BELLUM PATRONUM


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équilibre des groupes

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pnj - we are all subjects to the fates
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Message Contexte
par Albus Dumbledore, Mar 1 Nov - 21:48 (#)
Contexte de Bellum Patronum
happiness can be found even in the darkest of times
Royaume-Uni, 1979 - « Ils nous avaient dit qu’ils avaient trouvé un sort qui nous sauverait de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Mais au moment fatidique, ce moment où tout aurait dû changer, rien ne s’est passé. Pas même une petite étincelle. Juste une immense déception » Malgré tous leurs espoirs d’anéantir définitivement le Seigneur des Ténèbres, le destin semblait en avoir décidé autrement, et ce fut dépitées que les populations sorcières laissèrent tomber leurs journaux annonçant l’échec du gouvernement Britannique.
Si le sortilège fut la risée de tous les sceptiques, quelques heures plus tard, à la tombée de la nuit, de nombreux enfants remarquèrent une légère brume argentée semblant provenir de leur propre corps, les enveloppant de cet étrange nuage scintillant et ce, où qu’ils aillent. Petit à petit, le phénomène prit de l’ampleur et la brume prit une forme animale de plus en plus concrète jusqu’à devenir chair et os. Si la panique gagna rapidement les sorciers qui tentèrent de s’éloigner de cet étrange phénomène, bien vite ces derniers prirent conscience de la réalité : cet animal n’était pas lequel : il s’agissait de leur propre patronus animé d’une véritable personnalité ! Etablissant le premier contact par la pensée, l'animal ne pouvant communiquer que de cette manière et ce, sans que le sorcier ne puisse rien y changer.
La présence de cet être magique ne fut pas accepté par tous et si les conflits déjà présents à Poudlard entre les nés moldus et les sang-purs, ces derniers prirent une tournure nouvelle avec l’arrivée de ces compagnons dont on ne peut se soustraire. Ce phénomène bouleversa profondément le monde sorcier pour qui il était désormais plus difficile de cohabiter avec les moldus et si certains sorciers acceptèrent rapidement leur patronus, créant des liens forts et incassables avec ce dernier, d'autres tentèrent de le renier leurs patronus ou pire, le détruire, faisant ainsi exploser en mille morceaux leur âme. Aucun adulte (Nés avant 1954) n’a été touché par le sort tandis que tous les enfants sans exceptions, à partir de leur premier acte de magie possédèrent désormais un compagnon qui n’est finalement autre le reflet de ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes.
Poudlard voit ses élèves plus déchirés que jamais. L'école ne connaîtra donc jamais de répit ? Dumbledore tente de cacher son inquiétude, mais les signes ne trompent pas, il y a déjà des Aurors aux portes de l’école, se battant contre un fléau que les élèves préféreraient ignorer tandis que les Mangemorts eux, s'en réjouissent déjà.
pnj - we are all subjects to the fates
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Message Re: Contexte
par Albus Dumbledore, Mar 23 Déc - 17:17 (#)
Chapitre II - l'épidémie
Happiness can be found even in the darkest of times
1980/1981 - La peste des patronus La maladie. Personne ne sait réellement quand est-ce que cela a commencé, mais au fil des mois, elle s’est doucement installée dans la population sans que personne ne s’en aperçoive. N’était-ce pas comme cela que toutes les épidémies commençaient, après tout ? N’était-ce pas dans le manque de vigilance que les pires fléaux naissaient, au fond ? Certains élèves étaient venus narrer les troubles que connaissaient leurs patronus au cours des semaines, sans parvenir à attirer l’attention de qui que ce soit. Cela n’avait pas alarmé les adultes en premier lieu ; ils avaient tous été persuadés que les symptômes décrits avec précision étaient liés avec le traumatisme que les enfants avaient vécu lors de l’accident du Poudlard Express, à la rentrée de 1980. Stress, fatigue, irritation. L’effet avait été dédramatisé par une génération usée par les évènements et soucieuse de l’avenir de la société, persuadée que les adolescents n’avaient fait que ce qu’ils faisaient de mieux : se plaindre. Alors, chaque élève venu s’inquiéter avait été renvoyé dans son dortoir, avec une simple prescription de vitamines pour les aider à supporter l’hiver.
Mais cela ne se passa pas de cette manière.
Cela n’était que le stade premier de la maladie qui allait être appelée la peste des patronus – évènement historique désigné, plus tard, comme étant le Grand Fléau. Certains élèves, peu avant les vacances de Noël, furent hospitalisés à cause d’états grippaux, leur fatigue dégénérant de manière incontrôlable. Fièvre, douleurs aigues, délire. Et cela continua de se dégrader. Aucune potion administrée au sorcier ne changea la donne ; leurs maux étaient imprégnés dans leurs êtres et les médicomages se retrouvaient impuissants face à ce virus qui commençait à décimer Poudlard. Puis vint, chez certains, le stade suivant. Alternation inopportun et involontaire entre forme brumeuse et forme physique du patronus. Et ce ne fut qu’à ce moment-là que les adultes commencèrent à se demander s’ils ne traitaient pas la mauvaise personne.
Le sorcier au lieu du patronus.
Le monde sorcier se retrouva dépassé. Dépassé par ce phénomène. Dépassé par cette épidémie qu’ils ne parvenaient pas à contrôler. Incapable de déterminer qu’en était la cause et le mode de transmission, ils n’eurent pas d’autres choix que d’hospitaliser dans une zone de quarantaine chaque élève se plaignant de fatigue et de stress, dans l’attente que leur état se dégrade. Parce que cela était une certitude. Il se dégraderait. Il se dégraderait encore et encore jusqu’au pire – parce que, après tout, ils n’avaient absolument aucun remède. Du moins, c'était ce qu'ils pensaient.
La quarantaine de Poudlard dura cinq mois, parce qu'il fallu cinq mois aux Médicomages pour établir la cause de ce phénomène, mais aussi pour élaborer un remède. Ce fut Samuel Shacklebolt, le 17 mai 1981, qui finit par finaliser l'antidote contre la Peste des Patronus en utilisant les anticorps des personnes immunisées. Il fallut trois jours au personnel de Poudlard pour l'administrer à chaque élève, et ils réservèrent une semaine supplémentaire pour garder en observation les malades. Puis, finalement, le 27 mai 1981, la zone de quarantaine a été abandonnée, et les élèves furent tous réunis : les personnes qui avaient autrefois souffert de la Peste regagnèrent leurs dortoirs, tandis que le peu d'entre eux encore en convalescence furent transférés à l'infirmerie.

Informations supplémentaires
— La peste des patronus touche une majorité de la population ayant un patronus corporel. Elle se découpe en cinq stades, qui sont décrits dans l'annexe sur la peste (lien plus bas).
— Des recherches sont lancées presque immédiatement et les élèves de Poudlard sont mis en quarantaine lorsque les premiers patronus disparaissent. La cause est éventuellement trouvée : la dégénérescence de la partie de l'âme que représente le patronus, qui ne peut pas survivre en dehors du corps du sorcier plus longtemps.
— Un remède provisoire est trouvé en mai 1982, restaurant le patronus à son état d'origine. Ce remède n'empêchera pas la dégénérence d'avoir de nouveau lieu, si bien que les recherches du groupe Shacklebolt se poursuivent.

Liens utiles
Chronologie
Annexe sur la peste des patronus
Annexe sur le groupe Shacklebolt
Recensement des décrets ministeriels
Recensement des réformes du réglement de Poudlard
Journaux relatant les évènements


Dernière édition par Albus Dumbledore le Mer 24 Jan - 14:45, édité 4 fois
pnj - we are all subjects to the fates
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Message Re: Contexte
par Albus Dumbledore, Dim 22 Oct - 20:19 (#)
Chapitre III - les sauveurs
Happiness can be found even in the darkest of times
Ils avaient sauvé la population de la peste, ce fléau qui avait frappé le monde sorcier sans pitié. Ils avaient été peints en héros, en sauveurs, lueur d’espoir dans une période sombre et incertaine. Le groupe Shacklebolt avait beaucoup fait parler de lui et son nom avait peu de chances d’être oublié dans les décennies à venir. Mais tout le monde le savait, le remède produit n’était que temporaire, ne leur laissant de répit que pour quelques années avant que la peste ne s’abatte à nouveau sur eux. Le groupe ne se laissa pas reposer après cette première victoire et redoubla d’efforts pour apporter une solution définitive à la maladie qui menaçait de frapper de nouveau. Des collectes de fonds furent organisées, des recherches conduites et le groupe continua de prendre de l’envergure, surtout après la disparition de Samuel Shacklebolt. Ses associés troquèrent leur nom de groupe pour Disciples et continuèrent de se montrer présents sur la scène populaire. Ils étaient partout, où que la population aille ; ils conservèrent cette place dans leurs coeurs.
Leur dévotion apparente pour leur cause ne s’arrêta pas là. Ils ne furent pas à l’origine que de simples évènements ou de levée de fonds. En effet, tous les dons qu’ils reçurent leur permis de prendre une importance conséquente dans le monde sorcier si bien qu’ils finirent par réussir à changer les choses au sein du ministère. Grâce à une série de décrets s’articulant autour du Projet Rosier, nommé après l’adjoint au Ministre de la Magie, Amos Rosier, ils permirent l’instauration d’un système de marques encrées dans le cou des personnes ayant un patronus corporel afin de pouvoir connaître leur dossier médical en un seul coup d’oeil. C’était comme s’ils étaient enfin parvenus à changer les choses, à faire avancer la société avec l’erreur du Ministère qui avait été trop longtemps incomprise. Et la population les suivirent. Ils acceptèrent les décrets et les règles parce qu’elle avait une foi inébranlable en ces scientifiques qui les avaient sauvés. Ils étaient comme l’ancre de la population, celle qui les empêchait de dériver lorsque les évènements commencèrent à se succéder et s’accumuler. En effet, au cours des derniers mois, des personnes continuèrent de disparaître, de plus en plus souvent, sans que personne ne puisse l’expliquer.
Et, finalement, lorsque le corps de Samuel Shacklebolt fut retrouvé, Albus Dumbledore fut accusé de l’avoir assassiné et retiré de ses fonctions, tout comme le Ministre de la Magie, Xaverius Abbot. La scène politique sembla s’effondrer quand on dénonça une corruption interne, lorsque l’on se rendit compte que certaines personnes portaient atteinte aux Disciples. Un climat instable s’instaura dans tout le Ministère où des perquisitions furent organisées afin de démasquer tous les complices de Dumbledore et Abbot et de retrouver toutes les personnes ayant disparu après Samuel Shacklebolt dans l’espoir de les retrouver vivantes. Des élections pour élire une nouveau Ministre furent organisées et ce fut Amos Rosier, l'ancien adjoint au Ministre, qui ressorti vainqueur.
Et les décrets pour réguler les patronus continuèrent, quant à eux, soulevant néanmoins des cris de protestations dans certains noyaux de la population mais néanmoins approuvés par une grande majorité des sorciers britanniques. Parce que c’était pour le bien de tout le monde. Parce que les Disciples l’approuvaient. Après tout, ils avaient été les premiers à leur apporter de l’espoir dans des temps troublés.
Et ça, personne ne l’avait oublié. Personne ne l’oublierait jamais, sans doute.


Le remède
Fin 1983 - la deuxième vague de peste Elle avait été tant redoutée. La deuxième vague. On avait souvent parlé d’elle, même si pour beaucoup elle avait été oubliée. Mais elle avait été attendue, les Disciples de Shacklebolt avaient prévenu la population, l’avait mise en garde mais pour beaucoup, le problème était réglé, la menace disparue et il avait été presque oublié que les Disciples continuaient leurs recherches, pour éviter ce nouveau fléau. Pourtant, il n’avait fallu que d’un cas pour rappeler aux sorciers britanniques pourquoi ils étaient toujours là, leurs sauveurs. Pourquoi ils avaient cette marque au creux du cou, marque qui résultait de l’un des décrets Rosier et qui leur promettait d’être soignés rapidement, précisément dans ce cas. Mais cette fois-ci, ils étaient mieux préparés. Les sorciers savaient à quoi à s’attendre et de quoi il s’agissait, si bien qu’aucune mise en quarantaine ne fut nécessaire. Ceux ayant un patronus corporel tombèrent simplement malades, certains trop pour sortir de leur lits plusieurs jours durant, ne leur rappelant que trop bien ce qu’ils avaient connu près de trois ans auparavant. Cette deuxième vague, beaucoup l’accueillirent avec colère, demandant une solution, demandant à ce qu’on les soigne au plus vite.
Et encore une fois, les Disciples répondirent à l’appel. Car la solution, ils l’avaient déjà. La solution, c’était le remède. Le remède final. Le remède qui mettrait fin au Grand Fléau, l'éradiquant à jamais. Ils l'annoncèrent dans une communiqué spécial, adressé à l'ensemble de la population. La solution était simple puisqu'ils connaissaient la source du problème: les patronus. L'âme n'était pas faite pour être séparées en deux entités et essayer d'empêcher la détérioration de celle-ci était futile. Il fallait la ressouder, réparer enfin l'erreur du Ministère et permettre aux sorciers de se sentir entier à nouveau. Leur remède permettait cela. Ils en firent la promesse. Leur remède faisait en sorte que le patronus réintégrait le corps du sorcier afin d'éviter toute dégénérescence future, le remettant à son état inital, celui d'un sort. Ils rassurèrent les plus inquiets avec plus de promesses. Leurs patronus ne disparaîtraient pas, non. Ils feraient simplement partie d'eux, d'une manière aussi physique que psychique, comme cela avait été le cas avant le sort du Ministère.
Alors ils prirent le remède. Ces sorciers effrayés, ces sorciers fatigués, ces sorciers qui ne supporteraient pas cette nouvelle vague. Ils prirent le remède, rassuré par le fait que leur patronus ne disparaîtrait pas vraiment, pas totalement. Ils prirent le remède, observant cette animal qu'ils avaient appris à connaître pendant presque cinq ans disparaître plusieurs heures ou jours plus tard dans une explosion argentée, s'attendant à toujours sentir leur présence après cela.
Mais il n'y avait rien, après. Pas de voix dans leur esprit, pas de présence à leur côté, pas de patronus. On leur assura que cela était normal, puisqu'ils ne faisaient plus qu'un avec leur patronus à présent. Ils n'étaient plus deux mais une seule entité, si bien qu'il ne pouvait pas y avoir de voix leur répondant. On leur assura que cela était normal mais certains se doutaient de la vérité. Certains se doutaient que leur patronus n'avait pas été réintégré à leur corps mais simplement détruit. Parce qu'aux yeux des Disciples, cela revenait au même. Détruire le problème était l'objectif principal, et s'ils devaient utiliser de belles paroles pour convaincre la population, ils le feraient.

Un décret de trop
23 décembre 1983 - Le remède devient obligatoire
La goutte de trop dans un vase déjà trop plein. Le remède qui jusqu’ici n’était qu’une possibilité, un traitement permanent offert qu’à ceux qui le désirait devenait maintenant obligatoire. Par dizaine, des sorciers furent injectés le remède, et ils virent leurs patronus disparaître sous leurs yeux, sans le vouloir, sans y croire. La simple visite médicale à Sainte Magouste devenait pour certains le couloir de la mort de leur âme, et ils ne pouvaient y échapper sous peine de devenir à leurs tours criminels.
Au début, leurs échos se font à peine entendre, et le décret passe presque inaperçu, mais la rage arrive très vite aux oreilles de l’Ordre, qui transmet la nouvelle à tous et à toutes. Chaque sorcier de moins de vingt-neuf ans est destiné à perdre son patronus. Alors, l’Ordre se dresse, et entraîne avec lui la montée de ces sorciers dont les idées sont tranchées.

Informations supplémentaires
— Les Disciples de Shacklebolt sont contrôlés par les Mangemorts et ont manipulé la population de sorte à mettre la main sur une entité de pouvoir : le Ministère de la Magie. Amos Rosier fait partie d’entre eux, tout en étant Mangemort également. La presse, quant à elle, est également corrompue.
— Si votre personnage fait encore partie de la société magique, il n'est très probablement pas au courant de la corruption des Disciples et du gouvernement, à moins d'être en lien direct avec ces derniers ou la résistance. Merci de rester cohérents.
— Le premier cas de la deuxième vague de peste est recensé le 13 octobre, vous pouvez donc faire tomber malade votre personnage autour de cette date. Référez-vous au chapitre II du contexte pour les stades et leur évolution, qui est lente. Au 23 octobre 1983, le stade I n'a pas été dépassé et les premiers cas de stade II seront déclarés le 31 octobre 1983.
—Les personnes ayant été immunisées lors de la première vague en 1980 le sont toujours et les personnes qui ont été malades retombent malades.
— Jusqu'au 23 décembre 1983, le remède est optionnel. La première version du remède distribué il y a deux ans n'étant plus reconnu comme traitement efficace. Suite au décret, celui-ci devint obligatoire jusqu'à la chute du Ministre le 29 décembre 1983.
— Plus d'informations sur ce qui se passe après avoir pris le remède se trouvent dans ce sujet.

Liens utiles
Chronologie
Annexe sur les disciples et les enlèvements
Annexe sur les fugitifs
Recensement des décrets ministeriels
Recensement des réformes du réglement de Poudlard
Journaux relatant les évènements


Dernière édition par Albus Dumbledore le Mer 24 Jan - 14:44, édité 1 fois
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Message Re: Contexte
par Albus Dumbledore, Sam 23 Déc - 17:11 (#)
Chapitre IV - la chute
Happiness can be found even in the darkest of times
La société était divisée au plus profond de sa chair. Les regards se détournaient des corps se mouvant dans les rues, et les langues se déliaient pour accuser les voisins, les oncles et les frères. Poudlard ne ressemblait plus à rien, les élèves se torturant à coup de sortilèges impardonnables sous le joug de punitions, et les tremblements incessants des plus jeunes ne trouvaient aucun répits. Les étudiants subissaient un nouveau système éducatif en même temps que la deuxième vague de Peste, et nombreux étaient ceux qui décidaient d’apaiser un de leurs symptômes en prenant le remède proposé par le gouvernement. Ils sentaient alors le lien entre eux et leur patronus disparaître, les marques de la Peste avec lui. Ils ne leur restaient que la souffrance des punitions.
Nombreux étaient aussi ces élèves qui prenaient une autre voie, celle de clandestinité. Ils devenaient ces fugitifs sans réel opinion politique, qui se terraient dans l’espoir de survivre. Ils pouvaient même se regrouper en village, mais l’organisation était pauvre et pour rester en vie, ils devaient devenir nomades, échapper aux rafleurs qui revenaient toujours plus nombreux, toujours plus forts. Certains, n’en pouvant plus de cette vie pour laquelle ils n’étaient pas nés, avait saisit la chance de regagner la population lambda, celle passant inaperçue dans les rues de Londres. Pourtant, ils devaient vivre avec les yeux du gouvernement sur leurs dos, leurs agissements surveillés, car ils restaient susceptibles d’une énième trahison au régime d’Amos Rosier.
Les partisans de l’Ordre se retranchèrent à Godric’s Hollow et à Pré-au-lard, construisant des véritables villes armées dans ces villages autrefois paisibles. Pourtant, tandis que le gouvernement prospérait, l’Ordre se retrouvait déchirée, et les dissensions en son sein se retrouvèrent exacerbées par la colère de ses membres. Ils étaient trop nobles, criaient certains. Ils allaient perdre s’ils n’utilisaient pas les mêmes armes, hurlaient d’autres. Alors que les anciens se protégeaient dans l’image offerte par Albus Dumbledore - silencieux, bien trop silencieux pour certains -, d’autres se plongeaient dans une idéologie plus violente, plus brutale.
Cette idée d’une force de frappe plus à même à combattre le gouvernement germa dans l’esprit de plusieurs, jusqu’à la prise d’otage organisée par ce groupe d’extrémistes, auquel se rattacha des fugitifs. En ce soir d’Halloween, ils menacèrent la population civile de Londres au Chaudron Baveur révélant aux yeux de tous ces nouvelles idées de ceux dits-tolérants.
Un décret de trop
23 décembre 1983 - Le remède devient obligatoire
La goutte de trop dans un vase déjà trop plein. Le remède qui jusqu’ici n’était qu’une possibilité, un traitement permanent offert qu’à ceux qui le désirait devenait maintenant obligatoire. Par dizaine, des sorciers furent injectés le remède, et ils virent leurs patronus disparaître sous leurs yeux, sans le vouloir, sans y croire. La simple visite médicale à Sainte Magouste devenait pour certains le couloir de la mort de leur âme, et ils ne pouvaient y échapper sous peine de devenir à leurs tours criminels.
Au début, leurs échos se font à peine entendre, et le décret passe presque inaperçu, mais la rage arrive très vite aux oreilles de l’Ordre, qui transmet la nouvelle à tous et à toutes. Chaque sorcier de moins de vingt-neuf ans est destiné à perdre son patronus. Alors, l’Ordre se dresse, et entraîne avec lui la montée de ces sorciers dont les idées sont tranchées.
La chute
29 décembre 1983 - Assassinat d’Amos Rosier, Ministre de la Magie
Tandis que l’Ordre décide de mener une attaque décisive sur le gouvernement, rassemblant ses troupes, un homme entreprend une mission presque suicidaire. Fugitif, né-moldu, tête pensante de ce groupuscule ayant monté la prise d’otage, Alastair Townsend se glisse dans le Ministère, et assassine Amos Rosier.
Au même moment, l’Ordre frappe.
Au même moment, le chaos s’installe.

30 décembre 1983 - Un nouveau gouvernement, une chaise à bascule
Trois partis se font front dans le capharnaüm engendré par la mort de Rosier. Les traditionalistes, qui ont occupé pendant trop longtemps et trop durement les postes importants du gouvernement ne lâchent rien, le pouvoir glissant cependant entre les doigts de certains, ceux qui avaient crié trop fort leurs allégeances. Mais les autres, ceux dans l’ombre, restent accrochés au pouvoir qu’ils continuent à tenir. L’Ordre s’oppose dans chaque souffle à ces traditionalistes, se retrouve désemparée par cette prise de pouvoir sanglante, loin de leurs idéaux, mais travaillaient à redresser le pays, ne pouvant compter que sur eux-mêmes. Et il y a ces extrémistes, ceux qui ne revendiquent pas le crime, mais qui sont accusés par les traditionalistes. Les extrémistes ne veulent pas encore la paix, et n’agissent en rien pour aider l’Ordre.
Pourtant, ils arrivent à mettre en place un gouvernement provisoire, remplis par les trois groupes, et bancal, balançant d’un côté à un autre, en obtenant trop peu de consensus. Nonobstant, ils arrivent à faire passer plusieurs amendements sous forme de décrets, rétablissant ainsi au sein de la population sorcière les centaines de fugitifs et résistants. Les villages armés de l'Ordre reprennent également leurs fonctions d'origine. Le sort de Poudlard semble s'améliorer, pris par l'Ordre afin de restaurer les valeurs qui leurs sont chères. Suite à l'action de l'Ordre, Poudlard est fermé pour pouvoir laisser le temps au nouveau gouvernement de décider du sort des anciens élèves qui ressortent de l'ombre.

Informations supplémentaires
— Le pouvoir est partagé entre trois partis qui ne veulent rien avoir à faire avec les autres. Le gouvernement provisoire est hautement instable.
— Les Disciples se font exposés au grand jour, et des conséquences pour ces derniers commencent à se mettre en place, ainsi que pour les mangemorts ayant clamés trop fort leur allégeance.
— Les personnes touchés par la Peste et non concerné par le remède obligatoire sont encore malades, les stades de la maladie recommençant en cycle.
—Les fugitifs et les résistants peuvent regagner Londres, Pré-au-Lard et Godric's Hollow, la plupart retrouvant leur ancien travail.

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