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Trust - 16 AOUT 1983
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membre - war is the sea i swim in
Linda Oswin
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Message Re: Trust - 16 AOUT 1983
par Linda Oswin, Lun 31 Déc - 0:21 (#)


   
Trust
Ludovic Descremps x Linda Oswin

   


Si Linda paraissait légère, c'était surtout car Ludovic était de son côté déjà bien trop inquiet pour qu'elle n'en rajoute. A vrai dire, même s'il s'en faisait sans doutes plus qu'elle de ce point de vue là, elle ne pouvait s'empêcher de grincer des dents alors que sa jambe se tendait sur le sable dans la position assise, tous les muscles de son mollet jusqu'en haut du dos la tiraillant de part en part, lui rappelant douloureusement qu'ils n'avaient pas vraiment apprécié ce traumatisme surprise et qu'elle n'avait certainement pas intérêt à recommencer. Ainsi, elle respirait lentement mais profondément, tentant de le faire le plus discrètement possible à la fois pour ne pas perdre son calme mais aussi pour ne pas trop dramatiser la situation pour son pauvre fiancé qui en voyait bien de toutes les couleurs.

Ludovic la déposa lentement sur la plage sombre sur laquelle venaient s'échouer les vagues, prenant d'infinies précautions afin de s'assurer qu'elle ne se fasse pas plus mal. Cela étant dit, malgré les muscles tendus de la brune qui lui grondaient dessus, elle ne put s'empêcher de couler un regard plus doux sur l'autre quand il entreprit de nettoyer la boue qui couvrait sa peau. Son air attentif, son regard concentré qui cachait à la fois une pointe de crainte et de tendresse, il ne la regardait pas car bien trop concentré sur la tâche qu'il s'était donnée de faire mais c'était sans doutes dans ce genre de moments que le visage du français était le plus passionnant. Il aurait tout aussi bien put tourner la tête à ce moment, croiser son regard et la surprendre en train de l'observer doucement qu'elle n'aurait pas bougé. Simplement silencieuse, un peu honteuse, un peu tendue, un peu désolée mais aussi attendrie et reconnaissante.
Alors elle ne dit rien de plus, se contentant de laisser l'autre faire en observant les volutes de terre disparaitre dans la mer tandis que les mains de l'autre s'attelèrent à nettoyer ce qu'il restait dans son dos. Elle eut parfois quelques frissons lorsqu'il passa au dessus de zones rougies, encore sensible après la chute qu'elle venait de faire, mais le connaissant elle se doutait bien qu'il s'en rendrait bien compte tout seul et elle ne se plaignit pas le moins du monde, fixant l'horizon l'air un peu ailleurs.

Ludovic reprit la parole quelques instants plus tard, la ramenant doucement à la réalité alors qu'il lui avouait qu'il aurait espéré pouvoir revenir ici pour une durée... Plus longue disait-il. Prêtant une oreille attentive, ce qu'il proposa ensuite tira un doux sourire à la jeune femme qui imaginait déjà la scène se dessiner devant ses yeux. C'est sûr qu'ici, personne ne viendrait les déranger, et avec le réseau de cheminettes, le trajet jusqu'au ministère ne changerait pas d'une seconde.
Et puis, c'était un joli endroit.
Oswin leva les yeux sur la mer, admirant les reflet presque froids du soleil sur l'eau miroitante qui s'étendait à l'infini tandis qu'elle s'habituait presque au va-et-vient des mains de l'homme dans son dos et son cou, comme une mélodie en arrière plan qui nous berce lentement.

-C'est vrai... lui concéda-t-elle finalement avec un léger sourire, posant sa main sur les doigts de l'homme qui frôlaient son visage, caressant du pouce la peau de l'autre quelques secondes avant de lui rendre sa main. Ca m'évitera de nouveaux accidents par excès d'enthousiasme au moins même s'il faudra expliquer aux habitants du coin comment un grizzly de taille supérieur à la moyenne s'est retrouvé à vagabonder dans ce coin perdu d'Angleterre ! Son regard pétilla un instant avant qu'elle ne rajoute plus calmement : Et puis qu'il n'y a pas que pour les grands enfants qu'un tel lieu est meilleur. Je trouve ça beaucoup plus sain pour... Tu sais... Faire grandir des enfants.

   

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Linda Oswin
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Ludovic Descremps
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Message Re: Trust - 16 AOUT 1983
par Ludovic Descremps, Sam 13 Juil - 23:03 (#)


► 16 Aout 1983 | Rivage d'Ailsa Craig
Trust
Linda Oswin & Ludovic Descremps
Ludovic, apaisé, ferma doucement les yeux en sentant les doigts de sa compagne se poser tranquillement sur sa main. Il n'en fallait pas plus. Elle s'inquiétait toujours trop bien sûr, on ne pouvait pas lui en vouloir depuis cette fois où elle l'avait retrouvé, difforme et plus que l'ombre de lui-même dans une salle d'interrogatoire, mais il n'en fallait pas plus pour le rassurer. Sentir sa main, son contact, sa chaleur, avoir la certitude qu'elle était bien, en sécurité, avec lui, cela lui suffisait. Elle ne pouvait pas lui en vouloir de s'être un peu inquiété, après tout ce qu'ils avaient vécu, il y avait certaines raisons de s'angoisser lorsque l'on retrouvait celle que l'on aimait, inerte, au fond d'un trou planté de rochers. Mais tout s'était apaisé lorsqu'elle avait saisit ses doigts pour lui faire une de ces caresses paisibles, discrètes, qu'il ne remarquait qu'à peine souvent trop pris par autre chose, une émotion, une sensation de monde qui s'écroule, ou même d'autres recoins plus attractifs de la peau de l'Auror pour remarquer ce petit geste du pouce si léger, mais même sans jamais y prêter une réelle attention, il pouvait presque deviner que c'était l'un de ces gestes qu'il regretterait toute sa vie si jamais la jeune femme le quittait.

L'échevelé leva une seconde les yeux au ciel, un léger sourire aux lèvres alors que la jeune femme approuvait son idée de poser leurs valises quelque part dans la région. Cela aussi c'était une de ses manies discrètes : rappeler constamment à qui voulait l'entendre qu'elle était une très grosse ourse. Elle ne s'en rendait peut-être pas compte, mais cela avait bien fini par devenir une habitude, cette sorte de fierté intérieure lorsqu'elle parlait de sa forme animale si impressionnante et velue. Il en avait vu des grizzli, il en avait même utilisé un ou deux pour nourrir des dragons à l'occasion - une information qu'il se gardait bien de partager avec l'animagus - , mais il ne trouvait pas la jeune femme forcément plus grande que certains spécimens qu'il aurait pu croiser. Il ne rétorqua rien pourtant, se contentant de caller les épaules de la brune contre lui pour qu'elle s'allonge contre son buste, veillant à ne pas appuyer sur ses blessures. Même s'il commençait à s'y faire, parler de cela restait pour lui un sujet assez sensible. On ne se refaisait pas. Quand à expliquer à la population pourquoi un ours se promenait dans le coin… en soit, il avait entendu dire que certaines actrices françaises avaient vécu avec des guépards domestiques, un ours n'avait pas grand chose de plus excentrique.

Néanmoins, tous ces petits détails, ces manies, ces choses précieuses qui comptaient tant pour lui, ne furent rien comparé à la dernière phrase que lui glissa l'Auror à mi-mot et il fut bien heureux de se trouver dans son dos pour qu'elle ne voit pas le sourire immense que cet aveu provoqua chez lui et qu'il aurait été bien incapable de cacher. Il n'y avait pas à dire, elle savait comment faire battre son cœur, mais cette fois, il sentit ce dernier pulser contre ses côtes avec un enthousiasme si grand qu'il se serait presque attendu à le voir s'envoler par le creux désormais refermé qui lui avait troué le buste. Il n'avait pas osé le dire, le proposer directement, après tous les orages que cette conversation avait provoqués par le passé, mais il n'avait pensé qu'à ça en lui proposant cette maison. Elle, lui, des enfants… Il s'imaginait bien un de ces petits cottages confortables dont les anglais avaient le secret, avec un jardin, un muret, une vue imprenable sur la campagne et des petites têtes brunes à qui tout apprendre, jouant dans le jardin. Cela lui disait bien.

Ravi, apaisé, le français se calla un peu plus dans le sol terreux pour contempler le crépuscule envelopper le ciel et la mer. Gardant ce sourire immense au visage, Ludovic se blottit un peu plus contre la jeune femme, l'enveloppant dans ses bras en callant la tête de l'Auror contre lui. Là il pouvait le dire, il était déjà très heureux.
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