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We were together
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membre - war is the sea i swim in
Linda Oswin
Répartition : 25/06/2018
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Message Re: We were together
par Linda Oswin, Dim 8 Sep - 23:48 (#)


   
We were together
Ludovic Descremps x Linda Oswin


   


Des images, des images, encore des images...
Des scènes, des refus, pas de regrets... Tout lui revenait, tout ou presque du moins. Des abandons : pas de regrets. Des choix : pas de regrets. Si. Si, un, qui aujourd'hui s'était accroit au point de ne plus simplement être un regret, mais un désir, un besoin, un rêve qu'elle avait presque touché du doigt.
C'était injuste...
Pourquoi n'avait-elle pas su plus tôt ? Pourquoi avait-elle été si butée tout du long de sa vie ? La voyante pourtant leur avait assuré que leur futur serait commun et s'était même risquée à leur prédire heureux. Alors qu'était-ce que cela à nouveau ? Avait-elle menti ? Etait-ce une nouvelle épreuve ? Comme s'il n'en n'avaient pas eu assez... Et dire que si elle avait été simplement différente, un tel dilemme ne se serait jamais posé pour Ludovic...
Combien de fois déjà l'avait-elle blessé ou mis en colère par ses choix sans qu'elle même ne le regrette une seule seconde car tout était alors si "naturel" pour elle ? Il avait du lui en cacher des choses, oh oui. Même quand ils s'étaient mis ensemble, elle ne prenait le temps pour l'homme que quand son travail le lui permettait : son métier avant tout. Avant sa vie, avant ses envies, avant celui qu'elle aimait... Le lui avait-il seulement reproché ? Elle ne s'en rappelait même plus. Oh et ! Parlons en de l'amnésie !

Plissant encore plus les yeux, fronçant les sourcils à s'en faire mal comme pour chasser toutes ces images qui s'imposaient à elle sans qu'elle n'y puisse rien, cette colère soudaine et irraisonnée face à cette pauvre voyante qui n'avait fait que son travail mais qui avait osé lui faire croire à quelque chose qui...
Eh, si paranoïaque et pourtant si naïve.
Se redressant doucement dans l'espoir de faire illusion, elle ne put à peine se mouvoir de quelques millimètres qu'elle sentit alors la prise de l'homme qui devait être là depuis un moment déjà, mais qu'elle remarquait alors tout juste. Ouvrant les yeux comme surprise que le monde ait encore une influence sur elle, elle fixa, l'oeil paniqué, le vide en face d'elle couvert par le corps du français qui s'enroulait tout autour d'elle, l'enserrant comme une protection tandis que sa voix résonnait par delà le tissus et leurs propres chairs. Lui parlait-il ?
Doucement, comme lorsque l’on saisit une corde sans bien savoir si elle supporterait son propre poids, Linda écarta ses mains à peine tremblante de ses tempes avec une lenteur toute particulière, se concentrant sur cette voix qui, bien plus amicale que toutes ces images qui étaient revenues la hanter, lui paraissait assez stable et de confiance pour s’y rattacher.
Ces mots qu’il lui adressaient étaient loin de lui en vouloir ou même d’être aussi désespérés qu’ils ne l’avaient été il y a quelques instants à peine. Mais n’avait-il pas peur de l’avenir ? Ne venait-il pas de lui prouver que tous ses beaux discours et les rêves qu’elle avait porté en elle jusque là n’étaient rien de mieux que des rêves sans fondement ?
Non, ce qu’il lui disait à ce moment n’avait absolu rien à voir avec tout ce qu’elle aurait pu imaginer, ou avait pu s’imaginer par le passé. Ces mots là, elle les entendait pour la première fois, ou du moins, de cette manière là. Elle n’avait jamais réellement songé aux choses de cette façon là, quand bien même il lui arrivait souvent d’avoir de tendres pensées pour ce qui lui restait de sa famille, quand bien même chaque séjour dans la pensine de son père la plongeait dans un état d’apaisement et de pensivité très particulier, par ces mots Ludovic donnait aux images de la brune une toute autre teinte que personne n’avait jamais su lui montrer.
Les sourcils doucement froncés alors que son visage grand ouvert s’était relevé, elle fixait désormais l’homme de ses grands yeux vides et brillants sans même s’en rendre compte. « On ne devrait jamais être considéré comme coupable d’aimer »… Ah ça, il avait le sens des belles phrases, c’était certain.
Incapable d’y réfléchir à deux fois, entièrement pendue aux lèvres de son amant, Linda ne put réellement prendre la mesure de tout ce qu’il lui confiait plus qu’elle ne le faisait déjà en réalisant tout simplement que, sans doutes, ses parents n’avaient jamais été moins que des parents aimants qui voulaient offrir le meilleur à leurs enfants et qui, en se sens, avaient osé croire en eux-mêmes et en le lien qui les unissait.

Mais si elle avait pu… Oh oui, bien des choses en seraient ressorties.
Lorsqu’elle émergerait peu à peu de cet état presque absent, elle se souviendrait sans doutes de ces paroles qui marqueraient sans nuls doutes son sommeil le soir, ou plutôt, son éveil. Incapable de fermer l’œil face aux multiples évènements de la journée, elle se dirait sans doutes que tout ceci relevait au final d’une situation tout à fait incroyable, admirant avec une tendre douceur l’homme qui l’avait choisie pour future épouse. Quoi qu’il ait pu en dire, le cœur de ce dernier devait probablement être l’une des choses les plus belles que l’Auror n’ait jamais vu de sa vie. Un grand romantique mais qui, par delà sa simple image, ce rôle presque qu’il se donnait à jouer lors de leurs soirées aux chandelles, était avant tout un homme qui avait énormément d’amour à donner et qui le comprenait d’une manière que jamais Linda ne pourrait simplement effleurer. Et ce discours en était la preuve même. Elle se serait probablement demandé, dans les ténèbres du soir, à quel point Ludovic l’aimait bien plus qu’elle ne pouvait l’aimer en retour, une légère ombre inquiète passant dans son regard alors que dans son propre cœur, elle se sentait infiniment reconnaissante d’avoir la chance de partager ces moments et, peut-être, le reste de sa vie avec une telle personne.

Mais tout ça, Linda en était bien incapable pour le moment, mais peut-être que plus tard… L’heure viendrait.
Chaque chose en son temps.
Doucement, la brune colla sa tête contre le buste de l’homme, sentant son cœur battre tout proche de son oreille à un rythme qui lui rappelait ce qui était réel, et ce qui ne l’était pas. Alors, la voix du français reprit lentement, tremblante presque à présent alors qu’elle sentait sa peine faire battre son cœur plus vite quelques instants. Serrant le poing contre son torse, elle ne dit rien, baissant un regard teinté de nuages alors que tous les mots qu’elle aurait pu lui tendre ne s’alignèrent pas même dans son esprit. Elle aurait aimé pourtant ! Mais c’était tout juste comme si il venait, fort heureusement, de donner un énorme coup de pieds dans la pyramide d’images qui l’avaient étouffée quelques instants auparavant, lui permettant d’enfin respirer, mais à présent, il fallait retrouver les morceaux pour se remettre sur pieds.
Ainsi, Linda se contenta de suivre les paroles de l’homme collée contre son buste, immobile, silencieuse, esquissant tout juste l’ombre d’un rictus un peu triste alors que l’homme s’amusait doucement de ses inquiétudes. Dommage, avec un peu plus d’énergie, elle lui aurait bien donné un coup pour s’être traité de Mangemort… Nan mais oh, il ne manquait plus que ça !
Peu à peu revigorée, l’Animagus se détacha de quelques centimètres du legillimen, levant à nouveau les yeux vers lui en silence alors qu’il revenait de plus belle sur le sujet, ne manquant pas d’éloges à son propos à tel point qu’elle du bien détourner le regard, sentant un sourire touché pointer le bout de son nez alors qu’elle se sentait plus gênée qu’autre chose. Alors lorsque Ludovic commença a affirmer que tout allait bien se passer, se lançant dans des projections dont elle n’espérait même plus voir la couleur, remettant tout à fait en perspective tout ce qu’ils avaient traversé, chacun de leur côté mais aussi ensemble côte à côte, l’Auror du bien avouer sentir cette confiance contagieuse s’insuffler doucement en elle, irradiant d’une chaleur bienvenue et lui tirant par là même un souffle plus détendu… Elle espérait sincèrement qu’il avait raison.

- On a gagné le droit de vivre nos vies comme on l’entend… répéta la brune, la gorge encore serrée, un discret sourire étirant ses lèvres.

Et ils n’abandonneraient pas.
En y repensant, l’idée de voir leurs esprits dans l’au-delà revenir sur terre pour casser les oreilles à leurs hypothétiques enfants tira un sourire bien plus sincère à la brune, rassurée en cela malgré le fait que sa tension était encore clairement physiquement perceptible.
Alors, elle se tourna légèrement afin de faire face au sorcier, levant à nouveau les yeux vers lui pour observer son visage avec tendresse avant de lui caresser la joue de sa main.

- Mon Ludovic… Mon professeur au grand cœur… Qu’est-ce que j’ai fait pour te mériter dis moi ?

Et sur ces derniers mots, elle passa ses bras autour du cou du brun, serrant doucement sa prise autour de lui pour se caler contre son buste, reposant sa tête au creux de son cou pour sentir son odeur et écouter son souffle, terminant de calmer les derniers ébats de son cœur et les dernières craintes de son esprit.


   

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“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
-The Tenth Doctor
Linda Oswin
membre - shame to die with one bullet left
Ludovic Descremps
Répartition : 21/06/2018
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Message Re: We were together
par Ludovic Descremps, Hier à 22:11 (#)


 
► Appartement de Linda Oswin
We were together
Linda Oswin & Ludovic Descremps
- Oui, encouragea doucement l'échevelé.

Il en était persuadé et il aurait été prêt à serrer la jeune femme aussi fort qu'il le pouvait contre lui et à lui transmettre toute la conviction qu'il en éprouvait si cela avait pu suffire à la convaincre. Au lieu de cela, l'échevelé se contenta de resserrer légèrement son étreinte, craignant, si jamais il insistait trop, de faire perdre la petite étincelle d'espoir qu'il était parvenu à faire revenir chez la jeune femme. Elle pouvait parfois se montrer si fragile, si sensible, cette petite chose qu'il aimait tant chez elle mais qu'elle s'appliquait si souvent à cacher derrières ses allures de directrice implacable ou de reine de la gachette. Au fond, ils étaient bel et bien pareils l'un et l'autre. Deux roi et reine de l'esbrouffe et de la diversion, mais, au fond, tous les deux simples brins d'herbes ballotés par les vents.

- Tu n'as même pas idée ma douce aurore, répondit le maigrichon aux angoisses de sa compagne, frottant tendrement le front contre le sien. Tu n'as même pas idée.

Il poursuivit la caresse quelques secondes avant de se détacher, juste assez pour pouvoir poser un baiser entre les deux yeux de la jeune femme, quelques secondes durant. Il ne tarda pas à reposer son front contre celui de sa fiancée, chatouillant son nez du bout du sien en lui adressant un doux sourire alors qu'il mourrait d'envie de la serrer encore plus chaleureusement contre lui. Il ne tarda d'ailleurs pas à céder, l'engloutissant dans ses bras et perdant son visage dans ses cheveux pour la serrer aussi fort qu'il le pouvait, laissant filer un petit grondement bien heureux alors qu'il retrouvait là l'un des endroits les plus familiers et rassurants qu'il connaissait.

- Je t'aime, ma Linda, rien que pour tout l'amour que tu mets dans mon cœur tu mérite tout celui que j'ai pour toi. Et puis, ajouta l'échevelé d'un ton taquin après un instant lorsqu'il sentit que la jeune femme se détendait, je trouve que tu as également certaines qualités féminines qui valent largement le détour. Il assortit sa plaisanterie d'un sourire malicieux, adoptant un air parfaitement innocent alors qu'il glissa une main plus impudique sur le postérieur de la jeune femme la gratifiant de quelques petites tapes. Enfin je dis ça… je dis rien, hein ?

L'échevelé garda un doux sourire, espérant que sa petite blague ait pu finir de détendre la jeune femme. Après tout, depuis le temps qu'ils se connaissaient tous les deux elle n'allait quand même pas le trucider pour si peu. Laissant tout loisir à sa fiancée de se remettre de ces dernières mésaventures, le brun ne se détacha d'elle qu'une fois qu'il fut sûr qu'elle serait assez en forme pour en revenir à l'essentiel, l'entrainant dans le salon, son papier et ses crayons toujours à la main.

- Aller, on a du pain sur la planche maintenant. J'ai un peu réfléchis en allant chercher ce qu'il nous fallait, annonça-t-il en posant le matériel sur la table, tirant une chaise pour y installer sa compagne avant de s'asseoir à côté d'elle. Déjà je crois que nous sommes d'accord, la priorité ce sera nous et notre famille. Je n'en ai pas grand chose à faire d'être professeur en soit, je ne voulais pas l'être au départ je te rappel, c'est une bonne opportunité, mais si jamais je voit que ça ne fonctionne pas ça ne me dérangera pas d'arrêter. Je préfère autant profiter de notre famille que d'autre chose alors, si jamais on a des enfants, poursuivit-il d'un ton entendu, sachant bien que le conditionnel n'en était plus tellement un depuis longtemps, je pourrais toujours arrêter d'enseigner et me contenter de faire des dessins à la maison. Tu sais, j'ai envoyé un dessin à l'éditeur de Jon, enfin… je sais que Jon en a prit un et qu'il le lui a montré, lui ou ma mère la dernière fois qu'on la vue. En tous cas ça lui a plu à ce qu'il parait. Alors si jamais on a rien d'autre, je pourrais dessiner les illustrations de Jon à la maison et m'occuper des enfants comme ça tu pourras garder ton travail sans remords. Bon, le seul soucis c'est que je ne sais pas cuisiner, mais j'apprendrais, qui sait ! Et puis le reste, je sais faire, en dehors du repassage… Je sais qu'il existe des sorts pour tout ça et, ça, les sorts, je peux apprendre à les maitriser. L'échevelé attrapa un des crayons pour le glisser entre ses dents, réfléchissant encore un peu avant de continuer. Sinon on pourrait demander à Rognure de s'occuper de tout ça. Tu sais, j'avais passé un contrat avec lui le jour où je l'ai forcé à prendre une de mes chemises. Je lui ai dis qu'il aurait à venir s'installer avec moi le jour où j'aurais une maison afin de m'aider à la gérer en échange du fait qu'il me débarrasse de ma vieille chemise. C'était ça ou il n'aurait jamais accepté d'être libéré. Quoiqu'il en soit, les elfes de maison sont extrêmement travailleurs et Rognure est très discret. Il pourrait faire les petits travaux à la maison, le ménage, la cuisine, le repassage… on aura qu'à lui donner une petite chambre quelque part dans la maison, ça nous ferait gagner énormément de temps. Qu'est-ce que tu en pense ?
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«Somewhere out there, there's that perfect thing - the unexpected ending that was always going to happen. That place you've always been heading for, but never expected to go.»
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