BELLUM PATRONUM


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The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
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par Invité, Lun 7 Mar - 14:52 (#)
Napoléon Léonis Edward
Potter
ft. Henry Cavill
Sang Pur
36 ans
Célibataire
Bisexuel Homoromantique
Professeur de Vol sur Balai
Vautour Fauve
Neutre incertain
crédit images
   
À propos
Nom: PotterPrénom: Napoléon est mon prénom d'usage, référence au premier empereur de France ou non cela m'est égal. Il est cependant assez rare que l'on utilise mon prénom complet, lui préférant souvent simplement Léon, une contraction de mes deux premiers prénom. En effet Léonis, nom de la constellation du Lion est le prénom qu'utilisait toujours ma mère, qui n'avais jamais été d'accord pour m'appeler Napoléon. Un compromis entre les deux a donc été trouvé, même si je n'en veux à personne d'utiliser n'importe lequel de mes deux premiers noms au complet. Edward est le nom que portait mon père, dont j'ai "tout naturellement" hérité. Âge et Date de Naissance: 36 ans, né le 5 mai 1945. Nature du sang: Sang Pur. Situation familiale: Je suis fils unique, d'un père décédé de sombre manière, et d'une mère à moitié folle qui n'en a plus pour longtemps. J'ai a mon grand regret, un fils unique qui ne porte même pas mon nom de famille. Fruit d'une grossière erreur, il était préférable qu'il prenne celui d'un père qui n'était pas le sien. Fils que j'avais pris soin d'oublier avant qu'il ne me revienne en plein visage comme un violent coup de poing. Fils dont je dois m'occuper malgré que je n'aie aucune idée du mode d'emploi pour être un père ne serait-ce que décent. Patronus: Un vautour fauve qui n'apparaît que sur sort. Miroir du Rised: Une vie sans toutes les erreurs qui m'ont suivi toutes ces années et me suivent encore. Une vie ou je ne serais pas l'ombre d'un père qui n'existe pas vraiment, une vie heureuse. Ambition médiocre s'il en est, mais certainement la seule qui ne pourra jamais arriver. Epouvantard: Moi-même et mon fils ou plutôt sa dépouille. Moi-même avec son sang sur les mains. Composition de la baguette magique: 33 Centimètres, bois de Saule et Ventricule de cœur de dragon. Emploi: Ancien poursuiveur de l'équipe de quidditch des chauve-souris de Ballycastle, j'occupe depuis la rentrée de 1978, le poste de professeur de vol sur balai à Poudlard. Une belle descente en grade que j'ai un peu de mal à digérer mais qui semblait nécessaire. Animal de compagnie: Nuit, une roussette à couronne dorée, ou renard volant des Philippines un peu trop collante qui a la fâcheuse tendance de me suivre un peu partout. En particulier à la tombée du jour et le matin. La journée, c'est une dormeuse aguerrie et une gourmande de profession.
Caractère
Je ne peux rien affirmer de ce que je suis, compte tenu du fait que l’on n’est jamais tout à fait sincère lorsque l’on parle de soit, mais il est toujours possible de faire des efforts. Une chose que je peux affirmer sans détour est que je n’aime pas parler de moi. J’ai toujours été quelqu’un de relativement secret, préférant écouter les déboires d’autrui plutôt que de parler des miens. J’ai toujours considéré que mes pensées, ce qu’il se passait dans ma tête, dans mon cœur, tout cela ne concernait que moi et que personne n’avait besoin de savoir ce que je pensais. Pourquoi? Car personne n’a besoin de porter avec moi le poids que j’ai sur les épaules depuis tout jeune. je me suis toujours débrouillé, malgré les sautes d’humeurs, malgré une attitude parfois considérée comme étant instable. J’ai toujours sur gérer mes burn-out même si ces derniers ne se sont jamais réellement effacés de ma mémoire, même s’ils ont laissé des traces. Je ne suis pas celui vers qui se tourner lorsque l’on a besoin de parler tout simplement car mon attitude donne toujours l’impression que je n’écoute pas réellement, que je suis ailleurs, que je me perds. Peut-être n’est-ce pas totalement faux: je passe beaucoup de temps à ruminer mes propre pensées, mes propres démons. Ce n’est pourtant pas cela qui m’empêche d’écouter les autres, non, pas tant que ce sentiment d’impuissance, d’incapacité, d’ignorance. Je ne suis pas la personne vers qui il faut venir lorsque l’on a besoin d’aide, je ne l’ai jamais été et cela, j’en suis convaincu.

Lors d’une crise que je n’ai pu gérer moi-même il y a environ un an de cela, le corps médical qui s’est occupé de moi m’a parlé d’un trouble découvert récemment qui pourrait s’appliquer à moi. Il sont lancés de grands mots que je n’ai pas bien compris ou que je n’ai pas souhaité comprendre sur le moment. Je souffrirais de dysthymie, plus connue sous le nom de dépression chronique. Un état de dépression atténuée m’ont-ils dit, qui justifierait de bien des maux qui m’atteignent comme par exemple, cette impression constante d’être invisible, inutile, de ne pouvoir rien faire. Ce sentiment terne et désagréable qui me suit toujours et caractérise depuis longtemps mes actions et mes réactions. C’est pourtant un diagnostic que je refuse malgré moi d’accepter. Dans le fond, cela fait tellement longtemps que je vis ainsi qu’il me paraît inutile de tenter de mettre un mot sur ce que je suis.  Je suis instable, je ne sais pas gérer ma colère, je suis en effet victime de violentes crises qui ont déjà prouvé pouvoir faire du mal. C’est l’une des raisons pour lesquelles  je n’aime pas que l’on se mêle de mes affaires, que je n’aime pas afficher mon ressenti, mes sentiments. Lorsque je sens la frustration ou la colère monter j’essaie souvent de m’isoler pour me calmer, une habitude prise avec le temps pour ne faire de mal à personne même si le plus touché de tous n’est généralement autre que moi. Je casse des objets, je ne retiens pas mes élans de colère et les miroirs ou les murs m’ont déjà valu bien des soucis.

Mes émotions sont souvent extrêmes. Je fais au mieux pour ne rien afficher en public, par la force de l’habitude, mais l’anxiété, la peur de mal faire, la colère, la frustration dues à ce mélange sont des choses difficiles à contenir. Un douloureux cocktail qui semble depuis des années prendre un malin plaisir à me hisser tantôt vers le haut, tantôt vers le fond du gouffre dans lequel je m’enlise peu à peu depuis mon adolescence. Je ne suis jamais réellement serein, je dors peu la nuit, il n’est d’ailleurs pas rare que je sorte m’aérer les idées, incapable de trouver le sommeil, j’ai pourtant appris à vivre avec le peu que je pouvais m’accorder. Mes yeux vairons sont marqués par l’inquiétude et la tristesse, une sorte d’ombre qui ne disparait jamais réellement, qui me suis depuis tant d’années que j’ai oublié quand elle était arrivée, quand elle avait pris le temps de s’installer confortablement dans un coin de mon esprit. Mes épaules sont lourdes d’un constant état d’anxiété et de nervosité contenues, mes sourires ne s’en départissent pas et mon regard parait toujours surveiller autour de moi,

Je sais pourtant être autoritaire et me faire obéir lorsque besoin est. Je sais masquer mes émotions ou du moins mon ressentis au moins aussi bien que je ne sais pas cacher mes larmes lorsque l’anxiété monte et que la panique prend le dessus. Je suis pourtant le genre de personne, semble-t-il, que les gens n’ont guère envie d’ennuyer. C’est vrai que j’ai la chance de posséder une carrure solide, et une stature qui incombe au respect. Lorsque j’étais plus jeune j’avais pour habitude d’user de cet atout pour être respecté, chose plutôt aisée à obtenir aux vues de mes facilité en matière de magie, en particuliers lors des cours pratiques. Si je manque aujourd’hui de confiance en moi pour les gestes du quotidien, je sais qu’il y a une chose qui ne me fera pas défaut, ce sont mes capacités. Je maîtrise ma baguette bien mieux que je ne maîtriserai certainement jamais mon esprit. Les sorts n’ont jamais été un soucis pour moi, exception faite du sort de patrons. J’ai une tête et je sais m’en servir pour autre chose que pour cogner, contrairement à ce que certains détracteurs du monde du Quidditch tentent toujours d’insinuer.  Je ne me laisse pas facilement intimider par les menaces, et je ne suis pas du type facilement apeuré malgré mes inquiétudes quasi omniprésentes. Mes peurs ne sont pas là où l’on pourrait les chercher au premier regard. je n’ai pas peur de l’eau, du feu, du noir, je ne m’inquiète pas de la puissance des uns ou des autres, non. Ma peur à moi n’est que moi. J’ai peur de ce que je suis capable de faire,  par panique, par colère, j’ai peur de ce que je suis incapable de faire. J’ai peur de vivre seul et pourtant je n’accepte de donner ma confiance qu’en de rares exceptions.

Mon point faible est indubitablement mon fils, ce gamin que l’on m’a lâché entre les bras il y a dix ans de cela sans que je m’y sois jamais préparer. cet enfant que je n’ai jamais reconnu officiellement et qui devrais pourtant porter mon nom. Il est la source de bon nombre de mes peurs. Qui suis-je pour élever ce gamin, majeur maintenant, moi qui ne suis même pas capable de réellement m’occuper d émoi moi-même? Qui suis-je pour l’élever correctement moi qui noie mes peur dans l’alcool un peu trop souvent? Un alcool mauvais, un alcool que j’essaie de cacher pour ne blesser personne, mais qui reste la seule chose qui puisse me faire oublier, l’espace de quelques heures, que je ne suis qu’une ombre, l’ombre de ce que je fus jadis. Je ne suis pas alcoolique, non, ces épisodes malheureux sont peut-être récurrents mais ils ne me sont en aucun cas indispensables. Ils sont sans aucun doute irresponsables mais ils ne sont jamais le fruit du hasard. Je ne suis pas une personne aussi glorieuse que ce que me réputation aimerait faire penser, je ne suis pas un homme parfait. Je ne suis peut-être pas cruel, mais mes difficultés à exprimer mon empathie pourraient à bien des égards m’approcher de cette condition. Je ne suis pas fort. Si je ne peux parler de naïveté, je ne suis pourtant pas quelqu’un de stable mentalement, ni de fort. Je n’aime pas prendre parti, et j’essaie toujours de rester le plus juste possible sans afficher le réel fond de ma pensée. Pourquoi? Car je n’aime pas me mêler de ce qui pourrait me porter préjudice.

Si je ne suis jamais devenu l’aurore que ma famille me destinait à devenir, c’est car j’avais peur de mourir là bas, comme est mort mon père. Ce père que je n’ai jamais su aimer. C’est car je ne voulais pas finir comme ma mère, enfermée à Sainte Mangouste depuis la mort de mon père. Je suis égoïste, je suis jaloux, je suis impulsif, je me tais souvent pour ne pas cracher mon venin mais dans le fond, je suis ce que j’étais déjà lorsque j’étais plus jeune, lorsque je n’étais pas encore cette erreur que je suis devenu. je suis un fourbe renard qui n’apprécie pas que l’on approche ceux que j’aime. Je montrerais facilement les crocs à quiconque approcherait mes aimés, et je suis pourtant assez couard pour ne pas oser réellement le faire. Oui, je suis cette ombre qui observe de loin, celle là même que l’on sent sans réussir à véritablement la saisir. Je fuis le conflit, j’ai les discussion en horreur. Je suis loin d’être parfait bien au contraire. Mais ce que je suis personne n’a réellement à le savoir. Ce dont chacun peut se contenter est le fait que l’on a tout intérêt à ne pas m’agacer, et que si je n’apprécie pas le conflit, je n’ai aucun scrupule à remettre les petits malins à leur place.

PS: Napoléon est atteint de dépression chronique, un état de dépression atténuée dont les symptômes ont été mis à plat courant des années 1970. Il n'est pas traité du fait de la jeunesse de son diagnostic ainsi que de la "découverte" récente du trouble en lui même par la médecine. Il essuie régulièrement des périodes de dépression double (dépression chronique associé à une dépression clinique). Il fait régulièrement des crises d'angoisse et des burns-out mais n'entre jamais dans des crises de manie.  (j'ajoute cela par HRP, car Léon nie être victime de ces troubles et qu'il n'est pas aisé d'en parler lorsque l'on écrit à la première personne ! )
Patronus
Si je n'étais pas le plus assidu des élèves dans tout ce qui concernait les matières théoriques, je ne me souviens pas avoir jamais eu à me plaindre de capacités en ce qui concernait la pratique. J'étais même plutôt efficace, et je me souviens n'avoir manqué aucune occasion de le prouver et de le montrer. Je n'avais aucun soucis pour maîtriser les sorts de métamorphose, l'offensive magique ne me posait pas plus de soucis et dès lors qu'une difficulté se présentait, la surmonter n'a dans mon souvenir, jamais été un grand défis. Je crânais volontiers sur mes facilités en la matière, et il m'est même arrivé de me moquer, de bonne guerre, des difficultés de mes voisins. Je n'étais cependant pas sournois au point de ne pas leur venir en aide et avouons le, jouer les professeurs en herbe avait la vertu de faire, en quelques sortes, gonfler mon égo.

Pourtant, de mémoire, il y a bien un sort que je redoutais, un sort qui m'a longtemps donné du fil à retordre. Moi qui n'avais pas l'habitude des réelles difficultés suis tombé de haut lorsqu’est arrivée l'heure d'apprendre à former un Patronus. Rien ne venait, rien ne semblait se passer, pas la moindre réaction pas même une simple fumée. Quoi de plus frustrant pour un élève qui avait toujours tout réussi? Je suis arrivé bien trop fier et je suis tombé sur un os. Il fallait s'en douter après tout, cela devait bien finir par arriver à un moment ou un autre. Seulement, je ne l'ai pas très bien vécu. Je voyais mes camarades s'en sortir certainement mieux que moi, et moi j'étais là, incapable de formuler un sort. Pour un aspirant auror, c'était une déception d'autant plus grande.

Je me souviens encore les heures à ruminer dans un coin de mon esprit, persuadé que ce n'était pas moi qui clochait mais bien quelque chose que l'on m'apprenait mal. Après tout, le sortilège était certes réputé pour sa difficulté, mais j'avais vu des amis passablement moins bons que moi réussir au moins, à former une fumée argentée. Et combien de temps suis-je resté incapable de formuler ce sortilège, à voir les autres progresser alors que moi, j'étais sur le banc de touche. Les rôles s’inversaient et plus la frustration grandissait, moins je me sentais capable de réussir ce sortilège.

Et il aura fallu plusieurs semaines pour que j'accepte de me remettre en question. Ce qui clochait, c'était moi, c'était ma façon de faire, mes souvenirs pas assez heureux ou mes tentatives pas assez déterminées, trop sûres d'elles. Ce n'était pas les autres, comme je me bornais à le laisser entendre. Et j'avoue sans mal que me rendre comte de cela a été une grosse claque en pleine figure. Mais le jeu en a valu la chandelle. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, je n'avais jamais réfléchis à la forme que prendrait mon patronus, trop frustré certainement, de ne pas réussir au moins le minimum de ce sort. Quelle ne fut pas ma joie lorsqu'il se forma enfin sous mes yeux, l'animal qui étendit largement ses ailes, fier et puissant à la fois. Joie et surprise, peut-être. Le vautour aurait été certainement le dernier animal que j'aurais imaginé voir face à moi, n'ayant pas nécessairement une très bonne image selon moi, mais les faits étaient là. L'oiseau aussi. Un grand vautour fauve, plus imposant que gracieux, protecteur et sévère.

J'arrive encore au jour d'aujourd'hui à former mon patronus , mais c'est un sort qui, depuis toujours, m'a opposé beaucoup de résistance. J'ai généralement besoin de plusieurs tentatives, d'une concentration intense. Selon mon humeur, il m'est parfois tout bonnement impossible de créer quoi que ce soit, j'ai maintenant l'habitude, même si cela m'a été difficile à accepter. Je suis mauvais perdant, et voir un sort me résister m'est longtemps apparu comme une punition. J'ai muri, mais c'est une frustration que j'ai encore du mal à avaler. Être dépendant de mon état d'esprit m'est désagréable, surtout lorsque l'on sait à quel point cet état d'esprit peut être changeant. Mais il faut bien vivre avec, je sais dans le fond que je suis capable de former un patronus, personne d'autre n'a besoin de connaître les conditions à réunir pour y arriver.
   
Pseudo et âge: 22 ans Où as-tu trouvé le forum ? J'y campe depuis 6/7 mois. Personnage: Famille de la saga inventé As-tu un autre compte sur BP ? Deux Présence: HRP Quotidienne - RP Réguliers Une remarque ? Certains ont survécu à mon retour de longue absence, d'autres moins...


Dernière édition par Napoléon L. Potter le Mer 23 Mar - 18:58, édité 8 fois
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par Invité, Lun 7 Mar - 14:53 (#)
Histoire
Happiness can be found even in the darkest of times
Une enfance banale, sans trop d’histoire, une enfance qui ne laisse pas vraiment de souvenir à vrai dire: ce fut celle que la vie m’offrit. Je ne saurais en dire beaucoup plus. Mes parents n’étaient pas ce qu’il y avait de plus exemplaire. Mon père était très pris, souvent absent. J’attendais des heures durant son retour le soir, et parfois je ne le voyais jamais passer la porte de la maison. Des heures supplémentaires, des dossiers qui lui prenaient plus de temps que prévu, des urgences et j’en passerai, de ces excuses. Elles étaient nombreuses et probablement toutes vraies pour être sincère, mais lorsque vous êtes enfant, vous avez bien peu à faire des excuses des plus grands. Les mots ne vous heurtent pas aussi fort que l’absence. Petit, je ne me rendais pas spécialement compte de l’importance que ses absences prendraient peu à peu sur mi. J’aimais mon père malgré que je ne le voyais que trop peu, j’espérais toujours qu’il revienne avec un tas de choses à raconter car c’était ce qu’il faisait lorsqu’il rentrait. A table, il racontait ses journées, ou du moins ce qu’il pouvait se permettre de raconter. Je me souviens de l’engouement avec lequel je l’écoutais, en oubliant presque de manger. A ce moment là, ma mère montait toujours d’un ton pour me reprendre à l’ordre. Ah ma mère. Si mon père était un plaisir à écouter et à vivre, ma mère était tout ce qu’il n’était pas. Encore aujourd’hui, je me demande ce qu’ils s’étaient trouvé pour s’épouser et plus encore, pour avoir un enfant. Sauf que l’enfant en question, c’était moi. Et la personne avec laquelle je passais le plus clair de mon temps était ma mère. Une mère qui n’avais, d’aussi loin que je me souvienne, jamais accepté de m’appeler par mon prénom. Elle maintenant que Napoléon n’était pas son choix et qu’elle ne voyait pas pourquoi elle se forcerait à l’utiliser tel quel. Léonie était de loin son favoris, et c’est avec Léonis que j’ai grandi, en l’absence de mon père, Léon, lorsqu’il était présent. De petites querelles entre adultes qui ne paraissent pas spécialement dangereuses à un enfant, mais qui, additionnées à tous le reste, pèsent finalement leur poids dans la balance d’un équilibre mental.

Ma mère n’était pas la plus démonstrative des parents. Si mon père faisait son possible pour rattraper le temps perdu à cause de son travail lorsqu’il était présent, ma mère elle, ne semblait pas vraiment s’inquiéter de mon cas, et ce même lorsque je tombais malade, même lorsque je réclamait de l’attention. Une chance pour elle, j’étais un enfant calme et bien éduqué. Je ne faisais pas de vague. Le reste de la famille s’est d’ailleurs toujours émerveillé par mon calme. J’étais de nature presque timide à ce qu’on disait, et pourtant je ne me suis jamais senti réellement comme tel. Non, j’étais silencieux, mais pas timide, j’étais calme, pas hésitant. Habitué à m’occuper seul, je ne cherchais pas vraiment à côtoyer les autres et je vivais plutôt bien comme cela. Après tout, il fallait dire que de manière générale, personne ne venait réellement s’intéresser à moi. Je ne me suis jamais réellement formalisé par cette situation, j’avais l’habitude, j’avais toujours vécu ainsi. Je n’en demandais pas beaucoup à ma mère, et avec le temps j’avais même appris à ne pas l’ennuyer. Elle avait elle aussi du travail, ah ça, je le savais. Combien de fois m’avait-elle fait remarquer que si elle ou mon père ne travaillaient pas nous ne serions pas ou nous étions. Combien e fois avais-je trouvé la porte de son bureau fermée, me retrouvant décidément bien seul avec moi-même dans une maison banale mais qui semblait tristement grande lorsque plus personne ne semblait y vivre.

L’on aurait pu penser que lorsque les premiers signes de magie se sont montrés, ma mère reprendrait du service en tant que telle, oublierait son hystérie passagère pour au moins me féliciter, ou remarquer que j’existais, mais non. C’est arrivé un jour, j’avais quelque chose comme huit ans, c’est arrivé par ennui, peut-être, je ne saurais exactement dire pourquoi. Et cela s’est manifesté sous la forme d’une bêtise. Ce n’était pourtant pas mon genre, pas du tout. Mais ma mère fut bien obligée de s’intéresser un minimum à moi lorsque la salle de bain se retrouva inondée et que malgré ses tentative, rien ne semblait permettre à l’eau de s’écouler. Un incident qui ne reste pas isolé, et de nombreuses colères en prévision de la part de ma mère qui savait pourtant que je ne maîtrisais pas grand chose. Mon père en revanche fut aux anges lorsqu’il l’apprit, commençant par blaguer de l’incident, visiblement fier mais il se repris vite lorsque le regard de ma mère rencontra le sien. Évidemment lui, il n’était pas là lorsque cela se produit et quelque part, j’avais beau aimer mon père, je lui en ai toujours un peu voulu, de rater toutes les choses importantes de mon enfance. Et ce n’étaient pas ses sourires, ses histoires, ou les cadeaux qu’il me ramenait, qui rattraperaient le temps perdu.  Je crois que malgré l’amour que j’avais pour lui, je me suis toujours demandé si dans le fond, il n’utilisait pas son travail pour m’abandonner un peu. Mais j’aimais mon père, alors je ne lui en voulais pas.

J’avais onze ans lorsque j’ai reçu ce qui s’apparentait le plus à un message d’amour de la part de ma mère. Ce jour où j’ai pour la première fois eu l’impression qu’elle s’inquiétait pour moi. Le train était en gare et c’était certainement la première fois que je quittais réellement la maison. Après tout, je n’avais jamais eu beaucoup d’amis, je ne m’intéressais pas plus que cela aux enfants de la famille et j’avais toujours été de nature solitaire, indépendante disait-on. Alors je n’avais jamais réellement été dormir ailleurs que la maison, ou je l’avais toujours fait en présence d’un ou deux de mes parents, généralement lors de vacances en famille, si le terme vacances pouvait s’appliquer à mon père cela dit. Alors évidemment, voir partir le petit dernier pour toute une année sans presque le voir, cela du paraître tout d’un coup bien étrange à ma mère, quand bien même elle était la dernière personne que je m’attendais à entendre dire « Fait bien attention à toi. ». Cela paraîtrait tellement banal au commun des mortel mais ces quelques mots avaient à l’époque chamboulé ma journée. Mais je n’avais personne avec qui partager cet étrange sentiment. Mon père quant à lui avait pu se libérer pour les quelques heures qui précédaient l’embarquement. Je me souviens avoir été fort reconnaissant de sa présence à l’époque. Lui qui avait la sale manie de toujours être absent lors des choses importantes avait ce jour là réalisé un bien beau geste, du point de vue d’un gamin de onze ans.

Difficile de savoir ce que ma répartition à Serpentard a eu comme effet du côté de mes parents. Je n’ai jamais cherché à recevoir de félicitations ou de critiques à vrai dire. Les choses étaient ce qu’elles étaient et lorsque l’on regardait bien, c’était une maison qui me correspondait plutôt bien. Mon père, ancien Gryffondor de son état m’avait eu l’air plutôt surpris mais n’a jamais rien critiqué dans ses lettres. Ma mère resta fidèle à elle même, entre crises d’hystérie et indifférence, difficile d’imaginer qu’elle soit un jour passée par Serdaigle. Je n’avais pas ma place chez les lions d’or, cela coulait de source: j’étais bien trop calme, malgré mes facilité en pratique magique je n’était pas spécialement casse cou ni réellement social. Étudier n’était pas spécialement une passion et je n’avais généralement le nez dans mes livres que lorsqu’il y en avait réellement besoin. il fallait dire que je m’en sortais plutôt bien sans tous ces artifices, alors je ne cherchais pas toujours à fair plus, tout ce qui comptait était que je me maintienne à un bon niveau,  un niveau supérieur à mes camarade la plupart du temps. Je ne me vantais pas, mais j’avouerai volontiers avoir eu longtemps ma petite fierté face à ces quelques regards jaloux. Je n’avais pas beaucoup d’amis, même si à ma propre surprise j’ai réussi pendant ces quelques années, à me faire des connaissances plus ou moins proches. Étrange et agréable sensation pour quelqu’un aux habitudes solitaires. Je crois que je ne me suis jamais réellement fait à l’idée d’être entouré cependant. J’appréciais que l’on vienne me demander conseil, j’appréciais que l’on soit jaloux, quelque part, de moi, cela me donnais l’impression d’être peut-être un peu, important. Mais jamais je n’ai réellement pris la grosse tête, je suivais les buts que je m’étais fixé avec les années. Le Quidditch est entré dans ma vie lors de ma seconde année et j’ai été le premier surpris. Je ne pensais pas franchement développer une quelconque aptitude à ce sport et encore moins le moindre intérêt et pourtant, il faut croire que cela fut le cas. Je n’ai plus quitté le poste de poursuiveur de toute ma scolarité. J’avais toujours rêvé étant petit, de suivre les pas de mon père et j’avouerais que l’idée d’abandonner l’avenir d’auror qui se profilait à moi m’a quelques fois traverser l’esprit, lorsque les matchs prenaient trop d’importance. Mais c’était une idée que je recalait loin dans le fond de mon esprit, bien conscient que ma mère n’approuverait pas ce genre de choix. Et allez savoir, quelle que soit ma réaction avec ma mère, quelque chose m’empêchait de lui faire de la peine.

Ma peine à moi arriva pourtant comme un coup de fusil. Elle envoya toutes mes aspirations au placard avec plus de force que n’importe quel sortilège.

Un hibou m’apporta une lettre aux airs beaucoup trop officiels un matin comme les autres. Ce fut sans doute la pire journée de ma vie. Je me souviens encore que nous étions en plein petit déjeuner dans la grande salle lorsque j’ai ouvert d’un air dubitatif la lettre. Généralement, le seul courrier que je recevais venait de mon père qui avait pris l’habitude de correspondre avec moi, à défaut de mieux. j’appréciais d’ailleurs beaucoup ces échanges, qui avaient amenés avec eux cette impression d’un père peut-être plus aussi absent qu’avant. Mais ce hibou là n’était pas de mon père, ni de ma mère qui ne prenait jamais contact avec moi.  Ce hibou là chamboula le train-train quotidien qui gérait ma vie à l’école. Mon père avait été tué. La nouvelle parut être une enclume que l’on fracassait avec force dans ma nuque. Mon père était mort. Mort. Une nouvelle à laquelle je n’étais absolument pas préparé. J’aurais peut-être du, connaissant les risques de son métier, mais je crois que quelque part, je m’étais toujours dit qu’il avait quelque chose d’immortel. Il faut croire que j’avais tort. Évidemment, la lettre ne donnait aucun détail quant aux circonstances de sa mort, si ce n’était qu’il avait été tué dans l’exercice de ses fonctions. Je n’avais pas besoin de plus de toute manière, pour que mes mains se mettent à trembler et que mon visage reflète ma douleur avec assez de vigueur pour que les camarades qui m’entouraient à table me demandent ce qu’il se passait.

C’est ce jour là que j’ai essuyé ma première vraie colère. C’est ce jour là que j’ai mis le dortoir sans dessus dessous sans être capable de gérer l’élan de malaise qui m’a pris, sans faire la différence entre mes affaires et celles de ceux qui partageaient le dortoir. J’avais déjà fait montre de comportements impulsifs, dus au stress le plus souvent, à la dualité aussi parfois, mais jamais de cette ampleur.  J’ai du laisser mes camarades ranger les affaires alors que je me rendais à l’infirmerie, avec un poignet foulé et des doigts bien amochés. J’ai passé la nuit là bas, avec de quoi m’aider à dormir et à me calmer. j’aurais peut-être du vivre ainsi pour le reste de l’année. Autant dire que je ne me suis jamais réellement fait à la nouvelle. Combien de hiboux ai-je envoyé à mon père sans jamais recevoir de réponse? Je savais dans le fond que cela n’avait rien d’une mauvaise blague, qu’il n’était plus là, mais j’essayais tout de même, dans de lourds élans de désespoir. Cette fois, son absence n’avait plus rien de mystérieux, elle était juste douloureuse, effrayant, accablante.

Si je terminai mon année, je ne revint pas à Poudlard pour ma dernière année. Les vacances d’été avaient été invivables. Ma mère passait de crise d’hystérie en crise d’hystérie, réussissant par tous les moyens possibles à rabattre la mort de mon père sur moi, moi qui n’avait rien fait pour ça. La violence de ses mots, la violence de ses crises eurent raison de mes ambitions. Pourquoi devenir aurore si je devais subir la même fin que mon père? Pourquoi marcher dans les traces de quelqu’un qui ne serait plus là pour m’épauler? Pourquoi m’infliger de penser à lui tous les jours en me levant le matin sans qu’il ne soit plus là pour me féliciter de mes efforts? J’ai tout plaqué, mes études, mes idéaux, et malgré les mots toujours plus ardents de ma mère, qui refusait catégoriquement ce que je m’apprêtais à faire, je ne l’entendais pas. Après des années à pratiquer le Quidditch à Poudlard, c’était dans le monde des adultes que j’allais me lancer. je savais que je ne décevrait pas mon père. Dans ses lettres quelle gardaient toujours dans un petit coffre, nous avions parlé de Quidditch, lui ne s’opposait pas à l’idée, il avait même plaisanté sur le fait que peut-être que cette filière me permettrait de ne pas répéter des erreurs à lui.  Quoi que je fasse, il serait fier de moi, je l’espérais.

Comme si ma vie n’enchaînait pas déjà les erreurs, il fallu que j’en fasse encore un peu plus.  J’avais dix huit ans, et il y avait cette demoiselle que j’avais rencontré bien trop peu de temps auparavant. Non pas que j’aie réellement quelque sentiments qu’il soit pour elle  à vrai dire, mais elle était de bonne compagnie en soirée, pour me faire oublier cette vie de chien que l’on m’avait laissé vivre déjà bien trop longtemps. Nous avions l’habitude de partager nos soirées aux bar ou chez elle, sans plus. Elle était fiancée, de toute façon, et ce n’était pas le genre de chose qui m’intéressait. Et pourtant il fallu que je la fasse, cette fichue erreur. Je ne reconnu pas le gamin. Cela aurait causé trop de soucis de son côté comme du mien. C’était certainement mieux que tout le monde pense qu’il n’était que le fils de ce fiancé que je ne connaissais pas. Ce n’était pas comme si j’avais la moindre chance d’être un père correct après tout. J’avais déjà une mère à m’occuper qui me donnait bien du mal. Son comportement était différent de ce à quoi j’étais habitué. Depuis la mort de mon père, tout s’était dégradé sans que je ne maîtrise plus rien.  J’avais de la peine à me gérer moi-même, et il aurait fallu que je m’improvise aider médical pour une femme qui ne m’avait jamais aimé, qui avait renvoyé la mort de mon père sur moi à la première occasion, et qui passait ses journées à hurler comme une possédée. Je n’avais pas les épaules pour cela, non. Je n’arrivais pas à imaginer le moindre avenir avec cette responsabilité sur les bras, et plus le temps passait, plus elle me paraissait devenir dangereuse, pour moi, pour elle, et pour les autres. Je n’ai aucune idée de ce qui a pu provoquer un tel comportement, car malgré son hystérie passagère, ma mère avait tendance à être quelqu’un d’assez calme. Mais je suppose qu’au même titre que la mort de mon père, je n’en saurais rien.

Ma mère est aujourd’hui patiente à temps plein de l’hôpital Sainte Mangouste. je vais la voir de temps en temps, toujours avec un pincement au cœur. je ne suis pas certain qu’elle me reconnaisse, et la plupart du temps, elle se contente de m’ignorer ou de me regarder comme le dernier des inconnus. Je n’aimais pas ma mère étant jeune et je me dis que peut-être c’est ma faute, quelque part, si elle est ce qu’elle est aujourd’hui. Si j’avais fais plus attention, si j’avais fait en sorte d’être un fils meilleur… Mais ce qui est fait est fait. J’ai trouvé ma place dans l’équipe irlandaise de Quidditch, « Les chauve-souris de Ballycastle ». Une équipe chaleureuse, des coéquipiers enthousiastes et toujours là pour se serrer les coudes. Des équipiers que je pus rapidement considérer comme des amis. Ils m’encourageaient, ils acceptaient mon comportement à tendances colériques sans rien dire, il essuyaient même mes sautes d’humeur avec un zèle redoutable. Je me souviens d’en avoir entendu un lancer avec un sourire un « On les aime bagarreurs, nos poursuiveurs! » qui m’avait fait chaud au cœur. J’avais l’impression d’avoir ma place quelque part,  une impression que je n’avais que trop rarement eu jusqu’à présent, et qui me faisais chaud au cœur, malgré le fait que je n’étais toujours pas très doué pour le montrer.

C’est grâce au Quidditch que ma vie m’a semblé trouver quelque chose qui s’apparentait vaguement à de la stabilité. Évidemment, ce n’était pas le métier le plus stable du Monde au sens propre du terme, évidemment, entre les entraînements, les matchs, les déplacements que l’on était bien obligés de réaliser pour ces derniers, mais je ne sais pas, j’avais trouvé une certaine paix là dedans. Les autres s’étaient habitués à gérer mon caractère changeant et surtout mon moral pas toujours au beau fixe. Ils étaient un soutien important pour moi, et je leur en serai toujours reconnaissant. Mêle dans les moments difficiles, ils étaient là, fidèles au poste et d’un enthousiasme éreintant. Ils préféraient de loin féliciter mon efficacité en tant que poursuiveur plutôt que de souligner tout ce qui aurait pu me mettre mal à l’aise. Et pourtant, il y en avait, des choses dans cette partie de la balance. Jamais ils n’ont réellement réussi à me faire sortir de ma coquille, mais avec eux, je passais des moments que je pourrais qualifier d’agréables, et ça, c’était quelque chose qui ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps. J’avais de la peine à oublier mes parents pour autant. Mon père et ses lettres me manquaient, je me sentais toujours aussi coupable pour ma mère. Dans le fond, je savais qu eue n’avais rien fait, je le sais encore maintenant, mais quelque chose m’empêchait de cesser de m’en faire. J’aurais peut-être du continuer mes études d’auror, peut-être que cela aurait changé quelque chose, peut-être aurait-on eu une vie plus correcte? Je n’en savais rien, j’avais un métier stable, j’avais même entamé un apprentissage pour devenir Animagus, mais je ne savais rien. Cet apprentissage je le faisais pour mon père. Si je n’avais eu la force de suivre ses traces dans le métier d’auror, si je n’en avais pas la force mentale, je voulais mener ce projet à bien. C’était parti de rien, d’une discussion vague et presque légère entre deux lettres échangées avec mon père, qui soulignait ma facilité en métamorphose, et qui partait sur une blague, presque. Et voilà où je me trouvais maintenant. Ayant eu toutes les peines du monde à faire apparaître un Patronus, j’avais peur qu’un autre sort de cette complexité ne me donne encore une fois du fil à retordre, malgré que les conditions à réunir ne soient pas du tout les mêmes que celles pour réussir un Patronus. Mais malgré mon apparente nostalgie, j’avais toujours été quelqu’un de têtu.

*****

«  Tu verras, tu seras un oiseau, y a pas de doute la dessus ! »
J’avais souri à leur remarque lancée toute en cœur, toute en joie. Ils étaient certainement plus excité que moi à l’idée de savoir ce qu’il adviendrait de mon corps si par bonheur je réussissais ce sort. Je ne les briserais pas dans leur espoir, je savais qu’ils faisaient leur possible pour me soutenir, me donner du courage, ou des ailes, en l’occurrence. Je ne leur dirais pas qu’il était de toute façon fort improbable qu’il me pousse réellement des ailes, qu’il était très rare que les animagus ne puissent voler. J’avoue que quelque part, cela m’aurait fait plaisir, cela m’aurait peut-être gonflé le cœur d’orgueil pendant quelques temps, un orgueil passager qui ne m’aurait peut-être pas fait de mal. L’équipe ma disait souvent que j’étais un peu trop silencieux, un peu trop tranquille, qu’il fallait que je sois fier de ce que j’étais. C’était pour cela qu’il étaient tous derrière moi depuis que je leur avais parlé de mon apprentissage. Pour tout avouer, ils étaient même parfois un peu pesants, mais je ne leur en voulais pas. Il étaient ceux qui me retenaient de faire bon nombre de bêtises. Ils en savaient plus sur moi que ma propre famille, et pourtant, c’était cette famille que je voulais rendre fière. Bien que je ne sois pas le plus mal placé, bien que j’aie hérité d’une famille qui ne m’en demandait jamais trop, il y avait quelque chose en moi qui n’était jamais satisfait. Il y avait quelque chose en moi qui me murmurait qu’ils méritaient mieux. Ce même quelque chose qui appréciait les défis, qui n’acceptait jamais de rester collé à une routine.

Si mon père ne pouvait me voir physiquement, j’espérais quelque part, qu’il m’observait de là où il était, depuis tous ces mois, les ouvrages feuilletés, les heure d’exercices, ce temps pour moi que je prenais pour une fois, ce temps pour apprendre. J’y mettait un cœur que moi-même ne m’attendais pas à trouver. Il fallait dire que si je n’avais jamais été un mauvais élève, je n’avais jamais non plus été un élève franchement assidu. j’avais des facilités, j’avais toutes les bonnes raisons d’avoir de l’ambition, et pourtant beaucoup diraient que j’avais gâché ma vie pour la troquer contre un balai. Je ne m’étais jamais réellement vu derrière un bureau, enfermé toute la journée à me ronger les nerfs sur je ne savais quel cas épineux. La mort de papa m’avait définitivement fait choisir de ne pas partir sur sa voix. C’était peut-être lâche, mais j’aimais à me dire qu’il y avait quelque chose dans l’acte de na pas suivre le sort que nous réservait notre sang, de brave. C’était ce que je me disais lorsque j’avais l’impression d’en décevoir plus d’un. Et si je voulais rendre ma mère, ou du moins ce qu’il en restait, fière, c’était aussi à moi-même que je voulais prouver que je pouvais le faire. Je n’étais pas une brute épaisse, malgré mon métier, malgré la déception que j’avais pu lire dans le regard de ma mère lorsque je lui avais annoncé que j’avais intégré l’équipe de Quidditch de Ballycastle.

J’avais pris quelques jours de pause sur les entraînements, jours que l’équipe m’avait accordé de bon cœur et à grands renforts de tapes dans le dos. Chacun y allait de son petit commentaire, de son petit hibou, je savais qu’ils avaient parié chacun sur leur animal favoris, je ne savais juste pas combien était leur mise. Cela m’amusais, même si je ne cherchais pas à savoir en avance, je me disais que peu importait le résultat, tant que je réussissais le sort, je serais déjà fier. N’étais-ce pas là l’objectif qu’il fallait que je visualise après tout? Que je finisse en rat ou en loup n’était que le petit saut d’adrénaline, la petit piqûre d’excitation qui faisait ça et là trembler mes mains lorsque j’y pensais. D’accord, s’il y avait quelque chose qui pouvait me faire manquer mon sort par dessus tout, c’était sans doute l’envie de savoir. Mais donner l’impression d’être détaché de ce genre d’idée avait quelque chose de sage en apparence. Je préférais me contenter d’un sourire en coin à voir mes coéquipiers mettre des petits papiers dans une urne plutôt que de les suivre et retarder de quelques mois encore mon apprentissage faute de concentration.

Je n’étais pas la personne la plus calme qui soit, j’avais des sautes d’humeur, et une tendance à la dépression, j’avais un cruel manque de confiance en moi lorsque cela me prenait et j’avais à plusieurs reprises hésité à mettre un terme à mon apprentissage. Je me disais que ce n’était pas pour moi, que d’autres y arriveraient sans doute bien mieux. Puis je jetais un œil à mes amis, à mes parents, je remontais les épaules et je soufflais un grand coup. Oh, j’avais tenté quelques fois déjà, sans réussir. C’était tantôt trop tôt, tantôt le mauvais moment. Mon stress reprenait le dessus et si je ne m’étais jamais fait de mal en tentant, il ne s’était tout simplement rien passé. Rien d’étonnant alors que je sois nerveux aujourd’hui, seul chez moi, loin du bruit loin de l’agitation. J’avais peur de devoir envoyer encore un hiboux teinté de déception à mes amis pour leur annoncer que cette fois encore, je n’avais pas réussi. Pourtant, partir défaitiste ne m’aiderait pas, c’était la première règle que l’on apprenait en sport: si l’on se disait que l’on n’y arriverait pas, il n’était pas la peine d’essayer. Et si, malgré les hiboux de déception déjà envoyés, cette fois, j’avais enfin la possibilité de leur envoyé « j’ai réussi »?

Et pour cette fois, j’avais raison.

Ignorer l’excitation, la nervosité, oublier le poids que je m’étais mis sur les épaules. Faire le vide n’était pas si désagréable, je l’avouerais. Je su rapidement que j’avais réussi, quelque chose avais changé, pas comme les fois précédentes ou l’arrière goût amer, la sensation que rien ne s’était passé m’était resté dans la gorge. J’avais réussi. Une fois seulement peut-être, mais une première fois. Le premier saut était toujours le plus dur à réaliser. Et tout naturellement, le premier geste que je pensai à faire fut de me précipiter à quelques pas de là pour voir ce pour quoi je m’étais préparé tout ce temps. Ces longues heures passées de nouveau sur les bancs de l’école si j’ose dire. Je n’avais accepté d’ouvrir les yeux qu’une fois devant le miroir de plein pied que j’avais laissé posé là et qui m’avait déçu plusieurs fois. Aujourd’hui devait s’apparenter au plus beaucoup de ma vie. Et j’avais l’intime conviction, qu’il serait aussi le plus beau jour de la vie de mes coéquipiers, ou du moins de ceux qui avaient parié sur les plumes. Face au miroir, j’observai un instants les yeux bleu glace que me renvoyait mon reflet, mes yeux, me redressant, bougeant à peine, comme pour assimiler l’idée. C’était moi, c’était bien moi qui ouvrait délicatement de grandes ailes sombres, les refermais, les rouvrait sans trop y croire.

Moi qui avais la certitude de n’avoir rien de bien particulier hormis mon sang et mon nom, je faisais face à un pygargue à tête blanche bien plus élégant que moi. Et je ressentais tout, du bout des serres au bout de ces longues et délicates plumes qui ornaient de grandes ailes puissantes. Je n’avais aucune réelle idée sur le fonctionnement de ces dernières et je redoutais le moment où je m’essaierais à décoller, ce fut pour cela que je me cantonnai au sol pour cette fois. Un pas après l’autre. Pour le moment, je devais prévenir ma mère et mes coéquipiers: cette fois, j’avais réussi.

*****

Peu de temps après cette réussite, ma vie se vit de nouveau chamboulée. Lorsqu’elle me contacta, j’eus un instant de battement. Que me voulait-elle? Elle ne m’expliqua pas, mais j’acceptai son invitation -qui sonnait plutôt comme un ordre- de prendre un verre avec elle. Cela faisait environ huit ans que je n’avais plus eu ou donné de nouvelles. J’ignorais même comment elle avait pu avoir mon adresse ou n’importe quel moyen de me contacter. Quand on veut, on peut, je suppose. Et c’est ainsi que je me suis retrouvé avec un fils. Moi, l’inconnu, l’ombre absente, celui qui s’était laissé disparaître comme un fantôme, me retrouvai avec un enfant sur les bras comme on m’aurait donné un carton contenant un chaton. Avec toutes les démarches que cela impliquait, toutes les difficultés et les nœuds dans le cerveau. J’avais déjà de la peine à me gérer moi-même, mais on m’ajoutait des obligations supplémentaires.Et le pire est que lorsque je l’ai vu avec ses grand yeux bleus et son regard de chiot effrayé, je n’ai pas eu le cœur de me battre. J’ai certainement eu l’air profondément embêté, maladroit, coupable, lorsque nous nous sommes retrouvés tous les deux pour la première fois. Allez vous présenter vous dans ce genre de situation. Bonjour je suis ton père mais comme c’était un acte irréfléchi et que ta mère était marié, nous avons jugé meilleur de te laisser penser que cet homme là bas, c’était ton père. Voilà une première impression plutôt misérable.

Dès lors, j’ai fait au mieux pour jongler entre mon travail et ce gamin, Alma de son petit nom. Le Quidditch me prenait beaucoup de temps, le garçon m’angoissait… Et comme si tout ce qu’il y avait à régler pour le garder avec moi sans être dans l’illégalité n’était pas suffisant, il fallait qu’il soit malade. La première fois qu’il a fait une crise en ma présente j’ai cru que je ne pourrais jamais réagir tant j’ai été pris de court, mais j’ai fais de mon mieux et j’ai aussi rapidement que possible contacté qui de droit pour essayer de venir en aide à Alma. Je n’était pas un père modèle c’était certain, mais je n’en fut pas moins choqué d’apprendre que personne n’avait jamais rien fais contre ça. des médicaments existaient pourtant, et même si l’on ne pouvait lui passer sa maladie, on pouvait empêcher qu’elle ne l’handicape. Je m’en veux encore aujourd’hui pour mes absences répétées et je me dis qu’Alma connait certainement plus l’ami qui le gardait en mon absence que moi-même, mais je ne pouvais faire autrement. Le voir partir à Poudlard fut une petite fierté que je dissimulai sans doute un peu trop cependant.

La situation de mon côté n’a pourtant fait que se dégrader doucement, presque à mon insu. Si j’étais habitué à vivre avec mon caractère nostalgique et mes humeurs changeantes, je ne saurais expliquer d’où venait ce poids supplémentaire qui semblait s’être ajouté à mes épaules. La culpabilité pour Alma? Le fait de le voir partir tout seul là où j’avais été jadis élève? Je n’en sais rien, mais cela m’a fait l’effet d’une balle en plein visage. Ce n’est pas arrivé d’un seul coup, cela s’est instauré doucement, avec l’effet fourbe d’un poison lent. Tout s’est fait par discrets paliers est pourtant lorsque mes coéquipiers ont commencé à s’inquiéter de mon comportement et du fait que je donnais l’impression d peu à peu me refermer sur moi même, c’était trop tard. Le mal était installé et si j’avais vécu avec cette sensation une bonne partie de ma vie,  cela avait quelque chose d plus présent, de plus difficile à supporter. Ce n’était pas un état habituel, et j’ai vite perdu pied. Évidemment, il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que tout dérape.

Avant le match, je ne me sentais déjà pas très bien, mais je refusais de déclarer forfait, j’avais besoin de faire les choses sans quoi je savais que mon humeur allait dégringoler avant que je ne puisse dire ouf. Je suis allé sur le terrain avec mes coéquipiers, le match à commencé et l’on aurait pu s’imaginer que tout se passerait bien. C’était sans compter que l’un des batteurs adverses fut responsable d’une faute qui entraîna la chute de l’un de mes coéquipiers. Je sais que je n’aurais jamais du réagir comme je l’ai fait, mais c’était comme si je n’arrivais plus à me contrôler. Le voilà noir, en quelques sortes. Si le match a pu être mené à sa fin sans accroc, ce fut une fois au sol que je perdis mon calme et mes capacité à décompresser pour éviter le conflit. C’est un fois aux sol que j’ai voulu aller chercher le responsable de l’accident de mon coéquipier pour lui faire comprendre à quel point son geste avait été dangereux, mais mes coéquipiers me connaissaient bien. Ils savaient que cela pourrait facilement dégénérer, surtout si l’on tenait en compte mon état de ces derniers mois. Ils firent leur possible pour ne pas que j’aille semer le trouble dans l’équipe adverse, mais si ils réussirent à m’en empêcher, le malheur tomba sur l’un de nous. Ma colère était toujours aussi violente et si habituellement je m’arrangeais pour ne cesser personne, j’ai ce jour là envoyé l’un de mes camarades à terre, et l’ai amoché plus que de raison. Je suis encore aujourd’hui marqué par cet évènement et regrette mes gestes trop violents, mon incapacité à me contrôler, tout.

J’ai passé plusieurs mois à Sainte Mangouste non pas pour voir ma mère mais pour me calmer. Alma n’était pas à la maison de toute manière, et j’avais besoin de ce temps pour récupérer. Je suis resté profondément choqué par ce que j’avais été capable de faire à mon ami, et pour tout avouer, j’avais peur de recommencer. C’est à ce moment là que j’ai demandé à être remplacé dans l’équipe. Mon absence ne serait que trop longue et je n’étais pas sûr d’être capable de regarder en face une personne que j’ai envoyé à l’hôpital. Je n’ai depuis pas repris le Quidditch. C’est à ce moment d’ailleurs que l’on m’a parlé du mal qui me suivait certainement depuis l’adolescence voire même l’enfance. Une dépression chronique selon eux, idée à laquelle j’ai eu bien du mal à me faire mais qui avait quelque chose de logique lorsque l’on s’y penchait. Une fois sorti de mon isolement, j’ai voulu reprendre un train de vie plus calme, plus posé peut-être, et surtout, ne plus risquer le genre d’incident qu’il s’était passé quelques mois auparavant. Il m’a fallu un peu de temps, mais j’ai fini par trouver un poste quelque part, où je pourrais mettre à bien mes connaissances, un emploi qui, je l’espérais, me changerait et me ferait du bien. Dans le fond, je me disais que le Quidditch ne disparaitrait pas,  mais j’avais besoin de temps. Cela fait maintenant trois ans que je suis professeur de vol sur balais à l’école de magie Poudlard. J’aime à me dire que malgré mon caractère, je ne suis pas le plus mal vu des professeurs, et que je m’en sors plutôt bien dans ma matière. J’avoue me demander encore aujourd’hui ou tout cela finira par me mener, mais je n’ai aucune maitrise là dessus. Je n’ai jamais eu aucune maîtrise sur quoi que ce soit, de toute façon.



Dernière édition par Napoléon L. Potter le Mer 23 Mar - 18:57, édité 4 fois
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Lun 7 Mar - 14:58 (#)
Bienvenue Haww

T'as un très beau patronus hihi

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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Lun 7 Mar - 15:03 (#)
Bienvenue parmi nous hihi
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Lun 7 Mar - 15:26 (#)
Re bienvenue Chou #teamashy4ever
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Lun 7 Mar - 15:44 (#)
Han! rebienvenuuuue love
il va nous falloir un lien hihi
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Lun 7 Mar - 16:17 (#)
Merci vous quatre love

Niamh, je savais qu'il te plairait hihi

Emrys: ouiiii bien sûr love
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Lun 7 Mar - 16:25 (#)
Espèce de petit cachotier wuuuuut Hen !
Alors j'approuve tout à dix mille pourcent dead bave
Le prénom est juste merveilleux Han! la famille parfaite Chou et le vava divin Daengelo
Tu risques de me réconcilier avec Cavill toi tu sais jaredditoui
Bref, un énorme re bienvenue à la maison :hugs: AlexetIsy taggletesamoi
Et liens, of course Igor
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Lun 7 Mar - 16:38 (#)
Bon choix de prénom jaredditoui

Rebienvenue Chou
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Lun 7 Mar - 17:44 (#)
Oooooh un pottter hihi

RE bienvenue 'spèce de nabot What a Face /sort/
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Lun 7 Mar - 19:43 (#)
Re bienvenue !! The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon 1094600113
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Mar 8 Mar - 0:31 (#)
Rebienvenue Haww
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Mar 8 Mar - 4:17 (#)
Bienvenue parmi nous love et bonne chance pour ta fiche Queen Sou
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Mar 8 Mar - 4:35 (#)
re bienvenue Brille
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Invité, Mar 8 Mar - 8:20 (#)
re bienvenue HOHOHOHOHOHOHOHOHHO
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Message Re: The Sun's gone dim and the Sky turned black › › Napoléon
par Contenu sponsorisé, (#)
 

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