BELLUM PATRONUM


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i'll be waiting on the warmth each time it comes (fayth)
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par Invité, Dim 8 Juil - 19:37 (#)
L’appel qu’il lança à son fils adoptif resta sans réponse et Pablo fronça les sourcils, plus pour la forme que par véritable inquiétude. Il connaissait Ydriss par cœur, il savait que l’enfant aimait passer des heures dans la salle de bain, et le sorcier l’avait laissé se reposer la veille pour se remettre du décalage horaire sans lui imposer la moindre sortie. Il se leva, suivant des yeux la démarche svelte du chat noir qui grimpa sur le rebord de la fenêtre, puis il rejoignit son patronus pour observer la rue en contrebas.
Le Bronx s’éveillait : la matinée était déjà avancée mais chacun avait son rythme en ce dimanche ensoleillé, gorgé d’une joie de vivre qui avait manqué à Pablo. Il ne s’en rendait compte qu’à présent qu’il foulait de nouveau le sol de son quartier natal, et s’il gardait pour lui l’effusion de sentiments qui nappait son âme depuis leur arrivée en Amérique deux jours plus tôt, le coup d’œil que lui jeta le Béhémoth lui signifia qu’il ne pouvait pas cacher cet état étrange à tout le monde – certainement pas à son patronus, de toute manière. Le félin se laissa caresser, lui aussi transporté par une nostalgie dont les sources étaient multiples et dont les formes semblaient infinies. Les souvenirs retravaillaient la réalité pour la rendre plus belle, et Pablo se surprit même une fois à être déçu d’un détail alors qu’il passait en marchant devant un fragment de son passé, érodé par le temps.
« Ch’uis prêt ! » Le bruit de la poignée retentit et Ydriss sortit de la salle de bain, à peine coiffé, ses lacets encore défaits. Son aîné leva les yeux aux ciels, ne laissant pas son patronus faire le moindre commentaire désobligeant. « Tu n’es tellement pas prêt. » Le garçon le regarda de haut en bas d’un air défiant avant de perdre son sérieux et se jeter sur son lit, rebondissant en riant aux éclats, son patronus s’étant changé en un lionceau joueur qui ronronnait à ses côtés. « C’est quoi cette chambre d’hôtel d’abord ? Fayth est devenu riche ? » Pablo haussa les épaules, balayant l’espace de ses prunelles sombres, lui-même étonné par la qualité du lieu. Ce n’était certes pas le grand luxe, mais c’était bien mieux que tout ce qu’il avait connu dans le Bronx toute sa vie. Les couloirs ne sentaient pas la friture, le papier peint était soigné, les lits assez douillets pour qu’il se repose malgré ses insomnies et l’eau chaude était constante. « Il faut croire qu’elle est pleine de ressources. » répondit-il à l’enfant qui avait retrouvé son calme, penché au-dessus de ses chaussures pour en nouer les lacets. Elle se prostitue et elle vous l’a pas avoué, grommela le Béhémoth dans un coin de l’esprit de Pablo, qui ne trouva pas pertinent de répondre au chat grognon tant l’idée d’un tel travail lui paraissait saugrenue – quoique bien payé, certes. Mais Fayth détestait le contact, physique ou mental, avec des gens qu’elle ne connaissait pas, donc il doutait que même en mourant de faim sur le trottoir, elle eut décidé de vendre son corps. « Apparemment ils payent bien les Aurors de Poudlard. » ajouta-t-il dans un souffle avant de désigner à Ydriss son sac à dos, complet et fermé, l’attendant patiemment dans le vestibule de leur chambre d’hôtel. « Moi aussi je veux être un Auror ! Je veux être à GRYFFONDOR !! Parce que ça rime. » s’enquit le jeune sorcier avant de se jeter sur ses affaires et ouvrir la porte d’entrée. Pablo ricana doucement : « Tu sais ce qui rime aussi ? Ydriss la saucisse. » L’enfant parut outré, écarquillant ses paupières espiègles pour afficher un air faussement vexé, puis il finit par tendre sa main à Pablo, lui indiquant tacitement qu’il voulait transplaner jusqu’à leur destination du jour, et le sorcier scella la porte d’un coup de baguette avant d’attraper ses petits doigts, non sans un pincement au cœur quant à ce qui suivrait.
Ils atterrirent derrière une stèle, généralement celle que le crew utilisait comme cachette pour apparaître dans le cimetière sans être repéré par les Non-maj, et Ydriss s’ébroua en poussant un cri d’excitation. Il ne se lassait pas des transplanages de Pablo et témoignait à chaque fois du même enthousiasme une fois arrivé à destination. Pablo lui souffla de dissiper son patronus ou de lui faire adopter une forme plus discrète tandis que le Béhémoth grimpait jusqu’à l’épaule de son sorcier pour s’y percher et profiter du soleil matinal.
Le sanctuaire était désert, excepté une vieille dame accroupie plusieurs allées plus loin, et les deux silhouettes lui firent un signe courtois auquel elle répondit avant d’en retourner à ses affaires funèbres. Main dans la main, Pablo et Ydriss s’approchèrent des tombes qu’ils étaient venus chercher et le silence s’installa, entre leurs lèvres tout comme contre leur cœur. Seul résonnait dans l’esprit de Pablo les mots de Solange, surprise par le départ de son neveu pour New York en compagnie de son père adoptif et de Fayth, ce à quoi cette dernière avait répondu : je t’avais proposé l’autre jour et t’as pas eu l’air intéressée. Il était inutile de dire que si la jeune femme y avait mis le fond en faisant le tour du crew pour vaguement leur glisser l’idée d’un séjour dans leur ville natale, la forme n’y était pas du tout car ce qui paraissait clair à Fayth restait très évasif pour les autres. Pablo lui-même avait été presque pris au dépourvu lorsque son amie s’était présentée dans son appartement tard un soir pour lui donner les autorisations de portoloin et les réservations d’hôtel alors qu’il s’était simplement montré enthousiaste lorsqu’elle lui en avait parlé, sans même confirmer quoi que ce soit.
Mais les choses allaient vite, et Pablo ne s’en plaignait jamais car il n’avait pas le temps de revenir sur les décisions qu’il prenait, ni même celles qu’il croyait prendre. Le patronus d’Ydriss se changea en papillon et c’est sur le rebord d’une stèle qu’il vint se poser, laissant les deux sorciers reconnaître le lieu qu’ils étaient venus trouver outre-Atlantique, sans même se poser la question de savoir si c’était nécessaire. Bien sûr que ça l’était.
Si la tombe de Yassine était joliment fleurie, celle de Michèle paraissait étrangement pauvre à côté : Talako et Amy Woods devaient venir régulièrement pour la décorer mais les Non-maj ne se privaient pas de manquer parfois de respect à la défunte, même tant de mois après l’incident. Les parents de Solange la tenaient au courant de la situation, mentionnant parfois des graffitis sur la pierre ou des pots cassés qu’ils venaient réparer. Ils étaient dévoués à l’hommage régulier qu’il fallait entretenir au cimetière, cependant ils étaient également fatigués, peu enclins à se battre contre ces attaques passives de la part de ceux qui se targuaient d’être leurs adversaires dans une lutte sans vergogne contre le Mal. Pablo soupira avant de lever sa baguette, réarrangeant à la fois les bouquets qui fanaient sur la stèle de Yassine, faisant apparaître des couronnes de fleurs sur celle de Michèle et laissant pousser dans l’espace qui séparait les deux époux un petit arbuste dont les racines solides s’accrochèrent fermement aux rebords, liant les deux tombeaux de ses veines boisées. Ydriss lâcha quelques mots d’approbation et Pablo sourit : la plante était magique. Si les Non-maj la coupaient, elle repousserait à l’identique le lendemain, et ce pendant plusieurs mois car le sorcier, grâce à cette nuit de repos, avait réussi l’enchantement avec brio.
Sa satisfaction fut soudain interrompue par un cri de joie d’Ydriss qui regardait en arrière. « Pab’ ! Y’a Fayth et Lincoln ! » L’enfant n’attendit pas un seul mot de son aîné pour se précipiter vers la silhouette qui se dressait parmi les monuments funéraires, quelques allées plus loin. Pablo les rejoignit en marchant avec plus de réserve, devinant que si la jeune femme ne s’était pas manifestée, c’était qu’elle ne voulait pas forcément parler. Mais le garçon n’avait pas la mesure de ces choses-là, et son père adoptif dut lui rappeler de garder son calme en arrivant à leur hauteur, remarquant que le patronus polymorphomage avait à nouveau changé d’apparence, empruntant à présent le corps d’un petit chihuahua qui aboya gentiment à l’attention de Lincoln, la queue fouettant l’air d’une humeur joueuse. « C’est trop cool que tu sois riche !! » s’exclama Ydriss sans la moindre retenue et Pablo secoua la tête, gêné. « Désolé, il est en forme. Je n’ai pas encore eu le temps de lui apprendre à avoir du tact. » Le jeune sorcier se tourna vers lui : « C’est quoi le tact ? » Comme réponse, il n’eut droit qu’à un sourire amusé, ce qui ne parut pas le satisfaire, mais ce qu’il oublia vite alors que le chihuahua avait repéré un lézard sur l’une des pierres et qu’il s’était élancé à sa poursuite sans perdre haleine.
Pablo se tourna vers Fayth alors qu’Ydriss s’éloignait : « Tu veux aller les voir ? Tu as peut-être quelque chose à leur dire. » Il n’avait pas besoin de préciser qu’il parlait de leurs amis décédés. Il n’avait pas besoin de désigner les deux stèles et l’arbuste qui les reliait à présent pour que la jeune femme comprenne. Il n’avait pas besoin de tout cela, car le crew savait comprendre les mots de ses membres comme leurs silences et leurs non-dits, ceux-là mêmes dont Fayth était reine, laissant ses sifflements perler à ses lèvres comme autant d’aveux inaudibles dont ils ne pouvaient qu’imaginer le sens véritable, ne se fiant alors qu’aux émotions qu’elle laissait parfois transparaître.
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par Invité, Ven 31 Aoû - 22:01 (#)
Elle se faufile, ombre silencieuse. Du serpent, elle a la langue, mais aussi la capacité de se mouvoir sans un bruit, gamine qui a appris à dompter les rues du Bronx. Il y a l’entrainement militaire, également, celui qui l’a formé à se battre, à siffler des ordres létaux, qui n’a fait que mettre d’avantage de distance entre cette enfant qu’elle a été, et la jeune femme qui marche désormais ces rues. Elle les connait par coeur, parce qu’elle n’est pas capable d’oublier les heures passées dans les ruelles. Il y a celles qui lui permettent de grimper sur les toits, puis celles qui l’amènent vers Manhattan, quartier où ses mains ont trainé dans les poches des passants. Puis, il y a les ruelles qui mènent vers cet appartement trop petit pour une famille trop grande. Elle se souvient de tous les coins, toutes les fissures, alors même qu’elle passait trop de temps dehors. Les cris, les soupires, les murmures, les oublis. Ces derniers sont si présents, parce qu’elle a toujours été oublié, Fayth. Elle ne demandait jamais rien, alors elle se faufilait comme une brume entre ses frères et soeurs trop verbaux. Ses sifflements résonnaient dans son crâne pour se briser contre les vagues anglaises des autres. Aujourd’hui, perchée en haut d’un escalier de service, elle observe le pas de sa porte, comme si elle attendait encore que sa mère sorte pour la retrouver. Mais quand elle observe sa soeur ainée, elle ne dit rien. Elle se fond avec son décors, elle disparaît dans l’ombre du fer dans son dos. Sa gorge est sèche, non pas par l’émotion, mais par l’absence de langage qu’elle offre depuis quelques jours. L’anglais lui tord la langue, alors elle se tait, parce qu’en Angleterre elle ne peut se perdre dans les sifflements que la culture américaine lui reconnait. Dans cette île qu’elle n’aime pas, elle a appris à se mordre la lèvres pour briser son impulsion linguistique, qu’il est préférable d’être silencieuse que d’être condamnée. Les couloirs de Poudlard la suivent encore, même au sein du Ministère lorsqu’elle a annoncé son absence, alors c’est par écrit qu’elle s’est adressée. Le mensonge est d’autant plus facile qu’il passe par sa main, et les anglais ont cru bon de la voir retourner chez sa mère patrie suite à un ordre de ses supérieurs. Il n’en ait rien, mais les mensonges s’accumulent, se mêlent, et Fayth sait comment les oublier. Ses yeux deviennent le miroir de son expression, et devant les traits de sa soeur, qui lui ressemble, ils ne disent rien. Eux aussi sont silencieux, le rythme de son corps mourant devant son incapacité à exprimer autre chose que sa férocité. Il y a de la surprise, pourtant, dans son regard. Il manque quelque chose dans cette soeur qu’elle n’a pas vu depuis des années, qu’elle oublie presque quand l’envie ne lui prend pas de parcourir les ruelles tant foulées. Le bruit des clochettes. L’illusion d’une soeur encore en vie, de tresses musicales, qu’elle n’arrive jamais à oublier. Un rêve brisé lorsque la soeur - ce n’est pas la bonne, pas la vraie, pas celles aux tresses qui bougent et résonnent entre dans l’appartement familial, et devant la porte fermée, Fayth se lève et tourne les talons. Elle est féline lorsqu’elle dévale les escaliers de service, et ses yeux ne se posent pas une seule seconde sur la porte qui mène vers un passé résolu. Elle n’a pas peur d’être reconnue, pas quand elle était déjà oubliée il y a vingt ans. Son nom se racontera dans les histoires familiales, d’une fille ayant décidé de devenir le serpent laissé derrière en Jamaïque, la seule différente, la seule perdue.
Elle continue sa marche, infatigable, et ses pieds martèlent bientôt un sol différent, celui de la terre remplie par des ossements aimés ou oubliés. Elle voit un autre cercueil, un autre cimetière. Un cercueil vide, un cimetière rempli. Elle se demande si son propre corps, s’il est retrouvé à sa mère, sera enterré à Arlington, si son nom sera inscrit, et que le drapeau recouvrira son cercueil.  « Qui dira au crew que tu es une militaire? Ryuku ou Javier? » souffle Lincoln dans son crâne, et elle lève la main pour la passer sur la boule de poil tapie dans le creux de son épaule. La réponse est lointaine, inconnue puisque couarde. Ne rien dire, et attendre sa mort. La fin d’un mensonge presque trop lourd à porter, une fin qu’elle n’aura pas choisie, et qu’ils devront porter. Un cadeau empoisonné pour sa famille comme pour ses collègues.
Elle s’arrête quelques allées avant les tombes qu’elle est venue voir. Elle voit les silhouettes de Pablo et d’Ydriss, et pourtant ne bouge pas. Cette fois-ci, sa gorge se ferme par émotions, et les mots s’écroulent dans sa bouche. Elle serre les dents, recourbe sa langue contre son palais et attend. Elle espère que le silence passe sur elle comme un baume, un cataplasme appliqué sur des plaies à tout jamais infectées. Ydriss s’exclame, et court vers elle. Elle sourit, essayant de masquer au possible son mouvement de recul lorsque l’enfant arrive à son niveau, prêt à se jeter sur elle. L’idée même du contact la brûle, mais elle ne dit rien, puisqu’il s’agit d’Ydriss. Elle passe une main dans ses cheveux, profitant du mouvement pour l’arrêter dans son élan, et lorsque Pablo arrive pour le calmer, elle relâche la tension inconsciente de son corps. « C’est trop cool que tu sois riche !! » Fayth lève un sourcil, amusée par la franchise de l’enfant, parce qu’elle-même n’a jamais été capable de savoir quoi dire au bon moment. « Désolé, il est en forme. Je n’ai pas encore eu le temps de lui apprendre à avoir du tact. » Elle sourit à Pablo, un mouvement du coin de ses lèvres fines. « C’est quoi le tact ? » Elle veut répondre, mais sa gorge asséchée par des jours sans parler la bloque, et Ydriss est déjà partie. Fayth s’humecte les lèvres, observe le fils de Michèle et Yassine jouer, sans vraiment le voir. « Tu veux aller les voir ? Tu as peut-être quelque chose à leur dire. » Elle tique, puis hoche la tête. Pendant un instant, elle se demande si Pablo sait, mais ses yeux sont trop clairs, trop honnêtes pour être au courant. S’il savait, il aurait un torrent dans le regard, une fatalité qu’il ne peut pas encore maîtrisé. Elle marche à ses côtés jusqu’aux stèles, et encore une fois elle ne dit rien.
Dead men tell no tales.
Alors elle siffle, elle leur avoue ce qu’ils savent déjà, puisque ce n’est pas la première fois qu’elle vient. Elle ne dit rien sur sa mission, puisque les ordres sont les ordres, et que mentir aux morts est plus facile qu’aux vivants.
Elle se tourne vers Pablo d’un mouvement souple, tel le chat qui les accompagne tous deux. Elle fait un signe vers Ydriss, qui joue encore, dont le rire résonne entre les stèles, s’harmonisant avec les rayons du soleil d’été. « Il aime les crèpes? » Sa voix grave perturbe plus le lieu que l’enthousiasme de l’enfant, car elle provient des graviers dans sa gorge. Sa question fuse pourtant, et Fayth n’a pas perdu le temps d’introduire sa question. Elle souhaite que le rire d’Ydriss résonne encore longtemps, mais elle ne sait pas être comme Pablo, avoir le bon mot, le bon geste, la bonne expression. Elle a un serpent autour du coeur qui aime trop fort, mais qui ne peut pas parler. Elle est partie trop longtemps, sans jamais vraiment revenir, alors elle puise dans Pablo pour savoir quoi faire. Elle l’observe parce que si Abel la trouve importante, elle se demande ce qu’il pense de son frère, qui n’a pas hésité à changer entièrement sa vie pour un enfant, alors qu’elle n’a rien fait d’autre que ce qu’elle fait de mieux, disparaître.
 

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