bool(false) Les écorchés

BELLUM PATRONUM


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Les écorchés
membre - i don't want just a memory
Ezra S. Blackbird
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Message Les écorchés
par Ezra S. Blackbird, Sam 8 Déc - 10:16 (#)

Les écorchés
La nuit était tombée depuis quelques heures maintenant et le sorcier sortait à peine de Sainte Mangouste. Le pas traînant, la mine sombre, le regard terne, il marchait dans les rues du Londres moldu sans prêter la moindre attention au monde qui l'entourait. A petit feu, il s'éteignait, tel un feu mourant dans l'âtre d'une cheminée d'hiver.
Il avançait, indifférent au monde qui s'agitait autour de lui, il ne le voyait même pas, et même s'il l'avait voulut, il ne pouvait qu'en distinguer de vagues formes, variations de luminosité.

Cela faisait plus d'un an maintenant, un an et demi qu'il ne voyait plus rien. Il se rattachait à des souvenirs, à des images que son esprit avait imprimé dans sa mémoire. Il ne voulait pas oublier, mais chaque jour les images s'estompaient un peu plus. Alors il s'attachait à se rappeler chaque jour ces visages qui importaient pour être sûr de ne pas en oublier le moindre trait. Mais l'exercice devenait un peu plus difficile à chaque fois. Comment ne pas oublier quelque chose que l'on ne voyait plus depuis si longtemps ?

Alors qu'il continuait sa route, il sentit des gouttes venir s'écraser sur son visage. Il les laissait ruisseler sur sa peau, sans chercher à s'en protéger. La sensation était agréable, et ui rappelait qu'il était vivant. Le seul bénéfice à sa nouvelle condition était bien l'améliorer des ses autres sens. Il sentait chaque goutte qui touchait son visage. Il s'arrêta enfin au bord d'un trottoir, dans une rue quasi-déserte et il attendit.

Il resta plusieurs minutes planté là, seul. Il était à présent complètement trempé par cette pluie qui n'en finissait pas et qui s'intensifiait à mesure que les minutes défilaient.
Et puis soudain, un petit nez noir sortit de l'encolure de la veste du jeune homme. La tête blanche d'un petit animal apparut, son nez s'agita dans l'air, captant les odeurs. ❝ Il arrive, recule d'un pas. ❞ Le sorcier s'exécuta, s'éloignant de la route. Il entendit un crissement de pneu. Il perçu alors une puissante lumière qui lui fit détourner la tête tant cela lui faisait mal aux yeux. Le magicobus arrivait à toute allure mais arrêta sa course folle juste devant le jeune homme dans un bruit de vieille ferraille.
❝ Bienvenue dans le magicobus, où voulez-vous être déposé ? ❞ Ezra fouilla dans sa poche, à la recherche des quelques mornilles qui paieraient son trajet. Il les tendit au contrôleur avant de monter dans le bus en répondant à sa question. ❝ Au chaudron baveur, ce sera parfait. ❞ A peine fut-il monté, ticket en main, le bus reprit sa course folle.

Le lion se tenait aux barres pour ne pas tomber. Mais il était toujours périlleux de progresser dans le bus pendant que celui-ci parcourait les rues de Londres. Alors qu'il tentait de rejoindre une banquette vide à l'arrière du bus, le lion fut projeté contre un passager dans un virage. Le passager, qui était assis sur une double banquette, se prit le rouge et or de plein fouet. Ezra grommela, tout en se redressant. Comme s'était rageant pour lui de ne rien y voir. Il tâcha alors de s'excuser mais ne sachait même plus dans quelle direction regarder pour trouver le sorcier contre lequel il venait de s'écraser. ❝ Excusez moi... je ne vous ai pas fait mal ? ❞ Et il était à présent complètement désorienté, il ne savait même plus dans quelle direction il devait repartir pour rejoindre sa banquette libre.

Pandore sortit à nouveau sa tête de sous la veste de son sorcier. Elle regarda les alentours, prête à guider son sorcier jusqu'à la place qu'il convoitait. Il aurait put rester sur la place libre à côté du sorcier qu'il venait d'écraser mais il avait décidément envie de rejoindre cette fameuse banquette. Pandore jeta un coup d'oeil au sorcier qu'il venait d'écraser et reconnu immédiatement ce visage. ❝ Attend ! Bouge pas, tu le connais celui-là. ❞ Ezra fronça les sourcils. Ah oui ? Et qui était-ce alors ? Et puis, il n'était pas sûr d'avoir envie de faire un brin de causette avec qui que ce soit ce soir. Il était fatigué, exténué, et avait juste envie que cette journée se termine. ❝ C'est qui ? ❞ Pandore ne lui répondit pas tout de suite. Elle s'extirpa complètement de la veste de son sorcier pour venir faire face à la rencontre qu'ils venaient de faire. Oui c'était bien lui, aucun doute. ❝ C'est Micah. ❞ Ezra haussa les sourcils, surpris. Micah ? Ici ? C'était bien la dernière personne qu'il s'attendait à croiser dans le magicobus. Cela faisait une éternité que leurs routes ne s'étaient pas croisées. Le lion abandonna alors l'idée de gagner une autre place, surpris par cette rencontre du hasard. Il essaya de se rappeler la dernière fois qu'il avait vu le sorcier. C'était avant la guerre, avant tout ça, lorsque lui même était encore un aspirant Auror. Ezra eu un léger sourire amer à ce souvenir. Il était un autre homme à l'époque, avec des rêves et des aspirations qui n'étaient que de lointain souvenir à présent. Mais qu'était devenu ce collègue, tantôt mentor, tantôt ami ?


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Everything that downs me makes me wanna fly
Y a des choses qui devraient rester comme elles sont. Faudrait pouvoir les planquer dans une de ces grandes vitrines et plus y toucher. Je sais que c'est impossible mais, bon, c'est bien dommage.•• ALASKA (J. D. Salinger)

admin - war is the sea i swim in
Micah D. Lawniczak
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Message Re: Les écorchés
par Micah D. Lawniczak, Sam 9 Mar - 19:34 (#)
Les écorchés
Micah & Ezra
But my peace has always depended on all the ashes in my way. All you have is your fire and the place you need to reach.  Don't you ever tame your demons .but always keep 'em on a leash

La pluie n'en finissait pas de tomber sur la capitale anglaise. Il faisait déjà nuit et pourtant, il n'était guère difficile de deviner qu'il allait pleuvoir durant de longues heures encore. J'étais certes habitué à des conditions climatiques plus extrêmes – le froid glacial, limite polaire de la Sibérie, pour ne citer que lui – mais je n'appréciais pas pour autant être trempé jusqu'aux os, aussi décidai-je qu'il était plus sage de prendre les transports en commun. Nous étions mardi, et je rentrais chez moi après avoir passé les dernières heures à m'entraîner avec Greer. Je me sentais lessivé, ce qui était normal après une séance de sport particulièrement intensive. Le pire est que je n'étais pas spécialement en train de parler de sexe mais bel et bien d'arts martiaux. J'avais enchaîné les mouvements et donné quelques instructions, puis, je l'avais faite recommencer jusqu'à ce que je sois satisfait du résultat. Je prenais un malin plaisir à la voir faire le même mouvement encore et encore, éprouvant sa patience. Ce n'était pas parce qu'on couchait ensemble que je ne savais pas rester professionnel. Bref. J'avais finalement opté pour le Magicobus. Dans l'état où j'étais, tenter un transplanage aurait été du suicide. Je n'avais aucune envie de me retrouver aux urgences de Sainte Mangouste parce que je me suis désartibulé. Du reste, je ne voulais plus jamais me retrouver à Sainte-Mangouste de toute ma vie, d'une part, parce que séjourner à l'hôpital était loin d'être agréable, et d'autre part, parce que des gens bizarres y traînaient – comme quoi, tous les fous n'étaient pas enfermés à l'asile.

J'avais donc pris place à bord de l'autocar brinquebalant. J'ignorais où le chauffeur avait appris à conduire, mais les embardées violentes que faisait l'autocar me tournaient sur le cœur, et je regrettais de ne pas avoir pris de sac en papier au cas où. J'avais tellement l'habitude de me déplacer  avec des moyens de transport sorciers que j'avais oublié que j'étais malade en voiture. Tout du moins, je n'avais pas notion d'être malade dans les transports, car j'ai appris à conduire il y a quelques années et je n'avais pas eu de problèmes. D'où le fait que je mettais mes hauts-le-coeur sur le dos du chauffeur. Une autre embardée me projeta contre la fenêtre. Je me cognai la tête contre la vitre et, laissant échapper un juron, je me frottais le crâne, aplatissant mes cheveux encore mouillés à cause de la pluie qui tombait dru. Je jetai un coup d'oeil dehors et je vis que le véhicule fou était en train de passer au dessus d'une file de voitures qui attendaient à un feu rouge. Les moldus n'y voyaient que du feu, puisque quelqu'un, dans la file, se mit à klaxonner quand le feu passa au vert et que le premier de file ne réagissait pas. Je me promis alors de ne plus jamais y mettre les pieds, c'était ter-mi-né. J'avais l'impression de jouer ma vie à chaque virage que ce putain de bus prenait et c'était une expérience qui était loin d'être désagréable. Je n'avais jamais pris le Magicobus auparavant et maintenant, je comprenais pourquoi. Les manèges à sensation n'ont jamais été mon truc de toute façon. Je jetai un nouveau coup d'oeil à travers la vitre et je vis un mur de briques s'approcher à toute vitesse. Puis, l'autocar fou vira violemment à droite.

Cette fois, je ne me pris pas la vitre, mais un type qui était monté dans le Magicobus il y a peu. Avec tout ça, je n'avais même pas prêté attention aux montées et aux descentes de passagers, j'étais bien trop focalisé sur ce qui se passait sur la route.
Le choc, était dès lors inévitable.
Je laissai échapper un autre juron, alors que le jeune homme se confondait en excuses.

« Ce n'est rien. » répondis-je, mon accent polonais étant plus prononcé que d'habitude, sans doute parce que j'étais agacé. « Ce n'est pas de votre faute si le chauffeur conduit comme un gland. »

L'instant de choc passa et je reprenais peu à peu mes esprits. Je jetai un autre coup d'oeil au passager qui m'était tombé dessus, au sens littéral du terme, et la surprise vint bientôt marquer mes traits. Effectivement, je venais de le reconnaître, ce qui n'était vraisemblablement pas son cas à lui puisqu'il levait déjà le camp pour rejoindre une banquette libre. Trop tard. Mon regard se posa sur le patronus qui accompagnait le sorcier et le guidait autant que faire se peut, surtout dans ces conditions.

« Ezra ! » appelai-je alors, agitant le bras pour attirer son attention. « La place est libre...si jamais. »

Autrement dit, qu'il ne s'embête pas à remonter l'allée pour atteindre le fond, ce serait dommage de se rompre le cou à la prochaine embardée de l'autobus. J'attendis patiemment que mon ancien collègue me rejoigne puis, une fois qu'il se fut confortablement installé à côté de moi, je lui jetai un regard inquisiteur.

« Entre Jill qui a débarqué chez moi pour me sortir de mon trou, et toi qui me tombes dessus la seule fois où je décide de prendre ce foutu autobus, je vais finir par croire que l'univers est en train de m'envoyer un message. »

Lequel, allez donc savoir. Ça ne pouvait pas être une coïncidence. Du reste, je n'y croyais pas. J'ignorais si Jill et Ezra se fréquentaient encore. À l'époque, ils se disputaient déjà beaucoup, pour tout et rien, et c'était très fréquent que je sois témoin de leurs engueulades. Quand cela arrivait, je jouais mon rôle et les recadrais si  nécessaire. J'espérais vraiment pour eux qu'ils avaient appris à accorder leurs violons. C'était quelque chose qui s'apprenait avec le temps.  
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