BELLUM PATRONUM


Version 27
Une nouvelle version a été installée sur le forum, accompagnée de son lot de nouveautés.
Vous pouvez la commenter ici.
Merci de privilégier les serdaigle
Afin de rééquilibrer les maisons, merci de considérer la maison Serdaigle
dont les élèves ne sont pas nombreux.
Fermeture des sang-purs
Nous n'accepterons désormais plus de sang-purs inventés,
merci de vous rediriger vers les familles de la Saga ou les familles de membres.

Liste et demandes de particularités magiques
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Employée du ministère de la magie
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Employée du ministère de la magie

Répartition : 19/01/2014
Hiboux Envoyés : 1207
Message Re: Liste et demandes de particularités magiques
par Lyubomyra Hulyahrotsky, Dim 18 Juin - 22:46 (#)
Demandes acceptées pour toutes les deux Chou


Nothing spells  b r o k e n  like  f o r e v e r
that was how you survived when you weren’t chosen, when there was no royal blood in your veins. we learn to hold our heads as if we wear crowns. we learn to wring magic from the ordinary. when the world owed you nothing, you demanded something of it anyway.  
recherchée par les autorités
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recherchée par les autorités

Répartition : 18/06/2017
Hiboux Envoyés : 33
Message Re: Liste et demandes de particularités magiques
par E. Greer Cavendish, Lun 19 Juin - 14:37 (#)
Pseudo: E. Greer Cavendish
Particularité souhaitée: Oblamens
Motivations: Tout d’abord, je souhaiterais la particularité d’oblamens pour Greer parce que je trouve que c’est un don très intéressant dans le contexte actuel du forum. En effet, les né-moldus sont pris pour cibles et Greer, étant une née-moldue n’y échappe pas. Ainsi, elle a perdu son travail et se retrouve mêlée à cette histoire de complot malgré elle ce qui fait qu’aujourd’hui, elle se retrouve fugitive et dans la nature. Le fait que Shadow, le patronus de Greer, puisse avoir une totale liberté de ses mouvements est intéressante notamment par rapport à la relation entre Greer et Shadow mais aussi à cause de cet état de fugitive. C’est à mes yeux un énorme atout pour Greer tout comme c’est aussi une énorme faiblesse.
La relation de base entre Shadow et Greer est supposée être compliquée. Au début, elles se sont tolérées, puis, elles se sont apprivoisées. Shadow a toujours été celle qui titillait Greer pour tenter de lui faire perdre son sang-froid légendaire. Les deux se sont souvent disputées et souvent leur relation a été à rude épreuve. La peste est aussi passée par là et Greer a aussi souhaité la mort de celle-ci mais a découvert à la place une nouvelle forme de Shadow, la mante religieuse. Si leur relation a été pendant un moment, très tumultueuse, il est devenu évident pour les deux qu’elles devaient se supporter le reste de leur vie. Greer étant quelqu’un de prévoyant, elle aurait donc choisi de devenir Oblamens. La première raison aurait été notamment à cause du lien de proximité qui les rattache. Greer est supposée avoir une patte folle et ne peut donc pas spécialement courir, ses déplacements se font quelque peu lent et sa jambe lui fait rapidement mal. C’est un gros problème pour Shadow qui prend la forme d’une panthère et qui par conséquence a besoin de distance, de courir etc. Si l’aspect proximité était attirant pour Greer, le fait est que cette décision, mûrement réfléchie serait intervenue à peu près au moment où Greer a commencé à prendre la marque en octobre dernier. Bien qu’elle ne soit plus à Poudlard depuis maintenant deux ans, il fut obligatoire pour la jeune femme de la prendre. Cependant, prenant conscience de ce qui se passait et ayant eu ensuite quelques échanges avec certains disparus victimes des disciples, il sembla logique pour elle qu’elle décide de se séparer physiquement de Shadow pour se protéger. Le fait est que la marque que possèderait Greer n’est pas à jour, elle serait devenue oblamens tout récemment et n’aurait pas fait le changement de sa marque (notamment car elle est en fuite), ce qui lui donne un avantage considérable : on pense donc qu’il faut que la panthère noire et la mante religieuse soit toujours avec elle ce qui ne serait plus le cas actuellement. Ainsi, Greer aurait acquis cette capacité depuis fin mars et aurait commencé début novembre ce qui laisse un délai de plusieurs pour atteindre la capacité, ce qui semble raisonnable.
Inévitablement, je voudrais utiliser cette particularité pour avoir l’effet inverse que sur beaucoup de personnages qui possèdent déjà cette particularité. J’ai souvent compris pour certains (peut-être pas tous mais une bonne partie) le lien de proximité s’étant étendu, leur relation avec leur patronus devenait plus lointaine. En réalité, je voudrais que cette particularité soit une extension du lien entre Shadow et Greer. En fait, je pense qu’elles peuvent tout à fait s’en servir pour assurer leurs arrières. En tant que fugitive, Greer est supposée être dans la nature et Shadow serait donc souvent en avance ou en arrière soit pour lui montrer des chemins plus pratiques (notamment à cause de sa jambe boîteuse) ou pour tout simplement s’assurer qu’il n’y a pas de personnes indésirables la suivant, la cherchant etc. De plus, le fait que Shadow puisse se transformer en mante religieuse serait aussi un avantage : elle peut se fondre parfaitement dans le décor sans être repérer. Ainsi, elles se complètent en quelque sorte et cette particularité les aiderait à se compléter et à devenir plus stratégiques. Aussi, ce serait un moyen pour que Shadow et Greer puissent se rapprocher au niveau de leur lien. Si pendant une période, Shadow s’amusait à taquiner et à provoquer Greer, aujourd’hui, avec les récents évènements intervenus dans la vie privée de Greer, ce n’est plus le cas. Tout ceci les a affectés et il s’agit maintenant de survivre que ce soit pour l’une ou pour l’autre.
C’est pour cette raison que si cette particularité possède de grands avantages que ce soit sur le plan physique que relationnel entre Greer et Shadow, il y a aussi de gros inconvénients et cette particularité viendrait aussi nuancer tous les points positifs et la nouvelle relation entre Shadow et Greer. Je pense notamment au fait que Shadow soit tout aussi vulnérable avec que sans Greer. Si Shadow se fait attraper, Greer devrait obligatoirement venir l’aider. Si Shadow se blesse, Greer ressentirait la douleur et inversement. Le lien psychique reste toujours fort et présent malgré l’éloignement physique et je compte aussi énormément jouer là-dessus : certaines choses pourraient notamment agacer autant l’une que l’autre. Greer reste malgré tout lente à marcher, mais elle pourrait aussi ressentir par exemple, Shadow qui devient impatiente ce qui pourrait influencer aussi ses émotions à elle vu qu’elles restent intimement lier. De même lorsque Shadow se mettrait à chasser par jeu plus que par nécessité, cette action aurait une influence directe sur Greer qui ressentirait chacune des émotions de Shadow et devrait donc les gérer alors que, par exemple, elle se trouve avec d’autres personnes dans un contexte qui ne s’y prête pas du tout. Ainsi, cela continuerait à frustrer autant Shadow que Greer qui prendraient conscience qu’elles ne sont pas totalement indépendantes, de même, qu’au fond et implicitement, aucune ne le souhaite. De plus, il me semble évident que si cette capacité existe, elle possède autant d’avantages que d’inconvénients : si le personnage est capable de se libérer du lien physique de son patronus, il ne peut pour autant maintenir cet éloignement trop longtemps car je pense qu’il existe une forme de fatigue qui s’installe vu que le lien reste magique et que cela tire sur le lien invisible entre les deux bouts d’âme. Ainsi, Shadow reviendrait obligatoirement de temps en temps le plus proche possible de Greer pour reprendre de l’énergie que ce soit pour elle-même ou pour Greer (ce qui serait aussi frustrant du point de vue de Greer et Shadow).
Je trouve enfin, que cette particularité pourrait aussi permettre d’avoir des conditions de rp intéressante et pourrait me permettre de jouer sur la relation importante entre Greer et Shadow et même d’autres personnages (je pense notamment aux autres oblamens ou même ceux qui ont acquis la capacité de legimania).
Du coup, je pense avoir fait le tour de mes motivations et de l’impact que cette particularité aurait sur Greer ainsi que la façon dont je compte l’utiliser. J’espère avoir été le plus claire possible et merci d’avoir pris le temps de me lire.
Mini-RP:
Elle a mal au dos, aux reins et le sol est décidément trop dur. Elle se tourne dans son sac de couchage, celui que Byron lui a donné avant qu’elle ne disparaisse dans la nature. Greer Cavendish n’avait pas vraiment eu l’habitude de dormir sur le sol même mais elle se disait qu’au jour d’aujourd’hui, cela lui importait peu.

Elle se relève alors et regarde autour d’elle.

La salle de danse est silencieuse et sombre. Elle n’a pas allumé la lumière pour ne pas attirer l’attention sur l’endroit où elle était. Elle savait que dans le monde moldu, elle était beaucoup moins exposée mais… Mais elle n’était jamais trop prudente à l’heure actuel.

« Qu’est-ce que tu comptes faire maintenant ? »

La voix de Shadow s’éleva dans son crâne et la brune regarda autour d’elle. La panthère n’était nulle part et elle devina que celle-ci était partie pendant qu’elle dormait. Voilà vingt-quatre heures qu’elles avaient décidé de se séparer et déjà un certain poids invisible semblait peser sur elles-deux.

Greer ne répondit pas. Elle resta assise sur le sol de la salle de danse qui était la sienne et observa son reflet dans l’une des immenses glaces. Elle avait choisi cet endroit car elle savait qu’elle ne pouvait pas rester chez Byron. Elle l’exposait trop et maintenant qu’elle était en fuite, ce ne serait qu’une question d’heure avant que les autorités sorcières se rendent chez lui, probablement pour fouiller en espérant l’y trouver là.

« Je suis au bout de la rue, j’arrive. Byron a tenu promesse, maman a quitté son domicile et est de toute évidence dans le premier avion pour aller en Nouvelle Zélande. Je suis partie lorsque les autorités sont arrivées chez Byron. » informa la panthère noire.

Greer ne répondit toujours rien. Elle était cependant satisfaite de ce que lui disait Shadow et fut quelque peu soulagée de savoir que celle-ci revenait. Elles avaient beau avoir réussi à briser leur lien de proximité en devenant oblamens, le fait était que leur séparation n’en était pas moins dangereuse et peu avantageuse notamment sur le fait que leur lien était parfois tellement étendu qu’elles en ressentaient tout de suite les effets.

« Soit prudente. » lui répondit-elle simplement, avare de mots, avare de pensées aussi.

L’esprit de Greer, méthodique et organisé essayait de passer outre les deux derniers jours. En réalité, tellement de choses s’étaient produites qu’elle devait faire en sorte de calmer sa mémoire pour ne pas que les souvenirs, terriblement précis, lui reviennent. Elle avait à peine dormi et elle venait encore une fois de se réveiller avec un énième cauchemar. Elle savait cependant qu’elle ne trouverait pas le repos escompté avant quelques temps.

Avant que leur deuil soit fait.

Elle chassa cette idée de sa tête et se décida à se relever pour se dégourdir les jambes. Elle fit rapidement le tour de la salle de danse qui n’était pas si immense que cela. Sa main se posa sur le bois de la barre pour danser et elle la caressa, son esprit réfléchissant à toutes les possibilités qui s’offraient à elle.

Shadow avait raison, elle devait trouver ce qu’elle comptait faire maintenant qu’elle était recherchée pour ce ridicule complot. Le fait était qu’à présent, elle ne pouvait plus se permettre d’être dans le monde sorcier. Elle avait perdu son travail et même Byron, bon avocat qu’il était, ne pourrait rien faire pour elle. Elle n’aurait pas de procès, elle serait envoyée à Azkaban ou…

On la tuerait comme il avait tenté de le faire.

Elle déglutit, sent que quelque chose s’agite dans sa poitrine mais se redresse, se remet à marcher et éloigne Arseni de son esprit. Elle ne doit pas penser à lui, pas tant qu’elle n’aurait pas trouvé un endroit plus sécurisé que celui-ci. Elle savait qu’Arseni n’aurait pas pu connaître cet endroit quand bien même c’était lui qui le lui avait offert il y a de cela ce qui lui semblait des siècles. Toujours était-il qu’elle ne pouvait pas risquer d’être plus longtemps à Londres. De plus, cet endroit n’était pas du tout fait pour. Non seulement, il lui rappelait des multitudes de souvenirs mais en plus, elle n’avait pas de point d’eau, ni d’endroit pour faire chauffer de la nourriture.

Et elle allait finir folle si elle restait entre ces quatre murs.

« Il nous reste quoi comme option alors ? On a nulle part où aller, Greer. »

Elle entendit alors la fenêtre de la salle de danse grincer légèrement alors que le gros félin rentrait dans la pièce. Presque immédiatement, alors que Shadow revenait à proximité de sa sorcière, un poids en moins semblait se lever de ses épaules et elle se sentit respirer plus facilement de nouveau. Shadow se frotta à Greer avant de finalement s’asseoir à côté d’elle et de se lécher la patte.

Il n’y en avait pas des masses en réalité.
De la perspective de Greer, peu de gens seraient là pour la soutenir.
Alors elle devait se débrouiller seule.

« On a toujours l’option d’essayer de retrouver Jill et Ezra. » conclua-t-elle au terme de sa réflexion.

« Oui, mais par où commencer ? » lui demanda Shadow.

Nouveau silence.
Greer s’asseoit aux côtés de la panthère avant de finalement reprendre.

« Je ne peux pas rester là plus longtemps de toute façon. Je pense que le mieux c’est déjà de sortir de Londres. On ne doit pas être les seules fugitives sur la route. On trouvera tôt ou tard des indices sur l’endroit où la plupart d’entre eux vont… Et ainsi on pourra trouver Jill et Ezra. »
« Ce qui veut dire qu’il faut rester constamment sur la route et avec ta jambe… » commença Shadow d’un ton grave.
« Dans ce cas, tu m’aideras. Tu seras mes yeux partout où on ira. Tu me guideras. » l’interrompit-elle.

Silence. Shadow réfléchit. Greer réfléchit et intérieurement, une sorte d’accord tacite s’installer entre elle. Elles prennent conscience toutes les deux que leur relation, ce qu’elles avaient décidé d’être l’une pour l’autre auparavant, avait changée. Elles n’étaient plus les mêmes.

Pas après ce qui s’était passé chez elles.
Pas après ses deux derniers jours.
Pas après la mort d’Arseni.

« Très bien. Dans ce cas, il faut qu’on se repose un peu avant de partir avant le levé du jour. » conclua Shadow et Greer acquiesça silencieusement.

Elle se releva alors et se dirigea de nouveau vers son sac de couchage, Shadow la suivant. Greer s’installa le plus confortablement qu’elle pouvait, mit son sac à dos sous sa tête pour faire un oreiller et elle sentit alors Shadow se blottir contre elle sous sa forme de panthère. Les deux femmes restèrent silencieuses, là, l’une contre l’autre.

Conscientes qu’elles ne pouvaient que compter sur elles-mêmes à présent.
Conscientes qu’elles devaient former un duo imparable.
Conscientes aussi que ce serait la seule chaleur vivante qu’elles accepteraient et trouveraient avant un long moment.


Merci d'avance Chou


My heart was born out of the fire
I lost love a thousand years ago and still, I can't find her. Now I don't love like I used to, but I've got stories I could tell you, if I want to.
mischief managed
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mischief managed

Répartition : 12/03/2017
Hiboux Envoyés : 81
Message Re: Liste et demandes de particularités magiques
par Trajan V. Delacroix, Mar 20 Juin - 20:46 (#)
Je transmets Chou


he is born on golden throne
out of bloodied hands and bared teeth. it is a story of the sort of greatness that can only end in flames. there is a melody in his smile, he hums it in his sleep, dances it through his fights. the notes of childhood pass with laughter in open fields. the beat quickens its pace. this is the rhythm of a tragedy that cannot wait to reach its chorus. oh dear boy, they think, we will make a killer out of you yet.
professeur de poudlard
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professeur de poudlard

Répartition : 19/06/2017
Hiboux Envoyés : 5
Message Re: Liste et demandes de particularités magiques
par Alrune J. Malefoy, Ven 23 Juin - 12:42 (#)
Pseudo: Alrune J. Malefoy
Particularité souhaitée: Daemon
Motivations: Alrune est obnubilée par son patronus, car il demeure son seul ami et allié au cours d'une existence assez complexe (elle a été agressée à l'âge de 18 ans, et cela a empêché ses fiançailles à plusieurs reprises, puisqu'elle était totalement traumatisée). Elle se raccroche à lui comme elle se raccrocherait à une personne véritable, puisque sa famille a été assez déçue de son comportement envers son parti : elle estime qu'elle n'a pas rempli son rôle.

De plus, étant professeur d'étude des patronus, elle comprend comment il fonctionne. Elle a donc attendu longtemps avant de tenter de rendre son patronus réel : elle a étudié son patronus normal très assidûment, et passe à l'étape suivante en tentant de l'étudier sous sa nouvelle forme. Le don serait donc très récent, une année tout au plus !
Mini-RP:

« J'ai échoué, Elrune. » Le petit singe tourne doucement la tête. Tic, tac, petite horloge animée, barque flottante dans un air désoxygéné. « Je les ai tous déçus. » Père a fermé sa porte à clé, lorsqu'elle a fait échoué ses fiançailles. Mère l'a suivie par principe, et par devoir. Charon a claqué le panneau de bois lorsqu'elle lui a demandé de lui effacé la mémoire. Le petit pantin désarticulé s'est laissé tomber dans le néant. « Je ne suis qu'un témoin effacé du Manoir. Je crains d'être... invisible. » Elle parle, mais Elrune ne lui répond jamais. Il n'est qu'un fantôme, lui aussi. Un fantôme créé d'un souvenir fantomatique. Une chimère construite pour lui faire oublier ses démons. Un mirage servant de décor un peu trop irréaliste. « Lorsqu'ils me regardent... Il me semble... que leurs regards me transpercent... Ils ne me regardent pas vraiment... » Elle contemple ses mains fragiles, celles qui n'ont pas pu stopper son agresseur, il y a de cela vingt-trois ans. Elle les cogne contre la terre, et sa gorge menace d'une strangulation soudaine. « Es-tu donc la seule à me voir telle que je suis réellement ? » Elrune l'accompagne depuis l'apogée de sa souffrance. Elle est cette image de bien-être qu'Alrune rêve tant de trouver. Elle se prélasse de sa présence comme elle se prélasserait d'une poudre blanche. Seul compagnon toujours présent, toujours à l'écoute. Une parenthèse dans un univers qu'elle se surprend à ne pas comprendre. Créature lancinante qui lui donne espoir. « Pourtant... tu es irréelle... » Son regard dénaturé de quelques larmes traîtresses se pose finalement sur sa compagne. Cet être qui la berce tant. Cet être qui lui a inspiré son propre métier. « Je ferais l'impossible pour te rendre plausible en ce monde. »

Elle chahute, dans sa boîte crânienne. Les idées vont et viennent, entre les synapses qui dansent. Elle soupire, elle secoue la tête pour chasser l'intensité. « J'ai trop longtemps été silencieuse. J'ai tant à te conter ! » lui a-t-elle dit dès ses premiers pas dans l'humanité. Elrune est une créature désormais douée d'expression. Pourtant, il est des instants où sa Maîtresse souhaiterait l'annihiler. La cohésion n'est plus palpable. Elle transmet quelques informations incompréhensibles. « Je t'en prie, calmes-toi. Je ne parviens plus à penser. » Mais le petit singe ne cesse de bouger. Gauche, droite, bondir, sauter, se cramponner, observer, contempler, épier, regarder. Ne jamais arrêter de parler. Le regard des professeurs est inquisiteur, mais elle ne répond pas. Certains crient au scandale, sans jamais l'affirmer. D'autres admirent, sans réellement le souligner. Et Alrune constate que ce sort n'a que tout changé. « Ils vont venir ! Ils venir ! Vas-tu enfin me présenter, ou souhaites-tu encore me dissimuler à leurs yeux innocents ? » Elrune piaffe et s'agite, pendant que Alrune cogite. Elle ignore si elle est prête à telle affirmation devant quelques classes curieuses. Elle ne sait pas si elle parviendra à annihiler les interrogations trop nombreuses. « J'ai longuement travaillé. Ce que vous devriez également faire, Monsieur Swan. » répond-t-elle vaguement à celui qui a posé la première question. Le petit singe s'amuse à voler quelques stylos billes. Alrune n'en dit pourtant rien. « Tu me fais honte ! Est-ce ainsi que tu me remercies ?! » crie-t-elle, lorsque le calme revient enfin. Pourtant le petit pygmée se rétracte. « Te remercier ? Pourquoi donc te remercierais-je ? Tu ne m'offres qu'une existence de servitude ! Je n'ai aucune vie si ce n'est celle que tu as ! Je vis avec toi, je mange avec toi, je dors avec toi ! Et que m'offres-tu en retour ? » La créature s'hérisse. Alrune comprend. « Je suis navrée, Elrune. Je n'avais guère conscience de ce que je te demande. Mais comme tu l'as dit, nous passerons notre vie ensembles. Je t'en prie, faisons la paix. Et tentons, ensembles, de trouver une harmonie. »

Le coeur palpite. L'émotion est trop forte pour être annihilée. L'élève se met à rire. Il s'amuse de la colère qu'il instaure. Petit cancre trop fier pour être puni. « Je n'aurais peut-être pas été si virulent si ce crétin ne m'avait pas insulté ! Il mérite d'être lacéré par mon jaguar ! Ce n'est que justice ! N'est-ce pas ce que vous enseignez, Madame ? » Toupet bizarre d'un adolescent ayant hérité d'un patronus assez puissant. Elève passé maître dans l'art d'être le Roi de la cour. Alrune arque un sourcil. Le jaguar la regarde et estime son degré de danger. Rien à signaler. « Monsieur Swan. Veuillez calmer votre compagnon, je vous prie. Je ne tolère aucun écart dans ma classe. Si des règlements sont nécessaires, veillez à les mettre en oeuvre pendant les inter-cours. » Mais le grandiose Swan ne semble pas réticent à l'idée de régler ses comptes sur-le-champ. Nouvelle envie de supériorité. « J'ai une meilleure idée ! Puisque vous enseignez la justice magique, vous pourriez être le juge de cette affaire, et décider de la sentence qu'il devra recevoir ! » Alrune n'oscille pas. Adossée à son bureau, elle observe Swan se lever de sa chaise, pour s'approcher d'elle. Elle ne montre pourtant aucune forme d'austérité, ou de peur. « Il n'y a aucune sentence à prononcer dans quelques querelles d'adolescents insouciants. Je vous prie de retourner vous asseoir afin de pouvoir continuer ce cours. Vous me rendrez visite à mon bureau à la fin de la classe afin de recevoir, tous les deux, une punition pour non-respect des règles de cette classe. » Swan secoue la tête. Son visage prend une teinte de colère et d'agressivité. Le jaguar qui lui sert d'allié démontre une agitation renfermant une violence rare. « Une punition ? Je ne mérite aucune punition ! C'est lui, et lui seul, qui a débuté les austérités ! Mon cher Trust a simplement été blessé par ses mots vénéneux. J'estime qu'il devrait écoper de ma punition également pour son outrage ! » Alrune soupire, en silence, plus pour elle-même. Les autres élèves restent de marbre. La plupart n'ont pas la carrure, ou du moins croient qu'ils ne l'ont pas, pour s'opposer à Monsieur le Roi. « Pour la dernière fois, Monsieur Swan. Retournez vous asseoir. Nous discuterons de votre punition après le cours. » Swan serre les points. Son manque de retenue trahit un cruel manque d'éducation, ou une colère trop profondément enfouie. Trust, jaguar d'une taille moyenne, gronde, en avançant vers la professeure. « Je suis un Swan. Vous n'avez pas le droit de me dire ce que je dois faire. Personne ne me dit quoi faire. Sinon, je l'écrase. » Alrune guette l'attaque. « Elrune. » Ce n'est qu'un écho. L'appel résonne, pourtant. L'agression ne dure que quelques secondes. Le chat viverrin grogne, s'hérisse. Le jaguar fait un pas en arrière. Un deuxième, avant que Swan ne retrouve sa place initiale. « Bien. N'oubliez pas, Monsieur Swan, je veux vous voir après le cours, sans faute. A présent, reprenons. »

Et voilou ! Merki beaucoup pour votre attention Brille Brille Brille
élève de serdaigle
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élève de serdaigle

Répartition : 18/06/2017
Hiboux Envoyés : 23
Message Re: Liste et demandes de particularités magiques
par Ebba R. Greengrass, Ven 23 Juin - 23:58 (#)
Pseudo: Ebba R. Greengrass
Particularité souhaitée: Legilimens (apprentissage)
Motivations: Alors pourquoi la légilimancie ? Déjà il y a deux points qui m’ont particulièrement attiré avec ce don et qui l’on fait se différencier des autres possibilités que je pouvais éventuellement envisager. C’est un don qui n’est pas inné, il nécessite donc un apprentissage et il se base sur des aptitudes « intellectuelles » (maîtrise de soi, savoir être raisonnable, prendre du recul). C’est important qu’il ne soit pas inné dans la mesure où cette faculté serait en quelque sorte une façon d’approfondir le personnage et de le rendre imprévisible en révélant une facette de sa personnalité méconnue du plus grand nombre. Sur ce point je m’explique, Ebba est une personne extrêmement « chaotique ». Elle part dans tous les sens avec une apparente légèreté et agit comme bon lui semble. Donc au premier abord c’est un personnage sans limite qui a jouit des faveurs de sa famille (vue la mentalité des Greengrass et dût au fait qu’elle n’a pas de sœur) et qui est même avantagé dans la société sorcière eut égard aux critères qu’on lui connait. Elle a ainsi une vie relativement facile si on peut dire cela ainsi avec une tendance à agir sans se soucier des conséquences comptant sur le fait d’être bien né. C’est en cela que la légimancie est intéressante pour ce personnage puisque ce n’est pas inné, elle ne peut pas l’avoir comme une chance, une faveur à la naissance du hasard. Elle doit l’apprendre. Et ce parcours pour maîtriser celui-ci prend toute son ampleur par rapport au caractère du personnage puisqu’il permet de développer et de souligner sa détermination et sa droiture, sa rigueur cachée. C’est des traits de caractère qui ne se voient pas spontanément chez elle et je trouvais intéressant de révéler ce pan de son caractère à travers un apprentissage particulièrement ardu qui nécessite une extrême rigueur. De plus outre le fait que ça permet de développer des facettes du personnage avec plus de profondeur et de lui attribuer une certaine ressource qui se marie plutôt bien avec le fait qu’Ebba est aussi une succession d’énigme (puisque par exemple son côté effronté, provocateur, ingérable si on peut le résumé ainsi cache un besoin d’indépendance et de sérénité loin des attaches et attentes de son entourages) ça permet de lui fixer une sorte de but à atteindre particulièrement personnel. Un but avec un parcours et des expériences, ce qui fait écho également à l’épouvantard (l’oublis de son passé, de sa progression) du personnage qui considère que ce qui fait la sérénité, la sagesse d’une personne c’est l’expérimentation et l’indépendance, le fait de faire ses preuves et finalement d’apprendre. Donc sur ce point ce don en serait une parfaite allégorie. Et enfin dernier point qui m’a fait pencher pour la légilimancie, c’est le fait que sa maîtrise soit réputée très difficile. Ebba a une confiance en elle plutôt débordante, voir trop et avoir à apprendre quelque chose c’est souvent devoir endurer des échecs. Du coup son apprentissage me permettrait de développer des remises en cause, des moments de doute où elle goûterait un peu à l’introspection.
Après pour le fait que  ce soit un don « intellectuel » si on peut le dire ainsi, ou en tout cas un don abstrait, invisible qui repose sur une maîtrise de soi importante c’est là que ça devient aussi particulièrement intéressant pour ce personnage. Ebba a un caractère qui repose sur des actes particulièrement « impulsifs » ou capricieux, c’est une grande butée, un caractère particulièrement fort assez extrême quoiqu’elle fasse donc finalement la maîtrise qu’exige la légilimancie me semblait vraiment intéressant car c’est tout un challenge pour un personnage comme celui-ci. C’est presque son opposé de but en blanc et si l’on s’arrête aux apparences donc le défi que ça représente est à mon avis vecteur de rp très intéressant par la suite notamment dans l’évolution du don ect. Le fait que ce serait son but en quelque sorte d’arriver à atteindre cette maitrise de la légilimancie permettrait aussi de mettre en exergue un trait caractéristique du personnage, la manipulation. Pas dans le sens où elle torturerait son monde avec ça :athana : mais plutôt parce que son acharnement (passionné comme toujours) serait en balance avec un côté futé, voir ambitieux (futé dans le sens, où elle peut se discipliner lorsqu’elle le souhaite pour ses intérêts) qui permettrait d’approfondir le personnage et de le nuancer dans l’image qu’il renvoi. Ensuite toujours sur le fait que c’est un don qui demande une maîtrise de soi et un certain « recul », une certaine sagesse à mon sens, Ebba est surdouée. Or la surdouance ancre l’intéressée dans des ressentis parfois très fort et le contraste qui vient ajouter au challenge me plaisait pas mal je dois l’avouer. Surtout que certains surdoués peuvent avoir des problèmes de concentration ce qui est nécessaire pour ce don et cela m’intéressait vraiment de l’exploiter avec Ebba. Ça rajoute un dilemme intéressant à exploiter entre sentimentalité, réflexion et maîtrise.
Ensuite sur un point de vue plus personnel, c’est-à-dire quant à l’histoire du personnage avec ce don. Cela me permettrait de développer l’ambiance familiale que j’imagine, à savoir une sorte de contrat implicite entre Ebba et sa mère. Ebba peut jouir des préférences de sa mère et d’un laxisme important à condition qu’elle atteigne un objectif : se révéler digne des Greengrass à la fin du parcours. Je pensais ainsi que la maitrise de ce don pourrait faire partie du contrat et cela coïncidant avec le fait qu’elle s’en fasse un but je trouvais cela plutôt envisageable et intéressant. Surtout que du coup ça devient une sorte de chantage, elle acquiert une certaine forme d’indépendance (bien qu’elle en fasse un usage discutable) sous la pression et dans le cadre contraignant de sa famille. Sachant que (pour plus tard) d’un côté l’obtention du don lui-même permettrait également d’obtenir de l’indépendance dans la durée pour ainsi dire et non plus seulement dans l’immédiateté. Je trouvais ça très parlant et se mariant assez bien à son miroir de risèd du coup puisque celui-ci symbolise l’atteinte d’une indépendance totale lui octroyant sérénité et liberté. Travailler pour acquérir ce don devient vecteur d’indépendance tout en demeurant une attache. C’est une idée qui me semble sympathique irp à exploiter puisque c’est une sorte de dilemme interne. Sans compter que du coup dans son histoire la légilimancie serait une préoccupation dès sa magie déclarée puisque son père lui enseignera sous les « ordres » de sa mère. Donc voilà double intérêt pour le personnage approfondissement de sa toile de fond et développement d’un lien profond avec son père qui viendront ajouter à la complexité d’Ebba. Et puis si pour elle ce fut un véritable défi (et donc un plaisir inavoué) de se lancer dans cet apprentissage loin des regards, je pense qu’avec la pression ambiante ça ne fera qu’ajouter à ce dilemme latent.
De même que le fait que ce ne soit pas inné est en rupture avec ce qui gravite autour du personnage qui a toujours eu plus ou moins une existence favorable avec des atouts dès la naissance à travers, son nom, son sang, et ses prédispositions intellectuelles. Du coup l’apprentissage inhérent à la légilimancie prenait d’autant plus d’attrait et de sens pour ce personnage. Ça permet de totalement la sortir de sa zone de confort et de vraiment lui donner du fil à retordre en plus de lui octroyer de la profondeur en mettant en exergue certains traits de son caractère qui ne sont pas facilement visible et exploitable.

Mini-RP:  Cette scène se situe lorsque son père juge Ebba assez mûre pour se pencher sur la pratique en totale indépendance et moins s’axer sur la théorie presque scolaire qu’il lui a prodigué plus tôt. Et ce sera probablement une partie de l’histoire si jamais le don devait être accordé.

Juillet et sa tiédeur avait sonné le glas définitif du périple scolaire qu’Ebba estimait avoir fastidieusement enduré. Une énième année monotone à vivoter dans les veines de Poudlard et qu’importait ses acquis ruisselant de novation qu’on lui avait gracieusement enseigné. La jeune Greengrass entretenait bien davantage d’émois pour l’approfondissement marginal de cette pratique élitiste qu’était la légilimancie. Un véritable don fourmillant de mille énigmes portées aux nues par la plupart des sorciers tant cette faculté engendrait de fantasme et d’effrois à la fois. Cependant, il y avait de cela longtemps que celui-ci avait perdu son aura exotique pour Ebba Greengrass. La familiarité qu’elle entretenait avec cette pratique lui avait été inculqué à l’aube de ses dix ans lorsqu’enfin sa magie se révéla au monde, lorsqu’enfin ses parents avaient attestés qu’un tel enseignement coûteux en temps et énergie ne serait guère vain. La légilimancie était déjà présente dans la lignée Greengrass, son propre père avait acquis ce savoir et cela expliquait en son entièreté le rôle prépondérant qu’il entretenait dans ce cheminement qui s’annonçait périlleux à bien des égards. Ainsi Ebba n’avait jamais entretenu cette fascination fantasque qu’elle avait troqué promptement au profit d’une pugnace résolution. Une détermination profonde enracinée à sa propre conscience dès que sa mère avait imposé ses desseins. Les années passant celle-ci pouvait se targuer de posséder une brassée généreuse de connaissance sur ce don complexe, sur son fonctionnement, sur l’épopée inhérente à sa maîtrise, autant que sur le cheminement historique du phénomène en lui-même. Néanmoins si Ignatus Greengrass s’était longuement entretenu avec elle à intervalle régulier pour lui dispenser ce savoir escorté de quelques rares exercices pratiques guidés par ses soins, ce n’était désormais plus rien au-devant de ce que celui-ci lui avait annoncé au trépas du mois de Juin. Juillet serait mémorable en tout point et cela relevait de l’euphémisme. Il lui avait fallu patienter six années de labeur théorique, de parchemin lu, d’ouvrage usé par ses lectures incessantes…pour qu’enfin ne daigne se profiler sa première tentative en totale indépendance. Cette simpliste projection lui avait valu des journées tiraillées entre l’excitation effervescente d’un enthousiasme sincère et l’attrait compulsif d’un approfondissement de la matière comme si la somme de ses connaissances rigoureusement acquises lui semblait soudainement superflues…voire insignifiantes au-devant de ce qu’elle considérait tel un dépassement de soi. Son père lui avait longuement conté les malices qui parsemaient le sillon victorieux des téméraires qui se risquaient à tenter la légilimancie, mais il n’était guère là question que d’envie. Si à ses dix ans cela lui semblait être un défi gratifiant et louable, en vieillissant la jeune femme s’était découverte sous l’emprise d’attente exigeante qui n’autorisait pas l’échec sans contrepartie salée. Celle de Deidre Greengrass. Ce simple songe crispait ses traits fins jusque-là penchés sur un ouvrage massif. Il n’y avait plus qu’une enveloppe charnelle courbée sur un savoir qu’en théorie elle connaissait déjà, ses prunelles s’étaient immobilisées et ses songes s’envolaient vers des préoccupations dissonantes. L’envie se mêlait à une confiance héritée de ses prédispositions intellectuelles innées lui laissant penser que le challenge ne pouvait se solder par un cuisant échec, mais une part de son être crevait d’effrois. Ebba se savait dissipée comme en cet instant présent où elle relayait l’illustre bouquin au rang d’objet dénué d’intrigue…Elle se savait sensible quoiqu’elle puisse véritablement en dire et cela n’était guère pour concorder avec cette confiance rassurante qui la tentait en demi-teinte. L’érudition dont elle faisait état sur le sujet colmatait vaguement les fuites d’anxiétés que lui causait ces doutes ponctuels. Après tout la jeune femme avait foi en ses longues heures d’étude en solitaire, ses après-midis à boire les paroles de son père et à exécuter ses exercices de respiration…Elle s’était enseignée à la rigueur dès ses dix ans ! L’échec ne pouvait pas être total ! La sorcière s’y refusait catégoriquement et quand bien même une part d’elle savait que cela ne suffirait guère à la dissuader de s’atteler à la tâche en cas d’échec… elle préférait simplement omettre cette hypothèse. Un sifflet soudain brisait la placidité de sa chambre, une fumée légère s’échappait de l’extrémité de sa montre suffisant à l’arracher à ses ruminations. Il était l’heure. Tout juste seize heures. Presque mécaniquement Ebba s’arrachait à l’ouvrage et à sa chambrée pour mieux dévaler les escaliers de marbre. Son cœur battait, mais ses traits tendus ne savaient s’émouvoir que d’une froideur implacable. Après quelques pas à longer un oblong couloir la sorcière pénétrait dans le bureau d’Ignatus, sans surprise le faciès aimable de son père l’attendait. L’homme avait disposé un fauteuil dos à l’antre vide de flamme et semblait patienter en sirotant un whisky pur-feu. Il lui octroyait un rictus chaleureux résonnant telle une douceâtre mélopée, tant dis qu’un sourire difficile s’installait sur ses lèvres closes. Le cœur n’y était guère, la jeune femme redoutait bien trop de voir ses efforts frôlant le perfectionniste bouter d’un coup d’estoc. L’horripilante idée lui fit esquisser une grimace alors qu’Ignatus se contentait de faire léviter son verre sur le bois ciré de son bureau se contentant désormais de suivre sa fille du regard pour mieux briser le silence « Tu es prête ? » Comme pétrifiée par cette simple interrogation la sorcière se contentait de saisir sa baguette ne daignant accorder ne serait-ce qu’un regard à son père et tuteur malgré elle. Utopiquement elle préférait se réconforter en pensant que plus elle serait distante moins ses sentiments ne s’agiteraient…Ce qui naturellement demeurait une pure fausseté. La sang-pure était rongée par toute sorte sensation. L’anxiété permettait à son cœur de s’emballer et lui rongeait le bout des doigts au point qu’elle dût raffermir son étreinte autour du bois pour se convaincre qu’elle était calme. De même qu’une bluette de défi reluisait progressivement en ses prunelles à mesure qu’elle réalisait ce qu’enfin elle seule s’apprêtait à faire. « Comme convenu fais de ton mieux, concentre toi bien, respire bien.. » La Greengrass acquiesçait presque fébrile. Les mots rassurants de son père lui laissaient un goût amer. Cela résonnait soudainement comme une cacophonie ses songes s’entrechoquaient, les enjeux s’entremêlaient, l’angoisse s’enchevêtrée avec sa volonté de faire ses preuves. Reluire d’une victoire pour s’octroyer l’indépendance paisible du laxisme faussement conciliant de Deirdre, y parvenir pour relever le défi ardu qu’on lui avait soumis… Ses poumons se gorgeaient d’air tant dis que dans la seconde un long souffle lui échappait. Ses paupières demeuraient closes comme pour l’aider à rassembler la détermination nécessaire à sa réussite. Son bras se levait face au faciès de son père qu’elle ne s’autorisait pas à voir, pas encore se disait la sorcière probablement naïve. Elle réitérait ces expirations consciencieuses. La respiration avait un rôle évident dans la relaxation qui devait l’aider à atteindre un calme suffisant pour se projeter dans cet autre, dans ce crâne étranger, mais l’évidence était-là : l’angoisse semblait lointaine à mesure que les secondes passaient et sans équilibre y succédait un simulacre d’euphorie. L’envie de comprendre ce don, l’envie de le maîtriser, l’impatience de pouvoir constater le chemin accomplis avec fierté. Un sourire faible venait teindre ses lèvres. Sans le savoir Ebba se retrouvait coincée dans une sentimentalité immédiate bien différente de celle qu’elle redoutait le plus, celle de découvrir elle ne savait quelle horreur dans l’esprit de son père. Bientôt sa respiration reprenait un rythme plus commun et brutalement elle dévoilait ses prunelles céruléennes dans lesquelles ne dansait plus qu’une flamme de défi. Jusque-là la sorcière avait toujours considéré l’exercice avec une grande rigueur mais il lui était difficile de savoir où donner de la tête en l’instant..Fallait-il s’embourber dans les angoisses véhiculées par l’échec et ses conséquences ? Ou fallait-il se rassurait au point de pécher d’une trop ample confiance ? Naturellement le juste milieu aurait été plus favorable à la légilimencie, mais cela ne l’effleurait que difficilement. Toujours extrême. Extrêmement rigoureuse comme elle l’était perpétuellement à ce sujet, où extrêmement confiante se parant dans des sentiments et des songes galvanisant sa détermination. Un souffle passait ses lèvres, un murmure, le sortilège jaillissait ce qui en soi pouvait paraitre être un premier pas fructueux. A l’unisson avec sa baguette la Greengrass avait senti une pointe d’adrénaline gagner son bras alors qu’elle avait tenté de restreindre cela en une inspiration profonde. Profondément vaine ! Ignatus demeurait paisiblement installé dans son fauteuil un rictus élargissant la commissure de ses lèvres. « J’étais distraite » se justifiait la sorcière en serrant les dents. Cela était sincère, après tout focaliser son attention sur … l’adrénaline qui la saisissait n’était-ce guère là une erreur grossière ? L’homme acquiesçait silencieusement. Ebba reprenait une respiration profonde se focalisant sur ce rythme comme on lui avait conseillé auparavant et comme elle l’avait toujours appliqué consciencieusement même à Poudlard, sans relâche. Son regard bleuté fixait les prunelles d’Ignatus. Un véritable cauchemar s’entendait penser la sorcière ! Elle y décelait une factice déception, elle y puisait une attente incommensurable aux conséquences monstrueuses si l’échec devait se faire cuisant. Elle expirait brutalement. Ses dents se serraient à mesure que ses émotions s’entremêlaient, que ses songes la parasitaient. Son regard se nichait sur l’antre vide, une distraction futile qu’elle justifiait comme un instant de repos pour mieux s’y atteler. L’abandon n’était guère de ses émois. Résolue ses prunelles fixaient avec plus d’avidité celles d’Ignatus, elle y perçait des pieux abstraits comme pour y creuser un fossé vers son esprit. C’est avec cette image qu’elle réitérait d’un timbre déterminé le sortilège. Un instant une latence étrange s’immisça en son propre esprit, mais Ebba demeurait rivé sur son objectif. Pénétrer un esprit. Y transmettre une émotion, une pensée, un souvenir .. Se faufiler dans les pans de l’intimité d’un autre telle une ombre. Une ombre apaisé, détachée…simple spectatrice dans un premier temps. Comme suspendue dans le présent, pétrifiée dans un ailleurs méconnue, il ne lui semblait ne plus percevoir ce qui l’entourait directement …Simplement focalisé sur ces prunelles d’un même bleu que le sien. Les traits marqués du faciès d’Ignatus n’étaient plus, il n’y avait plus rien d’autre que ces iris dansant devant les siennes. Un instant encore et peut-être que le seuil serait franchi ? Ses sourcils de jais se fronçaient sous le poids de cette conviction comme pour se donner la poigne nécessaire pour persévérer, pour s’accrocher… Mais y penser cela était déjà s’encombrer l’esprit. Une tension courait son corps. Les iris ne formaient plus qu’une étendue sombre, vaste. Etait-ce un souvenir ? Etait-elle cette fameuse spectatrice ? Le noir s’animait comme pour former les prémices de quelque chose de plus grand. Une pointe soudaine de satisfaction la saisissait sans qu’elle n’ait nulle certitude sur ce qu’elle percevait. Simplement du noir pendant une fraction de seconde. Une fraction de seconde pendant laquelle la jeune femme se projetait dans un futur qui n’existait pas et qui n’existerait probablement jamais. Sa concentration s’était honteusement détourné de l’instant présent brisant les prémices de ce lien si complexe entre deux esprits. L’étendue noire n’était plus, les mouvances de celle-ci non plus … Il n’y avait plus que ce visage. Ces meubles. Cet antre. L’instant était rompu. Rompu par sa concentration volubile. Rompu par ses sentiments, pire par son égo en partie … par cette confiance. Péniblement Ebba Greengrass percevait avec un goût amer le bureau de son père. Une moue rageuse imprégnait ses traits. Elle avait échoué ! Lamentablement ! Ses points se Ses dents, ses poings se serraient toujours plus. Elle avait la déception de ceux qui n’avaient pas été au bout des choses, une impression désagréable d’inachevé la gagnait. Elle avait frôlé cet esprit cela devenait une certitude. Mais de cet échec en demi-teinte, de cet essai infructueux en partie résultait une leçon. Davantage de maîtrise, toujours plus de rigueur et de détermination. Jusque-là Ebba brillait de connaissance, on lui avait inculqué des exercices de préparation lié à la respiration et elle les avaient assimilés à la perfection…Désormais cela était tout un monde qui s’ouvrait à sa pugnacité acharné.Le renoncement  ? Jamais. Un rire léger s'élevait face à elle "Tu devrais voir ta tête Ebba"



Merci d'avance Daengelo Et désolé pour le pavé je me suis emportée RIP
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Message Re: Liste et demandes de particularités magiques
par Slaine N. Lenaghan, Dim 25 Juin - 14:59 (#)
Je transmets ça Brille


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Message Re: Liste et demandes de particularités magiques
par Lyubomyra Hulyahrotsky, Dim 25 Juin - 21:37 (#)
Greer, ta demande est acceptée Daengelo

Alrune, malheureusement ta demande n'est pas acceptée Potté N'hésite pas à nous envoyer un mp si tu veux des précisions ou si tu as des questions Daengelo

Ebba, ta demande est acceptée Daengelo


Nothing spells  b r o k e n  like  f o r e v e r
that was how you survived when you weren’t chosen, when there was no royal blood in your veins. we learn to hold our heads as if we wear crowns. we learn to wring magic from the ordinary. when the world owed you nothing, you demanded something of it anyway.  
 

Liste et demandes de particularités magiques

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