BELLUM PATRONUM


Version 33

Nouvelle année, nouvelle version installée ainsi que sa flopée de nouveautés !
Vous pouvez la commenter ici.
Groupes fermés

Les sang-purs étrangers sont fermés. Redirigez-vous vers les familles de la saga ou des membres.
équilibre des groupes

Nous manquons d'étudiants, de membres des partis politiques Phénix et Gardiens.
Nous manquons également de Mangemorts.

in the celestial vaults i drew bedraggled breaths past the museum of death (cassiopeia)
admin - shame to die with one bullet left
avatar
Répartition : 13/04/2018
Hiboux Envoyés : 95
Message in the celestial vaults i drew bedraggled breaths past the museum of death (cassiopeia)
par Abraham Nott, Mar 5 Juin - 23:30 (#)
Ils appellent cela une condamnation.
Tu appelles cela un supplice sous la forme d’un spectacle qu’ils mettent en oeuvre sous tes yeux qui ne pourront pas cligner. Qui ne pourront pas échapper à l’horrible et morbide image que tu imagines bien trop facilement. Tu te souviens de ton propre souffle court quand tu as croisé un détraqueur sur ton passage, et l’air frais a glacé tes os déjà noircis par la magie sombre qui t’agite depuis des années. Tu te demandes jusqu’à quelle profondeur tu devras tomber quelle terre tu devras retourner, vers quelle créature chtonienne tu devras devenir pour ne pas ressentir les effets de ces créatures magiques qui se battent pour arracher le peau d’âme qu’il te reste. Tu te demandes également, parce que ton esprit est un vide sans fond pour les questions qui te taraudent sans cesse, si un homme tel que ton oncle, au bras marqué d’une magie plus puissante que lui, résistera plus longtemps au baiser qu’un homme qui n’a jamais connu le délice de la magie noire. Tu vas observer l’agonie d’un homme que tu as admiré pendant de longues années, qui t’a mené vers ton Seigneur et qui a déposé sur ton front une couronne d’épines et de ronces. Tu vas le voir, et tu vas superposer sur ces traits, les tiens, puisqu’ils y sont si similaires. Tu ressembles beaucoup trop à ton cousin, tu le sais, et pourtant, tu es là, près à épauler sa femme, alors qu’elle regardera son mari disparaître, une copie conforme saine à ses côtés.
C’est cruel, tu le sais. Etre là pour elle ne devrait pas signifier la faire souffrir encore plus, pas elle à qui tu dois une respiration pure, débouchée de caillots de sang qui remontaient dans ta gorge, qui teignait des dents de rouge. Mais la cruauté est partout, que cela soit dans ta présence, ou dans la façon dont elle va voir périr Elijah, dans un supplice plus immoral que les crimes dont il est coupable. Son âme va lui être arraché, et Azkaban pourrait leur rendre son corps qu’ils n’en voudraient pas. Un corps sans âme n’est qu’une ruine, un château dont les fondations sont détruites, les murs déracinés et des vignes rongeant les meubles. Il ne restera rien d’Elijah Beurk quand viendra le crépuscule, si ce n’est qu’une enveloppe vide, une vision d’horreur. Tu verras alors ce qui pourrait t’arriver, cette image de ton possible corps allongé, sans aucune magie à l’intérieur. Car n’est-ce pas ton âme qui conçoit ta magie, qui l’abrite et qui la maintient aussi palpitante que ton coeur? N’est-ce pas ton sang qui recueille le pouvoir de générations? Que reste t’il lorsqu’un de deux composants disparaît? Toi le maître d’alchimie, tu sais que rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme, mais que peux-tu réaliser avec un corps dont le sang est figé dans les veines? Tu perds espoir, et tes lèvres se serres, incapable de montrer au monde le deuil que tu vas devoir faire, alors qu’il restera un morceau de ton cousin. Tu voudrais demander l’exécution, car la sentence serait plus douce, plus humaine. Qu’ils lui coupent la tête, qu’ils enlèvent ses écailles de serpent, mais qu’ils lui laissent la dignité qui avait toujours reposé dans les traits de celui que tu appelais cousin.
Ils se nomment les bons et tu ris, tu ris tellement que ton souffle se coupe dans ta gorge, qu’elle se fissure pour laisser passer ta rage. Toi, tu es de ceux qu’ils détestent, dont le nom est maudit, mais quand tu tues, c’est presque avec honneur, parce que tu le fais d’un coup, parce que tu ne laisses pas un fausse copie difforme après ton toi. Tes meurtres, tu les fais avec l’honneur qu’ils n’auront jamais, et si tu n’as jamais cillé devant tes actes, tu te plais presque à te croire meilleur qu’eux. Tes doigts se crispent et tu veux saisir le bois de cerisier qui est le prolongement de ton bras depuis des années, mais tu l’as laissé à l’entrée, comme l’indiquait les règles. Tu n’avais pas le choix, et tes lèvres se sont retroussées en voyant une main de sang de bourbe s’emparer du bois noble. Tu as tressaillit, puis souris, et tu aurais souhaité lui dire que cette même baguette avait ravi la vie de plusieurs des siens, mais tes lèvres ne se sont pas ouvertes.
Tu laisses ton regard se courber vers la droite, et tu resserres tes doigts sur le bras de ta cousine, la ramenant contre toi. Tu ne souhaites pas voir un seul pouce de sa personne frôler les murs de la prison, parce qu’elle est supérieure à toute être en son sein, et tu ne désires en aucun cas la voir salie de cette pourriture qui courre dans les couloirs, une fausse autorité dans leurs regards délabrés. Tu les as en horreur, mais tu canalises ta rage puisque tu es là pour elle, pour Cassiopeia Beurk.
Tu te souviens trop bien de ce jour où elle est venue vers toi pour te tendre la convocation. Le spectacle à comité réduit auquel elle devait assisté. Elle n’avait rien eu besoin de dire, et tu avais rongé la peine qui te prenait le coeur pour te saisir de ses mains et lui assurer de ta présence. Elle n’avait rien rajouté et tu n’avais pas cherché à la rattraper, alors qu’elle s’en allait déjà. Il y avait d’autres peines, puisque ta mère avait aimé son neveu comme un frère, et qu’Elijah avait été un modèle pour les jumeaux. Malachi n’avait rien dit, trop habitué à l’idée de la mort insidieuse, et Moriah avait montré les crocs, incapable de nourrir autre chose que sa haine. Le silence était de mise chez ceux au sang de Carrow.
Ton regard se fait plus doux, l’espace d’une seconde lorsque tu croises les yeux clairs de ta cousine, et tu t’arrêtes devant la porte que vous devez ensemble franchir pour assister à la condamnation d’un homme que vous portiez tous les deux dans votre coeur. Tu la laisses faire le premier pas, car tu ne peux pas décider pour elle. Tu peux uniquement l’aider, être là. Et cette inutilité te ronge les os, mais c’est une pièce comme une autre, et tu ne peux pas jouer d’autre rôle que celui du spectateur. « Tu n’as qu’un mot à dire. »
Et tu tournerais les talons.
Et tu libérerais les détraqueurs afin qu’ils puissent s’abreuver de l’âme des géôliers.


the day he inevitably sets you on fire, don’t you dare be angry at him. do not blame him for the pain licking up your arms with every dancing flame-flicker around the sharp corners of your elbows. one grasping hand on your shoulders and the other snaking up the curve of your exposed throat. do not blame him for the ravaged landscape of your body: the riverbeds of your veins all dried up and cracked or the hollowed-out forest of your branching bones or your lungs filled up with ash and smoke and charred debris. after all, you are the one who played with fire.
admin - war is the sea i swim in
avatar
Répartition : 04/05/2017
Hiboux Envoyés : 187
Message Re: in the celestial vaults i drew bedraggled breaths past the museum of death (cassiopeia)
par Cassiopeia Black, Lun 6 Aoû - 18:49 (#)
Aujourd’hui, Elijah Beurk allait mourir.

C’était un fait. C’était une vérité absolue qu’elle ne pouvait ignorer. C’était un supplice qu’elle avait pourtant nié, semaines après semaines après avoir appris la nouvelle. Pourtant, ce matin-là alors qu’elle était devant sa coiffeuse dans cette chambre maritale vide de cet homme à qui elle avait prêté serment, l’évidence la frappa en plein visage. Une giffle. Un couteau dans le cœur ou dans le dos. Peu importait. Ca faisait un mal de chien. Ca faisait si mal qu’elle s’était effondrée, hurlant et pleurant, se débattant alors que cette fois-ci, c’était les bras de son frère, fort, toujours là, qui la relevait et l’obligeait à reprendre conscience.

Elle ne devait pas flancher.
Elle ne devait pas fuir.
Elle ne devait pas ne pas y aller.

Elle était une Black, une Beurk. Elle devait avoir la tête haute. Elle devait aller jusqu’au bout. Et Rigel Black de son air de patriarche, parce qu’elle était redevenue sous sa coupe depuis l’emprisonnement de son beau-frère, n’en démordait pas. L’homme était infiniment froid, peut-être foncièrement agacé de la situation. Rigel ne supportait pas ce spectacle, peut-être que le fait de voir sa sœur si démunie, si malheureuse l’atteignait à sa façon. Peut-être qu’il était aussi embarrassé de savoir que l’oppobre était jeté sur sa jumelle qui était mariée à un homme à qui on retirait toute dignité humaine. Peut-être qu’il se réjouissait aussi qu’Elijah et non lui et encore moins sa sœur y passe. Mais peu importait ce qu’il pensait : il la releva, la calma, l’habille même lui-même, acte infiniment rare, si ce n’est exceptionnel. Il suivait les ordres suspendus aux lèvres de sa sœur qui avait déjà sélectionné la tenue pour ce glauque spectacle.

Sa robe n’avait rien de celle traditionnelle anglaise avec sa longue jupe et son tissu noir. Cassiopeia avait décidé, dans sa souffrance, dans sa peine, de rendre un dernier hommage à son mari. Ca n’était pas sa robe préféré à lui, celle avec laquelle il l’avait déshabillée avec passion à chaque fois qu’elle la portait. Sa robe était blanche, pure, mais symbole de deuil en Corée, pays natal d’où Elijah Beurk encore nourrisson avait fui avec sa famille au Pays de Galle plusieurs décennies auparavant. Ses cheveux étaient attachés en un chignon serré, dévoilant son visage blanc et ses yeux clairs. Pas d’artifices, pas de maquillages, pas de bijoux sauf cet anneau autour de son annuaire gauche. Elle était sa femme dans cette vie et dans la suivante après tout.

Il avait été pénible pour Rigel Black d’habiller sa sœur mais chose faite, c’est silencieuse comme la mort qui frapperait bientôt que la femme, ne pleurant plus et se murant dans un silence de plomb s’était faite accompagnée par son jumeau. Elle avait demandé à Rigel de ne pas venir quand bien même cette exécution morbide et inhumaine nécessitait sa présence à elle et celle d’un autre témoin de son choix.

Son regard clair s’était alors posé sur celui qui, contre toutes attentes, malgré les derniers mois difficiles, s’était désigné, mains et cœur liés pour l’accompagner dans cette sombre besogne.

Sa main avait rencontré celle d’Abraham Nott, cet enfant choyé au visage encore juvénile. Ce visage qui ne lui évoquait personne d’autre que son propre mari, Elijah Beurk.

Elle avait cru un instant qu’elle divaguait dans sa peine, que son mari était sorti de prison, qu’on l’avait libéré, mais quand les rares mots d’Abraham étaient sortis de sa bouche, Cassiopeia Beurk était revenue à la réalité.

Elijah Beurk allait mourir aujourd’hui.

Quand elle avait posé son pied sur l’île d’Azkaban, elle avait à peine senti le froid. Elle avait à peine vu l’immonde bâtisse pleine de mort et de désolation qu’elle avait cotoyé pendant deux semaines. Son œil, son troisième œil, était fermé aujourd’hui, décidé à pour une fois, la laisser en paix. Cadeau de Merlin ou supplice ? Elle n’en savait rien mais c’est, toujours, silencieuse comme la mort, détonnant dans ses vêtements blancs qu’elle avait donné sa baguette.

Pas un regard aux autres autour d’elle.
Pas un regard à ce sang-de-bourbe qu’elle aurait pourtant voulut tuer de ses propres mains.
Pas un regard aux Détraqueurs autour d’eux qui aspirait le peu de bonheur, si c’était encore possible, qu’il lui restait.

Elle se laisser aller contre Abraham comme elle s’était laissé aller contre les bras d’Elijah Beurk maintes fois. Leurs regards se croisent et Cassiopeia Beurk, digne et silencieuse, entre dans la pièce où elle allait voir son mari se faire exécuter.

« Tu n’as qu’un mot à dire. »

Les mots sont doux à ses oreilles. Les mots sont d’une infinie tendresse et d’un amour qu’elle reconnait.

Elle n’avait qu’un mot à dire.
Elle le savait parfaitement.
C’était si simple et pourtant terrifiant.

Les Détraqueurs, elle les connaissait, leur Seigneur travaillaient avec eux après tout. Elle aussi à moindre mesures mais quand même. Elle regarde autour d’elle. Ils doivent être une dizaine à tout casser. Une dizaine à s’asseoir dans cette pièce, tous ces témoins venus se rassassier de cette scène, des sales vampires buveurs de sang comme on boit de l’eau. Tous venus admirer la mise à mort d’un homme qui était cent fois mieux qu’eux, plus beau, plus fort, infiniment tendre mari.

Ils doivent tous mourir.

C’était la seule pensée qui lui traversait l’esprit. Elle voulait tous les voir crevés ces insectes, les tuer à petit feu comme on allait tuer son mari et le lui rendre, coquille vide dont il faudrait s’occuper à présent jusqu’à ce qu’il s’éteigne lui aussi. Mais elle le ferait, elle s’occuperait de ce corps qu’elle avait aimé, qu’elle avait chéri encore et encore. Peu importe qu’il ne soit plus vraiment là. Peu importe qu’il ne soit qu’un corps vide et sans âme.

Ils doivent tous mourir.
Tu as promis, Cassie.

Elle est propulsée dans un souvenir qui est encore frais dans son esprit. La veille, ils avaient eu le droit à leur dernière entrevue. Dans un élan de sobriété malgré la folie qui gangrenait son esprit, Elijah Beurk avait repris conscience et avait repris son rôle d’homme, de mari tendre et aimant, mais surtout protecteur.

Alors elle avait promis.
Elle avait promis qu’elle serait là.
Elle avait promis qu’elle ne ferait rien pour inverser le court des évènements.

Elle s’asseoir alors sur une des chaises disponibles dignement et vint prendre de nouveau la main de ce cousin par alliance avant de l’amener à sa bouche tendrement pour y déposer un baiser de bienséance.

« Je lui ai promis de ne rien faire. » parvient-elle à articuler.

Sa voix était basse, si basse qu’elle n’était pas sûre qu’il l’ait entendu. Elle se rendit compte alors qu’elle tremblait comme une feuille, qu’elle avait froid, qu’elle voulait se trancher la gorge pour rejoindre son mari. Elle relâcha cependant sa main lorsqu’on entendit du bruit dans la pièce et qu’Elijah Beurk fit son entrée, enchaîné, maigre, le visage émacié, mais une lueur dans l’œil.

Et le film d’horreur allait enfin pouvoir commencer.





All resistance wearing thin, nowhere to run from all of this havoc, nowhere to hide from all of this madness. — Madness  (Ruelle).
admin - shame to die with one bullet left
avatar
Répartition : 13/04/2018
Hiboux Envoyés : 95
Message Re: in the celestial vaults i drew bedraggled breaths past the museum of death (cassiopeia)
par Abraham Nott, Ven 2 Nov - 19:44 (#)

Tu te rappelles des mots de ta mère, ceux qui sont si rares, emprunts d'une culture qui ne te touche pas. L'éducation que tu as reçue comprenait les idées de ta mère, mais les pensées maternelles importent peu chez les Nott, alors ta façon de vivre est anglaise, et les consonances coréennes passent sur ta langue avec une attitude d'étrangère. Pourtant, tu connais les rites que ta mère continue de pratiquer, ces rites funéraires qu'elle met présentement en place pour son neveu, qui comme elle, partageait une autre culture. Le deuil dure trois jours en Corée, et pourtant, ton deuil sera plus long, car il n'y aura pas de corps à enterrer le dernier jour, pas de photo vers laquelle offrir des gouk hoa, et l'encens piquera tes narines au lieu de faire couler tes larmes. Tu respectes cette tradition ancestrale, alors tu fais ressortir ta chemise blanche par un costume noir, et sur tes boutonnières des chrysanthèmes blancs se lamentent à ta place. Elijah n'a pas eu d'enfant, et tu prends ta place auprès de sa future veuve, en tant que fils ainé d'une famille dont la rage devient le principal moteur. Mais la tienne est sous la surface, ensevelie par une froideur qui gèle tes sentiments pour te protéger. Un jour viendra, tu pourras pleurer ce cousin que tu aimais tant, mais ce jour n'est pas venu. Aujourd'hui, tu es le bras fort sur lequel peut s'accouder ta cousine, et tu es le miroir encore humain du forcené. Tu verras ensuite sur le visage de ton cousin ton apparence une fois que tu prendras ta place derrière ces barreaux qui t'appellent. Parce que ton bras est marqué, parce que tu sacrifies sans compter sur l'autel de ton Maître. Parce qu'Elijah Beurk n'est qu'un parmi tant d'autres, et vos nombres vont grandir, encore et encore, jusqu'à ce que tu ais ta revanche, et que de tes doigts coulent un sang impur. Ils mourront tous. Le jugement tombe sur tes yeux sombres, et ta langue passe sur tes dents en un sourire morbide, mais l'apparence du jeune homme trop bien élevé repeint tes traits rapidement. Tu souhaites montrer à ces monstres - ces détraqueurs et ces goeliers - que tu es un homme de glace, que leurs sourires immondes ne heurtent pas ton âme, et que tu seras encore vivant quand viendra leur tour de souffrir. Tu n'auras pas besoin de ces créatures de peur, puisque tu seras celui qui enfoncera tes doigts dans leur cage thoracique et tu aspireras leur âme pour combler le vide de la tienne. Tu as faim de tout, gamin trop curieux et plein de vice, et tu auras aussi faim de leur magie qu'ils ont l'appétit ouvert pour ta souffrance. 
La phrase de Cassiopeia se bouscule dans ton esprit, et tu comprends son sentiment même si ton sang bouillonne sur la rage qui agite ton palpitant. Tu sais ton cousin coupable, aussi malade que tu l'es, aussi destructeur que la magie qui vous lie. Tu le sais capable de tous les vices, tu le sais comme tu connais tes pensées les plus intimes. Mais tu connais aussi son amour, son affection, celle qui t'a tant marquée quand tu es devenu héritier, sans Otto à tes côtés. 
Mélinoé passe ses plumes sur ta joue, et son nom te tranquillise. Elle est la manifestation magique de cette âme que tu as délaissé, portant le titre de la déesse des cauchemars et de la mort, et tu la sais incapable de flancher devant les monstres qui vont détruire ton cousin. Ton regard de cendre observe les mouvements des aurors et tu notes l'absence de patronus à leurs côtés, et tes yeux se font carnassier, perçants comme ceux de l'aigle sur ton épaule. Tu te sais supérieur, et tu te sens plus résistants à l'effet glaçant des détraqueurs, alors tu resserres la prise que tu as sur le corps de Cassiopeia car tu la sais manquante d'un patronus corporel, et tu espères que ta force découle de ton corps pour apaiser ses brûlures.
Elles ne se consument pas encore, ses plaies.
Cassie est encore de glace, encore formée d’un seul bloc, forte et incassable. Mais ils tirent dans la pièce Elijah Beurk, et ton souffle se meurt dans ta gorge, et tu sais qu’à tes côtés, Cassiopeia Beurk se brise. Un feu se crée sous ses pieds, et bientôt elle ne sera qu’une flaque, que tu essayeras encore et encore de conserver dans l’emprise de tes mains.
Elijah te voit, et il te sourit, et l’espace d’un instant, c’est toi qui te sourit, les bras enchainé, le corps tatoué. Tu te vois dans ce que tu seras peut-être plus tard, une victime de plus, un Carrow de moins. Son visage est le tien marqué par des années que tu ne connais pas encore, et tu sais à quoi il pense, alors tu suis ton bras du regard, celui qui tient ta cousine, et il hoche la tête, parce qu’Elijah sait. Ton bras pulse, ton palpitant s’excite, et la rage se tait pour ne laisser qu’une contrée de cendres qui consume doucement ton corps. Tu attends, et tu offres une intimité réduite à Cassie en détournant le regard. Puis, le bruit des chaines, et le froid qui saisit tes membres pour ne pas les quitter. Tu sais ce qui vient d’entrer dans la pièce, pour se placer devant Elijah, et tu observes la créature avec le même désir monstre qui te fait plonger tes mains dans le sang pour le transformer en or. Mélinoé change d’épaule, pour que sa forme d’aigle plonge une partie de Cassiopeia dans l’obscurité, lui prêtant une force de patronus, dont le but est de vaincre les créatures de la peur.
Puis, le visage d’Elijah devient flou lorsque la créature se penche sur lui, et ton visage se tord sous la même crispation d’une âme brisée, et le hurlement qui passe les lèvres de ton cousin se synchronise avec l’incendie dans ton ventre, les flammes oscillant en un rythme qui mêle destruction et chaos. Tu la vois, son âme, ce petit orbe blanc qui contient l’essence de ton cousin. Tu te demandes s’il voit sa vie défilée devant ses yeux, car tu sais que tu vois la tienne à l’instant même où Elijah semble disparaître ; tu vois ces moments où il était avec toi, à ton réveil, les poumons propres, à tes concours, les mains dorées, à ton baptême sombre, le bras tatoué.
L’orbe disparaît dans les lèvres morbides du détraqueur et tu vois le corps de ton cousin retomber, porté par un semblant de vie qui ne te sera jamais l’Elijah que tu connais. Ton bras attire presque violemment ta cousine vers toi, et ton front se mêle à ses cheveux, parce que ta douleur n’est rien comparé à la sienne, alors tu veux la protéger de ce qu’elle peut ressentir à ce moment même. Tu murmures des mots en coréens qui n’ont que peu de sens, qui se fondent à des menaces que tu réaliseras, le promettant sur ton sang. « Ils vont le payer. Ils vont tous mourir. Tous.  »




the day he inevitably sets you on fire, don’t you dare be angry at him. do not blame him for the pain licking up your arms with every dancing flame-flicker around the sharp corners of your elbows. one grasping hand on your shoulders and the other snaking up the curve of your exposed throat. do not blame him for the ravaged landscape of your body: the riverbeds of your veins all dried up and cracked or the hollowed-out forest of your branching bones or your lungs filled up with ash and smoke and charred debris. after all, you are the one who played with fire.
Contenu sponsorisé
Message Re: in the celestial vaults i drew bedraggled breaths past the museum of death (cassiopeia)
par Contenu sponsorisé, (#)
 

in the celestial vaults i drew bedraggled breaths past the museum of death (cassiopeia)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

BELLUM PATRONUM :: Royaume-Uni :: Gorges des Selkies :: Azkaban