BELLUM PATRONUM


Version 29
Une nouvelle version a été installée sur le forum, accompagnée de son lot de nouveautés.
Vous pouvez la commenter ici.
Limite des sang-purs
Les sang-pur au nom inventé sont limités aux familles d'origine étrangère.
Merci de vous rediriger vers les familles de la saga ou les familles de membres pour le reste.
équilibre des groupes
En créant votre personnage, merci de considérer jouer un élève de Poudlard, dont les nombres sont réduits.
Si vous préférez jouer un adulte, considérez jouer un mangemort, dont nous manquons également.

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Message Contexte
par Albus Dumbledore, Mar 1 Nov - 21:48 (#)
Contexte de Bellum Patronum
happiness can be found even in the darkest of times
Royaume-Uni, 1979 - « Ils nous avaient dit qu’ils avaient trouvé un sort qui nous sauverait de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Mais au moment fatidique, ce moment où tout aurait dû changer, rien ne s’est passé. Pas même une petite étincelle. Juste une immense déception » Malgré tous leurs espoirs d’anéantir définitivement le Seigneur des Ténèbres, le destin semblait en avoir décidé autrement, et ce fut dépitées que les populations sorcières laissèrent tomber leurs journaux annonçant l’échec du gouvernement Britannique.
Si le sortilège fut la risée de tous les sceptiques, quelques heures plus tard, à la tombée de la nuit, de nombreux enfants remarquèrent une légère brume argentée semblant provenir de leur propre corps, les enveloppant de cet étrange nuage scintillant et ce, où qu’ils aillent. Petit à petit, le phénomène prit de l’ampleur et la brume prit une forme animale de plus en plus concrète jusqu’à devenir chair et os. Si la panique gagna rapidement les sorciers qui tentèrent de s’éloigner de cet étrange phénomène, bien vite ces derniers prirent conscience de la réalité : cet animal n’était pas lequel : il s’agissait de leur propre patronus animé d’une véritable personnalité ! Etablissant le premier contact par la pensée, l'animal ne pouvant communiquer que de cette manière et ce, sans que le sorcier ne puisse rien y changer.
La présence de cet être magique ne fut pas accepté par tous et si les conflits déjà présents à Poudlard entre les nés moldus et les sang-purs, ces derniers prirent une tournure nouvelle avec l’arrivée de ces compagnons dont on ne peut se soustraire. Ce phénomène bouleversa profondément le monde sorcier pour qui il était désormais plus difficile de cohabiter avec les moldus et si certains sorciers acceptèrent rapidement leur patronus, créant des liens forts et incassables avec ce dernier, d'autres tentèrent de le renier leurs patronus ou pire, le détruire, faisant ainsi exploser en mille morceaux leur âme. Aucun adulte (Nés avant 1954) n’a été touché par le sort tandis que tous les enfants sans exceptions, à partir de leur premier acte de magie possédèrent désormais un compagnon qui n’est finalement autre le reflet de ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes.
Poudlard voit ses élèves plus déchirés que jamais. L'école ne connaîtra donc jamais de répit ? Dumbledore tente de cacher son inquiétude, mais les signes ne trompent pas, il y a déjà des Aurors aux portes de l’école, se battant contre un fléau que les élèves préféreraient ignorer tandis que les Mangemorts eux, s'en réjouissent déjà.
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Message Re: Contexte
par Albus Dumbledore, Mar 23 Déc - 17:17 (#)
Chapitre II - l'épidémie
Happiness can be found even in the darkest of times
1980/1981 - La peste des patronus La maladie. Personne ne sait réellement quand est-ce que cela a commencé, mais au fil des mois, elle s’est doucement installée dans la population sans que personne ne s’en aperçoive. N’était-ce pas comme cela que toutes les épidémies commençaient, après tout ? N’était-ce pas dans le manque de vigilance que les pires fléaux naissaient, au fond ? Certains élèves étaient venus narrer les troubles que connaissaient leurs patronus au cours des semaines, sans parvenir à attirer l’attention de qui que ce soit. Cela n’avait pas alarmé les adultes en premier lieu ; ils avaient tous été persuadés que les symptômes décrits avec précision étaient liés avec le traumatisme que les enfants avaient vécu lors de l’accident du Poudlard Express, à la rentrée de 1980. Stress, fatigue, irritation. L’effet avait été dédramatisé par une génération usée par les évènements et soucieuse de l’avenir de la société, persuadée que les adolescents n’avaient fait que ce qu’ils faisaient de mieux : se plaindre. Alors, chaque élève venu s’inquiéter avait été renvoyé dans son dortoir, avec une simple prescription de vitamines pour les aider à supporter l’hiver.
Mais cela ne se passa pas de cette manière.
Cela n’était que le stade premier de la maladie qui allait être appelée la peste des patronus – évènement historique désigné, plus tard, comme étant le Grand Fléau. Certains élèves, peu avant les vacances de Noël, furent hospitalisés à cause d’états grippaux, leur fatigue dégénérant de manière incontrôlable. Fièvre, douleurs aigues, délire. Et cela continua de se dégrader. Aucune potion administrée au sorcier ne changea la donne ; leurs maux étaient imprégnés dans leurs êtres et les médicomages se retrouvaient impuissants face à ce virus qui commençait à décimer Poudlard. Puis vint, chez certains, le stade suivant. Alternation inopportun et involontaire entre forme brumeuse et forme physique du patronus. Et ce ne fut qu’à ce moment-là que les adultes commencèrent à se demander s’ils ne traitaient pas la mauvaise personne.
Le sorcier au lieu du patronus.
Le monde sorcier se retrouva dépassé. Dépassé par ce phénomène. Dépassé par cette épidémie qu’ils ne parvenaient pas à contrôler. Incapable de déterminer qu’en était la cause et le mode de transmission, ils n’eurent pas d’autres choix que d’hospitaliser dans une zone de quarantaine chaque élève se plaignant de fatigue et de stress, dans l’attente que leur état se dégrade. Parce que cela était une certitude. Il se dégraderait. Il se dégraderait encore et encore jusqu’au pire – parce que, après tout, ils n’avaient absolument aucun remède. Du moins, c'était ce qu'ils pensaient.
La quarantaine de Poudlard dura cinq mois, parce qu'il fallu cinq mois aux Médicomages pour établir la cause de ce phénomène, mais aussi pour élaborer un remède. Ce fut Samuel Shacklebolt, le 17 mai 1981, qui finit par finaliser l'antidote contre la Peste des Patronus en utilisant les anticorps des personnes immunisées. Il fallut trois jours au personnel de Poudlard pour l'administrer à chaque élève, et ils réservèrent une semaine supplémentaire pour garder en observation les malades. Puis, finalement, le 27 mai 1981, la zone de quarantaine a été abandonnée, et les élèves furent tous réunis : les personnes qui avaient autrefois souffert de la Peste regagnèrent leurs dortoirs, tandis que le peu d'entre eux encore en convalescence furent transférés à l'infirmerie.

Les stades de la maladie
La peste des patronus connait, à l’heure actuelle, quatre stades connus par les autorités. Il s’agit d’une maladie progressive qui reste stationnaire pour quelques semaines avant de se détériorer de manière rapide et sans précédent. Chaque symptôme touche à la fois le patronus et le sorcier.

STADE I – Caractérisé par la perte d’énergie du patronus, cette immense fatigue entrave la santé même du sorcier. Ce symptôme majeur s’accompagne également d’angoisse et de stress constants, souvent associés – à tort – aux émotions ressentis par les élèves en période d’examen. Plus encore, certains élèves ont également décrit une  certaine irritation et la plupart ont également évoqué la ferme sensation de manque de sommeil, peu importe le nombre d’heures de repos dont ils ont disposé. Ce stade dure en moyenne une à deux semaines.

STADE II – Survenant une à deux semaines après la manifestation du Stade I, la dégradation de l’état de santé des malades se fait de manière brutale et rapide. La peste des patronus entraine des états grippaux violents, caractérisés par une forte montée de fièvre et des périodes de délire. Les patients sont alors alités et sous somnifère, mais aucune potion ou remède, à l’heure d’aujourd’hui, n’a permis de faire chuter la fièvre de manière efficace. Ce stade dure en moyenne une semaine.

STADE III – L’état des patients présente une certaine amélioration quelques jours après les états grippaux. Cependant, le patronus ne tarde pas à subir des changements incontrôlables entre sa forme matérielle et sa force brumeuse, de plus en plus fréquents et inopportuns. Cela s’accompagne de violentes nausées et, dans certains cas, de vomissements chez le sorcier: son âme n’est pas adaptée pour subir de telles fréquences de changement. Ce stade dure en moyenne une à deux semaines.

STADE IV – Les cas les plus avancés ont présenté une rupture totale de la communication entre le sorcier et son patronus. D’abord entrecoupées, celle-ci finit par disparaître complètement au bout de quelques heures. Les médicomages ont qualifié cet état de stade IV. Les patronus voient leur état se dégrader indépendamment de celui de leur sorcier ; celui-ci retrouve peu à peu des forces et assiste à l’agonie de son patronus dans un silence complet. Ce stade est le plus long et dure en moyenne de deux semaines à un mois.

STADE V –   Après plusieurs jours de souffrance pour le patronus sans que son sorcier ne puisse rien y faire, celui-ci finit par disparaître entièrement en une dernière traînée argentée. Ce nouveau stade est ce qui déclenche la mise en quarantaine de Poudlard et la nouvelle angoisse des patients mis à l'écart est désormais d'assister impuissant à la perte de leur propre patronus. Tout ce qu'ils peuvent faire c'est attendre, observer de loin les jeunes sorciers complètement désorientés après avoir perdu le leur, et espérer que les médicomages trouvent une solution avant que leur propre tour n'arrive.

APRES LE STADE V – Les patronus mettent deux semaines à réapparaître d'eux-même mais le remède est nécessaire pour éviter que le cycle se répète. Une fois le remède pris, il ne faut que quelques heures.Mais, parmi les sorciers concernés par ce phénomène, certains ont fait remarquer que cela n'était pas leur patronus initial qui refaisait surface: en effet, plusieurs témoignages rapportent que l'apparence mais aussi la personnalité de leurs patronus ont changé, les confrontant, ainsi, à de nouveaux compagnons.

Informations supplémentaires
— Après de longues semaines de recherches, la cause de la peste des patronus a enfin été trouvée. Ainsi, il a été démontré par le médicomage Samuel Shacklebolt et son équipe qu'il ne s'agissait pas d'une maladie virale mais d'une dégénérescence de l'âme. En effet, celle-ci, n'ayant pas été conçue pour être divisée en deux entités (sorcier et patronus), se retrouve affaiblie avec le temps jusqu'à finalement contracter les symptômes de la peste des patronus.
— Les sorciers non touchés par la peste des patronus, à ce stade, sont immunisés.
— L’antidote créé par l’équipe de Samuel Shacklebolt a été élaboré grâce aux personnes immunisées, qui ont pu fournir les anticorps nécessaires. Ainsi, celui-ci est administré quand l’élève a finalement atteint le stade V de la maladie, car la dégénérescence de l’âme ne peut pas être empêchée : celui-ci vise simplement à faire réapparaître les patronus à leurs côtés et à revitaliser l'âme comme à sa première apparition. Le temps de réapparition du patronus avant le remède varie de sorcier à sorcier et peut aller d'une à deux semaines. Une brume argentée se forme aux côtés du sorcier, comme lors de leur première apparition, en décembre 1978.
— Tous les sorciers ont été contraints de prendre le remède, même ceux qui ne le désiraient pas, car leurs signes vitaux s’affaiblissaient de jour en jour sans la présence de leur patronus.
— Les élèves ont été retirés de la zone de quarantaine. Ceux qui ont retrouvé leur patronus ont réintégré leurs anciens dortoirs, tandis que ceux dans les stades antérieurs au stade V ont été déplacés à l’infirmerie le temps d’être soignés. Les cours, quant à eux, ont repris, et de nombreux cours de rattrapage ont été mis en place pour prévenir des lacunes accumulées avec les cours envoyés par correspondance aux malades. Les élèves plus vieux avaient effectivement donnés des cours de soutien aux élèves plus jeunes lors de la quarantaine, mais cela n'avait pas été suffisant pour bien comprendre l'ensemble du programme.
— Enfin, en effet, certains patronus ne sont plus les mêmes. Leur forme, ainsi que leur personnalité, reflètent une autre partie de leur sorcier.


Dernière édition par Albus Dumbledore le Dim 22 Oct - 15:39, édité 2 fois
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Message Re: Contexte
par Albus Dumbledore, Dim 22 Oct - 21:19 (#)
Chapitre III - les sauveurs
Happiness can be found even in the darkest of times
Ils avaient sauvé la population de la peste, ce fléau qui avait frappé le monde sorcier sans pitié. Ils avaient été peints en héros, en sauveurs, lueur d’espoir dans une période sombre et incertaine. Le groupe Shacklebolt avait beaucoup fait parler de lui et son nom avait peu de chances d’être oublié dans les décennies à venir. Mais tout le monde le savait, le remède produit n’était que temporaire, ne leur laissant de répit que pour quelques années avant que la peste ne s’abatte à nouveau sur eux. Le groupe ne se laissa pas reposer après cette première victoire et redoubla d’efforts pour apporter une solution définitive à la maladie qui menaçait de frapper de nouveau. Des collectes de fonds furent organisées, des recherches conduites et le groupe continua de prendre de l’envergure, surtout après la disparition de Samuel Shacklebolt. Ses associés troquèrent leur nom de groupe pour Disciples et continuèrent de se montrer présents sur la scène populaire. Ils étaient partout, où que la population aille ; ils conservèrent cette place dans leurs coeurs.
Leur dévotion apparente pour leur cause ne s’arrêta pas là. Ils ne furent pas à l’origine que de simples évènements ou de levée de fonds. En effet, tous les dons qu’ils reçurent leur permis de prendre une importance conséquente dans le monde sorcier si bien qu’ils finirent par réussir à changer les choses au sein du ministère. Grâce à une série de décrets s’articulant autour du Projet Rosier, nommé après l’adjoint au Ministre de la Magie, Amos Rosier, ils permirent l’instauration d’un système de marques encrées dans le cou des personnes ayant un patronus corporel afin de pouvoir connaître leur dossier médical en un seul coup d’oeil. C’était comme s’ils étaient enfin parvenus à changer les choses, à faire avancer la société avec l’erreur du Ministère qui avait été trop longtemps incomprise. Et la population les suivirent. Ils acceptèrent les décrets et les règles parce qu’elle avait une foi inébranlable en ces scientifiques qui les avaient sauvés. Ils étaient comme l’ancre de la population, celle qui les empêchait de dériver lorsque les évènements commencèrent à se succéder et s’accumuler. En effet, au cours des derniers mois, des personnes continuèrent de disparaître, de plus en plus souvent, sans que personne ne puisse l’expliquer.
Et, finalement, lorsque le corps de Samuel Shacklebolt fut retrouvé, Albus Dumbledore fut accusé de l’avoir assassiné et retiré de ses fonctions, tout comme le Ministre de la Magie, Xaverius Abbot. La scène politique sembla s’effondrer quand on dénonça une corruption interne, lorsque l’on se rendit compte que certaines personnes portaient atteinte aux Disciples. Un climat instable s’instaura dans tout le Ministère où des perquisitions furent organisées afin de démasquer tous les complices de Dumbledore et Abbot et de retrouver toutes les personnes ayant disparu après Samuel Shacklebolt dans l’espoir de les retrouver vivantes. Des élections pour élire une nouveau Ministre furent organisées et ce fut Amos Rosier, l'ancien adjoint au Ministre, qui ressorti vainqueur.
Et les décrets pour réguler les patronus continuèrent, quant à eux, soulevant néanmoins des cris de protestations dans certains noyaux de la population mais néanmoins approuvés par une grande majorité des sorciers britanniques. Parce que c’était pour le bien de tout le monde. Parce que les Disciples l’approuvaient. Après tout, ils avaient été les premiers à leur apporter de l’espoir dans des temps troublés.
Et ça, personne ne l’avait oublié. Personne ne l’oublierait jamais, sans doute.

La désillusion
fin 1982 - L'infiltration des Mangemorts Ils avaient fait de belles promesses, avaient eu une belle vocation, avaient touché les foules avec leurs idées et leurs aspirations. Soigner leurs enfants et réparer les erreurs du Ministère de la Magie, n'était-ce pas tout ce que la population demandait ? Elle était fatiguée, la population. Fatiguée par la peste, fatiguée par cette société stagnante, fatiguée par la politique pleine de promesses creuses. On leur avait offert du concret, du réel, des solutions à tous ces problèmes qui s’accumulaient. C'était précisément pour cela que les Disciples de Shacklebolt agissaient de cette manière. Rien n'était réellement laissé au hasard. Ils voulaient plaire aux sorciers britanniques et, la vérité, c’était qu’ils plaisaient. A leur création, ils n’avaient pas tous été corrompus, non. Samuel Shacklebolt était même un proche de Dumbledore, un sorcier bien, un sorcier qui agissait pour le bien. Sa disparition n’était-elle pas arrangeante, pour les personnes qui s’opposaient à Dumbledore ? Pour les personnes qui croyaient en d’autres idéaux ? Pour les personnes qui voyaient les patronus comme une arme plutôt qu’une âme ?
Depuis des mois, les partisans du mage noir étaient infiltrés parmi le groupe des Disciples jusqu’à le composer exclusivement ; depuis des mois, la population les accueillaient les bras grand ouverts, les considérant comme les sauveurs, les laissant prendre possession du Ministère et de leur vie quotidienne simplement pour qu’ils arrangent tout, comme ils l’avaient promis. Depuis des mois, également, des personnes disparaissent sans que de réelles recherches ne soient mises en place pour les retrouver, parce qu’au fond, il était inutiles de chercher des personnes lorsque l’on savait exactement où elles se trouvaient. Des personnes né-moldues. Des personnes traîtres à leur sang. Des personnes particulières dont les patronus sont étrangement hors du commun. Des personnes qui ont été séquestrées dans un complexe en Ecosse pour que les scientifiques des Disciples puissent procéder à des expériences afin d’en apprendre plus sur les patronus et de les faire disparaître. Ou les utiliser, peut-être, afin d’en faire une arme pour leur maître.
Des personnes désormais traumatisées, des personnes marquées à jamais. Des personnes qui ne s’en étaient pas sorties, également.
Mais ces personnes là étaient rayées de l’histoire, effacées dans les lignes de la Gazette du Sorcier, sous la coupe des Disciples, et dans les faux avis de recherches du Ministère de la Magie, pourri de l’intérieur. C’était si simple de manipuler le monde quand on pouvait tirer les ficelles des grandes scènes politiques du pays.

La révolte
1983 - Le soulèvement des rebelles Ils avaient fait d’eux une génération traumatisée. Séquestrées par les Disciples de Shacklebolt, les personnes portées disparues avaient eu le temps de vivre les pires horreurs. Tortures. Expériences. Déshumanisation. Ils n’avaient été que des sujets, après tout. Des corps. Des pions dans l’immense échiquier des Mangemorts qui avaient des aspirations plus grandes encore, qui n’avaient accordé absolument aucune importance à leur existence tant qu’ils leur étaient utiles. Alors, lorsqu’ils avaient finalement été délivrés par l’Ordre du Phénix, le soir du 31 octobre 1982, ils avaient eu l’impression de s’enfuir en laissant leur âme derrière eux.
L’Ordre, malgré la bataille qu’ils avaient mené face aux Mangemorts, malgré les vies perdues, malgré les efforts fournis, n’avait récupéré que les carcasses à peine vivantes d’enfants usés jusqu’à la moelle. Mais l’Ordre avait voulu les sauver quand même. Alors, l’Ordre avait offert un toit à chacune des personnes retrouvées. Pendant ce temps-là, les Disciples avaient perdu leurs patients mais s’étaient arrangé pour faire pleuvoir les décrets afin d’exclure de plus en plus les né-moldus et les opposants de la société sorcière. Une faible proportion des habitants du Royaume-Uni avaient été contraints de prendre la fuite ; ils avaient disparu de chez eux avant que l’on vienne les emprisonner, refusant la marque, refusant d’entrer dans le moule de cette société qu’ils voyaient basculer du mauvais côté. Ils n’étaient pas nombreux, non. Pas nombreux à avoir choisi l’exil, pas nombreux à être partis avec un simple sac à dos et l’espoir d’un avenir meilleur.
Mais ils avaient quand même fini par se réunir et fonder un village insaisissable, changeant constamment de position, les gardant à l’abris. Après tout, ils n’étaient pas d’accord avec le système, avec le régime. Après tout, ils acceptaient leur statut, ce statut de répudiés. Et, alors qu’ils acceptaient leur destin et leur nouveau quotidien, à Godric’s Hollow, il y eut les rebelles qui se soulevèrent ouvertement contre le régime, faisant de ce village le noyau de la rébellion contre le régime Rosier. Les aspirants à leur cause les rejoignirent, qu’ils soient en fuite ou marqués. Dans cette société défigurée par les Disciples de Shacklebolt, chacun choisissait son camp. Qu’ils soient adhérents au système, opposants au massacre ou tout simplement neutres. Neutres et perdus au beau milieu de tous ces évènements.
Ce fut en août 1983 que Pré-au-Lard se joint à la révolte, devenant à son tour ouvertement résistant au gouvernement, après que la résistance l’ait infiltré des semaines durant. Ce ne fut qu’un prétexte de plus pour que les journaux peignent ces sorciers en ennemis, les décrets pleuvant toujours plus pour restreindre les nés-moldus et des impurs, qui semblaient être aux yeux de tous la source du problème. Ces mesures eurent un effet immédiat sur Poudlard, qui devint une prison elle aussi pour les moins privilégiés, ses règles devenues trop dures pour ceux qui osaient enfreindre le règlement.

Le remède
Fin 1983 - la deuxième vague de peste Elle avait été tant redoutée. La deuxième vague. On avait souvent parlé d’elle, même si pour beaucoup elle avait été oubliée. Mais elle avait été attendue, les Disciples de Shacklebolt avaient prévenu la population, l’avait mise en garde mais pour beaucoup, le problème était réglé, la menace disparue et il avait été presque oublié que les Disciples continuaient leurs recherches, pour éviter ce nouveau fléau. Pourtant, il n’avait fallu que d’un cas pour rappeler aux sorciers britanniques pourquoi ils étaient toujours là, leurs sauveurs. Pourquoi ils avaient cette marque au creux du cou, marque qui résultait de l’un des décrets Rosier et qui leur promettait d’être soignés rapidement, précisément dans ce cas. Mais cette fois-ci, ils étaient mieux préparés. Les sorciers savaient à quoi à s’attendre et de quoi il s’agissait, si bien qu’aucune mise en quarantaine ne fut nécessaire. Ceux ayant un patronus corporel tombèrent simplement malades, certains trop pour sortir de leur lits plusieurs jours durant, ne leur rappelant que trop bien ce qu’ils avaient connu près de trois ans auparavant. Cette deuxième vague, beaucoup l’accueillirent avec colère, demandant une solution, demandant à ce qu’on les soigne au plus vite.
Et encore une fois, les Disciples répondirent à l’appel. Car la solution, ils l’avaient déjà. La solution, c’était le remède. Le remède final. Le remède qui mettrait fin au Grand Fléau, l'éradiquant à jamais. Ils l'annoncèrent dans une communiqué spécial, adressé à l'ensemble de la population. La solution était simple puisqu'ils connaissaient la source du problème: les patronus. L'âme n'était pas faite pour être séparées en deux entités et essayer d'empêcher la détérioration de celle-ci était futile. Il fallait la ressouder, réparer enfin l'erreur du Ministère et permettre aux sorciers de se sentir entier à nouveau. Leur remède permettait cela. Ils en firent la promesse. Leur remède faisait en sorte que le patronus réintégrait le corps du sorcier afin d'éviter toute dégénérescence future, le remettant à son état inital, celui d'un sort. Ils rassurèrent les plus inquiets avec plus de promesses. Leurs patronus ne disparaîtraient pas, non. Ils feraient simplement partie d'eux, d'une manière aussi physique que psychique, comme cela avait été le cas avant le sort du Ministère.
Alors ils prirent le remède. Ces sorciers effrayés, ces sorciers fatigués, ces sorciers qui ne supporteraient pas cette nouvelle vague. Ils prirent le remède, rassuré par le fait que leur patronus ne disparaîtrait pas vraiment, pas totalement. Ils prirent le remède, observant cette animal qu'ils avaient appris à connaître pendant presque cinq ans disparaître plusieurs heures ou jours plus tard dans une explosion argentée, s'attendant à toujours sentir leur présence après cela.
Mais il n'y avait rien, après. Pas de voix dans leur esprit, pas de présence à leur côté, pas de patronus. On leur assura que cela était normal, puisqu'ils ne faisaient plus qu'un avec leur patronus à présent. Ils n'étaient plus deux mais une seule entité, si bien qu'il ne pouvait pas y avoir de voix leur répondant. On leur assura que cela était normal mais certains se doutaient de la vérité. Certains se doutaient que leur patronus n'avait pas été réintégré à leur corps mais simplement détruit. Parce qu'aux yeux des Disciples, cela revenait au même. Détruire le problème était l'objectif principal, et s'ils devaient utiliser de belles paroles pour convaincre la population, ils le feraient.

Informations supplémentaires
— Les Disciples de Shacklebolt sont contrôlés par les Mangemorts et ont manipulé la population de sorte à mettre la main sur une entité de pouvoir : le Ministère de la Magie. Amos Rosier fait partie d’entre eux, tout en étant Mangemort également. La presse, quant à elle, est également corrompue.
— Si votre personnage fait encore partie de la société magique, il n'est très probablement pas au courant de la corruption des Disciples et du gouvernement, à moins d'être en lien direct avec ces derniers ou la résistance. Merci de rester cohérents.
— Le premier cas de la deuxième vague de peste est recensé le 13 octobre, vous pouvez donc faire tomber malade votre personnage autour de cette date. Référez-vous au chapitre II du contexte pour les stades et leur évolution, qui est lente. Au 23 octobre, le stade I n'a pas été dépassé et les premiers cas de stade II seront déclarés le 31 octobre.
—Les personnes ayant été immunisées lors de la première vague en 1980 le sont toujours et les personnes qui ont été malades retombent malades.
— Le remède est optionnel mais reste le seul moyen à présent de soigner la peste, la première version du remède distribué il y a deux ans n'étant plus reconnu comme traitement efficace. Si votre personnage refuse de le prendre, il continuera de tomber malade jusqu'au stade V, où le cycle recommencera. Les chercheurs ne savent pas ce qu'il adviendra du patronus ou du sorcier sur le long terme sans remède.
— Plus d'informations sur ce qui se passe après avoir pris le remède se trouvent dans ce sujet.

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