BELLUM PATRONUM


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Linda Oswin
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Linda Oswin
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Message Re: We were together
par Linda Oswin, Dim 8 Sep - 23:48 (#)


   
We were together
Ludovic Descremps x Linda Oswin


   


Des images, des images, encore des images...
Des scènes, des refus, pas de regrets... Tout lui revenait, tout ou presque du moins. Des abandons : pas de regrets. Des choix : pas de regrets. Si. Si, un, qui aujourd'hui s'était accroit au point de ne plus simplement être un regret, mais un désir, un besoin, un rêve qu'elle avait presque touché du doigt.
C'était injuste...
Pourquoi n'avait-elle pas su plus tôt ? Pourquoi avait-elle été si butée tout du long de sa vie ? La voyante pourtant leur avait assuré que leur futur serait commun et s'était même risquée à leur prédire heureux. Alors qu'était-ce que cela à nouveau ? Avait-elle menti ? Etait-ce une nouvelle épreuve ? Comme s'il n'en n'avaient pas eu assez... Et dire que si elle avait été simplement différente, un tel dilemme ne se serait jamais posé pour Ludovic...
Combien de fois déjà l'avait-elle blessé ou mis en colère par ses choix sans qu'elle même ne le regrette une seule seconde car tout était alors si "naturel" pour elle ? Il avait du lui en cacher des choses, oh oui. Même quand ils s'étaient mis ensemble, elle ne prenait le temps pour l'homme que quand son travail le lui permettait : son métier avant tout. Avant sa vie, avant ses envies, avant celui qu'elle aimait... Le lui avait-il seulement reproché ? Elle ne s'en rappelait même plus. Oh et ! Parlons en de l'amnésie !

Plissant encore plus les yeux, fronçant les sourcils à s'en faire mal comme pour chasser toutes ces images qui s'imposaient à elle sans qu'elle n'y puisse rien, cette colère soudaine et irraisonnée face à cette pauvre voyante qui n'avait fait que son travail mais qui avait osé lui faire croire à quelque chose qui...
Eh, si paranoïaque et pourtant si naïve.
Se redressant doucement dans l'espoir de faire illusion, elle ne put à peine se mouvoir de quelques millimètres qu'elle sentit alors la prise de l'homme qui devait être là depuis un moment déjà, mais qu'elle remarquait alors tout juste. Ouvrant les yeux comme surprise que le monde ait encore une influence sur elle, elle fixa, l'oeil paniqué, le vide en face d'elle couvert par le corps du français qui s'enroulait tout autour d'elle, l'enserrant comme une protection tandis que sa voix résonnait par delà le tissus et leurs propres chairs. Lui parlait-il ?
Doucement, comme lorsque l’on saisit une corde sans bien savoir si elle supporterait son propre poids, Linda écarta ses mains à peine tremblante de ses tempes avec une lenteur toute particulière, se concentrant sur cette voix qui, bien plus amicale que toutes ces images qui étaient revenues la hanter, lui paraissait assez stable et de confiance pour s’y rattacher.
Ces mots qu’il lui adressaient étaient loin de lui en vouloir ou même d’être aussi désespérés qu’ils ne l’avaient été il y a quelques instants à peine. Mais n’avait-il pas peur de l’avenir ? Ne venait-il pas de lui prouver que tous ses beaux discours et les rêves qu’elle avait porté en elle jusque là n’étaient rien de mieux que des rêves sans fondement ?
Non, ce qu’il lui disait à ce moment n’avait absolu rien à voir avec tout ce qu’elle aurait pu imaginer, ou avait pu s’imaginer par le passé. Ces mots là, elle les entendait pour la première fois, ou du moins, de cette manière là. Elle n’avait jamais réellement songé aux choses de cette façon là, quand bien même il lui arrivait souvent d’avoir de tendres pensées pour ce qui lui restait de sa famille, quand bien même chaque séjour dans la pensine de son père la plongeait dans un état d’apaisement et de pensivité très particulier, par ces mots Ludovic donnait aux images de la brune une toute autre teinte que personne n’avait jamais su lui montrer.
Les sourcils doucement froncés alors que son visage grand ouvert s’était relevé, elle fixait désormais l’homme de ses grands yeux vides et brillants sans même s’en rendre compte. « On ne devrait jamais être considéré comme coupable d’aimer »… Ah ça, il avait le sens des belles phrases, c’était certain.
Incapable d’y réfléchir à deux fois, entièrement pendue aux lèvres de son amant, Linda ne put réellement prendre la mesure de tout ce qu’il lui confiait plus qu’elle ne le faisait déjà en réalisant tout simplement que, sans doutes, ses parents n’avaient jamais été moins que des parents aimants qui voulaient offrir le meilleur à leurs enfants et qui, en se sens, avaient osé croire en eux-mêmes et en le lien qui les unissait.

Mais si elle avait pu… Oh oui, bien des choses en seraient ressorties.
Lorsqu’elle émergerait peu à peu de cet état presque absent, elle se souviendrait sans doutes de ces paroles qui marqueraient sans nuls doutes son sommeil le soir, ou plutôt, son éveil. Incapable de fermer l’œil face aux multiples évènements de la journée, elle se dirait sans doutes que tout ceci relevait au final d’une situation tout à fait incroyable, admirant avec une tendre douceur l’homme qui l’avait choisie pour future épouse. Quoi qu’il ait pu en dire, le cœur de ce dernier devait probablement être l’une des choses les plus belles que l’Auror n’ait jamais vu de sa vie. Un grand romantique mais qui, par delà sa simple image, ce rôle presque qu’il se donnait à jouer lors de leurs soirées aux chandelles, était avant tout un homme qui avait énormément d’amour à donner et qui le comprenait d’une manière que jamais Linda ne pourrait simplement effleurer. Et ce discours en était la preuve même. Elle se serait probablement demandé, dans les ténèbres du soir, à quel point Ludovic l’aimait bien plus qu’elle ne pouvait l’aimer en retour, une légère ombre inquiète passant dans son regard alors que dans son propre cœur, elle se sentait infiniment reconnaissante d’avoir la chance de partager ces moments et, peut-être, le reste de sa vie avec une telle personne.

Mais tout ça, Linda en était bien incapable pour le moment, mais peut-être que plus tard… L’heure viendrait.
Chaque chose en son temps.
Doucement, la brune colla sa tête contre le buste de l’homme, sentant son cœur battre tout proche de son oreille à un rythme qui lui rappelait ce qui était réel, et ce qui ne l’était pas. Alors, la voix du français reprit lentement, tremblante presque à présent alors qu’elle sentait sa peine faire battre son cœur plus vite quelques instants. Serrant le poing contre son torse, elle ne dit rien, baissant un regard teinté de nuages alors que tous les mots qu’elle aurait pu lui tendre ne s’alignèrent pas même dans son esprit. Elle aurait aimé pourtant ! Mais c’était tout juste comme si il venait, fort heureusement, de donner un énorme coup de pieds dans la pyramide d’images qui l’avaient étouffée quelques instants auparavant, lui permettant d’enfin respirer, mais à présent, il fallait retrouver les morceaux pour se remettre sur pieds.
Ainsi, Linda se contenta de suivre les paroles de l’homme collée contre son buste, immobile, silencieuse, esquissant tout juste l’ombre d’un rictus un peu triste alors que l’homme s’amusait doucement de ses inquiétudes. Dommage, avec un peu plus d’énergie, elle lui aurait bien donné un coup pour s’être traité de Mangemort… Nan mais oh, il ne manquait plus que ça !
Peu à peu revigorée, l’Animagus se détacha de quelques centimètres du legillimen, levant à nouveau les yeux vers lui en silence alors qu’il revenait de plus belle sur le sujet, ne manquant pas d’éloges à son propos à tel point qu’elle du bien détourner le regard, sentant un sourire touché pointer le bout de son nez alors qu’elle se sentait plus gênée qu’autre chose. Alors lorsque Ludovic commença a affirmer que tout allait bien se passer, se lançant dans des projections dont elle n’espérait même plus voir la couleur, remettant tout à fait en perspective tout ce qu’ils avaient traversé, chacun de leur côté mais aussi ensemble côte à côte, l’Auror du bien avouer sentir cette confiance contagieuse s’insuffler doucement en elle, irradiant d’une chaleur bienvenue et lui tirant par là même un souffle plus détendu… Elle espérait sincèrement qu’il avait raison.

- On a gagné le droit de vivre nos vies comme on l’entend… répéta la brune, la gorge encore serrée, un discret sourire étirant ses lèvres.

Et ils n’abandonneraient pas.
En y repensant, l’idée de voir leurs esprits dans l’au-delà revenir sur terre pour casser les oreilles à leurs hypothétiques enfants tira un sourire bien plus sincère à la brune, rassurée en cela malgré le fait que sa tension était encore clairement physiquement perceptible.
Alors, elle se tourna légèrement afin de faire face au sorcier, levant à nouveau les yeux vers lui pour observer son visage avec tendresse avant de lui caresser la joue de sa main.

- Mon Ludovic… Mon professeur au grand cœur… Qu’est-ce que j’ai fait pour te mériter dis moi ?

Et sur ces derniers mots, elle passa ses bras autour du cou du brun, serrant doucement sa prise autour de lui pour se caler contre son buste, reposant sa tête au creux de son cou pour sentir son odeur et écouter son souffle, terminant de calmer les derniers ébats de son cœur et les dernières craintes de son esprit.


   

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Linda Oswin
Ludovic Descremps
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Ludovic Descremps
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Message Re: We were together
par Ludovic Descremps, Dim 15 Sep - 22:11 (#)


 
► Appartement de Linda Oswin
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Linda Oswin & Ludovic Descremps
- Oui, encouragea doucement l'échevelé.

Il en était persuadé et il aurait été prêt à serrer la jeune femme aussi fort qu'il le pouvait contre lui et à lui transmettre toute la conviction qu'il en éprouvait si cela avait pu suffire à la convaincre. Au lieu de cela, l'échevelé se contenta de resserrer légèrement son étreinte, craignant, si jamais il insistait trop, de faire perdre la petite étincelle d'espoir qu'il était parvenu à faire revenir chez la jeune femme. Elle pouvait parfois se montrer si fragile, si sensible, cette petite chose qu'il aimait tant chez elle mais qu'elle s'appliquait si souvent à cacher derrières ses allures de directrice implacable ou de reine de la gachette. Au fond, ils étaient bel et bien pareils l'un et l'autre. Deux roi et reine de l'esbrouffe et de la diversion, mais, au fond, tous les deux simples brins d'herbes ballotés par les vents.

- Tu n'as même pas idée ma douce aurore, répondit le maigrichon aux angoisses de sa compagne, frottant tendrement le front contre le sien. Tu n'as même pas idée.

Il poursuivit la caresse quelques secondes avant de se détacher, juste assez pour pouvoir poser un baiser entre les deux yeux de la jeune femme, quelques secondes durant. Il ne tarda pas à reposer son front contre celui de sa fiancée, chatouillant son nez du bout du sien en lui adressant un doux sourire alors qu'il mourrait d'envie de la serrer encore plus chaleureusement contre lui. Il ne tarda d'ailleurs pas à céder, l'engloutissant dans ses bras et perdant son visage dans ses cheveux pour la serrer aussi fort qu'il le pouvait, laissant filer un petit grondement bien heureux alors qu'il retrouvait là l'un des endroits les plus familiers et rassurants qu'il connaissait.

- Je t'aime, ma Linda, rien que pour tout l'amour que tu mets dans mon cœur tu mérite tout celui que j'ai pour toi. Et puis, ajouta l'échevelé d'un ton taquin après un instant lorsqu'il sentit que la jeune femme se détendait, je trouve que tu as également certaines qualités féminines qui valent largement le détour. Il assortit sa plaisanterie d'un sourire malicieux, adoptant un air parfaitement innocent alors qu'il glissa une main plus impudique sur le postérieur de la jeune femme la gratifiant de quelques petites tapes. Enfin je dis ça… je dis rien, hein ?

L'échevelé garda un doux sourire, espérant que sa petite blague ait pu finir de détendre la jeune femme. Après tout, depuis le temps qu'ils se connaissaient tous les deux elle n'allait quand même pas le trucider pour si peu. Laissant tout loisir à sa fiancée de se remettre de ces dernières mésaventures, le brun ne se détacha d'elle qu'une fois qu'il fut sûr qu'elle serait assez en forme pour en revenir à l'essentiel, l'entrainant dans le salon, son papier et ses crayons toujours à la main.

- Aller, on a du pain sur la planche maintenant. J'ai un peu réfléchis en allant chercher ce qu'il nous fallait, annonça-t-il en posant le matériel sur la table, tirant une chaise pour y installer sa compagne avant de s'asseoir à côté d'elle. Déjà je crois que nous sommes d'accord, la priorité ce sera nous et notre famille. Je n'en ai pas grand chose à faire d'être professeur en soit, je ne voulais pas l'être au départ je te rappel, c'est une bonne opportunité, mais si jamais je voit que ça ne fonctionne pas ça ne me dérangera pas d'arrêter. Je préfère autant profiter de notre famille que d'autre chose alors, si jamais on a des enfants, poursuivit-il d'un ton entendu, sachant bien que le conditionnel n'en était plus tellement un depuis longtemps, je pourrais toujours arrêter d'enseigner et me contenter de faire des dessins à la maison. Tu sais, j'ai envoyé un dessin à l'éditeur de Jon, enfin… je sais que Jon en a prit un et qu'il le lui a montré, lui ou ma mère la dernière fois qu'on la vue. En tous cas ça lui a plu à ce qu'il parait. Alors si jamais on a rien d'autre, je pourrais dessiner les illustrations de Jon à la maison et m'occuper des enfants comme ça tu pourras garder ton travail sans remords. Bon, le seul soucis c'est que je ne sais pas cuisiner, mais j'apprendrais, qui sait ! Et puis le reste, je sais faire, en dehors du repassage… Je sais qu'il existe des sorts pour tout ça et, ça, les sorts, je peux apprendre à les maitriser. L'échevelé attrapa un des crayons pour le glisser entre ses dents, réfléchissant encore un peu avant de continuer. Sinon on pourrait demander à Rognure de s'occuper de tout ça. Tu sais, j'avais passé un contrat avec lui le jour où je l'ai forcé à prendre une de mes chemises. Je lui ai dis qu'il aurait à venir s'installer avec moi le jour où j'aurais une maison afin de m'aider à la gérer en échange du fait qu'il me débarrasse de ma vieille chemise. C'était ça ou il n'aurait jamais accepté d'être libéré. Quoiqu'il en soit, les elfes de maison sont extrêmement travailleurs et Rognure est très discret. Il pourrait faire les petits travaux à la maison, le ménage, la cuisine, le repassage… on aura qu'à lui donner une petite chambre quelque part dans la maison, ça nous ferait gagner énormément de temps. Qu'est-ce que tu en pense ?
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Message Re: We were together
par Linda Oswin, Lun 23 Sep - 10:26 (#)


   
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Ludovic Descremps x Linda Oswin


   


Parfaitement silencieuse, Linda respirait lentement, le coeur battant. Quand bien même elle aurait été capable de dire quoi que ce soit, elle n'était pas même sure de ce qu'elle pourrait bien dire de plus... Il lui avait tout dit, et elle, ne pourrait jamis en dire assez pour décrire parfaitement toute cette reconnaissance, cette abnégation, et toute cette chaleur qu'elle ressentait envers l'homme qui la tenait précieusement ente ses bras. Que dire lorsque les mots ne suffisaient plus ?
Sans doutes d'aucun dirait qu'elle avait déjà bien de la chance que son fiancé soit si bon sorcier, sa legilimencie, brisait des barrières dont elle n'avait pas même jamais eu conscience auparavant. C'était comme un nouveau monde, une toute nouvelle manière de voir les choses et de comprendre le monde, mais était-ce assez ?
Quoi qu'il en fut, tout ceci était bien loin de Linda à ce moment même qui digérait encore ce sentiment de plus en plus lointain de culpabilité qui lui tordait les tripes. Elle ferma les yeux, laissant toutes ces pensées dériver sans les controler,  elle se mordit légèrement la lèvre en respirant profondément, se lovant d'autant plus contre l'homme alors qu'il reprenait la parole avec quelques mots qui ne tombèrent pas dans l'oreille d'une sourde. Les lèvres de l'animagus s'étirèrent doucement, profitant de l'odeur rassurante de son protecteur tandis qu'elle était loin d'avoir le coeur à être forte à présent, mais lorsque l'homme se permit une petite envolée quelque peu plus... Impudique cette fois, elle lâcha un bref souffle amusé avant de lever un regard tout aussi doux sur Ludovic, sourcils légèrement levés, attendant qu'il termine pour répondre sur un ton fort semblable :

- Tu as de la chance de te débrouiller toi aussi de ton côté tu sais ? Enfin, après, de là à être parfait... J'aurais quelques commentaires à faire.

Un sourire plus espiègle apparu doucement sur les traits fatigués de la brune qui tendit le cou après un instant, caressant doucement le menton de son fiancé de son nez comme cherchant à en redessiner les contours sur une feuille invisible.
Elle avait toujours le coeur lourd... Mais elle pourrait le supporter.
Lorsque ce petit moment d'éternité toucha à sa fin, Oswin ne put empêcher un petit soupir de lui échapper, s'asseyant néanmoins de manière plus convenable avant d'écouter d'une oreille mi-attentive mi-distraite ce que son compagnon s'efforçait de proposer.
Tout de même... Elle l'admirait lorsqu'il prenait les devants ainsi.

- Un elfe de maison ? répéta-t-elle doucement, quelque peu incrédule, intimement partagée à cette idée. C'est drôle je... Je n'aurais jamais cru que je puisse jamais en entretenir un sous mon toit.

Pour ne pas dire exploiter.
Elle n'avait jamais particulièrement cherché à défendre la cause de ces êtres qui, d'eux même, décidaient de rester au service des sorciers tant ils n'avaient connu que ça... Mais de là à en posséder un ? Il y avait tout un monde. Le monde sorcier avait bien des avantages, mais ces aspects là, en y repensant, lui retournaient sérieusement l'estomac en y songeant réellement.

- Mais pourquoi pas ? Oui... S'il s'entend bien avec des enfants, c'est vrai que ça pourrait être... Une aide non négligeable.

Elle esquissa un discret sourire, connaissant à peine le fameux Rognure que, pourtant, elle avait déjà vu, lui et son travail surtout. Il était efficace et, de mémoire, dévoué et serviable. Le seul défaut étant, eh bien, que c'était un elfe de maison et qu'en tant que tel, il n'accepterait jamais que Linda le traite autrement que comme le serviteur dévoué qu'il pensait être...

- Ca va me demander un moment pour m'y faire je sens. s'amusa bassement la brune sans réelle joie. Pour le travail, je peux toujours... Enfin, tu sais... Travailler majoritairement à la maison. Il y aura des réunions, c'est certain mais je veux dire que que ce soit au ministère ou dans mon bureau, certaines choses avanceront aussi vite là bas qu'ici. Même si tu dis que ça ne t'importait pas, n'oublie pas que j'étais là en 75, je t'ai vu. Elle sourit, avec plus de douceur cette fois. Tu pourrais prendre une matière avec moins de volume horaire peut-être cette fois ? Ils t'ont laissé le choix après tout, et ça te permettrait toujours de travailler durablement à côté là bas et de profiter de nous à la maison. Tu ne penses pas ?

   

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Message Re: We were together
par Ludovic Descremps, Ven 11 Oct - 17:36 (#)


 
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S'il y avait bien une chose dont le français avait toujours été fier, du moins, durant ces dix dernières années, c'était de parvenir à faire rire la jeune femme qui partageait sa vie. Rien que voir son sourire suffisait à chasser ses propres angoisses, assez au moins pour qu'il se sente un peu plus la force de les affronter. Cela ne faisait pas tout bien sûr, mais c'était déjà un début. Aussi fut-il très satisfait de son effet, prêt à affronter tout retour de flamme avec la dignité nécessaire. Il ne fallut pas longtemps avant que l'Auror ne lui adresse une petite pique en retour qui le fit sourire au moins tout autant. C'était bon signe, au moins la jeune femme avait encore un peu de mordant. Le jour où elle n'aurait plus à cœur de lui répondre, cela, c'était le jour où il faudrait s'inquiéter.

- Hey ! gronda faussement le français. Si tu veux commencer à tenir un registre des plaintes j'aimerais assez en être informé. Pour mémoire je croyais que c'était toi qui aimais bien les vieux expérimentés.

Il ne grogna pas davantage, fermant les yeux, bienheureux, sous les caresses de sa compagne, l'entourant de ses bras avec d'autant plus de douceur. Il se sentait si bien avec elle qu'il eut beaucoup du mal à devoir la ramener à la réalité. C'était fini désormais, les étreintes paisibles de ce genre allaient devenir de plus en plus compliquées.

L'échevelé ne se laissa pas démonter pour autant, commençant à faire la liste des options dont ils disposaient. Ce n'était pas si compliqué dans le fond, tout problème avait une solution, toute question une réponse, encore fallait-il trouver laquelle.

- C'est vrai que je ne me suis jamais demandé s'il s'entendait bien avec les enfants, réalisa soudain le brun. Enfin, il travaille à Poudlard donc j'imagine qu'il doit… les tolérer au moins. Après, tu sais, reprit-il bien vite. Rognure c'est un elfe de maison un peu particulier. Je l'ai libéré par mégarde à ma première année à Poudlard. J'ai dut passer un accord avec le principal de Poudlard de l'époque pour qu'il garde sa place dans les cuisines en attendant que je puisse lui trouver un travail. Donc pour ce qui est de… la servitude et tout ça, ne t'inquiète pas, on pourra le traiter aussi bien que tu voudra il ne s'en plaindra pas. C'est arrivé à mon père de faire appel à des elfes de maison, quand ils sont de simples serviteurs ils peuvent être insupportables, des fois c'est à peine s'ils ne se tapent pas eux-mêmes quand ils font une erreur, mais Rognure a appris à avoir du libre arbitre. Il est plus soigneux et plus indépendant, je pense qu'il saura très bien se faire une place chez nous. Après si tu veux et peux travailler à la maison ce serait super, enchaina-t-il. On pourrait aussi… trouver un autre appartement pas trop loin du ministère et garder… l'idée de la maison en écosse pour les Week-ends. Comme ça si jamais tu as une urgence tu seras rapidement sur place sans avoir besoin de transplaner. Ou alors via cheminette… ce qui serait bien surtout c'est que je puisse trouver un moyen de faire la route rapidement depuis Poudlard. Je connais des passages secrets qui permettent de sortir de la zone anti-transplanage, mais ça prend un peu de temps. S'il y a un problème il me faudra bien une heure pour arriver sans compter le temps nécessaire pour que tu me prévienne.

L'échevelé fronça les sourcils, griffonnant ses réflexions sur sa feuille de papier.

- Ce qu'il faudrait, c'est qu'on trouve un petit truc magique pour qu'on puisse rester en contact malgré la distance. Quelque chose qui aille plus vite qu'une lettre ou qu'un patronus. Je connais des sorts qui permettent de lier des objets, si on les perfectionne on pourrait trouver des objets qui nous permettent de signaler à l'autre qu'on a un problème. Via… une décharge, une alarme, quelque chose dans ce genre là. Comme ça s'il y a un problème ici tu n'auras pas à attendre des jours que ton message me parvienne, je pourrais revenir en moins de quelques heures, peut-être même moins. Il n'y aura qu'à ensorceler des objets qu'on pourrait toujours garder sur nous sans que ça éveille l'attention ou risquer qu'ils soient confisqués. Les alliances par exemple, songea-t-il encore. Ce serait l'idéal. Pas de risque qu'on les oublie quelques part ou qu'on doive les enlever trop longtemps. On pourra toujours trouver un objet provisoire en attendant de les avoir et quand on les aura je mettrais un sort dessus pour qu'elles produisent de la chaleur ou du froid en cas de problème. Peut-être même qu'on pourrait trouver un code à faire en fonction de l'alerte. Enfin… si tu es d'accord pour qu'on fasse mumuse avec bien sûr. Sinon on pourra toujours trouver autre chose, il existe des tas de systèmes d'alarme.

L'échevelé se gratta la tête, retournant la feuille de papier pour remettre ses notes au propre.

- Pour ce qui est de Poudlard… vu mon passif de toute façon je ne pense pas qu'ils veuillent encore de moi comme professeur. Si ça se trouve ils veulent que je sois garde-chasse ou autre chose dans ce genre là. Si déjà j'arrive à avoir un travail ce sera bien, mais oui, je ferais en sorte d'avoir du temps pour pouvoir être avec vous. Après, tu sais comment ils sont, ils n'aiment pas trop qu'on rentre chez nous le soir. J'essaierai de voir si d'autres professeurs que je connais ont connu ce genre de situation et comment ils faisaient. De toute façon, si on se crée ces alarmes peu importe que je rentre tous les soirs ou pas, tu n'auras qu'à m'appeler et j'arriverais aussi vite que je pourrais. Rognure s'occupera des tâches ménagères, comme ça tu pourras t'occuper de ton travail et passer du temps avec les enfants et si jamais tu dois t'absenter et que je ne suis pas disponible pour venir m'occuper d'eux on pourra toujours appeler mes parents.

Ludovic recula son crayon du papier, regardant leur plan mis au clair. Cela semblait possible, presque facile.

- Si on transplane ou même si on se relis au réseau de cheminette, on pourrait même vivre n'importe où, ça reviendra au même. Tout ce qu'on aura à faire, c'est de faire en sorte d'organiser nos emplois du temps pour qu'on puisse toujours être là, au moins pour les enfants. Et nous, on fera en sorte de se voir autant que possible. De toute façon, tout comme toi, je pourrais toujours corriger les copies ou préparer les cours à la maison et si jamais on ne s'en sort pas… et bien j'espère que j'aurais suffisamment de succès avec les dessins pour enfants pour en faire mon métier.

Ludovic tendit la page à l'Auror, posant le crayon dessus.

- Et bien ma chère, cela m'a tout l'air d'être un plan.

L'ancien professeur approcha la main, paume ouverte, en direction de l'ancienne surveillante. Souriant, encourageant.

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