d’être une bête de foire…. » l’oiseau sur l’arbre secoue ses ailes bruyamment, tu lui jettes un regard et préfère l’ignorer. « J’en avais marre de vomir, alors j’ai arrêté de manger, ça fait plus d’une semaine, il te l’ont dit? C’est pas grave, ils trouvent toujours un moyen pour me faire avaler leur nourriture, et ça, c’est tout naturel. Évidemment. » Ta voix s’étouffe, part en vrille, presque. Tu t’énerves, parce que tu ne sais pas quoi dire, tu t’agaces, parce que tu te sens au pied du mur. Tu te demandes si elle sait tout ça, s’ils savaient, quand ils t’ont laissé là. « Je sais pas combien de fois j’ai espéré qu’ils oublient de me sortir la tête de l’eau. Mais ils oublient jamais. Tu savais qu’on ne peux pas inspirer de l’eau même en essayant de toute nos forces? » Ton regard s’est de nouveau perdu dans le parc, ton ton est retombé tout seul au moins aussi vite qu'il est monté, mais ta voix tremble toujours, tes poings sont serrés, assez pour laisser les jointures de tes doigts jaunir sous la tension. « J’ai compris la leçon, personne voudrait revenir dans un endroit comme ça. Je sais que je vous déçois, tous les deux. Mais c’est pas moi le monstre ici. J’arrive même plus à dormir, sauf quand… Quand ça vient tout seul. Je me tiendrai à carreaux, je t’assure. » Ton visage se déforme dans un rictus qui ne sait pas trop quoi montrer, tes yeux braqués sur tes genoux. « Il s’est jamais rien passé, de toute façon. » Tu mens un peu, mais pas vraiment en même temps, même si ça ne vaut rien, tu patauges dans un marécage et tu ignores comment en sortir.  
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Message Re: I don't know what is happening to me or if I'll die, 'cause I just never sleep (Euphrasie)
par Euphrasie Malefoy, Mer 3 Oct 2018 - 10:46 (#)
Père. Est-ce que Père sait-il ? C’est toujours la même question. La même crainte. Elle retient un soupire. Elle s’efforce de ne pas fermer les yeux. « Tu sais, ton père…. Il n’est pas seulement froid et distant avec toi. »  Elle avale sa salive. Elle repose son regard sur toi. « Il est ainsi avec tout le monde…. Et d’autant plus exigeant avec les personnes à qui il tient. »  Elle se tait. Elle détaille ton visage. Elle incline légèrement la tête sur le côté, triste et fatiguée. « Tu es la personne à qui il tient le plus au monde, Horus… » Elle soulève sa propre main pour attraper la tienne. Séparer tes doigts nerveux et les serrer contre les siens. Elle ne te ment pas. Elle ne mentirait jamais sur une chose pareille. « Tout ce qu’il fait…. C’est pour te préparer. Pour te pousser plus haut. Plus loin. » Elle se tait. Son regard se perd. « Parce qu’il a peur. »  Elle avale sa salive. Baisse les yeux quelques longues secondes. Elle soupire, incapable de le retenir et ferme les yeux avant de reposer ses yeux clairs et si brillants sur toi. « Il a peur de ne plus être là lorsque tu prendras sa place. Peur, que tu ne sois pas prêt, que l’on s’en prenne à toi, ou à ce qui te revient de droit. » Enfant privilégié. Enfant pourtant condamné à porter ce fardeau sur ses épaules. « J’ignore s’il sait. Je pense qu’il préfère ne pas y songer. »  Ses lèvres se pincent faiblement. « Ton intimité doit demeurer à l’abris de tous. Les autres, tu ne sais pas si ils te veulent du bien ou pas…. »  Elle veut que tu l’entendes. Que tu le comprennes. Que tu lui promettes de ne pas t’afficher avec cet homme. Votre communauté est encore bien trop fermée pour le comprendre. Et quand bien même pouvait-elle le comprendre, les règles sont les règles. Et un homme ne t’aidera jamais à concevoir une femme. Quand bien même pouvait-elle avoir ce vice à son actif, jamais elle n’aurait l’idée de trahir sa fonction.

Et lorsque tu commences à lui demander si elle sait ce que cet établissement de reconversion fait ici… Elle sent son cœur s’alourdit. Le sait-elle ? A-t-elle refusé d’en savoir plus ? A-t-elle volontairement détourné le regard et son attention ?
Elle ne dit rien. Elle te laisse t’exprimer. Evacuer tout ce qui tu as à évacuer à ce propos. Elle avale sa salive et respire lentement. Elle détaille tes expressions. Ecoute ta respiration. Ta voix qui s’étouffe. Tes émotions. Ta peur, ton incertitude et même cette colère qui s’agite. Tu n’es pas mort. Et cela la rassure grandement. « Je ne te demande pas de t’effacer totalement, Horus. Exprime-toi lorsque tu as quelque chose à dire, soit vivant et actif. Ce que je te demande, c’est de vivre ces choses loin des regards. Pour ton bien. Pour celui de ta famille et de tous les Malefoy. Pour la pérennité et la prospérité de nos alliances. Tu ne peux pas penser que cela n’aura aucun impact. »  Elle fronce légèrement les sourcils. « Je ne te l’interdit pas de le vivre. Mais seulement d’être discret. Et je te protègerai pour le faire. » Si tu venais à l’afficher publiquement, à le reconnaître, qu’est-ce qui t’arriverais ? Au moins déshérité. Peut-être renié. Elle espérait que l’on n’arriverait pas à un tel drame. Après tout des jeunes hommes avant toi y sont parvenus dans des familles extrémistes. Mais ce ne sont pas des exemples. « Sommes-nous d’accord ? »

Et elle attend ta réponse. Elle aimerait pouvoir avoir la certitude que tu lui soufflais la vérité. Et pour cela, elle t’observait intensément. Elle sait quand tu lui mens. Elle sait quand ton père lui ment. Comme la majorité des personnes qu’elle a apprit à connaître et lire. Et elle estime que tu devrais être rassuré. D’avoir un allié. D’avoir l’autorisation de vivre ce que tu veux vivre, quand bien même est-ce à l’abris des regards. Elle attend ta réponse. Et si elle obtient celle qu’elle désire, elle t’inviterait à te relever pour retourner vers les bâtiments. Et elle demande, un brin mutine : « Et ce…. Aymslowe alors… ? » Elle veut savoir. Elle tente de partager avec toi. Même si elle n’espère plus grand-chose à ce propos. Elle veut que tu prennes conscience que tu es seul parce que tu l’as décidé. Jamais elle n’a choisi ou voulu te tourner le dos.


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