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Success is a door that always slams, I'm trying to break it (Narcisse)
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Message Success is a door that always slams, I'm trying to break it (Narcisse)
par Micah D. Lawniczak, Mar 27 Nov - 19:42 (#)
Success is a door that always slams, I'm trying to break it  
Micah & Narcisse
It's not just a show, I need you to know, I'm trying to keep it real, sometimes it's complicated. This battle for gold is killing my soul, It's hard to be yourself when all you feel is jaded.

Cela faisait un an que j'étais sobre, dans le sens où je ne prenais plus de drogue. Je n'avais plus touché à cette merde depuis mon passage en prison, où le sevrage à été brutal et douloureux. Le traumatisme était tel que cela à suffi pour que je me dise plus jamais. Quand je suis sorti de prison , la difficulté était de ne pas replonger dans mes vieux travers. Une fois dehors, qu'étais-je censé faire ? Je n'en savais rien, parce qu'on ne m'avait pas donné de mode d’emploi pour ma réinsertion. Aussi impensable que cela puisse paraître, je comprenais pourquoi certains anciens détenus récidivaient. Sans accompagnement, sans aide, livrés à nous-mêmes, on faisait en sorte de retourner vers ce que l'on connaissait le mieux. C'était un cercle vicieux, presque impossible à briser. Les gens qui n'ont jamais été confrontés au système carcéral n'avaient pas la moindre idée de ce que cela pouvait être. La prison brisait bien des individus, les transformait en monstres. C'était toujours la même histoire, il fallait devenir un prédateur pour ne pas se faire écraser par les autres. Il y avait une hiérarchie, même entre les prisonniers. Seuls les purs et durs pouvaient prétendre rester au sommet de la chaîne alimentaire, les autres n'étaient que des proies que l'on pouvait malmener à loisir, jusqu'à les briser en mille morceaux. Comme tout ancien détenu, même si je ne suis resté que plusieurs mois derrière les barreaux, j'ai dû me sevrer de tout ce poison. Arrêter la drogue n'était que le début. Il y avait tout un travail de reconstruction à faire, se créer de nouvelles habitudes, pour ne pas partir à la dérive. C'était loin d'être une tâche aisée, en particulier lorsque l'on était seul.  

Et seul, je l'étais, et la solitude commençait vraiment à me peser.  
Elle me rongeait de l'intérieur, comme si l'on s'était amusé à verser du vinaigre sur un morceau de craie.
Pourtant, je ne me souvenais pas avoir eu autant besoin des autres auparavant. En fait, j'avais simplement besoin d'amour, et ce n'était pas un besoin facile à combler, surtout quand on n'avait personne.  

Depuis que je suis rentré de Roumanie, je n'ai pas pu voir qui que ce soit. Les rares personnes que je côtoyais plus ou moins régulièrement étaient soit très occupées, soit elles me faisaient la gueule pour une raison que j’ignorais. Ça me fatiguait, je n'avais pas envie de courir après les gens pour avoir de leurs nouvelles, je partais du principe que ceux qui voulaient me parler savaient où me trouver. Je n'obligeais à rien, et il était dangereux de considérer que l'affection des autres était acquise. Je ne savais que trop bien que ce n'était pas le cas. En d'autres termes, donc, je me faisais chier, je me raccrochais à n'importe quoi pour me sortir de ce quotidien devenu trop oppressant. La seule perspective de me retrouver seul suffisait à me coller des crises d'angoisse, je tournais comme un lion en cage, sans savoir quoi faire de ma carcasse que je me traînais comme un boulet. Il m'arrivait de boire pour faire passer le goût amer qui me restait en bouche, pour faire passer le temps plus vite, pour n'importe quelle raison en fait. Aussi, quand j'en eus marre de tourner en rond, et que faire les cent pas dans ma piaule ne suffisait plus, pas plus que j'arrivais à me concentrer sur un bouquin, j’attrapai ma veste, soigneusement suspendue au porte-manteau et je sortis.  

L'air frais du soir me revigora quelque peu, et j'inspirai profondément pour m’en imprégner, bien que je sois parfaitement au courant que l'atmosphère londonienne était loin d'être saine à cause de la pollution. Ce problème illustrait une fois de plus les dérives de la société de consommation occidentale. Les routes étaient gorgées de bagnoles qui pétaradaient au redémarrage, expulsant des gaz et des particules nocives dans l’air. Bien que j'aie le permis de conduire, je ne possédais pas de véhicule, je faisais la plupart de mes trajets à pied – ou en utilisant des moyens de transport typiquement sorciers. Marcher me faisait du bien, même si cela se résumait à traîner mes baskets sur le bitume  les mains dans les poches et la tête dans les nuages. Je partais très loin quand je réfléchissais, sautant du coq à l'âne sans transition, parce qu'évidemment il n'y avait pas de bouton pause pour ça. J'en venais à oublier le monde extérieur, et je fus brutalement ramené à la réalité par un crissement de pneus sur l’asphalte humide. Une voiture venait de freiner, s'arrêtant à quelques dizaines de centimètres de moi, alors que je m’apprêtais à traverser la route hors des passages piétons. Je levai les mains en signe de non-violence tandis que le conducteur de l'automobile m'engueulait copieusement. Je filai sans demander mon reste, puis, je me réfugiai dans l'ombre d'une ruelle.  

C'était paisible.
Peut-être même que c'était beaucoup trop calme.  

Plus je m’enfonçais dans les entrailles de la ville et plus j'avais l'impression que les rues étaient désertes. Je n'entendais plus un bruit, pas même celui de la circulation côté moldus. J'avais l'impression de m'être glissé dans une faille temporelle, un passage d'un monde à un autre. Pourtant, ce n'était pas par ici que l'on pouvait accéder au Chemin de Traverse. Mon instinct se mit en branle. À peine j’eus mis les pieds dans cette ruelle que j'avais perçu un changement dans l'atmosphère, c'était presque palpable, tangible, si bien que j'en avais la chair de poule. Par réflexe je rentrai le cou dans le col de mon blouson et enfonçai mes mains dans mes poches. J'avais beau faire, cette sensation ne me quittait pas, il y avait cette angoisse sourde qui s'était blottie au creux de mon ventre et qui attendait son heure pour survivre. Il y avait quelque chose de pas normal et mon impression se confirma lorsque j’entendis crier quelques ruelles plus loin.  

Merde.

Sans réfléchir davantage, je me mis à courir, Léon sur les talons, avançant à l'aveuglette vers l'endroit d'où semblaient venir les cris et les bruits de bagarre. La prudence voudrait que je ne m’en mêle pas, mais je ne pouvais pas faire comme si se rien n'était alors je me précipitais au devant du danger, car tout ce qui m’importait était d'aider ceux qui en avaient besoin. « Il y a un autre patronus » m'informa Léon, qui venait de détecter la présence d'un de ses pairs. « Tu en es sûr ? »  Un autre sorcier, dans ce quartier pourri ? Bizarre. « Affirmatif »  Cette information m'encouragea à accélérer la cadence . « c'est peut être dangereux. » m’avertit Léon. « Tu ne sais pas si c'est un bon sorcier. » Par réflexe je sortis ma baguette magique, prêt à m'en servir au cas où. Dans le pire des cas j'étais un ancien Auror, et mes anciennes aptitudes pouvaient toujours servir. « Je gère. » Comme toujours. J'entendis Léon râler un peu mais je ne m’attardai pas sur les états d'âme de mon patronus, il y avait plus urgent. Puis ce n'était pas parce que j'avais dégainé que j’allais m'en servir, car il était possible qu'il y ait des moldus impliqués dans la bagarre. Effectivement, il y avait deux personnes dans la ruelle, une fille blonde était aux prises avec un type plus âgé, et je compris rapidement que la blondinette était la sorcière en question puisque son agresseur était trop vieux pour avoir un patronus.  

« Hé ! » lançai-je alors à la cantonade, à défaut de savoir quoi faire d'autre. « Lâchez-la. »

Mon ordre se voulait ferme et ne laissait aucune place à la négociation. Dès qu'il m'eut entendu, l'homme leva la tête et prit peur. Il détala comme un lapin, abandonnant la jeune femme visiblement secouée par ce qui venait de se passer. Je renonçai à courser l'assaillant, non sans pester entre mes dents parce que je savais qu'il allait s'en tirer à l'aise, en toute impunité. Au lieu de le poursuivre, je portai mon attention sur la victime, que je reconnus presque aussitôt.  

« Narcisse ? » balbutiai-je alors en me précipitant pour l'aider à se redresser. Puis, je l'inspectai rapidement pour m'assurer qu’elle n'était pas blessée. «  Qu'est-ce que tu fous là ? » Je me rendis compte de ma connerie au dernier moment, car la culpabiliser était dans aucun doute la dernière chose dont elle avait besoin en cet instant précis. Je me radoucis. « Tu vas bien ? »

Non, bien sûr que non elle n'allait pas bien, qui allait bien après s'être fait agresser dans la rue ? Je posai alors les deux mains sur ses épaules pour la rassurer.  

« Il est parti, c'est fini. » dis-je alors, d’une voix douce. « Viens, je vais te ramener chez toi. Tu peux marcher ? »  
« Tu vas la stresser avec tes questions. » maugréa Léon qui s'intéressait déjà au patronus de la jeune femme. « Laisse-lui le temps de respirer. » 

Alors, j’attendais, non sans la dévisager avec inquiétude.  
Made by Neon Demon
 

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